La Série fiction

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  • Les misérables de Victor Hugo 9/14
    durée : 00:24:52 - Les misérables de Victor Hugo 9/14 - France Culture fête le cent-cinquantième anniversaire de la publication des Misérables, le grand roman de Victor Hugo. Exilé à Guernesey, il avait soixante ans lorsqu'il le termina. Dès sa parution, le 3 avril 1862, les lecteurs s'arrachent le livre. En octobre 1862, dans une lettre adressée à son éditeur italien, Monsieur Daelli, il écrit : " Vous avez raison, Monsieur, quand vous me dites que le livre " Les Misérables " est écrit pour tous les peuples. Je ne sais s'il sera lu par tous, mais je l'ai écrit pour tous. Il s'adresse à l'Angleterre autant qu'à l'Espagne, à l'Italie autant qu'à la France, à l'Allemagne, autant qu'à l'Irlande, aux républiques qui ont des esclaves aussi bien qu'aux empires qui ont des serfs. Les problèmes sociaux dépassent les frontières. Les plaies du genre humain, ces larges plaies qui couvrent le globe, ne s'arrêtent point aux lignes bleues ou rouges tracées sur la mappemonde. Partout où l'homme ignore et désespère, partout où la femme se vend pour du pain, partout où l'enfant souffre faute d'un livre qui l'enseigne et d'un foyer qui le réchauffe, le livre " Les Misérables " frappe à la porte et dit : " Ouvrez-moi, je viens pour vous ". À l'heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s'appelle l'homme ; il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues ". " Lire " Les Misérables " de Victor Hugo vous fait pénétrer dans la langue de notre grand poète français. Un territoire connu, mais presque oublié du côté de sa voix, de la singularité de sa voix. Cette histoire, maintes fois adaptée au cinéma, cache son écriture. On reconnaît la trame, les personnages mythiques, le Paris des révolutions, mais on a perdu ce qu'il a écrit. C'est assez difficile à exprimer, mais c'est ce que l'on découvre lorsqu'on se laisse envahir par le livre. C'est comme si l'on touchait du doigt les fibres de notre patrimoine dans ce qu'il a de meilleur, dans ce qu'il peut nous rendre meilleur. Victor Hugo aime l'Histoire et il nous la fait aimer. Roman-fleuve donc, où rien ne manque, le suspens, les digressions, les interrogations, les personnages incroyablement présents, leurs destins entremêlés. Dès lors, le choix de l'adaptation pour la radio fut de faire entendre sa voix. Et elle apparaît en éclats de voix, ou des voix en éclats. Presque cousues pour aller à l'épure. En espérant transmettre cette émotion provoquée par ce qui est écrit. " Hélène Bleskine
    25 min
  • Les misérables de Victor Hugo 8/14
    durée : 00:24:38 - Les misérables de Victor Hugo 8/14 - France Culture fête le cent-cinquantième anniversaire de la publication des Misérables, le grand roman de Victor Hugo. Exilé à Guernesey, il avait soixante ans lorsqu'il le termina. Dès sa parution, le 3 avril 1862, les lecteurs s'arrachent le livre. En octobre 1862, dans une lettre adressée à son éditeur italien, Monsieur Daelli, il écrit : " Vous avez raison, Monsieur, quand vous me dites que le livre " Les Misérables " est écrit pour tous les peuples. Je ne sais s'il sera lu par tous, mais je l'ai écrit pour tous. Il s'adresse à l'Angleterre autant qu'à l'Espagne, à l'Italie autant qu'à la France, à l'Allemagne, autant qu'à l'Irlande, aux républiques qui ont des esclaves aussi bien qu'aux empires qui ont des serfs. Les problèmes sociaux dépassent les frontières. Les plaies du genre humain, ces larges plaies qui couvrent le globe, ne s'arrêtent point aux lignes bleues ou rouges tracées sur la mappemonde. Partout où l'homme ignore et désespère, partout où la femme se vend pour du pain, partout où l'enfant souffre faute d'un livre qui l'enseigne et d'un foyer qui le réchauffe, le livre " Les Misérables " frappe à la porte et dit : " Ouvrez-moi, je viens pour vous ". À l'heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s'appelle l'homme ; il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues ". " Lire " Les Misérables " de Victor Hugo vous fait pénétrer dans la langue de notre grand poète français. Un territoire connu, mais presque oublié du côté de sa voix, de la singularité de sa voix. Cette histoire, maintes fois adaptée au cinéma, cache son écriture. On reconnaît la trame, les personnages mythiques, le Paris des révolutions, mais on a perdu ce qu'il a écrit. C'est assez difficile à exprimer, mais c'est ce que l'on découvre lorsqu'on se laisse envahir par le livre. C'est comme si l'on touchait du doigt les fibres de notre patrimoine dans ce qu'il a de meilleur, dans ce qu'il peut nous rendre meilleur. Victor Hugo aime l'Histoire et il nous la fait aimer. Roman-fleuve donc, où rien ne manque, le suspens, les digressions, les interrogations, les personnages incroyablement présents, leurs destins entremêlés. Dès lors, le choix de l'adaptation pour la radio fut de faire entendre sa voix. Et elle apparaît en éclats de voix, ou des voix en éclats. Presque cousues pour aller à l'épure. En espérant transmettre cette émotion provoquée par ce qui est écrit. " Hélène Bleskine
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  • Les misérables de Victor Hugo 7/14
    durée : 00:24:53 - Les misérables de Victor Hugo 7/14 - France Culture fête le cent-cinquantième anniversaire de la publication des Misérables, le grand roman de Victor Hugo. Exilé à Guernesey, il avait soixante ans lorsqu'il le termina. Dès sa parution, le 3 avril 1862, les lecteurs s'arrachent le livre. En octobre 1862, dans une lettre adressée à son éditeur italien, Monsieur Daelli, il écrit : " Vous avez raison, Monsieur, quand vous me dites que le livre " Les Misérables " est écrit pour tous les peuples. Je ne sais s'il sera lu par tous, mais je l'ai écrit pour tous. Il s'adresse à l'Angleterre autant qu'à l'Espagne, à l'Italie autant qu'à la France, à l'Allemagne, autant qu'à l'Irlande, aux républiques qui ont des esclaves aussi bien qu'aux empires qui ont des serfs. Les problèmes sociaux dépassent les frontières. Les plaies du genre humain, ces larges plaies qui couvrent le globe, ne s'arrêtent point aux lignes bleues ou rouges tracées sur la mappemonde. Partout où l'homme ignore et désespère, partout où la femme se vend pour du pain, partout où l'enfant souffre faute d'un livre qui l'enseigne et d'un foyer qui le réchauffe, le livre " Les Misérables " frappe à la porte et dit : " Ouvrez-moi, je viens pour vous ". À l'heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s'appelle l'homme ; il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues ". " Lire " Les Misérables " de Victor Hugo vous fait pénétrer dans la langue de notre grand poète français. Un territoire connu, mais presque oublié du côté de sa voix, de la singularité de sa voix. Cette histoire, maintes fois adaptée au cinéma, cache son écriture. On reconnaît la trame, les personnages mythiques, le Paris des révolutions, mais on a perdu ce qu'il a écrit. C'est assez difficile à exprimer, mais c'est ce que l'on découvre lorsqu'on se laisse envahir par le livre. C'est comme si l'on touchait du doigt les fibres de notre patrimoine dans ce qu'il a de meilleur, dans ce qu'il peut nous rendre meilleur. Victor Hugo aime l'Histoire et il nous la fait aimer. Roman-fleuve donc, où rien ne manque, le suspens, les digressions, les interrogations, les personnages incroyablement présents, leurs destins entremêlés. Dès lors, le choix de l'adaptation pour la radio fut de faire entendre sa voix. Et elle apparaît en éclats de voix, ou des voix en éclats. Presque cousues pour aller à l'épure. En espérant transmettre cette émotion provoquée par ce qui est écrit. " Hélène Bleskine
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  • Les misérables de Victor Hugo 6/14
    durée : 00:24:34 - Les misérables de Victor Hugo 6/14 - France Culture fête le cent-cinquantième anniversaire de la publication des Misérables, le grand roman de Victor Hugo. Exilé à Guernesey, il avait soixante ans lorsqu'il le termina. Dès sa parution, le 3 avril 1862, les lecteurs s'arrachent le livre. En octobre 1862, dans une lettre adressée à son éditeur italien, Monsieur Daelli, il écrit : " Vous avez raison, Monsieur, quand vous me dites que le livre " Les Misérables " est écrit pour tous les peuples. Je ne sais s'il sera lu par tous, mais je l'ai écrit pour tous. Il s'adresse à l'Angleterre autant qu'à l'Espagne, à l'Italie autant qu'à la France, à l'Allemagne, autant qu'à l'Irlande, aux républiques qui ont des esclaves aussi bien qu'aux empires qui ont des serfs. Les problèmes sociaux dépassent les frontières. Les plaies du genre humain, ces larges plaies qui couvrent le globe, ne s'arrêtent point aux lignes bleues ou rouges tracées sur la mappemonde. Partout où l'homme ignore et désespère, partout où la femme se vend pour du pain, partout où l'enfant souffre faute d'un livre qui l'enseigne et d'un foyer qui le réchauffe, le livre " Les Misérables " frappe à la porte et dit : " Ouvrez-moi, je viens pour vous ". À l'heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s'appelle l'homme ; il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues ". " Lire " Les Misérables " de Victor Hugo vous fait pénétrer dans la langue de notre grand poète français. Un territoire connu, mais presque oublié du côté de sa voix, de la singularité de sa voix. Cette histoire, maintes fois adaptée au cinéma, cache son écriture. On reconnaît la trame, les personnages mythiques, le Paris des révolutions, mais on a perdu ce qu'il a écrit. C'est assez difficile à exprimer, mais c'est ce que l'on découvre lorsqu'on se laisse envahir par le livre. C'est comme si l'on touchait du doigt les fibres de notre patrimoine dans ce qu'il a de meilleur, dans ce qu'il peut nous rendre meilleur. Victor Hugo aime l'Histoire et il nous la fait aimer. Roman-fleuve donc, où rien ne manque, le suspens, les digressions, les interrogations, les personnages incroyablement présents, leurs destins entremêlés. Dès lors, le choix de l'adaptation pour la radio fut de faire entendre sa voix. Et elle apparaît en éclats de voix, ou des voix en éclats. Presque cousues pour aller à l'épure. En espérant transmettre cette émotion provoquée par ce qui est écrit. " Hélène Bleskine
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  • Les misérables de Victor Hugo 5/14
    durée : 00:24:51 - Les misérables de Victor Hugo 5/14 - France Culture fête le cent-cinquantième anniversaire de la publication des Misérables, le grand roman de Victor Hugo. Exilé à Guernesey, il avait soixante ans lorsqu'il le termina. Dès sa parution, le 3 avril 1862, les lecteurs s'arrachent le livre. En octobre 1862, dans une lettre adressée à son éditeur italien, Monsieur Daelli, il écrit : " Vous avez raison, Monsieur, quand vous me dites que le livre " Les Misérables " est écrit pour tous les peuples. Je ne sais s'il sera lu par tous, mais je l'ai écrit pour tous. Il s'adresse à l'Angleterre autant qu'à l'Espagne, à l'Italie autant qu'à la France, à l'Allemagne, autant qu'à l'Irlande, aux républiques qui ont des esclaves aussi bien qu'aux empires qui ont des serfs. Les problèmes sociaux dépassent les frontières. Les plaies du genre humain, ces larges plaies qui couvrent le globe, ne s'arrêtent point aux lignes bleues ou rouges tracées sur la mappemonde. Partout où l'homme ignore et désespère, partout où la femme se vend pour du pain, partout où l'enfant souffre faute d'un livre qui l'enseigne et d'un foyer qui le réchauffe, le livre " Les Misérables " frappe à la porte et dit : " Ouvrez-moi, je viens pour vous ". À l'heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s'appelle l'homme ; il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues ". " Lire " Les Misérables " de Victor Hugo vous fait pénétrer dans la langue de notre grand poète français. Un territoire connu, mais presque oublié du côté de sa voix, de la singularité de sa voix. Cette histoire, maintes fois adaptée au cinéma, cache son écriture. On reconnaît la trame, les personnages mythiques, le Paris des révolutions, mais on a perdu ce qu'il a écrit. C'est assez difficile à exprimer, mais c'est ce que l'on découvre lorsqu'on se laisse envahir par le livre. C'est comme si l'on touchait du doigt les fibres de notre patrimoine dans ce qu'il a de meilleur, dans ce qu'il peut nous rendre meilleur. Victor Hugo aime l'Histoire et il nous la fait aimer. Roman-fleuve donc, où rien ne manque, le suspens, les digressions, les interrogations, les personnages incroyablement présents, leurs destins entremêlés. Dès lors, le choix de l'adaptation pour la radio fut de faire entendre sa voix. Et elle apparaît en éclats de voix, ou des voix en éclats. Presque cousues pour aller à l'épure. En espérant transmettre cette émotion provoquée par ce qui est écrit. " Hélène Bleskine
    25 min
  • Les misérables de Victor Hugo 4/14
    durée : 00:23:32 - Les misérables de Victor Hugo 4/14 - France Culture fête le cent-cinquantième anniversaire de la publication des Misérables, le grand roman de Victor Hugo. Exilé à Guernesey, il avait soixante ans lorsqu'il le termina. Dès sa parution, le 3 avril 1862, les lecteurs s'arrachent le livre. En octobre 1862, dans une lettre adressée à son éditeur italien, Monsieur Daelli, il écrit : " Vous avez raison, Monsieur, quand vous me dites que le livre " Les Misérables " est écrit pour tous les peuples. Je ne sais s'il sera lu par tous, mais je l'ai écrit pour tous. Il s'adresse à l'Angleterre autant qu'à l'Espagne, à l'Italie autant qu'à la France, à l'Allemagne, autant qu'à l'Irlande, aux républiques qui ont des esclaves aussi bien qu'aux empires qui ont des serfs. Les problèmes sociaux dépassent les frontières. Les plaies du genre humain, ces larges plaies qui couvrent le globe, ne s'arrêtent point aux lignes bleues ou rouges tracées sur la mappemonde. Partout où l'homme ignore et désespère, partout où la femme se vend pour du pain, partout où l'enfant souffre faute d'un livre qui l'enseigne et d'un foyer qui le réchauffe, le livre " Les Misérables " frappe à la porte et dit : " Ouvrez-moi, je viens pour vous ". À l'heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s'appelle l'homme ; il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues ". " Lire " Les Misérables " de Victor Hugo vous fait pénétrer dans la langue de notre grand poète français. Un territoire connu, mais presque oublié du côté de sa voix, de la singularité de sa voix. Cette histoire, maintes fois adaptée au cinéma, cache son écriture. On reconnaît la trame, les personnages mythiques, le Paris des révolutions, mais on a perdu ce qu'il a écrit. C'est assez difficile à exprimer, mais c'est ce que l'on découvre lorsqu'on se laisse envahir par le livre. C'est comme si l'on touchait du doigt les fibres de notre patrimoine dans ce qu'il a de meilleur, dans ce qu'il peut nous rendre meilleur. Victor Hugo aime l'Histoire et il nous la fait aimer. Roman-fleuve donc, où rien ne manque, le suspens, les digressions, les interrogations, les personnages incroyablement présents, leurs destins entremêlés. Dès lors, le choix de l'adaptation pour la radio fut de faire entendre sa voix. Et elle apparaît en éclats de voix, ou des voix en éclats. Presque cousues pour aller à l'épure. En espérant transmettre cette émotion provoquée par ce qui est écrit. " Hélène Bleskine
    24 min
  • Les misérables de Victor Hugo 3/14
    durée : 00:24:29 - Les misérables de Victor Hugo 3/14 - France Culture fête le cent-cinquantième anniversaire de la publication des Misérables, le grand roman de Victor Hugo. Exilé à Guernesey, il avait soixante ans lorsqu'il le termina. Dès sa parution, le 3 avril 1862, les lecteurs s'arrachent le livre. En octobre 1862, dans une lettre adressée à son éditeur italien, Monsieur Daelli, il écrit : " Vous avez raison, Monsieur, quand vous me dites que le livre " Les Misérables " est écrit pour tous les peuples. Je ne sais s'il sera lu par tous, mais je l'ai écrit pour tous. Il s'adresse à l'Angleterre autant qu'à l'Espagne, à l'Italie autant qu'à la France, à l'Allemagne, autant qu'à l'Irlande, aux républiques qui ont des esclaves aussi bien qu'aux empires qui ont des serfs. Les problèmes sociaux dépassent les frontières. Les plaies du genre humain, ces larges plaies qui couvrent le globe, ne s'arrêtent point aux lignes bleues ou rouges tracées sur la mappemonde. Partout où l'homme ignore et désespère, partout où la femme se vend pour du pain, partout où l'enfant souffre faute d'un livre qui l'enseigne et d'un foyer qui le réchauffe, le livre " Les Misérables " frappe à la porte et dit : " Ouvrez-moi, je viens pour vous ". À l'heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s'appelle l'homme ; il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues ". " Lire " Les Misérables " de Victor Hugo vous fait pénétrer dans la langue de notre grand poète français. Un territoire connu, mais presque oublié du côté de sa voix, de la singularité de sa voix. Cette histoire, maintes fois adaptée au cinéma, cache son écriture. On reconnaît la trame, les personnages mythiques, le Paris des révolutions, mais on a perdu ce qu'il a écrit. C'est assez difficile à exprimer, mais c'est ce que l'on découvre lorsqu'on se laisse envahir par le livre. C'est comme si l'on touchait du doigt les fibres de notre patrimoine dans ce qu'il a de meilleur, dans ce qu'il peut nous rendre meilleur. Victor Hugo aime l'Histoire et il nous la fait aimer. Roman-fleuve donc, où rien ne manque, le suspens, les digressions, les interrogations, les personnages incroyablement présents, leurs destins entremêlés. Dès lors, le choix de l'adaptation pour la radio fut de faire entendre sa voix. Et elle apparaît en éclats de voix, ou des voix en éclats. Presque cousues pour aller à l'épure. En espérant transmettre cette émotion provoquée par ce qui est écrit. " Hélène Bleskine
    25 min
  • Les misérables de Victor Hugo 2/14
    durée : 00:25:00 - Les misérables de Victor Hugo 2/14 - France Culture fête le cent-cinquantième anniversaire de la publication des Misérables, le grand roman de Victor Hugo. Exilé à Guernesey, il avait soixante ans lorsqu'il le termina. Dès sa parution, le 3 avril 1862, les lecteurs s'arrachent le livre. En octobre 1862, dans une lettre adressée à son éditeur italien, Monsieur Daelli, il écrit : " Vous avez raison, Monsieur, quand vous me dites que le livre " Les Misérables " est écrit pour tous les peuples. Je ne sais s'il sera lu par tous, mais je l'ai écrit pour tous. Il s'adresse à l'Angleterre autant qu'à l'Espagne, à l'Italie autant qu'à la France, à l'Allemagne, autant qu'à l'Irlande, aux républiques qui ont des esclaves aussi bien qu'aux empires qui ont des serfs. Les problèmes sociaux dépassent les frontières. Les plaies du genre humain, ces larges plaies qui couvrent le globe, ne s'arrêtent point aux lignes bleues ou rouges tracées sur la mappemonde. Partout où l'homme ignore et désespère, partout où la femme se vend pour du pain, partout où l'enfant souffre faute d'un livre qui l'enseigne et d'un foyer qui le réchauffe, le livre " Les Misérables " frappe à la porte et dit : " Ouvrez-moi, je viens pour vous ". À l'heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s'appelle l'homme ; il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues ". " Lire " Les Misérables " de Victor Hugo vous fait pénétrer dans la langue de notre grand poète français. Un territoire connu, mais presque oublié du côté de sa voix, de la singularité de sa voix. Cette histoire, maintes fois adaptée au cinéma, cache son écriture. On reconnaît la trame, les personnages mythiques, le Paris des révolutions, mais on a perdu ce qu'il a écrit. C'est assez difficile à exprimer, mais c'est ce que l'on découvre lorsqu'on se laisse envahir par le livre. C'est comme si l'on touchait du doigt les fibres de notre patrimoine dans ce qu'il a de meilleur, dans ce qu'il peut nous rendre meilleur. Victor Hugo aime l'Histoire et il nous la fait aimer. Roman-fleuve donc, où rien ne manque, le suspens, les digressions, les interrogations, les personnages incroyablement présents, leurs destins entremêlés. Dès lors, le choix de l'adaptation pour la radio fut de faire entendre sa voix. Et elle apparaît en éclats de voix, ou des voix en éclats. Presque cousues pour aller à l'épure. En espérant transmettre cette émotion provoquée par ce qui est écrit. " Hélène Bleskine
    25 min
  • Les misérables de Victor Hugo 1/14
    durée : 00:24:20 - Les misérables de Victor Hugo 1/14 - France Culture fête le cent-cinquantième anniversaire de la publication des Misérables, le grand roman de Victor Hugo. Exilé à Guernesey, il avait soixante ans lorsqu'il le termina. Dès sa parution, le 3 avril 1862, les lecteurs s'arrachent le livre. En octobre 1862, dans une lettre adressée à son éditeur italien, Monsieur Daelli, il écrit : " Vous avez raison, Monsieur, quand vous me dites que le livre " Les Misérables " est écrit pour tous les peuples. Je ne sais s'il sera lu par tous, mais je l'ai écrit pour tous. Il s'adresse à l'Angleterre autant qu'à l'Espagne, à l'Italie autant qu'à la France, à l'Allemagne, autant qu'à l'Irlande, aux républiques qui ont des esclaves aussi bien qu'aux empires qui ont des serfs. Les problèmes sociaux dépassent les frontières. Les plaies du genre humain, ces larges plaies qui couvrent le globe, ne s'arrêtent point aux lignes bleues ou rouges tracées sur la mappemonde. Partout où l'homme ignore et désespère, partout où la femme se vend pour du pain, partout où l'enfant souffre faute d'un livre qui l'enseigne et d'un foyer qui le réchauffe, le livre " Les Misérables " frappe à la porte et dit : " Ouvrez-moi, je viens pour vous ". À l'heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s'appelle l'homme ; il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues ". " Lire " Les Misérables " de Victor Hugo vous fait pénétrer dans la langue de notre grand poète français. Un territoire connu, mais presque oublié du côté de sa voix, de la singularité de sa voix. Cette histoire, maintes fois adaptée au cinéma, cache son écriture. On reconnaît la trame, les personnages mythiques, le Paris des révolutions, mais on a perdu ce qu'il a écrit. C'est assez difficile à exprimer, mais c'est ce que l'on découvre lorsqu'on se laisse envahir par le livre. C'est comme si l'on touchait du doigt les fibres de notre patrimoine dans ce qu'il a de meilleur, dans ce qu'il peut nous rendre meilleur. Victor Hugo aime l'Histoire et il nous la fait aimer. Roman-fleuve donc, où rien ne manque, le suspens, les digressions, les interrogations, les personnages incroyablement présents, leurs destins entremêlés. Dès lors, le choix de l'adaptation pour la radio fut de faire entendre sa voix. Et elle apparaît en éclats de voix, ou des voix en éclats. Presque cousues pour aller à l'épure. En espérant transmettre cette émotion provoquée par ce qui est écrit. " Hélène Bleskine
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