durée : 01:06:58 - La radio se donne en spectacle ! Et quel spectacle ! Plongez au cour des histoires les plus célèbres de la littérature mises en scène et en musique par les Fictions de France Culture et la Direction de la Musique de Radio France. Comédiens, bruiteurs et musiciens vous invitent à un véritable "spectacle radiophonique" ! " A la fin du dix-neuvième siècle, les puissances européennes se partagent l'Afrique. Sous le masque de la " mission civilisatrice ", l'exploitation coloniale va bon train. Capitaine de la marine marchande, Marlow est fasciné depuis l'enfance par le fleuve Congo, situé au cour de l'Afrique. Sur ses berges s'entassent ivoire et caoutchouc en partance pour l'Europe. Et au bout du fleuve se trouve Kurtz, agent zélé du système colonial mis en place par Léopold II, roi des Belges. Ayant obtenu le commandement d'un vapeur, Marlow entame sa lente remontée du fleuve. Il ignore qu'elle va le conduire au cour des ténèbres, vers Kurtz et ses " rites inavouables ". Au coeur des ténèbres a d'abord paru en feuilleton en 1899 dans le Blackwood's Edinburgh Magazine avant d'être publié en recueil en 1902. Témoignage de première main sur les atrocités commises au Congo sous Léopold II, cette novella a contribué à la prise de conscience de ce qui fut décrit comme "un crime contre l'humanité" (G.W. Williams). Admiré par T.S. Eliot et Virginia Woolf, Au cour des ténèbres est devenu un classique. Dans sa préface au Nègre du Narcisse, Conrad évoque la magie suggestive de la musique, dans laquelle il voit "le plus grand des arts". Avec le compositeur Didier Benetti et le réalisateur Cédric Aussir, nous avons creusé des brèches dans le récit de Marlow pour que la musique fasse entendre ce que le roman ne dit pas. Récit d'aventures, mélodrame, film noir. Au cour des ténèbres est un périple à travers les genres. Autant dire : une partition rêvée pour l'Orchestre National de France, qui accompagne en direct les comédiens et nous entraîne vers l'indicible, l'innommable - tout ce que la musique traduit bien mieux que les mots. " Stéphane Michaka