
Sign up to save your podcasts
Or


Ces deux dernières années, un nombre sans précédent de démissions a déferlé sur les Etats-Unis. Là-bas, 50% des jobs créés depuis 2017 le sont en dehors des organisations. La vague de démissions a non seulement fait la une des journaux, mais elle a en plus créé du contenu pour les réseaux sociaux, notamment sur Tiktok. Des vidéos d’employé.e.s annonçant leur démission sont devenues virales avec les hashtags #QuitMyJob, #IQuit ou encore #TheGreatResignation.
Les causes évoquées à ces départs en pagaille sont multiples: l’épuisement, la recherche d’un nouvel équilibre entre vie professionnelle et vie privée ou encore la crise de sens. Les gens osent passer à l’action car le marché du travail est actuellement dynamique. En Suisse, d’ici 2030, avec le départ à la retraite des baby-boomers: 500’000 places de travail ne seront pas remplacées.
Les rapports de force seraient-ils en train de s’inverser? Le plein pouvoir des patrons serait-il terminé?
Des artistes s’emparent du sujet – on a entendu par exemple au mois de juin le tube de Beyoncé Break my Soul – et des acteur·ice·s culturel·le·s émergent: anciennement salariées par des grandes boîtes, ils et elles décident de se reconvertir en se tournant vers ce qui les meut profondément.
---
Aujourd’hui on aborde le sujet des «slashers», ces personnes qui accumulent plusieurs profession. Pour en parler, on échange avec Delphine Wuest: animatrice radio, assistante de direction, comédienne, formatrice, politicienne et anciennement assistante médicale.
David Huwiler est réalisateur, Julien Audrey infographiste et Benoît Ecoiffier graphiste, scénographe et tatoueur. Depuis 3 ans, ils font partie d'un collectif de maraîchers qui ont créé L'Ortie, une micro-ferme à Meinier. Lucie Eidenbenz est partie à la rencontre de ces trois artistes qui partagent leur temps entre leur activité artistique et leur nouveau métier de maraîchers. Reportage.
Ah là là, on vit une époque formidable. Une époque caractérisée par son goût immodéré pour les étiquettes, les nomenclatures, les cases – et pour l’anglais façon globish-boulga. Ici, le truc savoureux, c’est que ces étiquettes permettent souvent de poser un voile d’euphémismes sur des réalités qui peuvent être jugées offensantes ou qui ont carrément sale gueule. Un peu comme le peintre Daniele da Volterra avait été chargé au XVIe siècle de trousser des repeints de pudeur sur les parties génitales des personnages du Jugement dernier de Michel-Ange. Eh bien j’affirme qu’avec le sujet du jour, les slashers, nous sommes en plein dedans: ce joli terme sert de cache-sexe ou plutôt de cache-misère.
T’es un soutier du capitalisme néolibéral? T’es un galérien du monde du travail? Que tu sois bardé de diplômes ou pas, tu exerces un job de merde si mal payé que tu dois y ajouter un autre job de merde pour boucler le mois? Ou alors ton taf, quoique génial et créatif, est si déconsidéré aujourd’hui qu’il te rapporte quand même des queues de cerises, ce qui t’oblige à exercer un ou deux emplois alimentaires en parallèle? Y a pas de souci, no problemo, aise! Suffit de faire un peu de cosmétique pour rendre tes galères présentables. Tiens, si on disait que tu es un slasher? Ah oui ça claque bien ça, ça swingue, pis c’est trendy, et ça te range du côté des winners qui sont agiles et qui savent s’adapter à la grande lutte pour la survie du plus apte, saint Darwin priez pour nous!
Voilà voilà. Sauf que. Ben oui, sauf que les mots sont souvent polysémiques, ils ont plusieurs sens, qui parfois se contaminent et provoquent des collisions intéressantes.
Je m’étonne ainsi du choix d’un terme, slasher, qui évoque pour tout amateur de cinéma horrifique le slasher movie. Ce sous-genre du film d’horreur a fait florès pendant les années 80, et vous avez sans doute quelques exemples en tête, dont les séries Vendredi 13, Halloween, Les Griffes de la nuit ou Scream, qui résonnent pour beaucoup de cinéphiles comme de délicieuses madeleines de Proust trempées dans du sang. Miam. Alors la chose est d’habitude très codifiée et le résultat est souvent aussi cocasse que flippant. En gros, dans le slasher movie, un tueur psychopathe, la plupart du temps masqué ou défiguré, s’en prend à une bande de jeunes dadais qui pensent surtout à boire et à baiser et qui ont, d’une manière ou d’une autre, offensé le serial-killer. Quand les premières victimes commencent à tomber, les survivants décident en général d’explorer leur environnement par groupe de un, ce qui facilite bien sûr le carnage du slasher, lequel peut continuer tranquillou à débiter du teenager avec l’entrain d’un charcutier découpant de la mortadelle. Et à la fin, confrontation entre le tueur et la dernière héroïne en lice (car fréquemment c’est une femme), triomphe de celle-ci, même si en fait elle n’est pas vraiment libérée du méchant ou de sa malédiction. Clap de fin, générique. Pourquoi slasher, d’ailleurs? Parce que ça vient du verbe to slash, qui signifie couper, taillader, déchirer, frapper.
Revenons-en maintenant au monde professionnel. Pourquoi avoir choisi de qualifier ainsi ceux qui cumulent plusieurs jobs? Oui OK, par analogie avec le slash, la barre oblique de nos claviers qui permet de juxtaposer différents éléments, pile comme le slasher juxtapose différents emplois. Mais j’ai une autre lecture du truc. N’est-ce pas plutôt que l’on se sent aujourd’hui de plus en plus, dans notre vie de travailleur, déchiré, écartelé entre des impératifs contradictoires? Que la majorité des jobs sont si mal payés qu’il vient des envies de massacre à celui qui est contraint d’en mener deux ou trois de front? Ou que l’amoralité et la psychopathie du patronat (je rappelle qu’une étude de 2016 estimait à 20% le nombre de psychopathes parmi les patrons) suscite une forme de psychopathie en miroir chez l’employé, comme une sorte de légitime défense? Au bout du compte prenez garde, vous les capitaines d’industrie, vous les top managers. A force d’obliger votre main-d’œuvre à slasher pour survivre, vous oubliez que la main du slasher peut être parfois celle qui tient le couteau par le manche…
J’ai failli me laisser persuader par l’actu que la chose la plus importante qui était arrivée dans le monde, depuis une semaine, c’était le revenge song de Shakira contre son ex. Vous savez que la chanson caracole en pole position des chansons les plus écoutées du moment sur Youtube? 154 millions 353'179 vues en 7 jours quand même… Hashtag 1 tendance musique.
Avec toute une communauté internet à fond la ola pour faire monter les vues.
«Allez, partagez, partagez partout, sur Spotify, Tiktok, sur tous vos réseaux, il faut qu’on atteigne les 200 millions de vues… Allez ! On va y arriver!»
Des messages comme ça par palettes d’émojis : «On doit tous applaudir Shakira pour avoir exprimé ses émotions»
Émotions qui en gros se résument à: «Écoute comme je lui nique sa race à ce petit con», et: «je suis tellement plus bonne que l’autre pouf’»
J’ai franchement du mal à comprendre en quoi on serait là en face d’un progrès décisif dans l’histoire des mœurs humaines… Non, là, j’ai juste envie de dire : Sors jamais avec un people. Mais genre : jamais.
Ni dans la chanson, ni dans la littérature, ni du cinéma, rien. Rien.
Mais, d’un point de vue strictement musical… allez, dans la production mainstream actuelle, c’est pas mal… ça beat c’qu’il faut, ça a un bon flow… On peut dire que ça fait le job, c’est taillé comme un tube, avec juste ce qu’il faut de rage dedans pour écouter au casque pendant le footing matinal et rester focus pour la journée. Tu te la mets en boucle dans ta playlist, t’oublies d’aller au boulot et tu fais le tour du lac. Attention quand même, les gens qui peuvent pas marcher en ville sans écouter un truc dans vos petits écouteurs blancs hein, ça motive sec.
Ça n’a d’ailleurs pas échappé au webzine BeLatina, qui, dans sa rubrique empowerment, a fait une sélection des meilleurs tweets pour célébrer comme il se doit le revenge song de la Latina Queen: «Shakira est en train de réaliser le rêve de toutes les femmes, balancer de la merde sur son ex et en plus gagner des millions»
Bon, s’il suffisait de balancer de la merde sur ses exs pour gagner des millions, ma foi, il y aurait plus un seul pauvre sur terre…
Bon, sinon, y’a eu quoi d’autre d’intéressant cette semaine dans l’actu? Ah oui, alors bon, sans surprise hein: les 300 activistes du climat qui occupaient depuis des mois le hameau allemand de Lützerath pour empêcher l’extension d’une mine de charbon à ciel ouvert ont été évacués - vous savez, le charbon, ce combustible fossile dont on nous rabâche partout les oreilles pour nous dire que c’est absolument le plus calamiteux de tous pour la sauvegarde de l’environnement et des espèces vivantes et, accessoirement de l’humanité. Mais qu’on se tranquillise : «Il n’y a plus de militants dans la région de Lützerath», a assuré la police. Bon, à part deux qui se sont terrés dans un souterrain et qu’on ne retrouve pas, mais bon, 2, ça ne compte pas. S’ils veulent finir leur vie Hobbit, ça les regarde. Et puis, on a appris avec soulagement qu’ils sont seulement une vingtaine à avoir été hospitalités, dont certains dans un état qualifié de grave. De la part d’un gouvernement de coalition social-démocrate et écolo, c’est un score tout-à-fait honorable.
Ils avaient la loi avec eux les activistes? Non. Alors, voilà, c’est plié. Ils avaient qu’à voter écolo, ou social démocrate, au lieu de se plaindre. Allez, sujet suivant.
Bon, l’évènement de la semaine c’était bien évidemment le non-évènement Davos, vous savez, le sommet mondial de l’impuissance collective qui se déroule une fois par an. Si Davos était une éolienne, elle brasserait en une semaine assez d’air pour couvrir toute la consommation mondiale de l’année.
Sinon, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a présenté à Davos un plan d'investissements pour décarboner la société européenne. Bon, manifestement, les activistes de Lützerath ne faisaient pas partie du plan de décarbonation de la Commission européenne ni la mine de charbon dont ils ont vainement tenté d’empêcher l’extension.
Vous vous demandez peut-être comment ces deux informations peuvent tenir la même semaine dans les médias sans que les médias ne relèvent la moindre contradiction et impossibilité logique? Moi aussi.
Au final, tous ces gens, tout cet appareil, coûteux, de gouvernements et d’élites économiques font un peu la même impression que l’ex de Shakira sur Shakira. La seule différence c’est qu’il n’y a pas 150 millions de personnes pour leur cracher à la gueule à hauteur de l’affront fait à l’humanité et à tout ce qu’il y a de vivant sur cette planète
Et un tube planétaire pour lever la révolte.
---
Aujourd'hui, on s'intéresse aux slashers: ces personnes aux multiples activités professionnelles. Un mot formé à partir de l’anglicisme slash, ce caractère typographique de séparation également appelé «barre oblique». Parfois utilisé pour représenter une fraction, ce qui nous intéresse c’est quand il veut dire: «et/ou». Lorsqu’on pratique plusieurs métiers, on le glisse entre chacun d’eux.
Deux cas de figure: le cumul des emploi peut être subi par nécessité financière, ou choisi pour son épanouissement personnel. Si additionner les jobs n’est pas nouveau, c’est en revanche mieux accepté. Ce qui pouvait autrefois être un signe d’instabilité, révèle aujourd’hui une personnalité riche et ouverte sur le monde. Le marché du travail a évolué, rares sont les carrières menées de A à Z dans une seule et même entreprise. Le slashing étonne moins et est de plus en plus souvent pratiqué.
Chez les artistes, il est encore plus fréquent. Mais est-il inhérent aux métiers créatifs? Qu’est-ce que ça dénote sur la précarité qu’impose la société à ces corps de métier? Comment réussir à jongler entre les activités tout en préservant sa santé?
Voici quelques unes des réflexions que nous menons durant cette heure d'émission.
Aux micros de Midi Bascule cette semaine, on retrouve José Lillo, chroniqueur/comédien/metteur scène, Olivier Mottaz, rédacteur/éditeur/chroniqueur, et Marie-Eve Musy, comédienne/autrice/humoriste/animatrice. En invitée fil rouge, nous recevons Marcia Burnier, autrice/assistante sociale, qui nous accompagne tout au long de l'émission. Par téléphone, Marie-Eve échange également avec Delphine Wuest autour de ses nombreuses activités professionnelles.
---
En invitée fil rouge, nous recevons Eva Saro, 64 ans et spécialiste des informations visuelles dans le marketing et la publicité. Elle est responsable de projets à la Fondation Images et Société, qui décrypte les photos qui nous entourent et en questionne les valeurs véhiculées.
Pour en savoir plus, découvrez les articles de la Fondation Image et Société:
Par téléphone, Marie-Eve échange avec la photographe documentaire Clélia Odette Rochat sur son projet «Belles mômes», lancé en 2021. Devant son objectif, des femmes entre 50 et 94 ans posent nues, ou très dévêtue, pour mettre en lumière la diversité et la beauté des corps que l'on a tendence à cacher.
---
Et oui cette fois j’ai pas eu besoin d’aller chercher bien loin pour trouver un film qui illustre le thème du jour. À l’époque de sa sortie, j’avais 22 ans et pas du tout envie de voir un film avec des vieux à poil. D’ailleurs le sujet avait pas mal fait polémique. Et oui, parler des vieux, que ce soit pour leur retraites ou pour leurs corps, on aime pas ça, ça dérange l’ordre social.
Enfin bon, là on ne va pas parler retraites, on va parler gérontophilie.
Définition: La gérontophilie est une paraphilie de type chronophilie dans laquelle un individu est sexuellement attiré par un partenaire sexuel très âgé.
Explications: Paraphilie: comportement sexuel atypique. Chronophilie: excitation due à la différence d'âge.
Ça va donc dans les deux sens. Car la plupart du temps c’est les vieux qui sont attirés par les jeunes, et là, ça choque personne, c’est même normal.
Pour son 8ème long métrage, Bruce LaBruce s’intéresse donc aux jeunes qui kiffent les vieux pour autre chose que leur compte en banque. Lake à 18 ans, beau brun quebequois, chaine en or qui brille, pendentif en croix, surveillant de baignade à la piscine. Il aime dessiner et rouler des pelles qui font du bruit sous son poster de Gandhi à sa copine Désirée. Désirée aime la littérature, le rock alternatif et faire des listes de ses icones féministes préférées. Mais en réalité on s’en fout un peu puisque c’est un film de mecs. Grâce à sa mère alcoolique, Lake trouve un job d’auxiliaire dans une maison de retraite. N’importe quel ado de son âge aurait détesté, mais lui, il adore. Il prend du temps et du plaisir à faire la toilette des papis alités et sur-médicamentés, dans ce parc à vieux, où l’on cache et on minimise ces êtres en fin de vie qu’on réduit à leurs simples fonctions vitales, quand elles marchent encore.
Alors concrètement qu’est-ce qu'il se passe? Et bien Lake tombe amoureux d’un des patients. Et oui parce qu’en plus d’être gérontophile, il est homosexuel! Imaginez la réaction de sa mère quand elle apprend, au petit déjeuner avec un verre de blanc, que son fils couche avec un autre homme qui est vieux et noir. Pas évident. Elle trouve ça déguelasse alors que Lake lui ce qu’il trouve dégueu c’est les conditions de traitements de ces personnes. Bref, le film joue avec les codes de la comédie romantique, il reprend l’esthétique du film indé des seventies et en fait le film le plus grand public de Bruce LaBruce, financé avec de l’argent du contribuable.
Adepte de la pornographie et du hard core, le réalisateur filme ici les corps âgées comme des objets de désirs avec une douceur et une simplicité déconcertante. Il n’y a pas de scènes de sexe explicites mais beaucoup de sensualité dans la proximité de la caméra avec les corps nus, qui se dévoilent peu à peu. Et oui, les vieux c’est érotique, c’est désirable et surtout, ça a une sexualité.
10 ans après, le film transgresse toujours un tabou culturel très fort. Le réalisateur ne s’encombre pas de justifications, c’est au spectateur de se débarrasser de toute pensée moralisatrice. Sensible et innocent, Lake accompli sans le vouloir un acte de résistance et d’insurrection. Il ne voit pas ce qu’il y a de mal, il ne comprend pas pourquoi il devrait se cacher ou s’excuser. Pour lui, son fétiche est moins grave que celui du cuir. Alors qu’en réalité la peau de bête c’est quand même bien moins radical que jouer au docteur avec un mec qui a 4 fois ton âge.
Au final, rien de tout cela n’est contre nature, un corps c’est un corps, la seule chose qui est bloquante, c’est les esprits trop étroits.
Cette semaine, direction Saint Jean à Genève, et plus précisément à l'atelier de Caroline De Cornière, chorégraphe et interprète. Rachel Maisonneuve nous y emmène rencontrer Rosangela Gramoni, interprète de son spectacle «Entre les deux épaules». Rosangela évoque son expérience de femme âgée sur la scène des arts vivants.
---
From the publisher's feed
En 2020, Radio Vostok, la chaîne indé qui décape les oreilles, et le Théâtre Forum Meyrin, une scène qui porte haut l’étendard du spectacle vivant, créaient Radio Bascule, plateforme de podcasts plus accueillante encore qu’une auberge espagnole. Et comme l’appétit vient en mangeant, il n’était pas question de s’arrêter en si bon chemin. Pourquoi ne pas lancer une émission?
Le rêve se concrétise en 2021. Son ambition? Proposer un espace de réunion et d’échange, à l’heure où la pandémie fait encore planer la menace d’un retour à la distanciation sociale. Être le sismophone des changements à venir, à la fois détecteur, porte-voix et acteur. Et surtout, sans jargon, dans un esprit curieux et convivial, réfléchir à l’impact des crises à répétition sur les interprètes, les techniciens, les créateurs – sur toutes ces bonnes volontés coalisées sans lesquelles l’art n’existerait pas.
Tandis que les fronts se durcissent, que les réseaux sociaux nous libèrent autant qu’ils nous enferment dans des bulles cognitives, que la défiance lamine les autorités politiques et scientifiques, que chacun ou presque s’intronise seul maître à bord et que d’aucuns, toute honte bue, n’ont à la bouche que le credo «Tout pour ma gueule, et merde aux autres», il est plus que jamais urgent de s’entendre. Écouter, échanger, inventer, débattre, rire et rêver: n’est-ce pas ce qui, sur l’aile du son, fait la beauté irremplaçable de la radio?
Midi Bascule, c'est tout cela. Un ensemble choral de reportages, d’interviews, de chroniques, de consignes créatives et de respirations musicales. Sans prétention mais avec cœur – et avec un auditoire que nous espérons considérable!
De septembre 2023 à juin 2024, Midi Bascule est produite en collaboration avec le Service de la culture de Meyrin.