L’esprit critique

L’esprit critique

Download on the App Store

L’esprit critique episodes

  • PARTIE 2 -EP166, autour du livre d'Anne F. Garréta, "DJ. Portrait de l’artiste en animale nocturne" (Mercure de France)

    « L’idée m’excitait. Je m’y engageai. Car j’aimais la musique, la nuit, les machines, la solitude, les femmes. » C’est ainsi qu’Anne F. Garréta résume sa décision d’apprendre la pratique de DJ, ou « disquaire » comme elle préfère dire, dans son nouveau livre intitulé DJ. Portrait de l’artiste en animale nocturne que publie le Mercure de France.

    L’autrice de Sphinx, paru au milieu des années 1980 quand elle avait seulement 23 ans, revient sur ses années noctambules, lorsqu’elle faisait danser les nuits de Paris, notamment dans une boîte lesbienne, le Katmandou, en assumant vouloir poser un regard inédit sur cet univers alors que « la littérature qui traite des musiques électroniques et dansantes raboute des informations de nième main sur des sources aussi peu fiables que biaisées par l’hégémonie culturelle américaine ».

    Cette passionnée des modes d’emploi livre ici un récit à la fois technique et personnel sur un métier et une époque, en creusant dans ses souvenirs, et en proposant des parallèles entre la façon d’écrire, celle de danser, et celle de tenir une « piste » afin d’éviter qu’elle ne se vide subitement en réalisant ainsi le cauchemar du ou de la disquaire.

    « Le romancier, le mathématicien mettent bout à bout des choses triviales. C’est l’enchaînement qui ne l’est pas. Il en va de même de la disquaire à ses platines enchaînant des trivialités », explique la narratrice pour qui « n’importe qui peut, en enchaînant dans n’importe quel ordre, une série de tubes, surtout les plus vulgaires, faire danser, par intermittence, un groupe quelconque de gens moyennement ingambes. »

    Pour elle, « les mauvais DJ se fantasment en dictateurs, en gourous ou en prêtre. (…) Une bonne disquaire is an attentive lover. Ou un gigolo de sang-froid. Le DJ médiocre suppose connu et identifié le désir des corps en face de lui. Erreur banale. »

    Ouvrage écrit depuis une période où elle se dressait contre « l’ordre diurne », par une personne qui affirme « je ne suis ni écrivain ni pas écrivain » et s’imagine plus en DJ qu’en écrivain, ce « portrait de l’artiste en animale nocturne » décrit aussi le parcours de vie en forme de bascule d’Anne F. Garréta.

    Ainsi qu’elle l’écrit en effet dans un moment introspectif et rétrospectif : « Si on m’avait dit, alors que je dansais sous la voûte étoilé du Saint, dans l’abîme de basses profondes du Paradise Garage, dans l’abside néogothique du Limelight, dans la caverne du Metropol que je finirais par passer ma vie avec femme, enfants, chien, two-car garage au fond d’une banlieue friquée, bucolique et inculte de la capitale de l’Empire, j’aurais hurlé de rire. »

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    17 min
  • PARTIE 1 EP-166, autour du roman de Jérôme Ferrari, "Très brève théorie de l'Enfer" (Actes-Sud)

    Très brève théorie de l’enfer est le titre du nouveau livre de Jérôme Ferrari, prix Goncourt 2012 pour son Sermon sur la chute de Rome. On reste dans un titre à connotation chrétienne pour ce nouveau livre, publié comme les précédents aux éditions Actes Sud, mais on quitte la Corse qui constitue souvent le sujet et le décor des ouvrages du romancier avec cet ouvrage sous-titré « Contes de l’Indigène et du voyageur » et second volet d’une trilogie débutée avec Nord Sentinelle. 

    Enseignant expatrié d’abord en Algérie, où il rencontre sa femme, le narrateur du livre se retrouve aux Émirats Arabes Unis et constate que « de l’avis de tous – avis, me précisa-t-on, que partageaient nombre de Saoudiens -, l’Arabie n’offrait comme avantage notable que sa proximité avec les Émirats. Il me semblait étrange que le pays où je périssais d’ennui pût ainsi donner l’image d’une version moderne de Sodome et Gomorrhe. »

    Il emploie à son service Kaveesha venue comme beaucoup de ses compatriotes sri-lankais travailler dans les pays du Golfe et à propos de laquelle Ferrari écrit : « Elle profita de son séjour à Colombo pour acheter le petit terrain sur lequel elle allait faire construire sa maison. Les travaux s’étalèrent sur dix années, s’arrêtant et reprenant au rythme des paiements que Kaveesha pouvait effectuer. A chaque étape du chantier, elle associait des visages d’enfants. Un petit garçon chilien pour les fondations, des jumelles malaises pour la maçonnerie, toute une fratrie italienne pour la charpente, une fillette anglaise pour la pose de la toiture. De l’installation de la plomberie et de l’électricité jusqu’aux dernières finitions, Kaveesha ne s’occupa plus que d’enfants français. »

    Le roman tisse ainsi les trajectoires parallèles de ces deux personnages, chacun confronté à une forme de descente aux enfers, notamment sur le plan familial, comme si le déracinement, contraint pour l’une et choisi pour l’autre, menait à des tragédies dont on ne saura pas tout mais beaucoup. « Combien de mondes se côtoient-ils dans ce pays, qui ne se rencontrent presque jamais ? » écrit à un endroit Jérôme Ferrari.

    Un texte qu’il est singulier de lire dans un moment où les projectiles iraniens parvenant à toucher les pays du Golfe tuent surtout des immigrants du sous-continent indien et que de nombreux expatriés demandent à rentrer en Europe après avoir vu leur choix et train de vie fragilisés par la décision de Trump et Nétanyahou de lancer une guerre destructrice en Iran. 

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    17 min
  • INTEGRALE -EP166, autour des livres de Jérôme Ferrari, "Très brève théorie de l'Enfer", d'Anne F. Garréta, "DJ. Portrait de l'artiste en animale nocturne" et de Sofia Andrukhovych, "Amadoca"

    L’enfer de la guerre, l’enfer de l’esclavage moderne et l’enfer – possiblement paradisiaque - de la nuit… Ce sont trois ouvrages qui ont part liée avec les ténèbres ou du moins l’obscurité que nous nous intéressons aujourd’hui dans ce nouvel épisode de « l’esprit critique » consacré à la littérature.

    On y discute en effet de la Très brève théorie de l’enfer située dans les pays du Golfe que propose Jérôme Ferrari chez Actes-Sud, du Portrait de l’artiste en animale nocturne publié au Mercure de France par l’écrivaine et DJ Anne F. Garréta et enfin du grand roman de l’Ukraine intitulé Amadoca de Sofia Andrukhovych, que viennent de traduire les éditions Belfond.

    Avec :

    • Youness Bousenna, qui chronique l’actualité littéraire pour Télérama

    • Copélia Mainardi qui écrit notamment pour Libération

    • Blandine Rinkel, écrivaine, musicienne et critique

     

    « L’esprit critique » est un podcast enregistré et réalisé par les équipes de Gong.

     

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    47 min
  • PARTIE 3 -EP165, autour du film "Nouvelle Vague" de Richard Linklater

    On revient sur Nouvelle vague, film qui a valu il y a peu le César de la meilleure réalisation à l’américain Richard Linklater. Réalisateur notamment de la trilogie cinématographique Before (Before Sunrise, Before Sunset et Before Midnight) ainsi que de Boyhood, un film tourné sur une période de 12 ans, le cinéaste reconstitue cette fois le tournage du film culte de Jean-Luc Godard, A bout de souffle, avec Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo. Ayant fait le choix de confier les rôles de tout ce qui a constitué la nouvelle vague du cinéma français à des acteurs ressemblant pour la plupart comme deux gouttes d’eau aux originaux, Linklater ouvre son film par une crise d’ego de Jean-Luc Godard pendant laquelle le célèbre cinéaste disparu en 2022 se plaint d’être plaint d’être le dernier critique des Cahiers du cinéma à ne pas avoir réalisé son film. Il intrigue alors auprès du producteur Georges de Beauregard, convainc la star Jean Seberg et constitue son équipe technique avant de lancer son tournage dans les rues de Paris.

    Nouvelle Vague, de Richard Linklater est sorti à la rentrée dernière, et est déjà visible en VOD ou sur la plateforme de Canal +

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    17 min
  • PARTIE 2 -EP165, autour de "Marty Supreme" de Josh Safdie

    Au vu de la campagne promotionnelle et de la campagne menée pour les Oscar autour de Marty Supreme et de son acteur principal Timothée Chalamet, il est sans doute à peine besoin d’en résumer le pitch.

    Néanmoins, pour celles et ceux qui auraient réussi à éviter le martelage récent, Marty Mauser est un jeune juif new-yorkais sans le sou, qui vend des chaussures dans le magasin de son oncle et qui, plutôt que de reprendre ce commerce, s’avère prêt à tout – escroquerie, abandon d’amante enceinte, séduction de gloire du cinéma sur le retour, match truqué, aplatissement devant un richissime homme d’affaire ou flirt avec la pègre – pour réaliser son rêve : trouver l’argent pour participer aux championnats du monde de ping-pong – un sport dont l’Amérique d’alors se contrefout – qui se déroulent alors au Japon.

    Inspirée par les mémoires du pongiste Marty Reisman, le film est signé Josh Safdie qui signe là sa première réalisation solo après les longs-métrages remarqués qu’il réalisait avec son frère Benny, en particulier Good Times et Uncut Gems.

    Marty Supreme est en salles depuis le 18 février dernier.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    16 min
  • PARTIE 1 -EP165, autour du film "Sinners" de Ryan Coogler

    Le long-métrage Sinners, succès du box-office et nominé 16 fois – un record historique - à la cérémonie des Oscar du dimanche 15 Mars, est le titre du nouveau film de Ryan Coogler, un cinéaste décidé à s’emparer des formes hollywoodiennes pour faire entendre la voix de la communauté africaine-américaine et montrer le racisme auquel elle doit faire face.

    Après avoir s’être approprié l’imagerie de la série « Rocky » avec son film Creed en 2016 puis s’être emparé des films de super-héros avec les deux volets de Black Panther en 2018 et 2022, c’est cette fois le genre du film d’horreur et de vampire, mais aussi le genre du film musical et du film d’époque, qu’utilise le réalisateur pour parler de la condition des noirs aux Etats-Unis.

    L’intrigue se déroule dans le delta du Mississippi, au début des années 1930, à l’époque de la ségrégation raciale, de l’exploitation des noirs dans les champs de coton et de la terreur entretenu par le Ku Kluk Klan.

    Les jumeaux Smoke et Stack, incarnés tous deux par Michael B. Jordan, l’acteur fétiche de Ryan Coogler, vétérans de la Première Guerre mondiale et après avoir gagné de l’argent avec la pègre de Chicago, décident de racheter un ancien abattoir délabré pour en faire un cabaret de blues destiné aux populations noires et échapper au moins à temps à la ségrégation et aux persécutions, en buvant, dansant et célébrant la musique.

    Le film, de la production aux costumes et jusqu’à la réalisation est, à quelques exceptions près, fabriqué en entier par des africains-américains.

    Sinners est sorti en France au printemps dernier et est donc déjà disponible en VOD ou sur la plateforme de Canal +.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    16 min
  • INTEGRALE -EP165, autour des films "Sinners" de Ryan Coogler, "Marty Supreme" de Josh Safdie et "Nouvelle Vague" de Richard Linklater

    Deux films en lice pour les Oscars qui se tiennent à Los Angeles la nuit de dimanche 15 mars, et un long métrage récompensé à la dernière cérémonie des César. Et trois films saturés chacun de références à une période marquante de l’histoire du cinéma : la Blaxploitation, le Nouvel Hollywood et la Nouvelle Vague.

    On évoque aujourd’hui dans « L’esprit critique » deux favoris des Oscars, Sinners de Ryan Coogler qui utilise le genre du film du vampire pour s’emparer de l’époque de la ségrégation et Marty Supreme, la première réalisation sans son frère de Josh Safdie sur le parcours d’un ambitieux pongiste incarné par Thimothée Chalamet dans le New York de l’après-guerre.
    Et comme on avait déjà évoqué dans ce podcasts le troisième favori de la cérémonie des Oscars, à savoir Une Bataille après l’autre de Paul-Thomas Anderson, on parle également de Nouvelle Vague, film reconstituant le tournage d’A bout de souffle qui vient de valoir le César de la meilleure réalisation à son réalisateur, l’américain Richard Linklater.

    Avec :

    • Occitane Lacurie, membre du comité de rédaction de la revue de cinéma Débordements et de la revue de cinéma décolonial Emitai. 

    •  Alice Leroy, qui écrit dans les Cahiers du cinéma

     « L’esprit critique » est un podcast enregistré et réalisé chaque semaine par les équipes de Gong.      

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    49 min
  • PARTIE 3 -EP164, autour de la rétrospective de la photographe Dana Lixenbeerg, "American Images" à la MEP

    Les « images américaines » de la photographe Dana Lixenberg sont exposées à la Maison Européenne de la Photographie, dans le cadre de la première rétrospective en France consacrée à cette artiste néerlandaise parti vivre aux Etats-Unis à la fin des années 1980.

    L’exposition est constituée de portraits - des figures publiques du sport et de la musique notamment ou des quidam - réalisés dans le cadre de commandes de magazines ou de travaux plus personnels.

    On passe ainsi de figures comme John McEnroe, Tupac Shakur ou Notorious B.I.G, à des ensembles réalisés dans le quartier rouge d’Amsterdam (De Wallen. 2025), dans une petite ville de l’Indiana avec une population de sans logis américaine ; ou au sein d’une communauté iñupiaq vivant sur une île au large de l’Alaska (The Last Days of Shishmaref. 2008).

    Le travail le plus connu et le plus ambitieux de Dana Lixenberg, toujours en cours, demeure celui débuté après le soulèvement de plusieurs quartiers de Los Angeles à la suite de l’acquittement des policiers ayant frappé Rodney King en 1992, qui s’intitule Imperial Courts et retrace sur plus de trois décennies la vie dans un ensemble de logements sociaux dans le quartier de Watts.

    Dana Lixemberg utilise pour ses photos une chambre 4 x 5 pouces, c’est-à-dire grand format, supposant concentration et immobilité de la part de celles et eux qui se trouvent devant son objectif, définissant son rapport avec ses sujets comme celui d’une « danse lente ». 

    Le commissariat de cette exposition est signé Marcel Feil et Laurie Hurwitz.

    American images a ouvert le 11 février dernier et demeure visible jusqu’à la fin du mois de mai prochain.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    15 min
  • PARTIE 2 -EP164, autour de la proposition de la nouvelle Fondation Cartier, "Exposition Générale"

    Après « L’Alerte générale » de Martin Parr, c’est à une « Exposition générale » que nous nous intéressons, en l’occurrence celle que présente la Fondation Cartier pour l’art contemporain à l’occasion de son installation dans son nouveau bâtiment près du musée du Louvre, déménagement et nouveaux locaux dont nous n’allons par reparler d’abord parce que nous avons déjà écrit dessus dans le journal et ensuite parce que nous allons déjà avoir fort à faire avec cette vaste proposition qu’il sera impossible de parcourir pièce par pièce puisque la Collection de la Fondation Cartier est née avec la création de l'institution et rassemble aujourd'hui plus de 4 500 œuvres, 500 artistes de 60 nationalités.

    Exposition générale s’articule entre quatre moments, censés correspondre aux quatre lignes de forces de la collection (« Sciences », « Gestes et matériaux » ; « Écologie et mondes vivants » et « Architecture ») en s’ouvrant par un laboratoire architectural intitulé Machines d’Architecture fait de maquettes, dessins, fragments et installations, en se poursuivant par des œuvres résonnant avec des écosystèmes menacés et des limites de l’anthropocentrisme (Être Nature), puis avec une section insistant sur la porosité entre art, artisanat et design (Making Things) et enfin en donnant place à des pratiques artistiques mêlant technologie, fiction et savoirs scientifiques qui esquissent d’autres manières de lire et d’habiter le monde (Un Monde Réel).

    Si cette « Exposition générale » intéresse « L’esprit critique » c’est notamment parce que, comparée à la Collection Pinault ou à la Fondation LVMH, la collection regroupée par cette autre marque de luxe qu’est Cartier se distingue de plusieurs façons. Elle n’est pas fondée sur un vaste fond préexistant et des décennies d’achats comme l’ont fait François Pinault et Bernard Arnault mais se compose d'œuvres présentées dans le cadre de sa programmation et de commandes passées à des artistes depuis 40 ans. Elle a fait le parti-pris de donner une place à des créations et des productions venues de géographies souvent peu visibles dans les institutions des capitales occidentales, notamment amazoniennes. Et elle ne se limite pas aux arts visuels mais s’étend à l’architecture, aux sciences humaines et non humaines et plus particulièrement à l’écologie.

    Le commissariat général de cette exposition, visible jusqu’à la fin du mois d’août, est signé Béatrice Grenier et Grazia Quaroni.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    14 min
  • PARTIE 1 -EP164, autour de la rétrospective de Martin Parr, "Global Warning" au Musée du Jeu de Paume

    Global Warning est le titre très bien trouvé de la rétrospective malheureusement posthume que le musée du Jeu de Paume à Paris consacre au photographe Martin Parr, décédé au mois de décembre dernier. Elle revisite l’œuvre de l’artiste à travers différentes séries réalisées de la fin des années 1970 à nos jours, regroupées en différentes sections intitulées « Terres de loisirs et de déchets », « Tout doit disparaître », « Petite planète » ou encore « Addictions technologiques ».

    Dans ces séries débutées dans de petites villes anglaises, notamment à Bristol, où il vécut longtemps et où il est mort, puis étendues aux cinq continents, Martin Parr documente nos modes de vie, nos dépendances à la voiture, nos obsessions de la consommation, nos manières de voyager, avec un regard ironique rendu plus grave par l’accumulation des crises écologiques, et des couleurs saturées soulignant le regard satirique que Martin Parr posait sur le monde, avec une forme de distance qu’il reste à qualifier, entre ironie et proximité.

    En près de 180 œuvres, le commissariat de cette exposition, qui a ouvert à la toute fin du mois de janvier dernier et demeure visible jusqu’au 24 mai prochain, a été assuré par Quentin Bajac, en collaboration avec Martin Parr lui-même et Clémentine de la Féronnière.

    Global Warning est visible au Jeu de Paume à Paris jusqu’à la fin du mois de mai prochain.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    17 min

About L’esprit critique

From the publisher's feed

Cinéma, littérature, spectacles, expos : chaque semaine, L’esprit critique, c’est le nouveau podcast proposé par Mediapart pour inciser l’actualité culturelle, renouveler les voix qui…

More shows like L’esprit critique

On aura tout vu by France Inter

On aura tout vu

7 Listeners

Le masque et la plume by France Inter

Le masque et la plume

114 Listeners

Les Pieds sur terre by France Culture

Les Pieds sur terre

227 Listeners

LSD, La série documentaire by France Culture

LSD, La série documentaire

94 Listeners

Les Midis de Culture by France Culture

Les Midis de Culture

26 Listeners

Le Regard culturel by France Culture

Le Regard culturel

10 Listeners

La 20e heure by France Inter

La 20e heure

54 Listeners

studio.podcasts.category.documentaire.title by Mediapart

studio.podcasts.category.documentaire.title

1 Listeners

studio.podcasts.category.entretien.title by Mediapart

studio.podcasts.category.entretien.title

4 Listeners

Articles lus by Mediapart

Articles lus

2 Listeners

Les Couilles sur la table by Binge Audio

Les Couilles sur la table

159 Listeners

Programme B by Binge Audio

Programme B

23 Listeners

studio.podcasts.category.un-micro-au-tribunal.title by Mediapart

studio.podcasts.category.un-micro-au-tribunal.title

4 Listeners

Le goût de M by Le Monde

Le goût de M

67 Listeners

Bookmakers : le making-of de la littérature by ARTE Radio

Bookmakers : le making-of de la littérature

19 Listeners

Vivons heureux avant la fin du monde : des idées pour repenser nos modèles de société by ARTE Radio

Vivons heureux avant la fin du monde : des idées pour repenser nos modèles de société

38 Listeners

Le Squale, opérations secrètes by Mediapart

Le Squale, opérations secrètes

2 Listeners

La Relève by Mediapart

La Relève

0 Listeners

Affaire Depardieu : l’histoire d’une complaisance by Mediapart

Affaire Depardieu : l’histoire d’une complaisance

0 Listeners

À l’air libre by Mediapart

À l’air libre

4 Listeners

L’échappée by Mediapart

L’échappée

0 Listeners

Le séisme Adèle Haenel by Mediapart

Le séisme Adèle Haenel

0 Listeners

Le Book Club by France Culture

Le Book Club

2 Listeners

Totemic by France Inter

Totemic

4 Listeners

Addictions. Aux frontières du légal by Mediapart

Addictions. Aux frontières du légal

0 Listeners