Into The Wind

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Into The Wind episodes

  • #50 Thomas Coville, le marin curieux qui sait faire des phrases - 3e partie

    Quand on s'assoit face à lui après avoir installé les micros, on sait qu'on va en avoir pour son argent... et qu'il faut se caler confortablement. Car Thomas Coville, 53 ans, est un marin éclectique, doublé d'un formidable conteur.


    L'invité idéal, donc, pour fêter ce 50e épisode d'Into The Wind : un épisode exceptionnel en trois parties pour six heures d'interview - avec une pause déjeuner au milieu, rassurez-vous - mais nous n'avons pas vu le temps passer !


    Thomas Coville, boulimique de la mer et des bateaux, a couru sur presque tous les supports et sur toutes les mers, en plus de trois décennies d'une carrière d'une rare intensité. A part la voile olympique, c'est bien simple, il a touché à tout.

    Le Tour de France à la voile ? Il les enchaîne en guise de formation dans les années 1980. Le multicoque ? Il apprend tout avec Laurent Bourgnon. La Coupe de l'America ? Il participe à l'édition 1995 au sein du team de Marc Pajot.

    En rentrant de San Diego, il réalise un enchaînement impeccable : Trophée Jules Verne avec Olivier de Kersauson (record), Mini Transat quelques mois plus tard (2e), puis Route de l'Or avec Yves Parlier (vainqueur) qui lui confie Aquitaine Innovations pour le Rhum 1998 après sa chute de parapente (vainqueur).


    C'est là qu'il est recruté par Sodebo pour remplacer Raphaël Dinelli sur l'Imoca vendéen : victoire dans la Transat Jacques Vabre 1999 et Vendée Globe dans la foulée (6e). S'en suivent plus de deux décennies de partenariat qui courent encore.


    Aux cinq saisons - difficiles - en Orma, succèdent dix années ou presque d'une quête personnelle, celle du Trophée Saint-Exupéry, le record du tour du monde en solitaire "overall", qu'il décroche à sa cinquième tentative, le jour de Noël 2016.


    Sans parler des "extras", qu'il pratique avec bonheur, des piges sur le Trophée Jules Verne - remporté une seconde fois avec Franck Cammas en 2010 - et sur la Volvo Ocean Race - plusieurs participations, dont une victoire, toujours avec Cammas en 2012.


    Bilan : 8 tours du monde, 10 passages du cap Horn, une vingtaine de transats... et la liste n'est pas close. Désormais pilote d'Ultime, Thomas Coville vise le Rhum 2022 puis le Tour du monde en solitaire en 2023. Insatiable.


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    2 hr 2 min
  • #50 Thomas Coville, le marin curieux qui sait faire des phrases - 2e partie

    Quand on s'assoit face à lui après avoir installé les micros, on sait qu'on va en avoir pour son argent... et qu'il faut se caler confortablement. Car Thomas Coville, 53 ans, est un marin éclectique, doublé d'un formidable conteur.


    L'invité idéal, donc, pour fêter ce 50e épisode d'Into The Wind : un épisode exceptionnel en trois parties pour six heures d'interview - avec une pause déjeuner au milieu, rassurez-vous - mais nous n'avons pas vu le temps passer !


    Thomas Coville, boulimique de la mer et des bateaux, a couru sur presque tous les supports et sur toutes les mers, en plus de trois décennies d'une carrière d'une rare intensité. A part la voile olympique, c'est bien simple, il a touché à tout.

    Le Tour de France à la voile ? Il les enchaîne en guise de formation dans les années 1980. Le multicoque ? Il apprend tout avec Laurent Bourgnon. La Coupe de l'America ? Il participe à l'édition 1995 au sein du team de Marc Pajot.

    En rentrant de San Diego, il réalise un enchaînement impeccable : Trophée Jules Verne avec Olivier de Kersauson (record), Mini Transat quelques mois plus tard (2e), puis Route de l'Or avec Yves Parlier (vainqueur) qui lui confie Aquitaine Innovations pour le Rhum 1998 après sa chute de parapente (vainqueur).


    C'est là qu'il est recruté par Sodebo pour remplacer Raphaël Dinelli sur l'Imoca vendéen : victoire dans la Transat Jacques Vabre 1999 et Vendée Globe dans la foulée (6e). S'en suivent plus de deux décennies de partenariat qui courent encore.


    Aux cinq saisons - difficiles - en Orma, succèdent dix années ou presque d'une quête personnelle, celle du Trophée Saint-Exupéry, le record du tour du monde en solitaire "overall", qu'il décroche à sa cinquième tentative, le jour de Noël 2016.


    Sans parler des "extras", qu'il pratique avec bonheur, des piges sur le Trophée Jules Verne - remporté une seconde fois avec Franck Cammas en 2010 - et sur la Volvo Ocean Race - plusieurs participations, dont une victoire, toujours avec Cammas en 2012.


    Bilan : 8 tours du monde, 10 passages du cap Horn, une vingtaine de transats... et la liste n'est pas close. Désormais pilote d'Ultime, Thomas Coville vise le Rhum 2022 puis le Tour du monde en solitaire en 2023. Insatiable.


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    2 hr 13 min
  • #50 Thomas Coville, le marin curieux qui sait faire des phrases - 1ere partie

    Quand on s'assoit face à lui après avoir installé les micros, on sait qu'on va en avoir pour son argent... et qu'il faut se caler confortablement. Car Thomas Coville, 53 ans, est un marin éclectique, doublé d'un formidable conteur.


    L'invité idéal, donc, pour fêter ce 50e épisode d'Into The Wind : un épisode exceptionnel en trois parties pour six heures d'interview - avec une pause déjeuner au milieu, rassurez-vous - mais nous n'avons pas vu le temps passer !


    Thomas Coville, boulimique de la mer et des bateaux, a couru sur presque tous les supports et sur toutes les mers, en plus de trois décennies d'une carrière d'une rare intensité. A part la voile olympique, c'est bien simple, il a touché à tout.

    Le Tour de France à la voile ? Il les enchaîne en guise de formation dans les années 1980. Le multicoque ? Il apprend tout avec Laurent Bourgnon. La Coupe de l'America ? Il participe à l'édition 1995 au sein du team de Marc Pajot.

    En rentrant de San Diego, il réalise un enchaînement impeccable : Trophée Jules Verne avec Olivier de Kersauson (record), Mini Transat quelques mois plus tard (2e), puis Route de l'Or avec Yves Parlier (vainqueur) qui lui confie Aquitaine Innovations pour le Rhum 1998 après sa chute de parapente (vainqueur).


    C'est là qu'il est recruté par Sodebo pour remplacer Raphaël Dinelli sur l'Imoca vendéen : victoire dans la Transat Jacques Vabre 1999 et Vendée Globe dans la foulée (6e). S'en suivent plus de deux décennies de partenariat qui courent encore.


    Aux cinq saisons - difficiles - en Orma, succèdent dix années ou presque d'une quête personnelle, celle du Trophée Saint-Exupéry, le record du tour du monde en solitaire "overall", qu'il décroche à sa cinquième tentative, le jour de Noël 2016.


    Sans parler des "extras", qu'il pratique avec bonheur, des piges sur le Trophée Jules Verne - remporté une seconde fois avec Franck Cammas en 2010 - et sur la Volvo Ocean Race - plusieurs participations, dont une victoire, toujours avec Cammas en 2012.


    Bilan : 8 tours du monde, 10 passages du cap Horn, une vingtaine de transats... et la liste n'est pas close. Désormais pilote d'Ultime, Thomas Coville vise le Rhum 2022 puis le Tour du monde en solitaire en 2023. Insatiable.


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    1 hr 51 min
  • #49 Bruno Troublé, la Coupe pour la vie

    C'est l'histoire d'une révélation. Celle qu'a connue, à même pas 18 ans, Bruno Troublé, dans les locaux du New York Yacht-Club, en plein Manhattan, en découvrant la Coupe de l'America qui y trônait alors dans une vitrine.


    Nous sommes en 1963, et le jeune Troublé, dernier rejeton d'une famille versaillaise, promis, comme les trois générations précédentes, à la robe d'avocat, tombe raide dingue de la Cup et se jure d'y participer.


    Fou de bateau depuis l'enfance, il délaisse rapidement le droit pour se consacrer à la régate qu'il a appris dans le fief familial d'Antibes et sur la Seine. Plutôt doué - vice-champion du monde junior de 505 -, il est sélectionné pour les Jeux de Mexico en 1968 qu'il termine 6e avec Bertrand Chéret en Flying Dutchman.


    Il candidate auprès de baron Bich - fondateur de Bic - qui monte le premier défi français pour la Coupe de l'America 1970, sans succès, retourne aux JO en 1976 (7e en Soling avec Patrick Haegli) et parvient finalement à embarquer pour la Coupe de 1980 sur France 3 qu'il mène en finale des challengers. Le baron est la "rencontre de sa vie".


    Une vie, qui va définitivement basculer du côté de la Coupe en 1983, où, toujours barreur du défi français, il parvient à convaincre Henry Racamier, le patron de Louis Vuitton, de financer les sélections des challengers de l'America's Cup.


    C'est le début d'un long compagnonage qui verra Bruno Troublé devenir au fil des années et des éditions un personnage incontournable et influent de la Coupe - seul français jamais intronisé au Hall of Fame du pichet en argent. Même lorsque Vuitton se retirer de la Coupe, en 2007. A 76 ans, il était encore consultant en Nouvelle Zélande sur la Prada Cup en 2021.


    Mais la vie de Bruno Troublé ne se résume pas au plus vieux trophée sportif du monde : à côté de cette grande passion, il continuera à régater, vendra des Dufour après avoir été journlaiste à Bateaux dans ses jeunes années, fera de la Windglider la planche des JO de Los Angelès - en s'appuyant sur... les Russes -, fondera une société d'évènementiel (Jour J), organisera le Tour de France à la voile, convertira Lindsay Owen Jones, le patron de L'Oréal, à la voile, s'impliquera dans la voile classique...


    Six décennies de passion vélique, passée au milieu d'une incroyable galerie de personnages, que cet épisode de 2h10 ne suffit pas à balayer. On attend avec impatience  les mémoires de celui qui se surnomme lui-même le "Papy de la Coupe" !


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    2 hr 10 min
  • [REDIFFUSION] - Les épisodes les plus écoutés en 2021 2/2 : Charlie Dalin

    Pendant les fêtes, Tip & Shaft rediffuse les deux épisodes d'Into The Wind les plus écoutés en 2021. Seconde rediffusion cette semaine avec l'épisode #30 de Charlie Dalin, le deuxième plus écouté cette année, enregistré fin février, un mois après son arrivée en première position dans un Vendée Globe où il sera finalement classé 2e par le jeu des réparations.

    ---

    Première diffusion le 23 mai 2021


    Il a fini le Vendée Globe voilà un mois et il vous reçoit tranquillement dans sa cuisine, à peine entamé par 80 jours de course autour des trois caps. A peine fatigué, non plus, de répéter quelques pans de la course avant d’entrer dans les détails de son parcours.


    Ainsi va Charlie Dalin, 2e du Vendée Globe – mais premier sur la ligne – tout entier dévoré par la passion de la mer, des bateaux et de la course, piqué depuis un stage d’Optimist à 6 ans en presqu’île de Crozon.


    A 36 ans, le skipper d’Apivia dévoile dans une conversation tranquille le parcours d’un jeune homme que pas grand-chose ne prédestinait à tutoyer le très haut niveau de la course au large. Mais l’on sent bien, tout au long de cet épisode de 2 heures, la détermination d’un garçon qui décide, dès l’adolescence, que sa vie se ferait sur l’eau.


    Après quelques années en voile légère, il part étudier l’architecture navale à Southampton puis se jette dans le bouillon de culture de la Mini, terminant 2e de la Mini Transat en 2009. Deux ans plus tard, il s’attaque au circuit Figaro et au bout de 3 saisons, il s’installe sur le podium de la Solitaire pour ne plus le quitter – exploit unique – jusqu’en… 2018.


    Ministe devenu figariste, il enchaîne en Imoca, bien entouré par des parrains comme Yann Eliès, François Gabart, Pascal Bidégorry, avec toujours une obsession : apprendre, encore et toujours. Un apprentissage accéléré qui le mène à la victoire sur la Transat Jacques Vabre 2019 puis à ce Vendée Globe hors norme qui semble d’ores et déjà digéré.

    Charlie Dalin est déjà passé au coup d’après : la Jacques Vabre 2021, la Route du Rhum 2022… et le Vendée Globe 2024.

     

    Générique : In Closing – Days Past

    Post-production : Clovis Tisserand


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    2 hr 13 min
  • [REDIFFUSION] - Les épisodes les plus écoutés en 2021 1/2 : Kevin Escoffier

    Pendant les fêtes, Tip & Shaft rediffuse les deux épisodes d'Into The Wind les plus écoutés en 2021. Première rediffusion cette semaine avec l'épisode #36 de Kevin Escoffier, le plus écouté cette année, enregistré fin mai, quelques semaines après son naufrage et son sauvetage dans par Jean Le Cam dans le Vendée Globe.

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    Première diffusion le 23 mai 2021

    Il fut d’abord joueur de rugby, déjà attiré par la mer. Mais quand on est malouin, bercé par les départs de Route du Rhum, avec un père – Franck-Yves Escoffier – marin-pêcheur-coureur, on est tôt ou tard rattrapé par la patrouille…

     

    A 41 ans, Kevin Escoffier est un cas rare : celui d’un ingénieur passionné, passé des bureaux d’études pointus, où il a participé à la conception de machines hors normes, aux courses au large les plus engagées.

     

    Après ses études, il est lancé dans le grand bain par Michel Desjoyeaux qui le recrute chez Mer Agitée, où il participe à la conception du Multi50 de son père – avec qui il gagne la Transat Jacques Vabre 2005 – et du PRB sur plan Farr de Vincent Riou pour le Vendée Globe 2008. Avant de rentrer chez Banque Populaire, pour la construction de Banque Populaire V, le plus grand trimaran de course du monde…

     

    Il a beau être passionné, l’envie de naviguer ne cesse de grandir. Avec Pascal Bidégorry, skipper Banque Populaire à l’époque, il gagne sa place à bord et devient un naviguant indispensable, établissant nombre de records, dont le Jules Verne.

     

    Quand le Basque, débarqué du team Banque Pop, s’engage auprès de Charles Caudrelier sur Dongfeng dans la Volvo Ocean Race 2014-15, les deux hommes font appel à Kevin Escoffier. Le Malouin s’éclate et reviendra dans l’édition suivante pour gagner avec eux.

     

    L’ingénieur fera des allers-retours entre le BE de Banque Populaire et ses engagements en équipage, jusqu’à ce que Vincent Riou l’appelle pour lui succéder chez PRB. Sans jamais avoir participé à la Solitaire du Figaro, il s’aligne au départ du dernier Vendée Globe, le préparant en quelques mois où l’on comprend vite qu’il sera à l’aise après nombre de podiums en 2019 avec Nicolas Lunven.


    Il est dans le paquet de tête quand son Imoca s’ouvre en deux sous ses pieds, le 30 novembre. On connaît l’histoire : sauvé par Jean Le Cam, avec qui il traverse l’Indien, Kevin Escoffier est rapatrié par la Marine nationale à La Réunion.


    Rien qui ne le décourage de repartir pour le Vendée Globe 2024, avec le soutien de son sponsor. En attendant, Kevin Escoffier est retourné, une fois de plus, chez Banque Populaire, non plus au bureau d’études, mais comme équipier d’Armel Le Cléac’h sur le nouvel Ultim pour la prochaine Transat Jacques Vabre.


    Un parcours, dense et original, que le skipper de PRB raconte pendant 2h30 avec passion et franchise, et ce ton toujours clair, précis, direct.


    Générique : In Closing – Days Past

    Post-production : Clovis Tisserand


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    2 hr 29 min
  • #48 Jean-Baptiste Epron, l'équipier qui habillait les bateaux

    C'est l'histoire d'un môme transi. Transi par la passion des bateaux à voile, qu'il crobarde dès sa plus tendre enfance. Et qui va devoir attendre longtemps avant de pouvoir laisser libre cours à cette attraction irrépressible plus longuement que lors des vacances d'été à Granville et des croisières familiales.


    La passion est là, et l'obsession de la course aussi, bridées par une jeunesse passée à Paris, bercée par les exploits de Tabarly et consorts. Il lui faudra longtemps pour dépasser cet état et enfin se rapprocher de la mer, par la grâce d'un stage chez Bruno Troublé, alors pape de la Coupe de l'America.


    Il devient grouillot de bord, éponge les fonds, joue au cuistot, commence piano et, au fil du temps enchaîne les régates et découvre le Tour de France à la voile. Il navigue de longues années avec Jimmy Pahun et fait son trou petit à petit, montant en grade, sur des bateaux du haut du tableau, découvrant aussi la voile de propriétaire.


    À la fin des années 1990, il se lance dans la Soitaire du Figaro, apprécie, mais comprend qu'il préfère être équipier sur des bons bateaux que skipper sur des machines moins performantes. C'est ainsi qu'il candidate auprès de Bruno Peyron pour embarquer sur Orange et décroche son premier Trophée Jules Verne, en 2002.


    Tandis que Jean-Baptiste Epron multiplie les embarquements en JOD35 puis en Figaro, il commence à dessiner les décorations de bateaux - le Whirlpool de Catherine Chabaud, Orange, PRB, ... Une discipline embryonnaire à l'époque. Quand le circuit Orma décolle, il en est, chez Gitana, sur Géant. Il redouble aussi son Trophée Jules Verne en 2005, toujours avec Peyron sur Orange 2.


    Progressivement, son activité de graphiste prend le pas sur son job d'équipier recherché. Les grosses écuries comme Groupama, Gitana ou Banque Populaire apprécient sa capacité à intégrer leurs contraintes. Avec la professionnalisation, la demande grandit, mais sa passion demeure, toujours artisanale.


    Une passion qui l'amène, aujourd'hui, à habiller les plus beaux Imoca, les Ultimes, le défi français pour la Coupe en 2017, mais aussi des Minis, des Class40, des Multi50. Devenu en deux décennies une référence dans ce métier pratiqué par une poignée d'artistes, JB garde à l'esprit son mantra : "Un kiff, ça ne doit pas trop s'organiser".



    Générique : In Closing – Days Past

    Post-production : Clovis Tisserand


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    2 hr 1 min
  • #47 Miranda Merron, l'infatigable globe-trotteuse

    On peut être fille d'expatriés déménageant aux quatre coins du monde, étudier à la prestigieuse université de Cambridge, mener une carrière dans la pub à Paris, Londres, Sydney et Tokyo... et participer au Vendée Globe !


    Voilà la trajectoire hors norme, en résumé, de la britannique Miranda Merron, 22e de l'édition 2020-2021 du tour du monde en solitaire. Grâce à un père passionné qui l'emmène naviguer très tôt en course et lui fait traverser l'Atlantique dès son plus jeune âge.


    Même si elle a adoré bosser dans la pub, l'appel du large est le plus fort et elle plaque tout pour naviguer, d'abord en sollicitant des embarquements sur les pontons, puis comme équipière et boat-captain recherchée.


    A 29 ans, son destin change de trace : Miranda Merron embarque à bord de Royal & Sun Alliance, le catamaran engagé dans le Trophée Jules Verne par Tracy Edwards. La tentative s'arrête brutalement avec un démâtage au point Némo, mais la carrière de Miranda - et de plusieurs équipières du bord, telle Sam Davies - est lancée.


    Transat Jacques Vabre (trois fois), Volvo Ocean Race (sur Amer Sports 2), Route du Rhum... elle enchaîne les courses et les embarquements pendant une dizaine d'années, devenant une référence de la voile anglo-saxonne qui voit une génération de femmes prendre le large.


    A la fin des années 2000, elle plonge dans le bain de la Class40, dont elle va devenir un pilier pendant plus d'une décennie, enchaînant les transats en double et en équipage - avec celui qui est devenu son compagnon, Halvard Mabire - mais aussi en solitaire, décrochant notamment une très belle 6e place en 2014.


    En 2019, à 50 ans, elle change de catégorie et se lance avec Halvard dans un incroyable projet de Vendée Globe, mené à bien avec un budget plus que modeste. Une course que Miranda Merron résume mieux que personne : "Courir le Vendée Globe est un privilège". Un privilège qu'elle souhaite revivre à nouveau en 2024.


    Générique : In Closing – Days Past

    Post-production : Clovis Tisserand


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr 35 min
  • #46 Halvard Mabire, l’homme qui a couru - et court encore - sur tout ce qui flotte - 2e partie

    Quarante-cinq années de carrière : depuis 1977 et la première édition de la Mini Transat jusqu’à la prochaine Route du Rhum en 2022, Halvard Mabire a participé à toutes les courses, toutes les aventures, sur tous les supports, en solo, en double, en équipage.


    Légende de la voile, Mabire-Le-Viking, normand jusqu’au bout des ongles, embrasse la voile, jeune, à Barneville-Carteret, d’abord en voile légère, puis en habitable, sillonnant la Manche. A 21 ans, il se lance dans la première édition de la Mini Transat, en 1977, sur un bateau construit par ses soins : c’est le début d’une carrière de coureur au large et de constructeur, toujours en cours.

    Sur les premières lignes de son CV : la Solitaire du Figaro, dès 1978, puis des Ton Cup, le Triangle de l’Atlantique, l’Admiral’s Cup, la TwoStar, La Baule-Dakar… Il embrasse le multicoque qui connaît un premier âge d’or dès les années 1980, naviguant avec Daniel Gilard, Marc Pajot, Eric Tabarly, et s’initie également à la construction aux Etats-Unis.


    Mabire participe à la Whitbread sur Mor Bihan, Côte d’Or, Belmont of Finland, La Poste. Il court l’Ostar en 1988, sa première Route du Rhum en 1990… Le premier Vendée Globe, en 1989, ne lui a pas échappé : 3 ans plus tard, il se lance dans la conception et la construction d’un Imoca, Ville de Cherbourg, qui va gagner toutes les courses auxquelles il participe. Le bateau casse sa quille dans la Route du Rhum 1994, Mabire perd tout ; à moins de 40 ans, ruiné, il repart de zéro.


    Il sera de la Coupe de l’America en 1995, naviguera en Orma, participera à l’aventure des Maxi One Design et de The Race, comme chef de projet de Team Adventure. Il enchaîne avec Foncia, Mari Cha IV, Delta Dore - devenu un chef de projet recherché - s’impliquant, au passage, dans la première campagne d’Orange 2 en 2004.


    En 2008, une nouvelle tranche de vie commence quand il découvre la Class40. Avec sa compagne Miranda Merron, ils vont s’y impliquer pendant plus d’une décennie - Halvard Mabire en étant toujours le président. Québec-Saint-Malo (double vainqueur), Fastnet, Normandy Channel Race, Route du Rhum, Transat Jacques Vabre, il sillonne le circuit de longues années avec fidélité.


    En 2019, changement de classe, il se met au service de Miranda qui vise le Vendée Globe, qu’elle boucle en 22e position. Objectif atteint, même si, éreinté par cette campagne, Halvard assure qu’il ne sera pas de la prochaine. Sa prochaine campagne à lui, une transat supplémentaire, à ajouter à son CV nautique long comme un jour sans vent : le Rhum 2022. A 65 ans, Mabire n’a toujours pas prévu de prendre sa retraite.


    Générique : In Closing – Days Past

    Post-production : Clovis Tisserand


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr 59 min
  • #46 Halvard Mabire, l’homme qui a couru - et court encore - sur tout ce qui flotte - 1ère partie

    Quarante-cinq années de carrière : depuis 1977 et la première édition de la Mini Transat jusqu’à la prochaine Route du Rhum en 2022, Halvard Mabire a participé à toutes les courses, toutes les aventures, sur tous les supports, en solo, en double, en équipage.


    Légende de la voile, Mabire-Le-Viking, normand jusqu’au bout des ongles, embrasse la voile, jeune, à Barneville-Carteret, d’abord en voile légère, puis en habitable, sillonnant la Manche. A 21 ans, il se lance dans la première édition de la Mini Transat, en 1977, sur un bateau construit par ses soins : c’est le début d’une carrière de coureur au large et de constructeur, toujours en cours.

    Sur les premières lignes de son CV : la Solitaire du Figaro, dès 1978, puis des Ton Cup, le Triangle de l’Atlantique, l’Admiral’s Cup, la TwoStar, La Baule-Dakar… Il embrasse le multicoque qui connaît un premier âge d’or dès les années 1980, naviguant avec Daniel Gilard, Marc Pajot, Eric Tabarly, et s’initie également à la construction aux Etats-Unis.


    Mabire participe à la Whitbread sur Mor Bihan, Côte d’Or, Belmont of Finland, La Poste. Il court l’Ostar en 1988, sa première Route du Rhum en 1990… Le premier Vendée Globe, en 1989, ne lui a pas échappé : 3 ans plus tard, il se lance dans la conception et la construction d’un Imoca, Ville de Cherbourg, qui va gagner toutes les courses auxquelles il participe. Le bateau casse sa quille dans la Route du Rhum 1994, Mabire perd tout ; à moins de 40 ans, ruiné, il repart de zéro.


    Il sera de la Coupe de l’America en 1995, naviguera en Orma, participera à l’aventure des Maxi One Design et de The Race, comme chef de projet de Team Adventure. Il enchaîne avec Foncia, Mari Cha IV, Delta Dore - devenu un chef de projet recherché - s’impliquant, au passage, dans la première campagne d’Orange 2 en 2004.


    En 2008, une nouvelle tranche de vie commence quand il découvre la Class40. Avec sa compagne Miranda Merron, ils vont s’y impliquer pendant plus d’une décennie - Halvard Mabire en étant toujours le président. Québec-Saint-Malo (double vainqueur), Fastnet, Normandy Channel Race, Route du Rhum, Transat Jacques Vabre, il sillonne le circuit de longues années avec fidélité.


    En 2019, changement de classe, il se met au service de Miranda qui vise le Vendée Globe, qu’elle boucle en 22e position. Objectif atteint, même si, éreinté par cette campagne, Halvard assure qu’il ne sera pas de la prochaine. Sa prochaine campagne à lui, une transat supplémentaire, à ajouter à son CV nautique long comme un jour sans vent : le Rhum 2022. A 65 ans, Mabire n’a toujours pas prévu de prendre sa retraite.


    Générique : In Closing – Days Past

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    1 hr 51 min

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