L’esprit critique

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L’esprit critique episodes

  • INTEGRALE -EP169, autour de "The Drama" de Kristoffer Borgli, "Silent Friend" d'Ildikó Enyedi et "La Corde au Cou" de Gus Van Sant

    Un mariage triste comme un enterrement ; un arbre puissant qui nous observe depuis plus de 100 ans, et une prise d’otages vintage qui capte aussi la réalité d’aujourd’hui…

    On revient aujourd’hui dans « L’esprit critique » sur deux films aux antipodes l’un de l’autre sortis au début de ce mois, The Drama du norvégien Kristoffer Borgli avec Robert Pattinson et Zendaya, et Silent Friend de la cinéaste hongroise Ildikó Enyedi, qui fait d’un ginkgo biloba son personnage principal. Et on anticipera ensuite sur la sortie prochaine du nouveau film de Gus Van Sant, initutlé La corde au cou et qui nous plonge dans une prise d’otage à Indianapolis à la fin des années 1970.

    Avec :

    • Alice Leroy, qui écrit pour les Cahiers du Cinéma

    • Occitane Lacurie, membre du comité de rédaction des revues de cinéma Débordements, et Emitaï.

    • Salima Tenfiche, maîtresse de conférences à l’université Sorbonne Nouvelle

     

     « L’esprit critique » est un podcast enregistré aujourd’hui par Corentin Dubois et réalisé comme chaque semaine par les équipes de Gong.

     

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    46 min
  • INTEGRALE -EP168, autour des rétrospectives de Nan Goldin et Leonora Carrington et du dialogue entre la plasticienne Huma Bhabha et Alberto Giacometti

    Trois expositions de trois femmes artistes dialoguant avec l’histoire de l’art du XXe siècle et la société de leur temps. Une photographe qui propose sa première exposition cinématographique. Une peintre longtemps reléguée dans l’ombre qui expose son « obscurité lumineuse ». Et une plasticienne touche-à-tout qui se confronte à Alberto Giacometti.

    On évoque aujourd’hui dans « L’esprit critique » l’exposition des diaporamas de l’américaine Nan Goldin qui se déploient sur deux sites, au Grand Palais et à la chapelle de la Salpêtrière ; la grande rétrospective que le Musée du Luxembourg consacre à la peintre anglaise longtemps installée au Mexique Leonora Carrington, et enfin la façon dont la pakistano-américaine Huma Bhabha investit la fondation Giacometti à Paris pour un dialogue entre ses œuvres contemporaines et celles du sculpteur suisse.

    Avec : 

    • Margot Nguyen, travailleuse de l’art indépendante.

     • Hélène Soumaré, critique d’art

    « L’esprit critique » est un podcast enregistré et réalisé par les équipes de Gong.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    47 min
  • PARTIE 3 -EP168, autour du dialogue entre la plasticienne Huma Bhabha et Alberto Giacometti

    L’Institut Giacometti à Paris présente une exposition consacrée à l’artiste Huma Bhabha, née à Karachi au Pakistan au début des années 1960 avant de s’installer aux Etats-Unis, dont les œuvres sont confrontées au célèbre sculpteur suisse. L’artiste pakistano-américaine a conçu spécialement la plupart de ses pièces qui tout à la fois se fondent et dénotent au milieu des œuvres de Giacometti, avec des effets de trouble et de ressemblance.

    Entre hommage et humour, l’exposition s’intitule « Dénoue, boucle à boucle, les cheveux d’une idole avant que tes articulations se détachent… » Un titre emprunté à un vers du poète persan Omar Khayyam, qui entend saisir autant la précision du travail des artistes que le refus qu’ils partagent d’une figuration littérale qui les pousse à représenter des corps étirés, démembrés parcellisés.

    Pour les deux artistes, les corps et le visage humains sont les sujets essentiels, et le travail d’Huma Bhabha, qui pratique autant la sculpture, la peinture, la photographie que le collage voisine donc avec des Giacometti : sculptures, dessins et photographies…  

    L’exposition met ainsi en parallèle la célèbre sculpture de Giacometti, L’homme qui marche, datant de 1960, avec une pièce de Bhabba intitulée Magic Carpet, faite d’un simple tapis sur lequel est posé une paire de jambes en mousse rose, chaussées de véritables bottes de caoutchouc.

    Autre exemple, face à la Jambe du sculpteur Suisse, Huma Bhabha éparpille au sol un corps en morceaux — une tête, des jambes et de petits bouts d’argile cuits — réalisé lors d’une résidence au Mexique (Untitled, 2022), créant à la fois rapprochement et distance, soulignée par le fait que Giacometti travaille avec des matériaux nobles et classiques, tandis que la plasticienne crée principalement des installations faites d’os, de polystyrène de liège, d’argile, de plâtre de fil de fer, travaillant avec des matériaux disparates.

    Dans une pièce à part - le cabinet graphique - on découvre un autre fil permettant de relier les deux artistes, passant l’image en mouvement, puisque Huma Bhabha qualifie Giacometti de « post-cinéma » au sens où son travail et sa perspective seraient imprégnés d’une esthétique cinématographique. On voit ici des planches contacts inédites d’Ernst Scheidegger, où les sculptures de Giacometti sont photographiées en extérieur un peu comme des storyboards de cinéma en les confrontant avec des sculptures de Bhabha photographiées comme des scènes de cinéma.

    Le commissariat de l’exposition est signé Émilie Bouvard qui évoque moins un dialogue historique qu’un « compagnonnage sensible » entre les deux artistes.

    Le dialogue entre Alberto Giacometti et Huma Bhabba, organisé par l’institut Giacometti à Paris est visible depuis le 6 février dernier et jusqu’au 24 mai prochain.

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    13 min
  • PARTIE 2 -EP168, autour de l'exposition "Leonora Carrington", au Musée du Luxembourg

    Le musée du Luxembourg à Paris consacre une rétrospective à la peintre Leonora Carrington, née en 1917 en Angleterre, voyageuse incessante de Florence à Paris, du Sud de la France à l’Espagne, avant de s’installer au Mexique pendant la Seconde Guerre mondiale.
    A travers 126 œuvres, cette première exposition solo d’envergure consacrée à cette figure de l’art du XXè siècle située à la croisée du surréalisme, de la mythologie et de l’ésotérisme est composée de six sections qui nous font avancer dans son œuvre et dans sa vie de façon chronologique et thématique.

    On part ainsi des origines d’un « grand tour intérieur » pour évoquer la « mariée du vent », surnom donné par son compagnon Max Ernst à Leonora Carrington, et aboutir, après être passé par « L’obscurité lumineuse », à la « cuisine alchimique », réunissant les passions à la fois culinaires, artistiques et ésotériques de Carrington au sujet desquelles son mécène Edward James écrivit que ses peintures étaient « non seulement peintes, mais aussi concoctées. Il semble parfois qu’elles se sont matérialisées dans un chaudron sur le coup de minuit. »

    Leonora Carrington a pu autrefois être réduite à son statut de compagne du peintre Max Ernst, avec lequel elle vécut plusieurs années dans le sud de la France avant que la guerre ne les sépare lorsque ce dernier fut arrêté comme « étranger ennemi ». Elle avait pourtant affirmé : « Je n’avais pas le temps d’être la muse de qui que ce soit ; j’étais trop occupée (…) à apprendre à devenir une artiste. »

    A propos d’elle-même, la peintre écrivit : « J’ai compris qu’il était indispensable que j’extirpe de moi tous les personnages qui m’habitaient. J’ai dû me débarrasser de tout ce que m’avait apporté ma maladie, chasser ces personnalités et c’est ainsi qu’a commencé ma libération. J’ai senti que, sous l’action du soleil, j’étais une androgyne, la Lune, le Saint-Esprit, une gitane, une acrobate, Leonora Carrington et une femme. »

    Le commissariat de cette exposition est signé Tere Arcq, historienne de l’art spécialiste du surréalisme au Mexique et Carlos Martin, spécialiste de l’art moderne et du surréalisme.

    La grande rétrospective consacrée à Leonora Carrington a ouvert au Musée du Luxembourg à la mi-février et sera visible jusqu’au 19 juillet.

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    14 min
  • PARTIE 1 -EP168, autour de l'exposition "This Will Not End Well", de Nan Goldin au Grand Palais et à la Salpêtrière

    La célèbre photographe américaine Nan Goldin propose une rétrospective de ce qu’elle présente comme sa première exposition cinématographique puisqu’elle n’y propose pas d’images fixes mais ses diaporamas et vidéos constitués de milliers de photographies. Cette rétrospective a déjà tourné dans plusieurs villes d’Europe et arrive aujourd’hui à Paris en se déployant sur deux lieux.
    Au Grand Palais sont montrés cinq diaporamas installés dans des pavillons dans lesquels on entre en pénétrant des architectures de tentures noires conçues par l’architecte Hala Wardé. On y voit son premier film intitulé La Ballade de la dépendance sexuelle, constitué d’images prises du début des années 1980 au début des années 2020, et qui fut initialement projetée dans des boîtes de nuit et des soirées privées avant d’être montré dans des institutions culturelles.

    Puis les diaporamas plus récents qu’elle a consacrés à la communauté queer, à la dépendance aux drogues mais aussi aux plaisirs qu’elles peuvent procurer, ainsi qu’un travail intitulé « Le Syndrome de Stendhal » qui met en regard des chefs d’œuvres de musée avec des portraits de ses proches au sujet desquels elle dit : « Je voyais les visages de mes ami·es dans les toiles. Stendhal décrivait la peinture comme une surface que l’imagination vient compléter. »

    A ces cinq diaporamas s’ajoute une esquisse de film à venir sur Gaza qui a aussi été le principal sujet de la prise de parole de Nan Goldin en ouverture de cette exposition qui a débuté le 18 mars dernier.

    A cela s’ajoute également une installation multimédia présentée dans la chapelle de l’hôpital de la Salpêtrière en forme d’hommage à la sœur aînée de Nan Goldin, Barbara, internée en hôpital psychiatrique durant son adolescence et suicidée à l’âge de 18 ans, qui avait déjà été montrée dans le cadre du Festival d’Automne il y a plus de vingt ans.

    Celle-ci s’intitule Sisters, Saints, Sibyls et se présente comme un triptyque vidéo. Le premier chapitre est consacré à la légende de Sainte Barbara, martyre chrétienne emprisonnée et décapitée par son père, retracé à partir de plusieurs images et tableaux religieux, accompagné par une musique de chœurs médiévaux. Le deuxième retrace la vie de Barbara Holly Goldin à travers des photos de famille et des documents provenant des hôpitaux où elle a séjourné. Le dernier évoque l’adolescence de Nan Goldin et une vie marquée par l’addiction et des séjours en hôpital psychiatriques. L’installation a été conçue en collaboration avec la vidéaste et scénographe Raymonde Couvreu.

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    20 min
  • PARTIE 3 -E167, autour du spectacle "Patatas, Fritas, Falsas", d'gnés Mateus et Quim Tarrida

    Patatas fritas falsas est le titre de la pièce des espagnols Quim Tarrida et Agnés Mateus, créé en Catalogne et montré au Théâtre de la Bastille à Paris. Ce seul-en-scène interprété avec grande énergie par Agnés Mateus entend regarder le fascisme en face et prendre le public à partir d’un texte très frontal, de quelques coups de feu, d’une lumière stroboscopique, d’une marionnette de Franco, de nombreux lustres qui parfois se détachent pour tomber violemment sur scène, de musiques de boîte de nuit de la Costa Brava, mais aussi d’une machine à laver.

    Après une première pièce sur les violences policières, puis une seconde sur les violences faites aux femmes, c’est à la violence politique que s’attaque le duo catalan dans ce spectacle qui s’ouvre sur la vision d’un gigantesque drapeau franquiste occupant tout l’espace habituellement occupé par les rideaux de scène.

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    17 min
  • PARTIE 2 -EP167, autour du spectacle "Silence ça tourne" de Nadim Deaibes et Chrystèle Khodr

    Silence, ça tourne est le titre d’un seul en scène signé Nadim Deaibes et Chrystèle Khodr, interprété par cette dernière, dans lequel elle poursuit son travail de mémoire collective autour du Liban, entamé avec des pièces comme Beirut Sépia, Titre provisoire, Augures ou Ordalie. 

    Elle retrace ici l’histoire du camp de réfugiés palestiniens de Tel al-Zaatar, dont les habitants et habitantes furent assiégés et massacrés par les milices de la droite chrétienne libanaise en 1976, avec un bilan estimé à 2 000 morts, 1 500 disparus et 6 000 blessés, dont une large majorité lors de la seule journée du 12 août.

    Sur scène, un radio-transistor et des bandes magnétiques reconstituent peu à peu l’atmosphère du siège en mêlant archives sonores et témoignages, notamment celui d’une infirmière suédoise communiste du nom d’Eva Ståhl, que les auteurs de la pièce ont retrouvée et enregistrée, mais aussi d’un reporter de guerre suédois et de l’ancien responsable de la Croix-Rouge internationale.

    Dans un décor sobre, Chrystèle Khodr déroule des bandes magnétiques qu’elle accroche à des mâts, construisant ainsi une forme de maison ou d’abri, comme elle déroule son histoire, sans nœuds ni effets, avec une volonté de tisser les récits pour en refléter les réalités implacables et construire un lieu de mémoire.

    Silence, ça tourne, de Nadim Deaibes et Chrystèle Khodr, c’était récemment au TNP de Villeurbanne, à la MC93 de Bobigny, à la Joliette à Marseille et au théâtre de la Bastille à Paris

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    15 min
  • PARTIE 1 -EP167, autour du spectacle "Bovary Madame" de Christophe Honoré"

    Bovary Madame, d’après Gustave Flaubert, est le titre du spectacle de Christophe Honoré que présente en ce moment le théâtre de la Ville-Sarah Bernhardt après avoir été visible à Lausanne, Clermont-Ferrand, Brest, Rennes, La Rochelle, Évry, Annecy, Lyon, Arras, Angers, Nantes, Anglet et Nice.

     

    Pour mettre en scène l’histoire d’Emma, le réalisateur et metteur en scène a choisi un décor de cirque et un rythme de cabaret, agrémenté de cinéma et de vidéo puisqu’une partie des scènes se déroule dans les coulisses et que nous ne les voyons qu’à l’écran.

    Emma Bovary, jouée par l’actrice Ludivine Sagnier, est ainsi entourée de toute une troupe dans laquelle les personnages de Flaubert sont aussi des figures de l’univers circassien, depuis l’acrobate jusqu’à Madame Loyale.

    Costumes et musique, nudité et numéros, grand spectacle et dimension littéraire, classique et modernité ; dialogues reconnaissables et pauses BarbaPapa et tartes à la crème invitant des membres du public à monter sur scène : comme souvent Christophe Honoré entend proposer, ici en deux heures et demie, un spectacle capable d’embrasser les contraires et de toucher un vaste public 

     En inversant le titre original de Flaubert, Christophe Honoré propose-t-il alors un spectacle renversant ou sens dessus dessous ?

     

    Bovary Madame de Christophe Honoré est visible jusqu’au 16 avril au théâtre de la Ville à Paris.

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    15 min
  • INTEGRALE -EP167, autour des spectacles « Bovary Madame » de Christophe Honoré, « Silence, ça tourne » de Nadim Deaibes et Chrystèle Khodr "Patatas fritas falsas" du duo Agnés Mateus et Quim Tarrida.

    Une transposition circassienne d’un grand classique de la littérature française ; un récit polyphonique et documenté d’un massacre commis dans un camp palestinien du Liban au milieu des années 1970 et un seul-en scène déchaîné qui entend regarder et dénoncer de front les dynamiques fascisantes.

    On discute aujourd’hui dans « L’esprit critique » de Bovary Madame que donne en ce moment le cinéaste et metteur en scène Christophe Honoré au Théâtre de la Ville-Sarah Bernardt, de la proposition intitulé Silence, ça tourne, des Libanais Nadim Deaibes et Chrystèle Khodr qui était récemment visible au Théâtre de la Bastille à Paris et enfin de Patatas fritas falsas du duo catalan Agnés Mateus et Quim Tarrida, à l’affiche de ce même théâtre de la Bastille.

    Avec : 

    • Zineb Soulaimani, que vous pouvez lire dans Le Quotidien de l’art et dont vous pouvez aussi écouter le podcast « Le Beau Bizarre ».

    • Caroline Châtelet, qui écrit pour ScèneWeb et les trimestriels Théâtre, Novo et Jeux.

    • Vincent Bouquet dont vous pouvez retrouver la plume sur ScèneWeb. 

     « L’esprit critique » est un podcast enregistré et réalisé chaque semaine par les équipes de Gong.

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    46 min
  • PARTIE 3 -EP166, autour du roman de Sofia Andrukhovych, "Amadoca" (Belfond)

    Amadoca est le titre de l’ouvrage de l’écrivaine ukrainienne Sofia Andrukhovych que publient les éditions Belfond dans une traduction d’Iryna Dmytrychyn. Une publication en réalité en deux temps, puisque ce premier volet de déjà pas loin de 550 pages, sous-titré L’histoire de Romana et d’Ouliana sera suivi, à la rentrée prochaine, d’un second, intitulé Amadoca. L’histoire de Sofia.

    Ce projet ambitieux vise à raconter un siècle d’histoire de l’Ukraine, de l’époque soviétique à la domination nazie jusqu’aux guerres contemporaines, même si le roman a été achevé avant l’offensive des troupes de Poutine en 2022.

    « Amadoca » est le nom donné, au IIè siècle de notre ère, par le géographe grec Ptolémée à un lac ou un marécage qui se serait trouvé dans l’actuelle partie occidentale de l’Ukraine.

    Pour raconter son pays, Sofia Andrukhovych, centre son récit sur trois personnages : Bohdan, qui a perdu le visage et la mémoire dans une guerre ressemblant à celle du Donbass ; Romana, une archiviste qui pense avoir reconnu dans le visage meurtri et absent du soldat son homme et Ouliana, la grand-mère de Bohdan, qui a vécu les massacres hitlériens et dont Romana va raconter l’histoire à son petit-fils auquel elle dit :

    « Tu es Bohdan Kryvodiak. Tu es né dans une petite ville de l’ouest de l’Ukraine. Tu as des relations compliquées avec ta famille. Tu es archéologue. Spécialiste du baroque et du rococo. Tu étais à la guerre, dans l’Est. Tu as vécu des choses que peu de gens vivent. Tu as failli mourir. Tu as perdu la mémoire. Mais tu es en vie et en sécurité. Tu es chez toi. Tu es avec moi. Je suis ta femme, Romana. Tout va bien, petit garçon. Viens ici. »

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    13 min

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Cinéma, littérature, spectacles, expos : chaque semaine, L’esprit critique, c’est le nouveau podcast proposé par Mediapart pour inciser l’actualité culturelle, renouveler les voix qui…

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