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Or


Ce que la voix révèle, c'est que les concepts ne sont pas des abstraits. Les choses qui leur correspondent, ils les découpent et les recoupent de façon variable, toujours d'une nouvelle façon. Aussi les concepts ne sont-ils pas séparables d'une façon de percevoir les choses. Lignes vocales sur lignes musicales. Remix.
Morceau choisi de la conférence de Deleuze à la FEMIS "Qu'est-ce que l'acte de création".
Musique : Philip Glass, Prophecies (BO du film Koyaanisqatsi)
Illustration : Julius Corentin Acquefacques, BD de M-A. M.
Lecture de la nouvelle « Les ruines circulaires » de Jorge Luis Borgès. Texte disponible : https://www.laparafe.fr/2013/05/les-ruines-circulaires-de-jorge-luis-borges-nouvelle/
Illustration : Jean-Michel FOLON (1934-2005) « LES RUINES CIRCULAIRES », 1974 - 1 planche. Aquatinte en couleurs, signée et numérotée 4/95 65,2 x 49,8 cm
Musique : Tristan Murail - Les Ruines Circulaires for Violin and Clarinet (2006) Kate Romano, clarinet Nicola Goldscheider, violin → https://youtu.be/_t2INBHwetc
Au début et à la fin, extrait d'un entretien (1978) de Borgès avec Jean Daive : https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/la-nuit-des-ruines-par-antoine-dhulster-810-a-voix-nue-jorge-luis-borges-4eme-partie-1ere-diffusion
Lettre imaginaire à partir d'un détournement de Dostoïevski.
Photographie : Gerd Bonfert.
Musique : “Clair de Lune” Performed by Grégoire Blanc & Orane Donnadieu https://www.youtube.com/watch?v=ZVue-QsxuzA&ab_channel=MoogMusicInc
Lecture de la première partie « Le sous-sol » des Carnets du sous-sol de Dostoïevski, dans la traduction d’André Markowicz.
Présentation des éditions Actes Sud : "Réfugié dans son sous-sol, le personnage que met en scène Dostoïevski ne cesse de conspuer l'humaine condition pour prôner son droit à la liberté. Et il n'a de répit qu'il n'ait, dans son discours, humilié, diminué, vilipendé les amis de passage ou la maîtresse d'un soir. Un monologue féroce et imprécatoire, magnifiquement rendu par la traduction d'André Markowicz"
Générique début : 0:00
Avertissement : 0:24
1 : 1:56
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6 : 35:11
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8 : 50:21
9 : 1:02:29
10 : 1:09:25
11: 1:13:02
Générique fin : 1:20:08
Musique :
- Celia Sheen plays « midsomer murders » on theremin
- Barbara Buchholz (01) "Coyote" (From « Theremin Russia with Love »)
Lecture de la "Lettre aux recteurs des Universités Européennes" d'Antonin Artaud, publiée dans La Révolution Surréaliste n°3 (1925). Disponible à cette adresse : http://dormirajamais.org/lettre/
Musique : Hans Zimmer, B.O. d'Interstellar : https://www.youtube.com/watch?v=S77-v-M2FUk
Photographie d'Antonin Artaud, 1926.
Lecture d'un extrait des Manuscrits de 1844, traduction JP Gougeon.
"De quelle manière l’augmentation des besoins et des moyens de les satisfaire engendre-t-elle l’absence de besoins et de moyens ? Voici la démonstration de l’économiste (et du capitaliste : en général, nous parlons toujours des hommes d’affaires empiriques lorsque nous recourons aux économistes qui ne font que formuler scientifiquement la réalité et les aveux des capitalistes). Ayant réduit les besoins de l’ouvrier à l’entretien le plus élémentaire, le plus misérable de la vie physique ; ayant réduit l’activité de l’ouvrier au mouvement mécanique le plus abstrait, il proclame que l’homme n’a pas d’autres besoins et n’aspire à aucune activité ou jouissance : même cette vie-là, il la proclame vie et existence humaines. D’après ses calculs, la vie la plus indigente possible est la norme universelle valable pour la masse des hommes ; il fait donc de l’ouvrier un être dépourvu de sens et de besoins, comme il fait de son activité une pure abstraction de toute activité. Le moindre luxe chez l’ouvrier lui paraît condamnable et tout ce qui dépasse le besoin le plus abstrait – fût-ce une jouissance passive ou une quelconque manifestation d’activité – lui semble un luxe. L’économie politique, science de la richesse, est donc en même temps science du renoncement, des privations, de l’épargne, et elle réussit réellement à épargner à l’homme même le besoin d’air pur ou de mouvement physique. Cette science de la merveilleuse industrie est aussi la science de l’ascétisme, et son véritable idéal est l’avare ascétique, mais producteur. Son idéal moral est l’ouvrier qui porte à la Caisse d’épargne une partie de son salaire. Dans l’intérêt de cette lubie, elle a même trouvé un art servile, le théâtre, qui l’a présentée de manière sentimentale. Malgré ses airs laïcs et voluptueux, elle est donc une science vraiment morale, la plus morale des sciences. Sa thèse principale, c’est l’abnégation, le renoncement à la vie et à tous les besoins humains. Moins tu manges, bois, achètes de livres, moins tu vas au théâtre, au bal, au cabaret, moins tu penses, aimes, réfléchis, moins tu chantes, moins tu peins, moins tu fais de l’escrime, etc…, plus tu épargnes, plus tu augmentes ton trésor que ne mangeront ni les mites ni la poussière, ton capital. Moins tu es, moins tu manifestes ta vie, plus tu possèdes, plus ta vie aliénée grandit, plus tu accumules les éléments de ton être aliéné. Tout ce que l’économiste t’enlève de vie et d’humanité, il le remplace par de l’argent et de la richesse, et tout ce que tu ne peux pas faire, ton argent le peut : il peut manger, boire, aller au bal, au théâtre ; il connaît l’art, l’érudition, les curiosités historiques, le pouvoir politique ; il peut voyager, il peut t’attribuer tout cela ; il peut acheter tout cela ; il est la vraie puissance. Mais lui, qui est tout cela, il n’a d’autre désir que de se créer lui-même, de s’acheter lui-même, car tout le reste est son esclave. Si je possède le maître, je possède aussi son esclave, et je n’ai pas besoin de ce dernier. Toutes les passions et toute activité doivent donc sombrer dans la soif de la richesse. L’ouvrier doit avoir juste assez pour vouloir vivre et ne doit vouloir vivre que pour posséder."
Lecture du poème Vies, des Illuminations d'Arthur Rimbaud.
Musique : Adrian Gordon Cook, « Hold » (In the hours) : https://adriangordoncook.bandcamp.com/album/in-the-hours
Peinture : Le Caravage, Garçon mordu par un lézard.
Lecture du poème Being Beauteous, des Illuminations d'Arthur Rimbaud.
Musique : Adrian Gordon Cook, « Hold » (In the hours) : https://adriangordoncook.bandcamp.com/album/in-the-hours
Lecture du poème Antique, des Illuminations d'Arthur Rimbaud.
Musique : Adrian Gordon Cook, « Crescent » (In the hours) : https://adriangordoncook.bandcamp.com/album/in-the-hours
Illustration : Bacchante à la panthère, Jean-Baptiste Corot
Lecture du poème des Illuminations d'Arthur Rimbaud, Parade.
Musique : "To Have to in Least Water", pATCHES
Texte disponible ici accompagné du commentaire d'Alain Bardel : http://abardel.free.fr/petite_anthologie/parade.htm
Illustration : Bosch, Le portement de croix.
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