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Or


Hier soir, c’était donc l’ouverture du festival de Cannes, si vous avez suivi nos conseils des Matins d’hier, vous avez pu regarder la cérémonie en direct sur FranceTV.
Une cérémonie marquée par la Palme d‘or d’honneur remise au réalisateur néo zélandais Peter Jackson, avec une interprétation remarquée du Get Back des Beatles (à qui il a consacré une série documentaire) par la chanteuse Theodora.
Et donc vous aurez vu l’inoxydable Jane Fonda (on voudrait savoir ce qu’elle met dans son petit déjeuner!) à 88 ans dans une robe longue noire, à sequins, portée très près du corps, elle n’a décidément rien à cacher. C'est elle qui a ouvert le festival. On l'écoute ce matin.
Ensuite, il y a eu le film qui a fait l’ouverture, c’est toujours un symbole, ça donne le ton, à savoir “La Vénus électrique”, de Pierre Salvadori. Yael Hirsch, de Cult. News, qui est à Cannes, a vu le film pour nous. La bonne nouvelle, c'est qu'il sort (pour tous!) aujourd'hui au cinéma.
Et comme on a l'habitude de vous parler de photo le mercredi, gros plan sur les derniers jours de l'expo "Jeux de mots" à voir jusqu’à samedi à la galerie Les douches (Paris), qui regroupe des oeuvres mélangeant l’image et les lettres, le langage qui entre dans le champ photographique, vu depuis un siècle dans l’objectif, parfois poétique parfois politique, d’artistes aussi divers que Berenice Abbott, Sophie Calle, Robert Frank, Denis Roche, Man Ray ou Sabine Weiss.Eric Rémy, son commissaire, est notre guide ce matin.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd’hui dans les Matins, on commence à vous parler d’un festival qui commence la semaine prochaine en Seine Maritime. Du 23 au 30 mai, Terres de paroles célèbre la littérature, sous toutes ses formes, y compris musicale. La romancière Agnès Desarthe, qui en est l’une des invitées le weekend d’ouverture, y fera une lecture musicale de son dernier livre Qui se ressemble, paru chez Buschet Chastel dans une collection proposant aux écrivains de broder une histoire à partir d’un thème musical. L'histoire, c'est celle de la propre famille d’Agnès Desarthe, et la musique : c’est “Anta Oumri”, d’Oum Kalsoum.
Agnès Desarthe avec le joueur de oud Ahmed-Foued Hamed - samedi 23 dans le jardin de l’abbaye Saint-Georges de Boscherville
Ils étaient hier soir au New Morning et seront ce soir près de Tours, où on écoute tsfjazz en dab+ : John Scofield et Gerald Clayton, deux générations qui dialoguent autour d’un piano et d’une guitare, un duo qui repose sur une grande complicité et une admiration réciproque.
Et c'est l’occasion pour nous d’entendre et voir une légende du jazz : John Scofield, 76 ans et une incroyable carrière, qui l’a vu jouer avec Gerry Mulligan et Chet Baker, Billy Cobham ou Charles Mingus. MAis c’est Miles Davis qui l’a véritablement révélé au début des années 80. En parallèle, le guitariste a commencé à enregistrer des albums sous son nom dès la fin des années 70, dont les plus récents sur le label ECM. On l’écoute ici, justement, avec un extrait d’un excellent podcast produit par ECM, avec les musiciens du label qui s’y racontent au micro de notre ex-collègue Caroline Fontanieu. John Scofield qui nous parle aujourd'hui de sa manière de composer.
La semaine dernière, on vous a parlé d’un beau livre, graphique, poétique et musical, du flûtiste et compositeur Jocelyn Mienniel. En discutant avec lui de ce livre, et des partitions graphiques qu’il y a publié, on a appris qu’il préparait un concert d’un genre nouveau : un concert avec des hologrammes. Et c'est ce soir, au Centre des arts d’Enghien les Bains, qu'il va créer ce spectacle né lors d’une résidence. Son titre? “Pop art.” Sur scène, il y aura son quintet à cordes Art Sonic, des musiciens en chair et en os, donc, qui vont accompagner des chanteurs et des chanteuses comme Arthur H, Barbara Carlotti, Macha Gharibian ou Fredrika Stahl.
Ce soir c’est le début des paillettes à la 79e édition du Festival de Cannes. Dans les Matins, on va vous parler de cinéma bien sûr (on est sérieux), mais on a bien envie de savoir qui va être sur le tapis rouge en tenue de rêve (prêtée par un couturier à la mode), avec des bijoux à vous tourner la tête et des montres de collection. Alors, où voir la cérémonie d’ouverture ce soir et la montée des marches chaque jour? On vous dit tout!
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Hier, le 10 mai, c’était la Journée nationale des mémoires de la traite et de l'esclavage et de leurs abolitions, 25 ans après le discours historique au Parlement de celle qui a donné son nom à la loi qui reconnaît la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité, Christiane Taubira, qui était alors députée de Guyane. Dans un entretien publié ce weekend sur le site du Monde, elle estime que cette loi a profondément changé la société française en permettant enfin de nommer cette histoire de l’esclavage et de la traite négrière, de l’enseigner et de soutenir la recherche universitaire.
Cette Loi Taubira adoptée par le parlement le 10 mai 2001 a ensuite été officiellement promulguée le 21 mai.
C'est aussi le début du 4e volet d’un vaste projet mené par le Musée d’histoire de Nantes au Chateau des Ducs de Bretagne : « Expression(s) décoloniale(s) » nous invite à relire l'histoire en “décolonisant notre regard”, c’est-à-dire en changeant de prisme. Et la meilleure façon de le faire dans ce musée dédié à l’art et à l’histoire, c’est d’inviter des artistes et des historiens à présenter leur projet. C’est le cas de l’historienne béninoise Lylly Houngnihin, qui nous accueille dans l’expo avec des textes mêlant histoire, mémoire et poésie, à partir d' objets choisis dans le parcours permanent. C’est donc une approche très concrète. A partir de tissu indigo, elle nous parle notamment ce matin de l’objectif de l’esclavage qui n’était pas seulement de déporter de la main d’œuvre mais aussi des savoir-faire.
Avec Olivier Celik, du magazine L'Œil, on parle aussi de l'étonnante artiste suédoise Hilma af Klint, à l'honneur au Grand Palais, une expo qui vient de débuter? A ne rater sous aucun prétexte! Il est aussi question de la Biennale de Venise, du Gala du Met à NYC et de l'expo du peintre espagnol Joaquin Sorolla à Toulouse.
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Dans ce grand livre blanc, intitulé “Chambre(s) à écho(s)” (Ed. MF), il y a de la musique . De la musique qui se voit et qui se devine. A l'origine, c'était un spectacle avec la comédienne Nathalie Richard qui disait les mots de la poétesse Virginie Poitrasson, des projections vidéos de la plasticienne Jutta Strohmaier et la musique de Jocelyn Mienniel, écrite pour un trio façon Debussy : flûte/harpe/violon alto. Cette musique qui se voit, ce sont des “partitions graphiques” écrites et créées visuellement par le flûtiste pour donner des indications aux musiciens qui jouent ses compositions. Et c’est tellement beau, que ça devient des illustrations à part entière, qui ponctuent ce poème en forme de semainier.
Léa Chauvel-Lévy, notre lectrice préférée, nous parle ce matin de sa dernière lecture : Comédie romantique, le nouveau roman de Julie Estève (Ed. Stock).
Et enfin, le pianiste Shai Maestro nous parle de son éclectisme musical avant son passage demain à Coutances pour l'ouverture du festival Jazz sous les pommiers.
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C’est une série qui commence dans le cadre d’un Amsterdam visiblement contemporain, mais qui, progressivement nous fait comprendre que nous sommes dans les années 40, sous l’Occupation nazie. "Etty", la nouvelle série du talentueux Hagai Levi, le créateur de Be Tipul, l'original de “En thérapie”, adapté dans 20 pays différents. Etty, c’est le nom du personnage principal de cette série qui sera disponible sur Arte à partir de la semaine prochaine, et qui sort dès aujourd’hui en salles en deux parties. On en parle ce matin avec Hagai Levi, au micro de Ticina Bayonne.
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À la Maison européenne de la photographie à Paris, l’Anglais Johny Pitts présente son projet Black Bricolage, des photographies, carnets et documents témoignant des expériences noires en Europe et au-delà, sur les deux dernières décennies. A Paris, Bruxelles, Londres, la ville où il réside, Berlin, Amsterdam, Moscou, Lisbonne mais aussi Salvador de Bahia ou le Sud des Etats Unis, il interroge l’identité noire, les réalités afro-européennes, afro-diasporiques souvent invisibilisées ou mal représentées. Lui-même estime que la découverte de son “afropéanité”, le fait d’etre donc un Européen d’origine africaine, l’a “encouragé à se considérer comme entier, sans trait d’union. (…) Nul besoin d’ajouter « métisse ceci » ou « à moitié cela » ou « noir quelque chose ». Et pour cause : être noir en Europe ne voulait pas forcément dire que l’on était immigré. »
Peut-on encore croire ce que l’on voit ? À quoi faites-vous confiance pour comprendre le monde ? Vos yeux, votre cerveau, les réseaux sociaux, les intelligences artificielles ? Ce sont les questions que nous pose le magicien Thierry Collet, et qu’il va poser à partir de ce soir à la Grande Halle de la Villette, à Paris, dans son spectacle “Faux Faire Faux Voir”. Un spectacle magique, donc, mais aussi cognitif, connecté, qui interroge nos perceptions, nos croyances et les nouveaux outils qui fabriquent nos réalités.
Hier, c’était la 37ᵉ cérémonie des Molières, une cérémonie plutôt élégante, sans scandale, sans polémique, mais discrètement politique, puisque le Palmarès a mis en avant un théâtre inscrit dans le monde et la société : plusieurs récompenses, dont le Molière du théâtre privé sont allées à la pièce « Le Procès d’une vie », présentée au Théâtre du Splendid, qui retrace le combat pour l’avortement de l’avocate Gisèle Halimi. Le Molière du théâtre du théâtre public est revenu à « I Will Survive », de Jean-Christophe Meurisse avec ses indomptables Chiens de Navarre, qui à sa manière insolente, aborde, sous la forme d’un procès aussi inspiré de faits réels, la question des violences sexistes. Et Laurent Laffitte, qui a été honoré pour sa prestation dans le spectacle musical La Cage aux folles créé au Théâtre du Châtelet par le metteur en scène Olivier Py, a voulu lui aussi ramener le propos de la pièce dans une réalité bien précise.
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Le contrebassiste Ron Carter, entre autres illustre compagnon de Miles Davis, a 89 ans aujourd’hui. C’est son anniversaire et le cadeau est pour nous : sur son site roncarterjazz.com, il met en ligne aujourd’hui un documentaire tourné en amont d’une prestation sur scène en duo avec la pianiste Diana Krall. “Ron & Diana Together” nous fait entrer dans les coulisses de la création, mais, plus que ça ça dans l’intimité d’une relation qui unit les musiciens sur scène et avant la scène : quelle intro à ce morceau? dans quelle tonalité? mais aussi : comment on s’habille? qu’est ce qu’on dit? Préparer un concert, c’est beaucoup de travail et ce sont beaucoup de détails. Et c’est aussi une alchimie qui peut s’opérer entre deux personnes qui s’estiment. Ron Carter nous en offre l’illustration ce matin au micro de Jean Charles Doukhan, qui l’a interrogé pour nous sur sa relation avec Diana Krall.
C’est un festival qui revient chaque année au théatre La Garance, scène nationale de Cavaillon, un festival qui nous met des pépites dans les yeux et l’eau à la bouche, l’alléchant Confit!, qui débute aujourd’hui, avec une programmation d'événements alliant spectacle vivant et gastronomie. Une 4e édition à voir et à manger, donc. Illustration avec l’Italienne Floriane Facchini, qui se définit comme une "sfoglina", une faiseuse de pâtes traditionnelles, et qui, dans son spectacle "La pastaciutta antifascista", va nous parler à la fois de l'Italie fasciste et nous apprendre une recette.
Enfin, comme chaque lundi, Olivier Celik, du magazine L'Œil, nous parle d'art. Aujourd'hui : Alexander Calder, Georg Baselitz, Banksy et l'expo "100 ans au travail".
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Happy Jazz Day à tous ! Ce matin, on vous guide à travers la programmation alléchante de la Journée internationale du jazz, qui se tient ce 30 avril sous l'égide de l'Unesco et d'Herbie Hancock. Des évènements essaiment partout dans le monde, et un peu partout en France. On vous emmène pour commencer à Marseille, où se tient aujourd’hui l’évènement Ici Jazz Kids, dans le cadre du festival Marseille Jazz des Cinq Continents. Une vingtaine de concerts à hauteur d’enfants organisés dans des écoles et des lieux partenaires, et qui vont toucher en tout plus de 5 000 élèves. Parce que oui, indéniablement, le jazz parle aux enfants : c'est ce que nous dit le directeur du festival Hugues Kieffer.
Nous partons aussi à Nice, haut lieu historique du jazz en France ! Ce soir un concert exceptionnel se tiendra au Théâtre Lino Ventura. De nombreux artistes, niçois et internationaux, sont à l’affiche, et c'est à vivre en direct ce soir dans Jazz Live avec Manon Brimaud sur TSF Jazz.
Le 30 avril, c’est aussi l’anniversaire de la mort de Jessie Redmon Fauset, écrivaine, poète et éditrice africaine américaine, figure méconnue et pourtant centrale de la Harlem renaissance, dans le New York des années 20. On vous dresse son portrait, alors que des célébrations en son honneur se tiennent depuis le début de la semaine, à New York.
Et puis d'histoire américaine il est aussi question dans ce livre, l’ouvrage de l’essayiste franco-américain Romuald Sciora, America 250 (ed. Point Nemo) à l’approche du 250ème anniversaire des Etats Unis. Il y retrace les fondements de la démocratie américaine, dans une volonté de contrer la tentative de réécriture historique menée par Donald Trump et ses soutiens.
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Des Matins Jazz globe-trotters, aujourd'hui ! D’abord avec Dao, le nouveau film d’Alain Gomis, qui tisse un dialogue entre la France et la Guinée Bissau. Le cinéaste, toujours aussi féru de jazz, nous parle de l’importance qu’il accorde au temps long et à l’improvisation, pour cette fresque chorale à la lisière du documentaire, portée par des comédiens aussi bien que par des non-professionnels. Une immersion tourbillonnante au cœur d'une famille de la diaspora guinéenne, hantée par les questions d'identité et de déracinement .
Autre destination : la Nouvelle Orléans, avec la batteuse Anne Pacéo, qui continue de nous envoyer des cartes postales sonores dans le cadre d'un projet avec la Villa Albertine... Elle nous fait vivre l’effervescence de la ville louisianaise, à la veille de la journée internationale du jazz.
Mercredi c’est aussi le jour de la photo avec Polka Magazine. Dimitri Beck nous présente la photo de la semaine, une image qui nous ramène à Washington, lors de la tentative d’attentat manqué à l’encontre de Donald Trump, samedi dernier.
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Lionel Romney et son épouse, photographié en 1950. Photo issue du documentaire.
Un documentaire Arte se penche sur le sort des victimes noires dans les camps nazis pendant la Seconde guerre mondiale, et plus largement sur le vécu des personnes de couleur dans l'Europe sous le nazisme. Le duo de réalisateurs Stefanie Daubek et Jermain Raffington racontent dans Noirs au temps des Nazis ces histoires méconnues, à partir de témoignages et de travaux d'historiens, et pointent l'importance de mettre en lumière des récits jusqu'ici peu entendus. Le fil rouge du documentaire, c'est le parcours de Lionel Romney, ce marin afro-caribéen arrêté en Méditerranée, détenu en Italie puis déporté à Mauthausen en Autriche.
Nous irons aussi à Los Angeles où des artistes s’interrogent sur le fait de représenter ou pas sur les murs de la ville, le leader syndical Cesar Chavez, icône de la lutte des ouvriers agricoles des années 70, aujourd’hui accusés de viol et agressions sexuelles.
On célèbre enfin le retour du jazz Salle Cortot à Paris, avec la première édition du festival Jazz à Cortot qui démarre aujourd’hui !
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