IMPACT POSITIF - les solutions existent

IMPACT POSITIF - les solutions existent

By LCI - Sylvia AmiconeSociety & CultureDocumentary
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IMPACT POSITIF - les solutions existent episodes

  • Solution n°74 : Francis Hallé - Créer une forêt primaire en Europe de l’Ouest

    Francis Hallé est un éminent botaniste et un biologiste, spécialiste des arbres et des forêts tropicales. Il a sillonné le monde entier, et est connu pour avoir inventé le radeau des cimes, une nacelle qui permet d’étudier la canopée des forêts. Pour ce podcast, il est accompagné d’Eric Fabre, secrétaire général de l’Association Francis Hallé pour la Forêt Primaire. Ensemble, ils portent un projet : créer une forêt primaire en Europe de l’Ouest. (05:55) Une forêt primaire, c’est une forêt qui n’a jamais été exploitée, ni modifiée de façon quelconque par l’homme, c’est un sommet de la biodiversité. Il n’en existe presque plus en Europe, elles ont toutes été détruites depuis 1850, la dernière qui subsiste est en Pologne, c’est la forêt de Bialowieza qui est elle-même en danger. Ce projet va s’étendre sur plusieurs siècles. Pour Francis Hallé, c’est le projet de sa vie.  

    Aujourd’hui, l’Association cherche un terrain de 70 000 hectares, l’équivalent de l’île de Minorque, plusieurs pistes sont à l’étude dont les Vosges ou encore les Ardennes belges et françaises (10:40). 

    On écouterait parler des heures Francis Hallé, il nous décrit la beauté de la forêt primaire et de ses arbres. Pourquoi ? (07:09) Parce qu’il n’y a pas besoin d’être un spécialiste pour apprécier la beauté, dit-il, c’est pourquoi il en parle souvent. Pourtant, quand il était étudiant, il était interdit de parler de beauté, de faire appel à cette sensibilité, présente pourtant en chacun de nous. Aujourd’hui, il se venge et bientôt, il sortira un nouvel ouvrage sur « la beauté ». 

    Dans ce podcast, vous trouverez aussi toute une sélection de lectures (34 :10) pour vous initier aux arbres et aux forêts, initier vos enfants également. On rêverait de se balader avec lui, lui qui connaît tout sur tout, la moindre feuille, la moindre plante, même au hasard d’un couloir de LCI.

     On l’interroge également sur l’engouement des Français pour les arbres, la nature : il s’en réjouit même s’il ne se l’explique pas complètement. Lui qui avait l’habitude de donner des conférences devant 15 personnes, aujourd’hui, elles font salle comble ! 

    Vieux sage, il n’aime pas répondre à certaines questions (28:45), alors quand ça l’ennuie, il le dit et puis tant pis ! Peu importe, on apprend énormément à ses côtés, lui qui n’attend plus rien des politiques – des gens pas très intéressants - mais qui espère beaucoup des citoyens, voilà pourquoi il les appelle à le rejoindre au sein de son association pour mener ce beau projet jusqu'au bout. Belle écoute avec Impact Positif.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    36 min
  • EXTRAIT - Solution n°74 : Francis Hallé - Créer une forêt primaire en Europe de l’Ouest

    Retrouvez l'ITW Déclic de Francis Hallé, un moment fort du podcast à la fin de l'épisode.

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    Francis Hallé est un éminent botaniste et un biologiste, spécialiste des arbres et des forêts tropicales. Il a sillonné le monde entier, et est connu pour avoir inventé le radeau des cimes, une nacelle qui permet d’étudier la canopée des forêts. Pour ce podcast, il est accompagné d’Eric Fabre, secrétaire général de l’Association Francis Hallé pour la Forêt Primaire. Ensemble, ils portent un projet : créer une forêt primaire en Europe de l’Ouest. (05:55) Une forêt primaire, c’est une forêt qui n’a jamais été exploitée, ni modifiée de façon quelconque par l’homme, c’est un sommet de la biodiversité. Il n’en existe presque plus en Europe, elles ont toutes été détruites depuis 1850, la dernière qui subsiste est en Pologne, c’est la forêt de Bialowieza qui est elle-même en danger. Ce projet va s’étendre sur des siècles. Pour Francis Hallé, c’est le projet de sa vie.  

    Aujourd’hui,l’Association cherche un terrain de 70 000 hectares, l’équivalent de l’île de Minorque, plusieurs pistes sont à l’étude dont les Vosges ou encore les Ardennes belges et françaises (10:40). 

    On écouterait parler des heures Francis Hallé, il nous décrit la beauté de la forêt primaire et de ses arbres. Pourquoi ? (07:09) Parce qu’il n’y a pas besoin d’être un spécialiste pour apprécier la beauté, dit-il, c’est pourquoi il en parle souvent. Pourtant, quand il était étudiant, il était interdit de parler de beauté, de faire appel à cette sensibilité, présente pourtant en chacun de nous. Aujourd’hui, il se venge et bientôt, il sortira un nouvel ouvrage sur « la beauté ». 

    Dans ce podcast, vous trouverez aussi toute une sélection de lectures (34 :10) pour vous initier aux arbres et aux forêts, initier vos enfants également. On rêverait de se balader avec lui, lui qui connaît tout sur tout, la moindre feuille, la moindre plante, même au hasard d’un couloir de LCI.

     On l’interroge également sur l’engouement des Français pour les arbres, la nature : il s’en réjouit, même s’il ne se l’explique pas complètement. Lui qui avait l’habitude de donner des conférences devant 15 personnes, aujourd’hui, elles font salle comble ! 

    Vieux sage, il n’aime pas répondre à certaines questions (28:45), alors quand ça l’ennuie, il le dit et puis tant pis ! Peu importe, on apprend énormément à ses côtés, lui qui n’attend plus rien des politiques – des gens pas très intéressants - mais qui espère beaucoup des citoyens, voilà pourquoi il les appelle à le rejoindre au sein de son association pour mener ce beau projet. Belle écoute avec Impact Positif.

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    8 min
  • REPLAY : IMPACT POSITIF L'EMISSION avec Nicolas Chabanne

    Impact Positif,  c'est aussi une émission tous les samedis sur LCI à 12H45

    Nicolas Chabanne, le fondateur de la Marque « C’est Qui le Patron ?! » est l’invité d’IMPACT POSITIF. La marque symbolisée par cette brique de lait qui rémunère au juste prix le producteur. Elle est désormais la plus vendue en France devant les gros acteurs du secteur. Une prouesse réalisée sans publicité en seulement 6 ans. Aujourd’hui, la marque veut encore se développer.

    Au début, un seul produit : du lait. 6 ans plus tard, plus d’une trentaine estampillés « C’est qui le Patron ?! » avec de gros succès comme le beurre. 312 millions de litres ont été vendus et la marque est présente dans 9 pays. C’est surtout aujourd’hui un concept qui paie. Celui des « consommateurs acteurs ». Dans la coopérative, ce sont les sociétaires qui choisissent les produits commercialisés, ils sont plus de 12 000 à dire leur mot et à vérifier que tout se passe selon le cahier des charges fondé sur des critères sociaux et environnementaux. Aujourd’hui, « C’est qui le Patron ?! » veut développer le modèle, l’étendre à tous les biens et services. Pourquoi pas une maison de retraite du consommateur, une banque du consommateur, une assurance ou encore des textiles ? Le but est d’inciter en quelques sortes les consommateurs à entrer au capital d’entreprises ou d’en créer pour faire changer les pratiques. Selon Nicolas Chabanne, c’est l’urgence qui pousse à agir, et nous sommes à un moment charnière pour le faire. C’est ce qu’il nous explique dans Impact Positif.

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    9 min
  • REPLAY : IMPACT POSITIF L'EMISSION avec EVA SADOUN

    IMPACT POSITIF, l'émission sur LCI, tous les samedis à 12H45.

    Comment parler d’économie à l’aune de la sobriété ? C’était l’objectif des Universités d’Eté de l’Economie de Demain qui se sont tenues fin août à PARIS. Portées par le mouvement IMPACT France, elles ont attiré 2500 personnes et pas moins de 6 ministres se sont déplacés pour débattre des enjeux de transformation face à la crise sociale et climatique. Eva Sadoun, la co-présidente du mouvement IMPACT France, était l’invitée d’IMPACT POSITIF sur LCI.

    « Sobriété, j’écris ton nom », c’était le thème de ces Universités, un thème qui avait été choisi il y a des mois suite aux conclusions du rapport du GIEC. Aujourd’hui, il est en pleine lumière et c’est le président lui-même qui parle de sobriété. Le moment pour le mouvement Impact France –qui représente 15 000 entreprises- de formuler ses propositions au gouvernement, elles seront enrichies et remises dans les prochains jours à Elisabeth Borne. Elles sont d’ores et déjà visibles sur le site des « UEED » : 10 mesures pour engager l’économie sur le chemin de la prospérité sobre, et dix commandements pour une entreprise sobre. Parmi ceux-ci : rendre la sobriété compétitive, encourager à consommer moins mais mieux ou encore investir massivement dans les entreprises sobres. Car la difficulté réside à la fois du côté des entrepreneurs qui ne savent pas toujours comment s’y prendre pour atteindre ces objectifs de sobriété, mais aussi du côté du gouvernement. Celui-ci subit de plein fouet son impréparation. Car le constat est implacable : aujourd’hui, on ne pourra pas produire l’énergie renouvelable nécessaire pour maintenir la croissance. La réduction des émissions de gaz à effet de serre s’accompagnera d’une diminution du PIB de 2 à 3 %, mais comment tenir ce discours quand on est une personnalité politique ? Pour Eva Sadoun, le gouvernement n’est pas encore prêt à tenir ce discours car il n’a tout simplement pas de projet. Les entrepreneurs engagés et les acteurs d’Impact France voient plutôt cela comme quelque chose d’heureux, comme la capacité de l’économie à organiser les conditions d’habitabilité sur terre. Eva Sadoun nous parle également d’une liste de 10 start-up qui seront en mesure de devenir demain des licornes « sobres ».

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    9 min
  • Solution n° 73 : Timothée Parrique, la décroissance comme chemin vers une société de la post-croissance

    Timothée Parrique est docteur en économie de l'écologie, il vient de publier « Ralentir ou Périr, l’économie de la décroissance » aux éditions du Seuil. Il s’agit en fait de sa thèse de doctorat simplifiée, une thèse qui a eu un retentissement surprenant, à tel point qu'elle a attiré l’intérêt des éditeurs.

    Son objectif était d'écrire un livre qui soit accessible à tous (4'15). On n'a plus plus temps d'avoir un diplôme d'économie pour participer au débat public, dit-il. Car la décroissance, on en parle de plus en plus, mais sait-on vraiment de quoi il s’agit ? Le concept est clivant, vilipendé par certaines personnalités politiques, elle est présentée par d’autres comme le seul moyen de faire face aux enjeux climatiques et sociétaux.  Si certains ne veulent pas en entendre parler, lorsque la pandémie nous a frappé (3'), on s’y est intéressé de près afin de savoir si cela pouvait être une solution pour envisager le monde d’après et pour ralentir, tout simplement. Ce que dit Timothée Parrique, c’est qu’il ne peut y avoir de croissance tout en baissant les émissions de CO2 (4'45); que la décroissance est une transition vers une économie de la post-croissance. Une décroissance qui doit être sélective (12'13), et cibler ceux qui contribuent le plus au dépassement écologique.

    Avec Timothée Parrique, on s'interroge aussi sur la pertinence de l'indicateur de croissance représenté par le PIB. Complètement désuet aujourd'hui, incapable de mesurer le bien-être, la qualité de vie au travail ou encore la dégradation de la planète. Pour l'économiste, il s'agit d'un indicateur de guerre, il nous indique comment l’économie tourne mais pas dans quelle direction ! Cependant, aujourd'hui, l'important n'est pas de changer d'indicateur mais surtout de freiner ( 22'). On évoque également le besoin d'utopies. Et le fait qu'on a oublié comment on fabrique de nouvelles économies. Pour lui, rien n'est écrit dans la roche ( 10:50), c’est le système dans son ensemble qu’il faut changer. 

    Sur le terme "décroissance"... Ne fait-il pas peur ? Ne valait-il pas mieux l'appeler différemment (14') ? Economie mature, positive, croissance verte. Si certains proposent d'autres termes plus acceptables depuis des années, on a bien compris qu'ils n'ont pas réussi à transformer la société. Pour le scientifique,  pas question de changer, il faut au contraire maintenir "ce mot de combat".  Retrouvez enfin l'interview du "Monde d'Après" de Timothée Parrique (28'). Très bonne écoute avec Impact Positif.

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    41 min
  • <EXTRAIT> Solution n° 73 : Timothée Parrique, la décroissance comme chemin vers une société de la post-croissance

    Retrouvez dans cet envoi l'interview du "monde d'après" de Timothée Parrique. Un temps fort du podcast que vous retrouvez à la toute fin de l'épisode. Bonne écoute !

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    Timothée Parrique est docteur en économie de l'écologie, il vient de publier « Ralentir ou Périr, l’économie de la décroissance » aux éditions du Seuil. Il s’agit en fait de sa thèse de doctorat simplifiée, une thèse qui a eu un retentissement surprenant, à tel point qu'elle a attiré l’intérêt des éditeurs.

    Son objectif était d'écrire un livre qui soit accessible à tous (4'15). On n'a plus plus temps d'avoir un diplôme d'économie pour participer au débat public, dit-il. Car la décroissance, on en parle de plus en plus, mais sait-on vraiment de quoi il s’agit ? Le concept est clivant, vilipendé par certaines personnalités politiques, elle est présentée par d’autres comme le seul moyen de faire face aux enjeux climatiques et sociétaux.  Si certains ne veulent pas en entendre parler, lorsque la pandémie nous a frappé (3'), on s’y est intéressé de près afin de savoir si cela pouvait être une solution pour envisager le monde d’après et pour ralentir, tout simplement. Ce que dit Timothée Parrique, c’est qu’il ne peut y avoir de croissance tout en baissant les émissions de CO2 (4'45); que la décroissance est une transition vers une économie de la post-croissance. Une décroissance qui doit être sélective (12'13), et cibler ceux qui contribuent le plus au dépassement écologique.

    Avec Timothée Parrique, on s'interroge aussi sur la pertinence de l'indicateur de croissance représenté par le PIB. Complètement désuet aujourd'hui, incapable de mesurer le bien-être, la qualité de vie au travail ou encore la dégradation de la planète. Pour l'économiste, il s'agit d'un indicateur de guerre, il nous indique comment l’économie tourne mais pas dans quelle direction ! Cependant, aujourd'hui, l'important n'est pas de changer d'indicateur mais surtout de freiner (22'). On évoque également le besoin d'utopies. Et le fait qu'on a oublié comment on fabrique de nouvelles économies. Pour lui, rien n'est écrit dans la roche ( 10:50), c’est le système dans son ensemble qu’il faut changer. 

    Sur le terme "décroissance"... Ne fait-il pas peur ? Ne valait-il pas mieux l'appeler différemment (14') ? Economie mature, positive, croissance verte. Si certains proposent d'autres termes plus acceptables depuis des années, on a bien compris qu'ils n'ont pas réussi à transformer la société. Pour le scientifique,  pas question de changer, il faut au contraire maintenir "ce mot de combat".  Retrouvez enfin l'interview du "Monde d'Après" de Timothée Parrique (28'). Très bonne écoute avec Impact Positif.

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    13 min
  • REDIFF : Marie-Monique Robin, de l'urgence de sauvegarder la biodiversité

    Une rediffusion qui résonne tout particulièrement avec cet été que nous traversons, fait de sécheresse, de feux de forêts destructeurs, de canicule et de catastrophes climatiques. L'épisode nous aide à comprendre combien la biodiversité doit être préservée.  

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    Avec son dernier film, « La Fabrique des Pandémies », Marie-Monique Robin frappe fort. Auteure, journaliste, réalisatrice, elle a l’habitude de dénoncer depuis des décennies par le biais de ses livres et de ses films : « Le monde selon Monsanto », « Sacrée Croissance » ou encore « Le Roundup face à ses juges ». Mais aujourd’hui, elle s’exprime sur un thème qui nous a tous touché ces deux dernières années, la santé et ses liens avec la biodiversité. Une biodiversité qu’elle a voulu montrer dans toute sa splendeur sous les yeux ébahis de Juliette Binoche. Car cette fois, c’est la comédienne qui incarne le film et qui part à la rencontre de scientifiques dans le monde entier (03 :00). Un film tourné en pleine crise sanitaire sur quatre continents, de Madagascar aux Etats-Unis en passant par le Gabon.

    Le téléspectateur apprend en même temps que Juliette Binoche, et s’empare de certains termes scientifiques en même temps qu’elle. Pour celles et ceux qui auront vu le film, il y aura un avant et un après. Après deux années de pandémie, on a l’impression d’y voir plus clair et de saisir l’urgence. Que nous disent ces scientifiques ? Ils nous disent tous la même chose : si vous touchez à la biodiversité, si vous rompez l’équilibre dans la chaîne du vivant, vous augmentez les risques qu’un agent pathogène entre en contact avec un humain (12 :21). La déforestation a des effets dévastateurs sur l’ensemble de la planète, elle accélère le réchauffement climatique et favorise l’émergence de maladies infectieuses. Ces scientifiques, ces passeurs de savoir, ont révélé au monde les territoires les plus propices pour voir émerger ces maladies, et parmi ces territoires, il y avait Wuhan en Chine (11 :15), quelques mois avant que la pandémie n’éclate. Leurs travaux sont restés trop longtemps dans l’ombre, et avec ce film, Marie-Monique Robin veut rendre leur parole accessible. Surtout, elle nous donne des chiffres qui font réfléchir : nous connaissons aujourd’hui entre une et cinq émergences par an d’une maladie infectieuse contre une tous les 15 ans jusqu’en 1970 (15 :00). Nous sommes bel et bien entrés dans une ère d’épidémie de pandémies. 

    Mais il y a de l’espoir et des solutions, et c’est ce que nous montre le film avec le travail quotidien de ces chercheurs, il est encore possible de restaurer, de réparer (16 :11).  Mais la réalisatrice prévient (23 :00) : « Il faut revoir notre rapport au vivant et arrêter de faire des incursion de plus en plus profondes dans les éco-systèmes».  Elle nous donne aussi des conseils pratiques pour agir, ici et maintenant.  Avec cette bonne nouvelle à la clé (34 :42): tout ceux qui se lancent dans des initiatives vont mieux qu’avant ! Agir, c’est bon pour le moral.

    Sans oublier l’interview dans l’interview (33 :10) de Marie-Monique Robin et une lecture qui l’a marquée (38 : 00) : « Le printemps silencieux » de Rachel Carson.

    « La Fabrique des Pandémies » poursuit sa route dans les salles (47 :22).  Longue vie à ce film et aux débats qu’il provoquera. Très bonne écoute avec Impact Positif.

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    49 min
  • REDIFFUSION : Marine Calmet, reconnaître des droits à la Nature

    Avec son livre publié aux éditions Tana, « Devenir Gardiens de la Nature », Marine Calmet propose que l’on se penche sur ce concept de « gardien » et que l’on en découvre tous les contours. Et si nous étions responsables de la Terre où nous habitons ? Et si nous étions redevables ? Il ne s’agit pas d’ailleurs d’un nouveau concept puisqu’ailleurs sur la planète, c’est une réalité : en Nouvelle-Zélande, l’Etat a doté le fleuve Whanganui d’une personnalité juridique et ce sont les Maori qui en sont les gardiens. La Colombie a fait de même pour le fleuve Atrato (05 : 41).  Pour Marine Calmet, reconnaître des droits à la Nature est même une nécessité pour retisser des liens entre nous, remettre de l’harmonie. C’est une manière holistique (06 :15) de s’engager pour l’écologie, dit-elle, en allant plus loin que les éco-gestes, les manifestations, les pétitions.

    Avec ses propres expériences (16 :44) , ses combats contre le projet Montagne d’Or en Guyane finalement abandonné et les forages de Total au large de la Guyane, Marine Calmet nous explique comment, grâce au droit, les citoyens peuvent obtenir des victoires, et faire progresser la jurisprudence. Car si l’arsenal juridique dont nous disposions était suffisant jusqu’au 18ème siècle, il est aujourd’hui dépassé pour répondre aux défis posés par la voracité de l’homme sur les ressources naturelles. Parmi ses outils également, un incubateur qu’elle a fondé, Wild Legal, et qui permet à des juristes de se former grâce à des procès simulés (27:55).

    Alors que nous tournons ce podcast, nous sommes dans l’entre-deux tours de la présidentielle. La jeune juriste nous dit à quel point le mandat d’Emmanuel Macron a déçu les militants écologistes (22:00 ; 33 :00), notamment après la Convention Citoyenne pour le Climat. Le dernier « coup de couteau » étant survenu dans l’entre-deux tours précisément avec des ordonnances prises par le gouvernement pour modifier le code minier. Mais l’espoir reste permis pour ces 5 prochaines années, et surtout l’action. Plus que jamais, les militants sont décidés à obtenir des avancées et des changements systémiques. 

    Comme pour tous nos invités, Marine Calmet nous partage ses lectures inspirantes et les personnes qui l’ont influencée (38 :42).

    Merci à Fabrice Bonnifet, patron du C3D, pour sa question surprise (33 :28) et bonne écoute avec Impact Positif !

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    46 min
  • Solution n° 72 - Les low-tech : répondre à l’appel de la sobriété

    Corentin de Chatelperron me fait indubitablement penser à ces "bifurqueurs" dont on a beaucoup parlé en cette fin d‘année scolaire. Sauf que lui, il a bifurqué il y a longtemps déjà ! Il vient de boucler son tour du monde des low-tech avec son bateau « Nomade des Mers ». Ingénieur, navigateur, il avait entamé ce tour avec son équipe il y a 6 ans. Il vient d’accoster en Bretagne fin juin après 25 pays visités et plus de 50 technologies low-tech repérées. Objectif : documenter ces technologies et essayer de les faire connaître au plus grand nombre. 

    Aujourd’hui, alors que l’Etat et de grandes entreprises nous appellent à moins consommer, les low-tech peuvent-elles être une des solutions ? Pour Corentin, sans aucun doute. Par opposition au high-tech, les low-tech sont à la fois utiles, accessibles et durables. Si celles-ci étaient plus largement connues, acceptées et adaptées, nous dit-il, elles permettraient de lutter efficacement contre les maux environnementaux, sociaux et sociétaux du XXIème siècle. 

    Des technologies qui ont également été expérimentées « en direct » sur le bateau : éolienne, mouches « soldat noir », poules, culture de spiruline, etc. 

    La Bretagne, laboratoire européen du low-tech ?

    L’idée est aussi de faire passer à l’échelle ces technologies, qu’elles infiltrent la société, qu’elle s’en empare. Un festival s’est tenu en Bretagne afin de rencontrer le grand public. Avec le Low-Tech Lab, co-fondé par Corentin de Chatelperron, 20 organisations bretonnes vont bientôt être accompagnées dans leur transition low-tech sur plusieurs années. Parmi elles : l’hôpital de Concarneau, la mairie, une brasserie, un hôtel, le Muséum national d’histoire naturelle. Tout va être revu en termes de déplacements, chauffage, gestion des déchets.

    Les low-tech, c’est aussi une façon de se réapproprier la technique. « Petit à petit, le progrès actuel nous amène à ne plus rien maîtriser de notre quotidien », estime Corenton de Chatelperron. Réparer des objets, comprendre ce qu’il y a derrière, se réapproprier les objets du quotidien, voilà un autre objectif des low-tech. C’est une passion pour Corentin, vous la sentirez tout au long de ce podcast ! En vacances ou pas, profitez bien, prenez soin de vous et on se retrouve à la rentrée pour une nouvelle saison du podcast et un module « Impact Positif » sur la grille de LCI. A bientôt !

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    43 min
  • <EXTRAIT > Solution n° 72 - Les low-tech : répondre à l’appel de la sobriété

    Retrouvez dans cet envoi l'interview du "monde d'après" de Corentin de Chatelperron.  Un moment fort du podcast que vous retrouvez à la toute fin de l'épisode. Bonne écoute !

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    Corentin de Chatelperron me fait indubitablement penser à ces "bifurqueurs" dont on a beaucoup parlé en cette fin d‘année scolaire. Sauf que lui, il a bifurqué il y a longtemps déjà ! Il vient de boucler son tour du monde des low-tech avec son bateau « Nomade des Mers ». Ingénieur, navigateur, il avait entamé ce tour avec son équipe il y a 6 ans. Il vient d’accoster en Bretagne fin juin après 25 pays visités et plus de 50 technologies low-tech repérées. Objectif : documenter ces technologies et essayer de les faire connaître au plus grand nombre. 

    Aujourd’hui, alors que l’Etat et de grandes entreprises nous appellent à moins consommer, les low-tech peuvent-elles être une des solutions ? Pour Corentin, sans aucun doute. Par opposition au high-tech, les low-tech sont à la fois utiles, accessibles et durables. Si celles-ci étaient plus largement connues, acceptées et adaptées, nous dit-il, elles permettraient de lutter efficacement contre les maux environnementaux, sociaux et sociétaux du XXIème siècle. 

    Des technologies qui ont également été expérimentées « en direct » sur son bateau : éolienne, mouches « soldat noir », poules, culture de spiruline, etc. 

    La Bretagne, laboratoire européen du low tech ?

    L’idée est aussi de faire passer à l’échelle ces technologies, qu’elles infiltrent la société, qu’elle s’en empare. Un festival s’est tenu en Bretagne afin de rencontrer le grand public. Avec le Low-tech Lab, co-fondé par Corentin de Chatelperron, 20 organisations bretonnes vont bientôt être accompagnées dans leur transition low-tech sur plusieurs années. Parmi elles : l’hôpital de Concarneau, la mairie, une brasserie, un hôtel, le Muséum national d’histoire naturelle. Tout va être revu en termes de déplacements, chauffage, gestion des déchets.

    Les low-tech, c’est aussi une façon de se réapproprier la technique. « Petit à petit, le progrès actuel nous amène à ne plus rien maîtriser de notre quotidien », estime Corentin. Réparer des objets, comprendre ce qu’il y a derrière, se réapproprier les objets du quotidien, voilà un autre objectif des low tech. C’est une passion pour Corentin, et vous la sentirez tout au long de ce podcast. En vacances ou pas, profitez bien, prenez soin de vous et on se retrouve à la rentrée pour une nouvelle saison du podcast et un module « Impact Positif » sur la grille de LCI. A bientôt !

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    12 min

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