IMPACT POSITIF - les solutions existent

IMPACT POSITIF - les solutions existent

By LCI - Sylvia AmiconeSociety & CultureDocumentary
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IMPACT POSITIF - les solutions existent episodes

  • EXTRAIT - Solution 84, Frédéric Laloux et le projet «The Week » : sensibiliser à l’urgence écologique en une semaine

    Frédéric Laloux est l’auteur du célèbre best-seller ressorti en poche cette année, « Reinventing Organizations ». Une bible du management vendu à des centaines de milliers d’exemplaires, un ouvrage devenu une référence pour toutes les entreprises qui veulent associer sens, intelligence collective et efficacité.

    Avec sa femme Hélène, ils sont entrés dans le sujet de l’urgence écologique un peu par hasard, mais ils y sont entrés avec passion et de leurs discussions avec des amis, du partage d’expériences, est né ce projet : « The Week ». Et si en une semaine, 3 films, 3 échanges entre amis, dans la famille ou entre collègues, on arrivait à sensibiliser à l’urgence écologie ? En s’appuyant sur la science et des exemples concrets ? Et si on montrait aussi les solutions déjà existantes pour atténuer et s’adapter ? Enfin, et si grâce à ces films et ces échanges, les participants avaient envie aussi d’agir à leur échelle ? « The Week », c’est tout cela ensemble. Plusieurs dizaines de milliers personnes ont déjà vécu l’expérience, mais il faut grossir encore pour avoir plus d’impact.

    Le couple a voulu reproduire le processus transformatif qu’il a vécu dans son parcours, un processus en forme de U : un épisode dans le sens de la chute, un arrêt, et une remontée. Le premier épisode propose de regarder la réalité en face, le 2ème d’identifier les sources d’espoir, le 3ème d’agir à partir de ce que nous sommes. Surtout, ils voulaient un récit positif et montrer qu’autour d’eux, « les gens qui se sont mis en action ont vu leur vie devenir plus riche, ils y ont gagné bien plus que ce qu’ils ont perdu ! » Le processus est simple : en quelques clics, on planifie ses séances, on prévient ses amis et/ou ses collègues. Avec un seul objectif pour « The Week » : ne pas laisser les participants sur le carreau, les emmener dans l’action et poser des questions simples, sans juger. En plus de celles proposées dans les films, toute une série d’activités sont listées sur le site de « The week » au niveau de l’individu, la collectivité, du politique.

    Lui qui connait si bien les entreprises, l’urgence climatique est-elle de nature à changer les organisations ? On voit de plus en plus d’entreprises libérées, entreprises contributives, entreprises régénératrices ? « Personne ne sait encore comment faire et du coup, on vit de vraies aventures », avance Frédéric Laloux. Et de citer Ray Anderson, le patron d’Interface qui avait dit ceci à ses salariés : « Il faut être prêt à rêver grand sans avoir de réponses ». 

    Bonne écoute avec Impact Positif.

    https://www.theweek.ooo/

    Frédéric Laloux, Reinventing Organizations, Diateino, 2015. Aussi en poche et en édition illustrée.

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    7 min
  • IMPACT POSITIF L'EMISSION - "La Ferme des Bertrand", 50 ans de la vie d'une ferme

    En pleine crise agricole, le film « La ferme des Bertrand » est sorti au cinéma. Il raconte l’histoire d’une ferme de Haute-Savoie sur plusieurs générations. Un film émouvant aux personnages attachants, un film sur le sens du travail et de la vie, et qui donne à voir la réalité des campagnes. Rencontre avec Gilles Perret, le réalisateur.

    Si la date de sortie du film était fixée depuis longtemps, l’actualité a permis de le mettre en valeur. Avec des tracteurs qui sont allés jusqu’à Bruxelles et des agriculteurs venus crier leur colère. Colère contre des règles injustes, colère contre le fait de ne pas pouvoir vivre de son travail. Gilles Perret, lui, a voulu raconter une autre histoire, celle de trois frères qui ont tout donné pour leur ferme, sans doute trop, mais qui, au terme d’une vie de labeur, sont fiers du travail fourni, fiers également d’avoir pris soin de la nature autour d’eux. Leur ferme est une affaire qui marche, mais pourquoi ? Parce ce qu’ils sont dans une zone d’appellation d’origine protégée. Leur lait sert à fabriquer du Reblochon; ils le vendent deux fois plus cher car ils sont astreints à un cahier des charges bien précis. Des règles qui protègent ? Cela fait réfléchir dans le contexte actuel et alors que l’UE est en pleine négociation pour signer le Mercosur : « Il faut aussi raconter les belles histoire » nous explique Gilles Perret, le réalisateur, « Les AOP, c’est très intéressant, on fait du protectionnisme sur une zone géographique, avec des règles assez contraignantes mais qui contribuent aussi au respect de l’environnement, et grâce à cela le revenu des agriculteurs est conséquent. Ici, c’est la règle qui sauve les agriculteurs ». Gilles Perret est un habitué de ce genre de cinéma, réalisateur de « La Sociale », « Ma mondialisation » ou encore « Debout les Femmes », c’est un cinéma social qui cherche à avoir un impact sur la société. « Je fais en sorte que mes films servent à quelque chose. On emmène le spectateur par les émotions, et cela reste positif, le spectateur ressort avec la banane et je pense qu’il sera peut-être plus à même de changer les choses ou en tout cas de proposer des choses pour améliorer les conditions de vie de tout le monde ».

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    10 min
  • IMPACT POSITIF L'EMISSION - Agriculture et écologie : comment avancer ensemble ?
    • En pleine crise des agriculteurs, le Haut Conseil pour le Climat publie son rapport : « Accélérer la transition climatique avec un système alimentaire bas carbone, résilient et juste ». Corinne Le Quéré, la présidente du Haut Conseil pour le Climat, nous explique comment agriculture et écologie peuvent avancer ensemble.
    • Pour le Haut Conseil pour le Climat, l’agriculture fait face à 3 défis : baisser ses émissions de CO2, augmenter le stockage de carbone dans ses sols et s’adapter au réchauffement climatique, + 2 degrés à court terme, + 4 degrés à long terme. Un réchauffement climatique qui a - et aura- un impact très lourd sur les agriculteurs et leur productivité. Le système alimentaire est responsable de 22% des émissions de gaz à effet de serre de l’empreinte carbone française, dont 18% pour l’agriculture (surtout l’élevage). C’est le 2ème poste le plus émetteur après les transports et ce sont des chiffres qui ne circulent pas assez. Dans ce rapport, on voit que les émissions baissent mais pas assez vite pour atteindre les objectifs de 2030 et 2050. Comment être audible dans ce contexte de crise ? Pour Corinne Le Quéré : « Les produits les moins émetteurs ne sont pas valorisés. On a besoin de mieux partager la valeur entre tous les acteurs : de la production, de la transformation et de la distribution. Et c’est seulement quand on aura réussi cela que l’on va pouvoir changer tout le système ». Enfin, pour atteindre les objectifs de baisse des émissions, il faudra aussi diminuer d’ici 2050 de 30% la consommation des produits d’origine animale. Mais là aussi, tout est question de politiques publiques et c’est sans doute pour cela que le message passe si mal dans l’opinion publique. Ainsi pour la présidente du Haut Conseil pour le Climat : « L’offre alimentaire est très carnée, on ne valorise pas une offre basée sur les légumineuses, les céréales, etc. Et c’est vraiment le rôle de la distribution et de la restauration de faire cela. Les acteurs intermédiaires sont très importants pour s’assurer que les produits bas carbone soient valorisés et pour le moment, ce n’est pas le cas ».

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      9 min
    • EXTRAIT : Solution 83 - Thierry Marx : redevenons des "mangeurs" !

       Retrouver dans cet EXTRAIT, l'interview déclic de Thierry Marx qui clôture le podcast.

      ----------

      Thierry Marx est un grand chef engagé dans de multiples causes toutes liées à l’alimentation saine et durable pour tous. Dans Impact Positif, il nous parle du label Bleu Blanc Coeur qu’il soutient depuis longtemps, de son école de cuisine, et bien sûr de la nécessité de redevenir des « mangeurs » !

      Thierry Marx a vraiment l’engagement chevillé au corps, il est sur tous les fronts : la formation pour tous avec ses écoles « Cuisines, mode d’emploi », la promotion d’une alimentation saine notamment avec ses paniers «  Bon », des paniers destinés à lutter contre l’inflation mais avec des produits de qualité, et le label BLEU BLANC COEUR. L’homme donne également volontiers des coups de pouce à des associations et entreprises sociales, comme « Les Cafés Joyeux ». 

      Un engagement qui lui vient de son parcours, Thierry Marx s’est fait tout seul, est passé par plein de petits boulots et a pu monter les échelons au gré de ses rencontres et de ses efforts. C’est cela qu’il s’efforce également de transmettre dans ses écoles qui forment chaque année gratuitement des chômeurs, des personnes en réinsertion, histoire de les lancer dans la vie, de leur donner une chance. Ces écoles viennent d’ailleurs de fêter leur 10 ans.

      Mais plus que tout, Thierry Marx veut faire passer des messages simples : prouver que cuisiner a du sens, que c’est facile, que cela apporte du bien-être et que c’est à la portée de tous. Pourquoi ? Parce que ce n’est qu’en cuisinant que l’on se rend compte de ce qu’il y a dans son assiette, que l’on prend conscience de ce que l’on mange. Lutter aussi contre une alimentation à deux vitesses lié à une baisse du pouvoir d’achat : les produits ultra-transformés aux plus modestes, et la qualité aux autres ! Au final, le consommateur est gagnant, et la planète s’en porte mieux.

      Tout au long du podcast, le grand chef nous livre quelques messages simples, comme ceux-ci : retrouver le partage autour d'un repas, cuisiner soi-même pour retrouver la qualité, le bien-être et lutter contre l'inflation. Il fait également des constats : sur notre société qui continue de produire de l'exclusion,  sur cette société de consommateurs qui nous a finalement "consumé" à force de nous demander d'acheter. Sans oublier l'interview déclic : ses fiertés, ses souvenirs et ses conseils.

      Très bonne écoute avec Impact Positif !

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      13 min
    • Solution 83 : Thierry Marx, redevenons des "mangeurs" !

      Thierry Marx est un grand chef engagé dans de multiples causes toutes liées à l’alimentation saine et durable pour tous. Dans Impact Positif, il nous parle du label Bleu Blanc Coeur qu’il soutient depuis longtemps, de son école de cuisine, et bien sûr de la nécessité de redevenir des « mangeurs » !

      Thierry Marx a vraiment l’engagement chevillé au corps, il est sur tous les fronts : la formation pour tous avec ses écoles « Cuisines, mode d’emploi », la promotion d’une alimentation saine notamment avec ses paniers «  Bon », des paniers destinés à lutter contre l’inflation mais avec des produits de qualité, et le label BLEU BLANC COEUR. L’homme donne également volontiers des coups de pouce à des associations et entreprises sociales, comme « Les Cafés Joyeux ». 

      Un engagement qui lui vient de son parcours, Thierry Marx s’est fait tout seul, est passé par plein de petits boulots et a pu monter les échelons au gré de ses rencontres et de ses efforts. C’est cela qu’il s’efforce également de transmettre dans ses écoles qui forment chaque année gratuitement des chômeurs, des personnes en réinsertion, histoire de les lancer dans la vie, de leur donner une chance. Ces écoles viennent d’ailleurs de fêter leur 10 ans.

      Mais plus que tout, Thierry Marx veut faire passer des messages simples : prouver que cuisiner a du sens, que c’est facile, que cela apporte du bien-être et que c’est à la portée de tous. Pourquoi ? Parce que ce n’est qu’en cuisinant que l’on se rend compte de ce qu’il y a dans son assiette, que l’on prend conscience de ce que l’on mange. Lutter aussi contre une alimentation à deux vitesses lié à une baisse du pouvoir d’achat : les produits ultra-transformés aux plus modestes, et la qualité aux autres ! Au final, le consommateur est gagnant, et la planète s’en porte mieux.

      Tout au long du podcast, le grand chef nous livre quelques messages simples, comme ceux-ci : retrouver le partage autour d'un repas, cuisiner soi-même pour retrouver la qualité, le bien-être et lutter contre l'inflation. Il fait également des constats : sur notre société qui continue de produire de l'exclusion,  sur cette société de consommateurs qui nous a finalement "consummé" à force de nous demander d'acheter. Sans oublier l'interview déclic : ses fiertés, des secrets et ses conseils :

      Très bonne écoute avec Impact Positif !

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      41 min
    • IMPACT POSITIF L'EMISSION : Luc Jacquet : " Voyage au Pôle Sud", retour en Antarctique, 30 ans après
      • Luc Jacquet a effectué sa première mission au Pôle Sud en 1991. Depuis, il n’a cessé de vouloir y retourner. Ce film « Voyage au Pôle Sud » est un hommage à cet endroit unique, sauvage et hostile, qui subit plus qu’ailleurs les effets du réchauffement climatique. Rencontre.
      • Luc Jacquet nous transporté avec ses films, il nous a fait rêver mais aussi prendre conscience du merveilleux, de la grandeur de cette nature, de sa beauté et sa fragilité. Dans sa filmographie : « La Marche de l’Empereur », Oscar du meilleur documentaire en 2006, mais aussi « La Glace et le Ciel » qui retrace le parcours du glaciologue Claude Lorius, un pionnier, l’un des premiers à avoir fait le rapprochement entre réchauffement climatique et concentration de gaz à effet de serre. Mais en 30 ans, il a également vu cette nature changer, sous l’effet du dérèglement climatique. On sait que les Pôles se réchauffent deux à quatre fois plus vite qu’ailleurs sur la Terre. Il se désole de ne pas avoir réussi à sensibiliser davantage l’opinion publique. « J’ai contribué, dit-il, mais malheureusement, pas assez. J’ai su, mais je n’ai pas alerté assez fort ». Du haut de son expérience, que dit-il aux jeunes ? Il faut retrouver le chemin de la Nature ! Quid de la notion d’émerveillement, de plus en plus mis en avant par les scientifiques ? « Peut-être que quand on est à court d’argument, l’émerveillement est quelque chose à réinviter et à retrouver. » « Voyage au Pôle Sud » est un film récit dont il est le narrateur. Un film poétique, en noir et blanc où chaque image est léchée. Pour Luc Jacquet, quand on a accès à ce genre de paysage, la moindre des choses, c’est de le partager. Objectif de ce dernier opus : montrer à voir ce que lui a vu profondément, au fond de son coeur. Ce film est aussi un manifeste, car « la beauté aujourd’hui, on en a besoin », explique le réalisateur. Selon lui, on a besoin de vivre dans un environnement qui nous inspire et qui nous fait du bien. Et il conclut : « Je veux que les gens sortent de la salle en ayant pris l’air, en ayant fait un grand voyage, et senti les vibrations de ce monde ».

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        8 min
      • IMPACT POSITIF L'EMISSION - "Scientifiques en rébellion" : quand les scientifiques sortent de leurs labos

        Rapport après rapport, alertes après alertes, les gouvernements ne prennent pas la mesure de l’urgence climatique et la parole des scientifiques est mise en doute. C’est ce qui a poussé certains d’entre eux à se mobiliser au sein d’un collectif mondial « Scientifiques en Rébellion ». Nous accueillons deux d’entre elles sur LCI dans Impact Positif.

        Léa Bonnefoy est docteur en planétologie et André de Backer est chercheuse en Sciences des matériaux. Toutes deux font partie des « Scientifiques en rébellion », c’est à dire des scientifiques qui pensent qu’il faut sortir des laboratoires et agir. Ils prônent la désobéissance civile, mais celle-ci n’est qu’une action parmi d’autres. Leur objectif : ramener des lieux de débats grâce à l’apport de leurs connaissances, permettre aux gens de poser des questions, de réfléchir afin de se mettre en action. Pour Andrée de Backer, « la parole des citoyens doit être écoutée à l’échelle de la société, on ne va pas changer le monde avec des injonctions verticales ».

        La semaine dernière, alors que la COP 28 venait d’ouvrir à Dubaï, ils ont organisé à Bordeaux une « contre-COP » avec des débats, des conférences, et notamment un procès fictif contre TotalEnergies. Pour eux, pas question de se rendre sur place, les COP se succèdent et il n’y a pas d’effets visibles. Quant à l’issue de cette COP 28 de Dubaï, il n’y a pas beaucoup d’espoir, ce sera « business as usual ». Les énergies fossiles continueront de progresser, l’idée est de développer des techniques de captage de CO2 pour atténuer les émissions. Une hérésie pour les scientifiques : « Ces techniques ne sont pas matures et ne marcheront pas à grande échelle, cela mettra trop de temps or d’ici 10-20 ans, ce sera trop tard » conclut Léa Bonnefoy.

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        11 min
      • IMPACT POSITIF L'EMISSION - "Mondes Disparus" : la réalité virtuelle pour sensibiliser
        • Le Muséum National d’Histoire Naturelle propose jusqu’au 16 juin l’exposition « Mondes Disparus ». Une exposition qui permet grâce à la réalité virtuelle de parcourir 3,5 milliards d’année en 45 minutes. Explication avec le commissaire scientifique et paléontologue, Gaël Clément.
        • Casque sur la tête, en quelques secondes, le visiteur se retrouve transplanté à la fois dans le futur mais aussi très loin dans notre histoire, bien avant la préhistoire. Sans tout dévoiler, dans un parcours millimétré, il s’agit de suivre une scientifique et son robot à travers différentes périodes qui représentent autant de mondes disparus : cela va de l’Hadéen au Carbonifère en passant par le Crétacé et les dinosaures jusqu’à aujourd’hui… Des mondes qu’on parvient à revivre et à expérimenter grâce à la technologie, des mondes dont le visiteur lambda ignore tout aujourd’hui, des univers poétiques et merveilleux. Le visiteur comprend que « la biodiversité d’aujourd’hui, dont nous faisons partie, est le fruit d’une longue histoire de milliards d’organismes pendant des milliards d’années », explique Gaël Clément, le commissaire scientifique de cette exposition. Pour lui, l’autre enseignement de cette exposition est de montrer quelque part que la nature n’a pas été créée uniquement pour les yeux des hommes et nous en faisons pleinement partie ! 

          Ce que l’on comprend aussi en parcourant cette exposition, c’est que tous les changements que l’on observe -de paysage, de climat, de températures -se font selon des cycles naturels très lents et très longs. Aujourd’hui, nous sommes dans un cycle naturel très lent mais depuis 150 ans, depuis la révolution industrielle, les activités humaines ont complètement accéléré les modifications des environnements et les organismes - dont nous faisons partie -n’ont pas le temps de s’adapter pour répondre à ces changements environnementaux. « Cela entraîne les difficultés que l’on commence à discerner mais également beaucoup d’autres à venir », explique le scientifique. L’exposition est une prouesse technologique, et les scientifiques ont travaillé main dans la main avec les créatifs, les spécialistes de la réalité virtuelle pour reconstituer une centaine d’espèces végétales et plus de 120 espèces animales… On comprend mieux la devise du Muséum d’Histoire Naturelle après avoir vu « Mondes Disparus » : émerveiller pour instruire. Peut-être qu’en quittant cette exposition, d’ailleurs, le visiteur aura envie de mieux protéger le vivant qui l’entoure, comprenant qu’il peut disparaître à son tour ?

          Bonne écoute avec Impact Positif.

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          10 min
        • IMPACT POSITIF L'EMISSION : le modèle de Recyclivre par son co-fondateur David Lorrain

           Recyclivre est le premier revendeur en ligne de livres d’occasion en France. L’entreprise est aussi membre du 1% For the Planet, un collectif d’entreprises qui reversent chaque année 1% de leur chiffre d’affaires à des associations environnementales. 

          Recyclivre coche toutes les cases : sociale, sociétale et environnementale. L’entreprise revend, donne ou recycle tous les livres qu’elle collecte chez des particuliers ou dans des points relais. Tous les ans, elle en collecte plus de 3 millions et en vend 4000 par jour. Elle évite ainsi que ces livres ne se retrouvent à la poubelle ou sans utilité chez son propriétaire. Elle fait également travailler dans son entreprise des personnes en insertion, et enfin grâce à ses bas prix, elle donne un accès plus élargi à la culture. Pour l’entreprise, l’impact environnemental et social et le business ne sont pas incompatibles, au contraire, « c’est comme cela qu’on change le monde, » déclare David Lorrain, le fondateur de l’entreprise, qui estime que ce type d’entreprises sont celles qui résistent le mieux aux crises. 

          Mais ce n’est pas tout, Recyclivre est également membre du 1% for The Planet, un collectif d’entreprises qui fait le choix de verser chaque année 1% de son chiffre d’affaires à des associations environnementales. Ces associations sont sélectionnées chaque année par le 1% et viennent pitcher lors des Rencontres pour la Planète, celles-ci se dérouleront ce mardi 10 et mercredi 11 octobre. En France, les 1200 membres versent 10 millions d’euros chaque année. La plupart sont des TPE qui ont intégré dès leur création la philanthropique dans leur business modèle. C’est aussi le cas pour Recyclivre. « Pour nous c’était une évidence », explique David Lorrain pour qui être membre du 1% est aussi un élément attractif en externe pour recruter, et en interne pour mobiliser les équipes. 

          Bonne écoute avec Impact Positif ! N'hésitez pas à nous contacter sur les réseaux sociaux si vous avez une remarque ou une suggestion : INSTA @impactpositif.podcast ou Twitter ou Linkedin @SylviaAmicone

          Merci !

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          9 min
        • IMPACT POSITIF L'EMISSION - Banlieues Climat - Feris Barkat : amener les enjeux de la transition dans les quartiers
          • Féris Barkat est le co-fondateur de Banlieues Climat, une association qui n’a même pas un an mais qui a su se faire remarquer jusqu’au plus haut niveau de l’Etat. Objectif : former des jeunes, et amener ces thématiques au cœur des quartiers.
          • Féris Barkat est un homme pressé. A 20 ans, devant l’urgence écologique, il a suspendu ses études à la London School of Economics pour lancer son association Banlieues Climat et cette dernière année, un peu folle, lui a donné raison. Rapidement, grâce à ses arguments, grâce au travail de ses co-fondateurs et grâce aux instances mises en place par le gouvernement (Rencontres Jeunesse à Matignon, Conseil National de la Refondation), il a su faire mouche et convaincre. Ses formations sont à présent certifiées par le ministère de l’Enseignement Supérieur. Quels sont ses arguments ? Ils sont simples : ne laisser personne de côté dans cette transition écologique qui arrive et qui va structurer nos vies à toutes et tous : « Si demain la transition est partout, et ce sera le cas, tu vas devoir t’adapter au changement. Si la société se transforme, cela veut dire qu’il y aura des opportunités, des émancipations possibles à travers la question écologique. L’idée, c’est de dire que nous, les quartiers populaires, on veut profiter de cela et essayer de s’émanciper à travers cette transition écologique ». Ce qui plaît aussi chez Féris Barkat, c’est qu’il parle de l’écologie différemment, dans un récit mobilisateur qui embarque tout le monde. Il aime parler d’ « écologie populaire », et être dans le concret des sujets : la santé, l’alimentation, les logements, les espaces verts. Parler sobriété à quelqu’un qui n’a rien, cela ne marche pas, déclare-t-il en substance. Surtout, il propose autre chose à ces jeunes, et il fait en sorte que ceux-ci ne se résignent pas à la « place qu’on veut leur donner ». Il n’y a pas que le rap et le football dans les quartiers, dit-il. « Voir des jeunes arriver en jogging, avec leur manière de parler, mais qui maîtrisent tous les chiffres, c’est inattendu, lance-t-il. Ces jeunes sont autant capables voire plus que les autres ».

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            10 min

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          Le podcast de celles et ceux qui ont un impact positif sur la société et sur le monde.

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