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Littérature episodes

  • Pages arrachées à Goliarda Sapienza 3/5
    durée : 00:24:47 - Pages arrachées à Goliarda Sapienza 3/5 - Certains écrivains ont le pouvoir de changer la vie de leurs lecteurs. Goliarda Sapienza est de ceux-là. Née en 1924 en Sicile dans une famille anarcho-socialiste (son père, avocat syndicaliste, fut l'animateur du socialisme sicilien jusqu'à l'avènement du fascisme ; sa mère, Maria Giudice, est une figure historique de la gauche italienne), Goliarda Sapienza reçoit pendant son enfance une éducation originale, qui lui donne très tôt accès aux grands textes philosophiques, littéraires et révolutionnaires mais aussi à la culture populaire de sa ville natale, Catane. Durant la guerre, à seize ans, elle entre à l'Académie d'art dramatique de Rome. C'est le début d'une vie tumultueuse. Elle connaît très rapidement le succès au théâtre et devient proche de Visconti, avant de tout abandonner pour se consacrer à l'écriture. S'ensuivent des décennies de recherches et de doutes pour construire une ouvre magnifique, flamboyante, tout entière dédiée à la recherche de la liberté dans une société lacérée par les guerres, les traditions et les idéologies. Mais ces textes baroques écrits par une femme insoumise laissent les éditeurs italiens perplexes. Et c'est dans l'anonymat que Goliarda Sapienza meurt en 1996, laissant derrière elle un ensemble de manuscrits alliant le roman, la poésie, le théâtre et le journal intime. Elle ne trouvera la reconnaissance qu'après sa mort, en 2005, avec l'immense succès en France de son roman L'Art de la joie. Depuis, ses livres sont progressivement découverts dans toute l'Europe et sont devenus des classiques en Italie. À travers ces pages arrachées à Goliarda Sapienza, l'occasion est donnée pour la première fois en France d'entendre son ouvre dans sa globalité, de comprendre le parcours extraordinaire d'un esprit libre.
    25 min
  • Pages arrachées à Goliarda Sapienza 2/5
    durée : 00:24:26 - Pages arrachées à Goliarda Sapienza 2/5 - Certains écrivains ont le pouvoir de changer la vie de leurs lecteurs. Goliarda Sapienza est de ceux-là. Née en 1924 en Sicile dans une famille anarcho-socialiste (son père, avocat syndicaliste, fut l'animateur du socialisme sicilien jusqu'à l'avènement du fascisme ; sa mère, Maria Giudice, est une figure historique de la gauche italienne), Goliarda Sapienza reçoit pendant son enfance une éducation originale, qui lui donne très tôt accès aux grands textes philosophiques, littéraires et révolutionnaires mais aussi à la culture populaire de sa ville natale, Catane. Durant la guerre, à seize ans, elle entre à l'Académie d'art dramatique de Rome. C'est le début d'une vie tumultueuse. Elle connaît très rapidement le succès au théâtre et devient proche de Visconti, avant de tout abandonner pour se consacrer à l'écriture. S'ensuivent des décennies de recherches et de doutes pour construire une ouvre magnifique, flamboyante, tout entière dédiée à la recherche de la liberté dans une société lacérée par les guerres, les traditions et les idéologies. Mais ces textes baroques écrits par une femme insoumise laissent les éditeurs italiens perplexes. Et c'est dans l'anonymat que Goliarda Sapienza meurt en 1996, laissant derrière elle un ensemble de manuscrits alliant le roman, la poésie, le théâtre et le journal intime. Elle ne trouvera la reconnaissance qu'après sa mort, en 2005, avec l'immense succès en France de son roman L'Art de la joie. Depuis, ses livres sont progressivement découverts dans toute l'Europe et sont devenus des classiques en Italie. À travers ces pages arrachées à Goliarda Sapienza, l'occasion est donnée pour la première fois en France d'entendre son ouvre dans sa globalité, de comprendre le parcours extraordinaire d'un esprit libre.
    25 min
  • Pages arrachées à Goliarda Sapienza 1/5
    durée : 00:24:54 - Pages arrachées à Goliarda Sapienza 1/5 - Certains écrivains ont le pouvoir de changer la vie de leurs lecteurs. Goliarda Sapienza est de ceux-là. Née en 1924 en Sicile dans une famille anarcho-socialiste (son père, avocat syndicaliste, fut l'animateur du socialisme sicilien jusqu'à l'avènement du fascisme ; sa mère, Maria Giudice, est une figure historique de la gauche italienne), Goliarda Sapienza reçoit pendant son enfance une éducation originale, qui lui donne très tôt accès aux grands textes philosophiques, littéraires et révolutionnaires mais aussi à la culture populaire de sa ville natale, Catane. Durant la guerre, à seize ans, elle entre à l'Académie d'art dramatique de Rome. C'est le début d'une vie tumultueuse. Elle connaît très rapidement le succès au théâtre et devient proche de Visconti, avant de tout abandonner pour se consacrer à l'écriture. S'ensuivent des décennies de recherches et de doutes pour construire une ouvre magnifique, flamboyante, tout entière dédiée à la recherche de la liberté dans une société lacérée par les guerres, les traditions et les idéologies. Mais ces textes baroques écrits par une femme insoumise laissent les éditeurs italiens perplexes. Et c'est dans l'anonymat que Goliarda Sapienza meurt en 1996, laissant derrière elle un ensemble de manuscrits alliant le roman, la poésie, le théâtre et le journal intime. Elle ne trouvera la reconnaissance qu'après sa mort, en 2005, avec l'immense succès en France de son roman L'Art de la joie. Depuis, ses livres sont progressivement découverts dans toute l'Europe et sont devenus des classiques en Italie. À travers ces pages arrachées à Goliarda Sapienza, l'occasion est donnée pour la première fois en France d'entendre son ouvre dans sa globalité, de comprendre le parcours extraordinaire d'un esprit libre.
    25 min
  • Les libertins de Roger Planchon (2/2)
    durée : 01:59:13 - Les libertins de Roger Planchon (2/2) - Les libertins , c'est une histoire d'aristocrates du XVIIIème siècle qui, entre 1787 et 1800, traverse ces années chaudes. En 1965, des cercles philosophiques les plus pointus aux journaux les plus populaires, "Révolution politique" et "Libération sexuelle" sont les deux volets du paysage mental européen. A l'aube du XXIème siècle "Les lendemains qui chantent" ont disparu. "Le sexe" est toujours le sujet des essais philosophiques et la couverture des hebdos "people" européens. Dans La remise je présente en cherchant à le comprendre un monde paysan qui vit une agonie. Dans Les libertins , le crépuscule des aristocrates qui, dans la nuit du 4 août, saluaient la révolution en renonçant à leurs privilèges et qui, quelques mois plus tard, prenaient le chemin de l'exil. Face à eux, des Robespierristes sincères qui, en 1800, se retrouvent derrière Bonaparte. En 1965, quelques-uns s'interrogeaient et cherchaient à comprendre pourquoi les révolutionnaires du XX ème siècle sont devenus staliniens. Beaucoup d'autres, plus nombreux, ne voulaient dans les théâtres européens que de pieuses images révolutionnaires exaltantes. Depuis, le Mur de Berlin est tombé et le Petit Livre Rouge du Président Mao est devenu une curiosité. Auteur, metteur en scène, chef de troupe, j'appartiens à un petit groupe qui a combattu du mieux qu'il a pu deux épidémies mortelles : le Théâtre de Propagande si lourd et le Formalisme si brillant, et creux, si souvent. Hier des spectacles naïfs de propagande exaltaient et gangrenaient les têtes, aujourd'hui le théâtre est contaminé par un virus séduisant et redoutable : le Formalisme vide. Artisan de théâtre pour des acteurs, pour la troupe de Théâtre de la Cité qui devint celle du Théâtre National Populaire, j'ai tenté d'écrire un théâtre franco-français, d'offrir aux acteurs des rôles. Trop de pièces modernes offrent à ceux-ci peu de blé à moudre, trop peu à jouer. Un théâtre épique, historique, populaire. Vilar un jour - et cela peut faire ricaner les cyniques - me fit lever la main et jurer "d'écrire pour le public populaire même si -ajouta-t-il- sa présence dans nos salles est assez discrète." A Jean Vilar qui aimait Les libertins et qui les programma dans la Cour d'Honneur d'Avignon en 1967 et à France Culture qui en offre aujourd'hui la production radiophonique, MERCI." Roger Planchon
    2 hr
  • Les libertins de Roger Planchon (1/2)
    durée : 01:51:21 - Les libertins de Roger Planchon (1/2) - Les libertins , c'est une histoire d'aristocrates du XVIIIème siècle qui, entre 1787 et 1800, traverse ces années chaudes. En 1965, des cercles philosophiques les plus pointus aux journaux les plus populaires, "Révolution politique" et "Libération sexuelle" sont les deux volets du paysage mental européen. A l'aube du XXIème siècle "Les lendemains qui chantent" ont disparu. "Le sexe" est toujours le sujet des essais philosophiques et la couverture des hebdos "people" européens. Dans La remise je présente en cherchant à le comprendre un monde paysan qui vit une agonie. Dans Les libertins , le crépuscule des aristocrates qui, dans la nuit du 4 août, saluaient la révolution en renonçant à leurs privilèges et qui, quelques mois plus tard, prenaient le chemin de l'exil. Face à eux, des Robespierristes sincères qui, en 1800, se retrouvent derrière Bonaparte. En 1965, quelques-uns s'interrogeaient et cherchaient à comprendre pourquoi les révolutionnaires du XX ème siècle sont devenus staliniens. Beaucoup d'autres, plus nombreux, ne voulaient dans les théâtres européens que de pieuses images révolutionnaires exaltantes. Depuis, le Mur de Berlin est tombé et le Petit Livre Rouge du Président Mao est devenu une curiosité. Auteur, metteur en scène, chef de troupe, j'appartiens à un petit groupe qui a combattu du mieux qu'il a pu deux épidémies mortelles : le Théâtre de Propagande si lourd et le Formalisme si brillant, et creux, si souvent. Hier des spectacles naïfs de propagande exaltaient et gangrenaient les têtes, aujourd'hui le théâtre est contaminé par un virus séduisant et redoutable : le Formalisme vide. Artisan de théâtre pour des acteurs, pour la troupe de Théâtre de la Cité qui devint celle du Théâtre National Populaire, j'ai tenté d'écrire un théâtre franco-français, d'offrir aux acteurs des rôles. Trop de pièces modernes offrent à ceux-ci peu de blé à moudre, trop peu à jouer. Un théâtre épique, historique, populaire. Vilar un jour - et cela peut faire ricaner les cyniques - me fit lever la main et jurer "d'écrire pour le public populaire même si -ajouta-t-il- sa présence dans nos salles est assez discrète." A Jean Vilar qui aimait Les libertins et qui les programma dans la Cour d'Honneur d'Avignon en 1967 et à France Culture qui en offre aujourd'hui la production radiophonique, MERCI." Roger Planchon
    1 hr 52 min
  • Claude Gueux de Victor Hugo
    durée : 00:24:50 - Claude Gueux de Victor Hugo - Le 7 novembre 1831, Claude Gueux, est condamné à mort. Il est exécuté en juin 1932. L'événement inspire à Victor Hugo un plaidoyer contre la peine de mort. Le 6 juillet 1834, il publie sa version du fait-divers dans La Revue de Paris. A la fin de juillet, Charles Carlier, un lecteur de la revue, finance une édition séparée de 500 exemplaires du récit de Hugo, afin " de faire profiter de la grande leçon qu'il contient ".
    25 min
  • Les misérables de Victor Hugo 14/14
    durée : 00:24:26 - Les misérables de Victor Hugo 14/14 - France Culture fête le cent-cinquantième anniversaire de la publication des Misérables, le grand roman de Victor Hugo. Exilé à Guernesey, il avait soixante ans lorsqu'il le termina. Dès sa parution, le 3 avril 1862, les lecteurs s'arrachent le livre. En octobre 1862, dans une lettre adressée à son éditeur italien, Monsieur Daelli, il écrit : " Vous avez raison, Monsieur, quand vous me dites que le livre " Les Misérables " est écrit pour tous les peuples. Je ne sais s'il sera lu par tous, mais je l'ai écrit pour tous. Il s'adresse à l'Angleterre autant qu'à l'Espagne, à l'Italie autant qu'à la France, à l'Allemagne, autant qu'à l'Irlande, aux républiques qui ont des esclaves aussi bien qu'aux empires qui ont des serfs. Les problèmes sociaux dépassent les frontières. Les plaies du genre humain, ces larges plaies qui couvrent le globe, ne s'arrêtent point aux lignes bleues ou rouges tracées sur la mappemonde. Partout où l'homme ignore et désespère, partout où la femme se vend pour du pain, partout où l'enfant souffre faute d'un livre qui l'enseigne et d'un foyer qui le réchauffe, le livre " Les Misérables " frappe à la porte et dit : " Ouvrez-moi, je viens pour vous ". À l'heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s'appelle l'homme ; il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues ". " Lire " Les Misérables " de Victor Hugo vous fait pénétrer dans la langue de notre grand poète français. Un territoire connu, mais presque oublié du côté de sa voix, de la singularité de sa voix. Cette histoire, maintes fois adaptée au cinéma, cache son écriture. On reconnaît la trame, les personnages mythiques, le Paris des révolutions, mais on a perdu ce qu'il a écrit. C'est assez difficile à exprimer, mais c'est ce que l'on découvre lorsqu'on se laisse envahir par le livre. C'est comme si l'on touchait du doigt les fibres de notre patrimoine dans ce qu'il a de meilleur, dans ce qu'il peut nous rendre meilleur. Victor Hugo aime l'Histoire et il nous la fait aimer. Roman-fleuve donc, où rien ne manque, le suspens, les digressions, les interrogations, les personnages incroyablement présents, leurs destins entremêlés. Dès lors, le choix de l'adaptation pour la radio fut de faire entendre sa voix. Et elle apparaît en éclats de voix, ou des voix en éclats. Presque cousues pour aller à l'épure. En espérant transmettre cette émotion provoquée par ce qui est écrit. " Hélène Bleskine
    25 min
  • Les misérables de Victor Hugo 13/14
    durée : 00:24:40 - Les misérables de Victor Hugo 13/14 - France Culture fête le cent-cinquantième anniversaire de la publication des Misérables, le grand roman de Victor Hugo. Exilé à Guernesey, il avait soixante ans lorsqu'il le termina. Dès sa parution, le 3 avril 1862, les lecteurs s'arrachent le livre. En octobre 1862, dans une lettre adressée à son éditeur italien, Monsieur Daelli, il écrit : " Vous avez raison, Monsieur, quand vous me dites que le livre " Les Misérables " est écrit pour tous les peuples. Je ne sais s'il sera lu par tous, mais je l'ai écrit pour tous. Il s'adresse à l'Angleterre autant qu'à l'Espagne, à l'Italie autant qu'à la France, à l'Allemagne, autant qu'à l'Irlande, aux républiques qui ont des esclaves aussi bien qu'aux empires qui ont des serfs. Les problèmes sociaux dépassent les frontières. Les plaies du genre humain, ces larges plaies qui couvrent le globe, ne s'arrêtent point aux lignes bleues ou rouges tracées sur la mappemonde. Partout où l'homme ignore et désespère, partout où la femme se vend pour du pain, partout où l'enfant souffre faute d'un livre qui l'enseigne et d'un foyer qui le réchauffe, le livre " Les Misérables " frappe à la porte et dit : " Ouvrez-moi, je viens pour vous ". À l'heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s'appelle l'homme ; il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues ". " Lire " Les Misérables " de Victor Hugo vous fait pénétrer dans la langue de notre grand poète français. Un territoire connu, mais presque oublié du côté de sa voix, de la singularité de sa voix. Cette histoire, maintes fois adaptée au cinéma, cache son écriture. On reconnaît la trame, les personnages mythiques, le Paris des révolutions, mais on a perdu ce qu'il a écrit. C'est assez difficile à exprimer, mais c'est ce que l'on découvre lorsqu'on se laisse envahir par le livre. C'est comme si l'on touchait du doigt les fibres de notre patrimoine dans ce qu'il a de meilleur, dans ce qu'il peut nous rendre meilleur. Victor Hugo aime l'Histoire et il nous la fait aimer. Roman-fleuve donc, où rien ne manque, le suspens, les digressions, les interrogations, les personnages incroyablement présents, leurs destins entremêlés. Dès lors, le choix de l'adaptation pour la radio fut de faire entendre sa voix. Et elle apparaît en éclats de voix, ou des voix en éclats. Presque cousues pour aller à l'épure. En espérant transmettre cette émotion provoquée par ce qui est écrit. " Hélène Bleskine
    25 min
  • Les misérables de Victor Hugo 12/14
    durée : 00:24:44 - Les misérables de Victor Hugo 12/14 - France Culture fête le cent-cinquantième anniversaire de la publication des Misérables, le grand roman de Victor Hugo. Exilé à Guernesey, il avait soixante ans lorsqu'il le termina. Dès sa parution, le 3 avril 1862, les lecteurs s'arrachent le livre. En octobre 1862, dans une lettre adressée à son éditeur italien, Monsieur Daelli, il écrit : " Vous avez raison, Monsieur, quand vous me dites que le livre " Les Misérables " est écrit pour tous les peuples. Je ne sais s'il sera lu par tous, mais je l'ai écrit pour tous. Il s'adresse à l'Angleterre autant qu'à l'Espagne, à l'Italie autant qu'à la France, à l'Allemagne, autant qu'à l'Irlande, aux républiques qui ont des esclaves aussi bien qu'aux empires qui ont des serfs. Les problèmes sociaux dépassent les frontières. Les plaies du genre humain, ces larges plaies qui couvrent le globe, ne s'arrêtent point aux lignes bleues ou rouges tracées sur la mappemonde. Partout où l'homme ignore et désespère, partout où la femme se vend pour du pain, partout où l'enfant souffre faute d'un livre qui l'enseigne et d'un foyer qui le réchauffe, le livre " Les Misérables " frappe à la porte et dit : " Ouvrez-moi, je viens pour vous ". À l'heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s'appelle l'homme ; il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues ". " Lire " Les Misérables " de Victor Hugo vous fait pénétrer dans la langue de notre grand poète français. Un territoire connu, mais presque oublié du côté de sa voix, de la singularité de sa voix. Cette histoire, maintes fois adaptée au cinéma, cache son écriture. On reconnaît la trame, les personnages mythiques, le Paris des révolutions, mais on a perdu ce qu'il a écrit. C'est assez difficile à exprimer, mais c'est ce que l'on découvre lorsqu'on se laisse envahir par le livre. C'est comme si l'on touchait du doigt les fibres de notre patrimoine dans ce qu'il a de meilleur, dans ce qu'il peut nous rendre meilleur. Victor Hugo aime l'Histoire et il nous la fait aimer. Roman-fleuve donc, où rien ne manque, le suspens, les digressions, les interrogations, les personnages incroyablement présents, leurs destins entremêlés. Dès lors, le choix de l'adaptation pour la radio fut de faire entendre sa voix. Et elle apparaît en éclats de voix, ou des voix en éclats. Presque cousues pour aller à l'épure. En espérant transmettre cette émotion provoquée par ce qui est écrit. " Hélène Bleskine
    25 min
  • Les misérables de Victor Hugo 11/14
    durée : 00:24:43 - Les misérables de Victor Hugo 11/14 - France Culture fête le cent-cinquantième anniversaire de la publication des Misérables, le grand roman de Victor Hugo. Exilé à Guernesey, il avait soixante ans lorsqu'il le termina. Dès sa parution, le 3 avril 1862, les lecteurs s'arrachent le livre. En octobre 1862, dans une lettre adressée à son éditeur italien, Monsieur Daelli, il écrit : " Vous avez raison, Monsieur, quand vous me dites que le livre " Les Misérables " est écrit pour tous les peuples. Je ne sais s'il sera lu par tous, mais je l'ai écrit pour tous. Il s'adresse à l'Angleterre autant qu'à l'Espagne, à l'Italie autant qu'à la France, à l'Allemagne, autant qu'à l'Irlande, aux républiques qui ont des esclaves aussi bien qu'aux empires qui ont des serfs. Les problèmes sociaux dépassent les frontières. Les plaies du genre humain, ces larges plaies qui couvrent le globe, ne s'arrêtent point aux lignes bleues ou rouges tracées sur la mappemonde. Partout où l'homme ignore et désespère, partout où la femme se vend pour du pain, partout où l'enfant souffre faute d'un livre qui l'enseigne et d'un foyer qui le réchauffe, le livre " Les Misérables " frappe à la porte et dit : " Ouvrez-moi, je viens pour vous ". À l'heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s'appelle l'homme ; il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues ". " Lire " Les Misérables " de Victor Hugo vous fait pénétrer dans la langue de notre grand poète français. Un territoire connu, mais presque oublié du côté de sa voix, de la singularité de sa voix. Cette histoire, maintes fois adaptée au cinéma, cache son écriture. On reconnaît la trame, les personnages mythiques, le Paris des révolutions, mais on a perdu ce qu'il a écrit. C'est assez difficile à exprimer, mais c'est ce que l'on découvre lorsqu'on se laisse envahir par le livre. C'est comme si l'on touchait du doigt les fibres de notre patrimoine dans ce qu'il a de meilleur, dans ce qu'il peut nous rendre meilleur. Victor Hugo aime l'Histoire et il nous la fait aimer. Roman-fleuve donc, où rien ne manque, le suspens, les digressions, les interrogations, les personnages incroyablement présents, leurs destins entremêlés. Dès lors, le choix de l'adaptation pour la radio fut de faire entendre sa voix. Et elle apparaît en éclats de voix, ou des voix en éclats. Presque cousues pour aller à l'épure. En espérant transmettre cette émotion provoquée par ce qui est écrit. " Hélène Bleskine
    25 min

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