Gestionnaires en action Podcast

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Gestionnaires en action Podcast episodes

  • S1E194: Bourse: que peut-on tirer des prévisions annuelles des experts?

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Si les investisseurs sont habituellement friands de prévisions à chaque début d'année, Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret, n'est pas leur plus grand amateur.

    «Les investisseurs sont émotifs et ont un besoin fondamental d'essayer de se préparer à ce qui pourrait arriver sur les marchés boursiers en cours d'année, alors que les études démontrent clairement que la plupart des prévisions se révèlent fausses», explique-t-il.

    Par exemple, en février 2023, certains économistes ont prédit une apocalypse financière qui, comme on a pu le constater, ne s'est pas matérialisée. «La seule leçon qu'on peut en tirer, c'est que si on fait beaucoup de prévisions, éventuellement, certaines d'entre elles vont s'avérer bonnes», dit-il.

    Vincent Fournier ajoute qu'en début d'année dernière, on pensait que les marchés allaient faire du surplace ou enregistrer de légers gains. Or, les indices américains, Nasdaq et S&P 500 en tête, ont connu une année formidable.

    Le gestionnaire de portefeuille estime tout de même qu'il peut y avoir des avantages à se renseigner sur les opinions des prévisionnistes, analystes et économistes. «Si tout le monde campe du même côté, il peut alors devenir intéressant d'investir à contre-courant», estime-t-il.

    Ses recommandations restent les mêmes d'année en année, c'est-à-dire de rester pleinement investi en tout temps et de ne pas tenter de synchroniser les marchés.

     

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    6 min
  • S1E193: Bourse: un effet «FOMO» en 2023, estime Luc Girard

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Les marchés boursiers américains ont profité d'un effet «FOMO» (Fear of missing out, que l'on pourrait traduire par peur de rater quelque chose) en fin d'année, ce qui a propulsé les rendements des indices à des niveaux inespérés, estime Luc Girard, gestionnaire de portefeuille à Noël, Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins.

    «Les investisseurs ont eu peur de manquer le traîneau et ont sauté dans le rallye du père Noël durant les neuf dernières semaines de 2023, ce qui a permis au S&P 500 de terminer l'année sur une hausse de 24%», dit-il, ce qui le place devant le Dow Jones (+13,7%), mais loin derrière le Nasdaq (+55%).

    «Le bilan de la Bourse de Toronto est beaucoup moins éloquent que pour ses cousines américaines. Le sous-indice de la technologie de l'information a progressé de plus de 57%, mais trop peu de secteurs ont participé à la danse de fin d'année», dit-il.

    Revenant sur a performance des marchés américains, Luc Girard estime que les «Sept magnifiques» que sont Meta Platforms (META, 347,12$US), Amazon (AMZN, 144,57$US), Nvidia (NVDA, 479,98$US), Alphabet (GOOGL, 136,39$US), Tesla (TSLA, 237,93$US), Microsoft (MSFT, 367,94$US) et Apple (181,91$US) continueront de dominer l'actualité boursière en 2024, elles qui ont un poids de 29% dans l'indice S&P 500.

    En ce qui concerne le marché obligataire, il estime que le portefeuille équilibré 60/40 (constitué à 60% d'actions et à 40% d'obligations) a retrouvé ses lettres de noblesse en 2023. «La portion obligataire qui a restauré sa capacité de protection de tels portefeuilles», explique Luc Girard, qui ajoute que les rendements des obligations pourraient profiter des baisses de taux prévues cette année.

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    7 min
  • S1E192: Bourse: les prévisions 2024 de Fiera Capital avec Nicolas Vaugeois

    GESTIONNAIRES EN ACTION. La forte remontée des indices boursiers nord-américains depuis la fin du mois d'octobre force la prudence pour 2024.

    Nicolas Vaugeois, vice-président et gestionnaire de portefeuille à Fiera Capital, a bien voulu nous dévoiler les prévisions de l'équipe Revenu fixe actif et stratégique de Fiera pour l'an prochain.

    Il nous parle des probabilités de récession et estime que les marchés boursiers canadiens offriront de meilleurs rendements que ceux des États-Unis, surtoit parce que leur valorisation actuelle est moins élevée.

    Il fait aussi le portrait de la situation du côté obligataire, estimant que les prévisions de baisses de taux intégrées dans les marchés sont un peu trop optimistes en ce moment.

     

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    6 min
  • S1E191: Bourse: comment faire le «ménage de fin d'année» dans un portefeuille?

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Avec la fin d'année qui approche, le temps est venu de passer en revue son portefeuille d'investissements.

    Par où commencer? Julie Hurtubise, conseillère en placements à Gestion de patrimoine TD, suggère d'abord de regarder les activités dans les comptes non enregistrés qui ont pu générer des gains ou des pertes en capital.

    D'un point de vue fiscal, Julie Hurtubise rappelle qu'un gain en capital est imposé à seulement 50%, mais que des stratégies peuvent être utilisées pour réduire cette facture, comme la vente d'actifs à perte.

    Les transactions doivent toutefois être effectuées avant le 27 décembre pour être comptabilisées en 2023.

    «Dans les comptes non enregistrés, privilégiez la croissance et les revenus sous forme de dividende. Je suggérerais aussi de mettre les produits générant des intérêts dans les comptes enregistrés, car les revenus d'intérêts sont imposables à 100%», dit-elle.

     

    Plus de 30% du S&P 500

    Julie Hurtubise souligne aussi que les investisseurs devraient profiter de la fin d'année pour rééquilibrer leurs portefeuilles. «Par exemple, si vous avez une concentration de vos rendements cette année dans les sept géants de la technologie (Meta Platforms (META, 333,17$US), Amazon (AMZN, 147,42$US), Nvidia (NVDA, 483,50$US), Alphabet (GOOGL, 131,94$US), Tesla (TSLA, 251,05$US), Microsoft (MSFT, 365,93$US) et Apple (198,11$US), NDLR), vous pourriez vendre en partie ou en totalité par mesure de protection», dit-elle.

    Elle ajoute que dans le passé, lorsqu'un nombre limité d'entreprises a représenté plus de 20% du S&P 500, on a ensuite vu une descente de ces titres par rapport aux autres entreprises composant l'indice. En ce moment, les sept entreprises représentent plus de 30% de l'indice. «On ne sait pas combien de temps elles vont continuer de stimuler le S&P 500, mais il vaut mieux être prudent», dit-elle.

    Julie Hurtubise croit aussi qu'avec la montée des taux d'intérêt, le portefeuille équilibré 60/40 (composé à 60% d'actions et à 40% d'obligations) redevient intéressant.

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    6 min
  • S1E190: Bourse: comment les investisseurs peuvent s'inspirer de Charlie Munger

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Le décès de Charlie Munger le 28 novembre dernier a attristé l'équipe de Cote 100, actionnaire de Berkshire Hathaway (BRK.B, 352,70$US) depuis de nombreuses années.

    Marc L'Écuyer, gestionnaire de portefeuille principal et chef de la conformité à Cote 100. «Charlie Munger, le partenaire de Warren Buffett pendant plus de 50 ans, a joué un rôle important dans le succès de Berkshire Hathaway», dit-il.

    Selon lui, avant l'arrivée de Charlie Munger, Warren Buffett regardait surtout des entreprises peu chères, sans trop mettre l'accent sur la qualité des activités de l'entreprise. «La première acquisition après l'arrivée de Charlie Munger a été celle de See's Candies (entreprise toujours en activité, NDLR) qui a annoncé un changement de la façon d'investir de Warren Buffett et de Berkshire Hathaway. On acceptait de payer des évaluations un peu plus élevées pour des entreprises de qualité, et à long terme, ça a amené d'autres succès comme les investissements dans Coca-Cola (KO, 58,74$US) et dans American Express (168,62$US)», explique-t-il.

    Marc L'Écuyer soutient que Charlie Munger a eu une influence sur la méthode d'investissement de Cote 100, qui mise entre autres sur des entreprises bénéficiant de barrières à l'entrée qui les protègent de la concurrence. «La qualité de l'équipe de direction est très importante aussi, tout comme la solidité financière de l'entreprise. On regarde aussi, notamment, des sociétés en croissance dans des secteurs qui ne sont pas trop cycliques», dit-il.

    Le gestionnaire de portefeuille soutient que tous les investisseurs peuvent s'inspirer de la philosophie de Charlie Munger pour augmenter leurs chances de succès en Bourse. «Sa vision de la vie a toujours été simple. Il s'agit de dépenser moins qu'on gagne, d'investir de façon intelligente, d'éviter les personnes toxiques, d'apprendre tout au long de sa vie et finalement de différer la gratification».

     

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    6 min
  • S1E189: Bourse: l'héritage de Charlie Munger

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Le légendaire investisseur Charlie Munger, décédé cette semaine à l'âge de 99 ans, laisse derrière lui un héritage qui dépasse de loin ses prouesses en Bourse.

    Steve Bélisle, gestionnaire de portefeuille à Gestion de placements Manuvie, explique quelques pans de la philosophie d'investissement qui a fait le succès du célèbre tandem Warren Buffett - Charlie Munger à la tête de Berkshire Hathaway (BRK.B, 360,00$US), tout en faisant un parallèle avec celle de son équipe.

    «Quand on lit les études qui ont été écrites sur leur façon d'investir, ce qui ressort c'est vraiment la recherche de qualité dans les entreprises, un élément qui nous rejoint beaucoup. La définition de qualité peut toutefois varier beaucoup d'un investisseur à un autre. De ce côté, les dirigeants de Berkshire ont toujours recherché des entreprises en bonne santé financière, mais qui possédaient aussi une qualité intuitive, soit un avantage concurrentiel durable», résume-t-il.

    «Un autre élément qui a toujours été très important autant pour Warren Buffett et Charlie Munger que pour mon équipe, c'est l'évaluation des titres des entreprises. On peut trouver une entreprise de très haute qualité, mais si son titre est surévalué, on risque de ne pas générer un bon rendement sur nos investissements», ajoute Steve Bélisle, qui souligne de ce côté l'influence d'un autre investisseurs légendaire, Benjamin Graham (1894-1976).

    Steve Bélisle estime que le principal leg de Charlie Munger est une méthode d'investissement saine qui, si elle ne garantit pas une surperformance par rapport aux marchés, augmente grandement les chances de générer des rendements acceptables en Bourse.

     

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    8 min
  • S1E188: Bourse: l'importance de rester présent sur les marchés en tout temps

    GESTIONNAIRES EN ACTION. La remontée rapide d'environ 8% des marchés boursiers américains depuis le 27 octobre montre, selon François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille à Giverny Capital, qu'il faut rester présent à la Bourse en tout temps.

    «Le rebond est lié au fait que la hausse des taux d'intérêt pourrait être ralentie parce que l'inflation revient petit à petit à la normale. On s'approche de l'objectif de la Réserve fédérale américaine de ramener l'inflation à 2%», dit-il, ajoutant que la situation depuis un mois montre que les investisseurs doivent être prudents lorsqu'ils tentent de prédire la direction des marchés boursiers à court terme.

    «Beaucoup de gens étaient négatifs en octobre et parfois, les indices peuvent remonter rapidement et ceux qui ne sont pas investis lors des meilleures journées de l'année ratent une grosse partie des rendements», dit-il, soulignant la remontée de près de 5% de l'indice américain de titres de petites capitalisations Russell 2000 le 14 novembre.

    Giverny Capital a publié sa plus récente lettre trimestrielle le 8 novembre et on peut y lire que les titres bancaires américains sont encore attrayants en ce moment, selon le gestionnaire de portefeuille, dont l'entreprise possède des actions de M&T Bank (MTB, 123,47$US), Bank OZK (40,73$US) et Bank of America (BAC, 29,54$US).

    La lettre souligne également la bonne performance financière de Meta Platforms (META, 334,19$US) et Alphabet (GOOGL, 136,93$US), deux des «sept magnifiques» qui ont tiré les performances boursières américaines vers le haut depuis le début de l'année.

    Commentant l'actualité, François Rochon souligne les perspectives de croissance de l'industrie de l'intelligence artificielle, avec Nvidia (NVDA, 494,80$US) comme leader, institant toutefois sur le fait que l'évaluation actuelle du titre escomptait déjà plusieurs années de croissance à venir.

    Il a également sur son radar le secteur des produits pharmaceutiques qui permettent de perdre du poids, dont Ozempic, commercialisé par la société Novo Nordisk (NVO, 99,53$US). «Le produit a beaucoup de potentiel et l'entreprise est fabuleuse. Je mettrais Novo Nordisk dans les meilleures entreprises au monde, et ce depuis des décennies», dit-il, précisant encore une fois que la valorisation du titre est très élevée d'un point de vue historique, tout comme celle d'Eli Lilly (LLY, 588,75$US), dont le traitement contre l'obésité Zepbound a récemment été approuvé par la Food and Drug Administration américaine.

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    7 min
  • S1E187: Quelle place pour l'immobilier en investissement?

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Avec la forte remontée des taux d'intérêt depuis mars 2022, beaucoup de clients de Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret, se demandent quelle place doit occuper l'immobilier dans leur portefeuille d'investissements.

    «On entend toutes sortes de choses par rapport à l'investissement en immobilier. En finance, on dit souvent que lorsqu'il vente très fort, même les cochons volent. C'est une métaphore qui signifie que quand la conjoncture économique est très favorable, même de mauvais investissements peuvent surperformer», raconte-t-il, ajoutant que les taux d'intérêt sont passés de 20% à presque zéro au cours des quarante dernières années, avant de remonter depuis 2022.

    «Pendant une bonne période, on a eu des taux d'intérêt réels après inflation qui étaient négatifs. Cela a pu donner l'impression que l'immobilier était comme un guichet automatique à imprimer de l'argent», dit-il.

    Selon le gestionnaire, pour que l'immobilier soit un bon investissement, il faut posséder beaucoup de compétences techniques, comme la menuiserie, et être capable d'effectuer des rénovations. Il souligne d'ailleurs que l'indice des fonds de placements immobiliers à la Bourse de Toronto a moins bien performé que le S&P/TSX au cours des dix dernières années.

    «Si on regarde aux États-Unis, l'indice Case-Shiller, qui est la référence pour établir la tendance du marché immobilier au pays, a doublé de valeur au cours des 10 dernières années. Or, l'indice S&P 500 a multiplié sa valeur par 2,5 fois durant la même période. En plus de ça, le S&P 500 rapporte des dividendes, alors que l'immobilier nécessite des coûts d'entretien», dit-il, pour illustrer le fait que l'immobilier n'est pas toujours un aussi bon investissement qu'on peut le croire.

    Vincent Fournier soutient que les corrections dans l'immobilier s'étalent sur de longues périodes et ne se traduisent pas nécessairement pas de forts replis des prix. Toutefois, il estime que les valeurs pourraient se stabiliser pour un certain temps.

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  • S1E186: Bourse: malgré trois mois de reculs, le S&P 500 est-il encore trop cher?

    GESTIONNAIRES EN ACTION. L'indice américain S&P 500 enregistré trois mois consécutifs de reculs en août, septembre et octobre.

    «Malgré cela, beaucoup d'investisseurs estiment que les marchés américains sont encore surévalués et que la correction pourrait se poursuivre», explique Luc Girard, gestionnaire de portefeuille chez Noël Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins.

    Luc Girard préfère diviser l'indice principal de la Bourse de New York en deux: «d'un côté, vous avez les 10 plus importantes capitalisations boursières qui sont évaluées en moyenne à près de 28 fois les bénéfices prévus des 12 prochains mois. De l'autre, vous avez 490 entreprises qui se négocient en moyenne à 17,6 fois ces mêmes bénéfices attendus. On ne peut donc pas parler de surévaluation pour 98% de l'indice», croit-il.

    Le gestionnaire de portefeuille croit que les indices boursiers internationaux offrent des évaluations beaucoup plus raisonnables en ce moment, ce qui ne signifie pas nécessairement qu'il faille tout miser sur leur remontée.

    «La surpondération des actions américaines au cours des 14 dernières années a été incroyablement payante. Est-ce que les investisseurs devraient changer radicalement leur allocation d'actifs? La réponse est non. Par contre, il est temps de commencer à profiter de la sous-évaluation des actions internationales», croit-il.

    Pour les investisseurs qui veulent rester présents sur le marché américain tout en maximisant une saine diversification, Luc Girard estime qu'il devient intéressant de miser sur des fonds qui reproduisent le rendement équipondéré du S&P 500, ce qui signifie que chaque entreprise de l'indice a un poids de 0,2 point de pourcentage dans le fonds.

    «Advenant une correction du Top 10, les investisseurs seraient ainsi beaucoup mieux protégés et pourraient même profiter d'une réévaluation à la hausse des 490 autres titres de l'indice», dit-il.

    Pour 2024, Luc Girard cite le Département d'études économiques de Desjardins qui continue de miser sur une récession légère au Canada qui sera marquée par des baisses de taux en seconde moitié d'année.

     

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  • S1E185: La Banque du Canada a fini de relever son taux directeur, selon Fiera Capital

    GESTIONNAIRES EN ACTION. La Banque du Canada a choisi de garder son taux directeur à 5% le 25 octobre.

    La direction de la banque centrale continue de surveiller de près les variations de l'inflation au pays, insistant sur le fait que la possibilité d'une autre augmentation est bien réelle si le besoin s'en fait sentir.

    «Une autre hausse du taux directeur n'est pas impossible. Il va falloir surveiller l'inflation en excluant l'énergie et l'alimentation. Mais avec leur prévision que l'inflation devrait revenir à la cible (de 2%) en 2025, que l'économie devrait ralentir et être faible, et avec les taux réels positifs qu'on n'a pas vus depuis 2007-2008, on pense que la Banque du Canada a fini de monter les taux d'intérêt», explique Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille à Fiera Capital.

    Dans le communiqué du 25 octobre accompagnant la décision de garder le taux directeur à 5%, le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a soutenu que «l'économie a ralenti et que les données semblent indiquer que l’offre et la demande s’approchent du point d’équilibre», ajoutant qu'il s'attend à ce que  «l’offre devienne excédentaire cette année et à ce que la croissance soit faible pendant quelques trimestres». À son avis, les pressions sur les prix devraient donc encore s’atténuer.

    Si le taux directeur reste à 5%, cela ne veut toutefois pas dire qu'une baisse est attendue à court terme. «Des obligations gouvernementales à échéance de 10 ans à 4% et un taux directeur à 5%, ce n'est pas anormal», dit-il.

    Nicolas Vaugeois souligne aussi que les taux d'intérêt élevés procurent des occasions d'investissement du côté des obligations de sociétés et même pour les obligations gouvernementales à longue échéance.

     

     

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