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Or


Mon second passage à la radio ! Cet entretien a été publié ici le 2 juillet 2025. J’y parle des pénuries de psychotropes à partir de ce que je vis comme patient et de ce que je vois en consultation.
Quand le traitement devient introuvable
Je raconte pourquoi je suis allé me fournir en Belgique. Je parle aussi des patients qui font plusieurs pharmacies, de l’angoisse avant chaque délivrance et des décompensations que j’ai constatées.
Ce que je mets en cause dans les pénuries
L’entretien aborde ensuite les prix, la fabrication et l’accès aux médicaments. J’explique mon point de vue sur les causes de ces ruptures, puis je reviens à une question pratique : que peut-on chercher avec sa pharmacie, et pourquoi je me méfie des commandes sur Internet.
La mayonnaise commence à prendre petit à petit. Merci à vous pour votre soutien !
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Point de vigilance scientifique – psychotropes et ruptures de traitement
Cet entretien décrit la situation de 2025. La formule « seul traitement autorisé dans les troubles bipolaires » est trop large : il faut distinguer l’épisode dépressif, la manie et la prévention des rechutes. La quétiapine a notamment une AMM dans la dépression bipolaire ; le lithium a d’autres indications dans le trouble bipolaire. Une AMM ne signifie pas qu’un produit est disponible, ni qu’il convient à chaque patient.
Le risque de rechute après un arrêt rapide du lithium justifie une organisation médicale de la continuité du traitement. Cela ne permet pas d’attribuer avec certitude un suicide ou une décompensation donnée à une rupture de stock. L’ANSM a documenté un problème de production chez Pharmathen et des mesures de remplacement en 2025 ; ces documents ne chiffrent pas la part causale des prix que j’avance dans l’entretien. Les modalités de remplacement évoluent : le dispositif exceptionnel de substitution par préparation magistrale a pris fin le 20 juillet 2026. L’entretien ne doit donc pas être utilisé comme mode d’emploi actuel d’achat, d’importation ou de changement de médicament.
Littérature scientifique – pénurie de quétiapine, indications de la quétiapine et du lithium
* Fortes tensions d’approvisionnement en quétiapine (Xeroquel LP et génériques) : nouvelles conduites à tenirANSM, publication du 30 janvier 2025, actualisée le 20 juillet 2026. Décrit un problème de production et les dispositifs successifs de remplacement ; ne démontre pas la contribution causale des prix avancée dans cet entretien. La substitution exceptionnelle sans nouvelle prescription a pris fin le 20 juillet 2026.
* QUETIAPINE BIOGARAN LP 50 mg, comprimé à libération prolongéeRCP ANSM, version affichée du 12 juillet 2024, rubrique 4.1. Distingue épisodes maniaques, épisodes dépressifs majeurs et prévention des récidives chez les patients ayant répondu. L’indication réglementaire ne prouve ni disponibilité effective ni réponse individuelle.
* TERALITHE 250 mg, comprimé sécable – TERALITHE LP 400 mg, comprimé sécable à libération prolongéeHAS, avis du 2 mars 2016, rubrique 3.1. AMM pour prévention des rechutes bipolaires et traitement des états maniaques ou hypomaniaques ; ce contre-exemple invalide la généralisation à tout le trouble bipolaire, sans établir une équivalence avec la quétiapine dans la dépression aiguë.
* Bipolar disorder: assessment and management – Trouble bipolaire : évaluation et prise en chargeNICE, CG185, recommandations 1.10.14 et 1.10.25–26 datées 2014. Précautions devant arrêt rapide du lithium et organisation de l’arrêt progressif/surveillance ; recommandations britanniques, pas mesure du risque suicidaire individuel ni règle française d’importation.
La santé mentale des soignants est devenue un sujet de société majeur, mais tous les outils de prévention ne se valent pas. Dans cette vidéo, je passe un questionnaire sur le stress diffusé aux professionnels de santé avec Clara. On regarde la logique des questions, les résultats, et la solution qu’il propose.
Un stress-test pour les soignants
Fatigue, sommeil, alimentation, mémoire, concentration, irritabilité, cynisme ou addictions : le questionnaire fait un mélange chaotique de symptômes et de comportements avant de donner sa réponse. Ça part tellement dans tous les sens qu’on peut se demander ce qu’un questionnaire comme celui-là mesure vraiment.
Stress chronique, burn-out, et validité du questionnaire
Un questionnaire de dépistage n’a d’intérêt que si sa construction, ses propriétés psychométriques et l’interprétation de ses scores sont solides. La vidéo revient donc sur la différence entre sensibilisation, évaluation du stress et burn-out, mais aussi sur les limites d’un outil qui aboutit à un verdict de « stress chronique » et à un programme personnalisé… alors que les questions ont l’air d’être sorties au hasard.
À lire aussi – institutions et santé des médecins
* Le psy que la Sécu rend dingue : Le conflit avec la CPAM et ses conséquences professionnelles et personnelles ; l’article est bien répertorié comme réservé aux abonnés payants.
* Courrier de signalement pour l’Ordre des médecins : Un prolongement direct sur les rapports entre médecins, CPAM et institutions ; la page est explicitement indiquée « Abonné payant ».
Littérature scientifique – premiers secours en santé mentale et mesure du burn-out
* Mental Health First Aid as a tool for improving mental health and well-being – Les premiers secours en santé mentale comme outil d’amélioration de la santé mentale et du bien-être – Revue Cochrane de 21 études et 22 604 participants : elle ne permet pas de conclure à un bénéfice clinique robuste à 6–12 mois, mais ne permet pas non plus de conclure simplement à l’inefficacité.
* Psychometric properties of burnout measures: a systematic review – Propriétés psychométriques des mesures du burn-out : revue systématique – Revue systématique montrant que la validité des instruments de burn-out est très hétérogène et que certains outils très utilisés disposent eux-mêmes de preuves psychométriques limitées.
Dans cette vidéo de 2025, je présente un projet d’étude avec Emobot, une application qui analyse les émotions à partir du visage. Avec mon collègue assistant médical, j’explique ce que nous comptons comparer et je montre le logiciel en train de fonctionner. C’est une présentation du projet, pas une annonce de résultats.
L’avis des proches comme point de comparaison
Ma conviction, c’est que l’avis des proches peut être plus pertinent que celui du psychiatre pour suivre les fluctuations de l’humeur. Quand on demande au patient comment il allait sur les trente derniers jours, le souvenir n’est pas forcément très précis. L’idée annoncée est de comparer les évaluations de l’application, du patient, du psychiatre et, si possible, de l’entourage. Mon avis sur ce qui pourrait mieux fonctionner reste une hypothèse.
Une démonstration et un suivi sur plusieurs mois
Je fais une démonstration des émotions repérées par l’application, avec quelques réactions qui ne correspondent pas complètement à ce que j’essaie de montrer. Je présente aussi un suivi sur six mois, les rendez-vous mensuels, la participation des proches et les conditions annoncées à l’époque. Les explications sur le téléphone et les données font partie de cette présentation ; elles ne constituent pas un contrôle technique indépendant.
Comme d’habitude, aucun conflit d’intérêt !
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Point de vigilance – hypothèse de recherche et données
Cette vidéo présente un projet et une hypothèse. Elle ne fournit pas de protocole identifiable, de résultats comparatifs ni de mesure de performance. L’avis exprimé sur l’application ou sur les proches ne démontre donc pas qu’ils évaluent mieux l’humeur que le psychiatre. La démonstration montre elle-même des réactions que l’auteur ne juge pas entièrement conformes à ce qu’il veut exprimer.
Les critères de participation, la durée et l’indemnisation sont ceux annoncés dans cette présentation de 2025, pas un recrutement actuel vérifié. Les propos sur les vidéos, l’anonymisation et le stockage décrivent le fonctionnement annoncé par l’auteur. Aucun audit technique ni document de protection des données n’a été identifié dans les pièces fournies pour les confirmer. La phrase ancienne sur les conflits d’intérêt est conservée comme propos de l’auteur, sans validation indépendante.
À lire aussi
* abonnés payants : Trouble bipolaire : l’aire sous la courbe des symptômes
Que devient le poids après l’arrêt du sémaglutide ou du tirzépatide ? Dans cette vidéo de juin 2025, je reviens sur cette question à partir de deux études et des discussions qu’elles suscitent.
Reprise de poids et durée du traitement
Je regarde ce qui se passe après le passage au placebo, la reprise de poids et les limites du suivi. Je parle aussi du coût évoqué à l’époque et de ce que ça change quand on envisage un traitement sur quelques mois.
Psychotropes, poids et metformine
Je donne ensuite mon avis sur la place de la metformine quand des psychotropes font prendre du poids. C’est un avis présenté dans la discussion, avec mes questions sur le prix, la constipation et la lecture des études.
Une information qui ne circule pas assez à mon goût: qu’est-ce qu’il se passe quand on arrête le sémaglutide ou le tirzépatide ?
À 300€ le mois, il faut être prêt à prendre ça sur le long terme.
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Point de vigilance scientifique
Dans l’extension de STEP 1, le médicament et l’accompagnement du mode de vie ont été arrêtés. Ce suivi d’un sous-groupe n’est pas une nouvelle randomisation entre poursuite et arrêt. SURMOUNT-4 et STEP 4 comparent, après une phase initiale de traitement, la poursuite au passage au placebo, avec un accompagnement maintenu dans les deux groupes.
Une reprise moyenne n’annonce pas le résultat de chaque personne. À la fin du suivi, les groupes ayant arrêté restaient en moyenne sous leur poids initial. Ces essais ne démontrent ni une reprise totale inévitable, ni la nécessité pour chaque personne de poursuivre toute sa vie. Ils ne comparent pas ces médicaments à la metformine pour la prise de poids sous psychotropes.
Littérature scientifique – reprise de poids à l’arrêt du sémaglutide et du tirzépatide
* Weight regain and cardiometabolic effects after withdrawal of semaglutide: The STEP 1 trial extension – Reprise de poids et effets cardiométaboliques après l’arrêt du sémaglutide : prolongation de l’essai STEP 1Diabetes, Obesity and Metabolism, 2022. Dans la prolongation de STEP 1, une reprise importante du poids perdu a suivi l’arrêt du sémaglutide. Cette phase de suivi après arrêt apporte une information sur la durabilité, sans être une nouvelle randomisation entre poursuite et arrêt. Elle ne prouve pas que chaque patient doit prendre le traitement toute sa vie.
* Continued Treatment With Tirzepatide for Maintenance of Weight Reduction in Adults With Obesity: The SURMOUNT-4 Randomized Clinical Trial – Poursuite du tirzépatide pour maintenir la perte de poids chez des adultes obèses : essai randomisé SURMOUNT-4JAMA, 2024 ; publication en ligne en 2023. Après une phase initiale sous tirzépatide, SURMOUNT-4 a randomisé la poursuite du traitement ou son remplacement par un placebo. La poursuite maintenait mieux la perte de poids, tandis que l’arrêt s’accompagnait d’une reprise. Ces données concernent la population et la durée étudiées, pas une garantie individuelle à vie.
* Effect of Continued Weekly Subcutaneous Semaglutide vs Placebo on Weight Loss Maintenance in Adults With Overweight or Obesity: The STEP 4 Randomized Clinical Trial – Effet de la poursuite du sémaglutide sous-cutané hebdomadaire, comparé au placebo, sur le maintien de la perte de poids chez des adultes en surpoids ou obèses : essai randomisé STEP 4JAMA, 2021. Après une phase initiale de 20 semaines, la poursuite du sémaglutide était comparée au passage au placebo pendant 48 semaines. La poursuite donnait un meilleur maintien du poids dans cette population sélectionnée ; ce plan aide à distinguer cette comparaison de l’extension de STEP 1.
À lire aussi – metformine et poids
* Abonnés payants : Metformine, sémaglutide et poids : récit d’un parcours
Dans cet échange de juin 2025 avec Clara, je parle de deux problèmes : les pénuries de psychotropes et le report des majorations en pédopsychiatrie. Je présente un appel collectif pour défendre l’accès aux médicaments, puis je donne mon avis sur les choix de financement des soins.
Pénuries de psychotropes : un appel collectif en 2025
Je reviens d’abord sur une pétition et une mise en demeure, avec le soutien d’une avocate. Je raconte aussi le rôle qu’ont joué les réseaux sociaux dans mes propres démarches. Les nombres de médicaments et de signataires cités sont ceux de cette discussion, avec les incertitudes que j’exprime.
Pédopsychiatrie et Mon soutien psy : mon désaccord
La deuxième partie porte sur les consultations longues des pédopsychiatres, les revalorisations repoussées et le dispositif Mon soutien psy. J’en critique la cohérence. Les repères réglementaires ci-dessous permettent de distinguer ce jugement des conditions et des tarifs officiels.
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Mise en demeure soutenue par l'avocate qui me défend contre la CPAM Me Cornélie Durrleman.La pénurie de psychotrope concerne plus d'une quinzaine de médicaments depuis le début 2025.Cette rupture se fait évidemment dans le contexte de la santé mentale grande cause nationale, qui à ce stade peut être considéré comme une bouffonnerie.Mais elle se fait également dans un contexte d'appauvrissement plus général des psychotropes. Les anciennes molécules sont de plus en plus difficiles à obtenir, et les nouvelles ne sont pas commercialisées en France. Il nous manque ainsi plus de 30 médicaments, en dehors de toute rupture, de façon constante.
Pour mon argumentaire présenté devant la CPAM : Ma plaidoirie devant la CPAM.
https://www.change.org/p/psychotropes-en-rupture-un-appel-collectif-pour-d%C3%A9fendre-nos-patients
Pour suivre cette démarche : la présentation au ministère de la Santé.
À lire aussi – pénuries de psychotropes
Article réservé aux abonnés payants.
* Pénurie de Concerta : les équivalences de l’ANSM en question
Point de vigilance – pénuries, tarifs et règles de prescription
Cette discussion date de juin 2025. Les ruptures, les stocks et les règles évoqués ne décrivent pas automatiquement la situation actuelle. Le nombre de signatures ne permet pas, à lui seul, de prévoir l’issue d’une démarche juridique. Pour les revalorisations, l’avis du comité d’alerte du 18 juin 2025 porte sur un risque sérieux de dépassement des dépenses. Le code de la Sécurité sociale prévoit alors une suspension sous les conditions de son article L. 162-14-1-1. Les hausses prévues au 1er juillet 2025 ont ensuite pris effet le 1er janvier 2026. Mes jugements sur ces arbitrages restent des opinions.
Deux formulations de la vidéo demandent une correction séparée. Mon soutien psy ne s’adresse pas à des personnes « sans maladie mentale par définition » : le dispositif vise des troubles psychiques légers à modérés, et le tarif était déjà fixé à 50 € depuis juin 2024, pas à 35 €. Cela ne répond pas, à lui seul, aux critiques sur l’accès aux soins spécialisés ou sur la qualité du suivi. La metformine possède une AMM dans le diabète de type 2 ; parler d’absence d’AMM exige de préciser l’indication envisagée. Enfin, l’annonce de l’ANSM du 20 juin 2025 ouvrait la prescription de Wegovy, Mounjaro et Saxenda à tout médecin à partir du 23 juin, dans leur AMM. Elle ne valide pas tous les usages ni toutes les modalités de remboursement.
Textes officiels – ONDAM, convention médicale, Mon soutien psy et GLP-1
* Avis du Comité d’alerte n°2025-2 sur le respect de l’objectif national de dépenses d’assurance maladieComité d’alerte, 18 juin 2025. Alerte sur un risque sérieux de dépassement de l’ONDAM. Il s’agit d’un avis financier daté, pas d’une évaluation de la qualité des soins ou d’un jugement sur chaque spécialité.
* Article L162-14-1-1 – Code de la sécurité socialeLégifrance, version en vigueur depuis le 16 mars 2022. Le II décrit les conditions de suspension des revalorisations et le report au 1er janvier suivant en l’absence d’un nouvel avenant. Le texte ne permet pas de déduire l’issue d’une pétition.
* Convention médicale 2024-2029 : l’essentielAssurance Maladie, page du 17 mars 2026. Confirme que les mesures prévues au 1er juillet 2025 sont entrées en vigueur le 1er janvier 2026. Mise en perspective postérieure à la vidéo, sans validation de tous les montants cités oralement.
* Mon soutien psy : le nombre de psychologues conventionnés progresseAssurance Maladie, 8 octobre 2024. Troubles psychiques légers à modérés ; depuis le 15 juin 2024, accès direct, douze séances annuelles et tarif de 50 €. Communiqué institutionnel : les témoignages et le sondage cités ne constituent pas un essai comparatif d’efficacité.
* Analogues du GLP-1 indiqués dans le traitement de l’obésité : l’ANSM fait évoluer leurs conditions de prescription et de délivranceANSM, annonce publiée le 20 juin 2025 ; page actualisée le 1er avril 2026. Prescription par tout médecin à compter du 23 juin 2025, dans les indications de l’AMM, pour Wegovy, Mounjaro et Saxenda. Ne démontre pas la suppression de toutes les conditions de remboursement.
* METFORMINE VIATRIS 500 mg, comprimé dispersible – Résumé des caractéristiques du produitBase de données publique des médicaments, version consultée en octobre 2026, rubrique 4.1. Indication dans le diabète de type 2. Cette indication ne valide pas automatiquement une utilisation pour les effets métaboliques des psychotropes ; la date de mise à jour du texte n’est pas renseignée dans cette version.
Je pars d’une situation de suivi où le poids et le sémaglutide ont pris une place importante dans la discussion. Je raconte les changements de traitement, puis les difficultés rencontrées avec le remboursement et la pharmacie. C’est à partir de ce cas, dont certains éléments ont été changés pour préserver l’anonymat, qu’on parle de la place des contrôles dans le soin.
Prescriptions, contrôles et arrêts de travail
On passe ensuite aux prescriptions hors AMM, à un autre récit autour de la mémantine, puis à la mise sous objectif et aux arrêts de travail. Je critique la façon dont ces contrôles s’articulent, à mon avis, avec ce qui se passe au cabinet. On discute aussi des difficultés à trouver un médecin traitant et du rôle de la santé au travail.
Fermetures de lits : les causes qu’on discute
La dernière partie porte sur les fermetures de lits en psychiatrie. Je m’interroge sur les départs de psychiatres, le fonctionnement d’un service et les rapports entre exercice public et privé. Clara me reprend sur un point : la position que je rapporte venait d’une personne, pas de tout le service. La discussion reste ouverte sur les causes qu’on met en avant et celles qu’on laisse de côté.
On est preneurs de toutes les critiques !
À lire aussi – abonnés payants : Ozempic en psychiatrie : alcool, obésité et questions pratiques
Loxapac et loxapine dans l’agitation psychiatrique
Le Loxapac est utilisé depuis des décennies dans l’agitation. Mais quand on cherche les données pour justifier cette pratique, le niveau de preuve est moins impressionnant que la fréquence des prescriptions.
L’étude française RÉALITÉ était une étude rétrospective et observationnelle : on a regardé qui a reçu quoi. Autrement dit, elle ne peut que nous informer sur ce qui est fait, pas sur ce qu’on doit faire. Il n’y a pas de groupe contrôle permettant d’établir son efficacité comparative – ni sa tolérance comparative. Dans la cohorte aiguë, 88 % des patients étaient agités et la dose moyenne atteignait 177,3 mg par jour, soit des doses énormes. Je vous redirige vers cet article sur les posologies habituelles du Loxapac.
Loxapine et agitation : quelles sont les données ?
Le Loxapac n’est pas inefficace contre l’agitation. Des essais randomisés contre placebo ont montré une diminution rapide de l’agitation avec la loxapine inhalée, notamment dans la schizophrénie. Mais il ne faut pas confondre ces données expérimentales avec les preuves concernant spécifiquement la loxapine orale dans l’agitation, utilisée en France – qui sont, encore une fois, presque inexistantes.
À propos
* Les études du Tercian · Les études sur la metformine
Les commentaires, critiques et questions sont les bienvenus.
Cousin FR et al. Therapeutics approach of adult patients with acute and chronic psychotic states: REALITE survey. L’Encéphale, 2006. PubMedAllen MH et al. Efficacy and safety of loxapine for inhalation in the treatment of agitation in patients with schizophrenia: a randomized, double-blind, placebo-controlled trial. J Clin Psychiatry, 2011. PubMed
Exemple de la compétence du service fraude de la CPAM. J’en ai d’autres en stock.
Un contrôle de l’Assurance Maladie peut sembler abstrait jusqu’au moment où il faut reprendre, plusieurs années plus tard, dossiers médicaux, observations et facturations une par une. Dans cette vidéo, je montre concrètement ce que cela donne dans mon cas.
27 actes à vérifier
La CPAM relève notamment plusieurs actes qui auraient été facturés deux fois. Sauf qu’une partie correspond selon moi à des situations prévues par les règles, et que d’autres doublons n’ont de toute façon pas été payés. Il faut malgré tout tout reprendre et tout documenter.
Quand l’administratif remplace le soin
Chaque heure passée à reconstruire ces dossiers est une heure qui n’est pas consacrée à lire la littérature ou à soigner. Et le problème ne s’arrête pas aux médecins : certaines règles administratives ont aussi des conséquences très concrètes pour les patients.
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À lire aussi – CPAM et exercice médical
* Bipolaire donc dangereux – selon la Sécu : Le contexte précédent du conflit avec la CPAM et des expertises psychiatriques.
* Ma plaidoirie devant la CPAM : L’argumentaire précédent sur le conflit entre règles administratives et prise en charge clinique.
Littérature scientifique – charge administrative et prescription hors AMM
* Measuring Documentation Burden in HealthcareMesurer la charge de documentation dans les soins de santé.Revue systématique de 135 articles montrant que la charge documentaire recouvre notamment le temps passé au dossier, les tâches administratives, le travail hors horaires et la fragmentation du travail. Les auteurs soulignent cependant l’absence de mesure standardisée et la faiblesse de nombreuses validations.
* Measurement of clinical documentation burden among physicians and nurses using electronic health records: a scoping reviewMesure de la charge de documentation clinique chez les médecins et infirmiers utilisant les dossiers électroniques : revue de portée.Revue de 35 études montrant que le temps, l’effort, le travail hors horaires et les tâches administratives constituent des dimensions récurrentes de cette charge, avec des méthodes encore hétérogènes.
* Association of Off-label Drug Use and Adverse Drug Events in an Adult PopulationAssociation entre utilisation hors AMM et événements indésirables médicamenteux chez l’adulte.Cohorte de 46 021 patients : le sur-risque d’événements indésirables concernait surtout les prescriptions hors AMM sans niveau de preuve solide. Les prescriptions hors AMM soutenues par des données solides n’avaient pas de sur-risque statistiquement significatif par rapport aux prescriptions dans l’AMM.
À lire aussi – abonnés payants : Arrêts de travail : soigner sous la pression des contrôles
Discussion avec ma femme, toujours incognito.
On discute ici de l’abolition des soins sous contrainte en psychiatrie. Je pars de situations rencontrées en consultation, et ma femme me répond sur la liberté, les risques et les limites de ce raisonnement. On n’est pas d’accord sur tout. C’est aussi l’intérêt de l’échange.
Liberté et situations graves
On revient sur la place des proches, sur ce qu’on pense pouvoir prévoir et sur les situations où l’on hésite à intervenir. Il est aussi question d’abus et de décisions qu’on peut regretter. Je raconte une expérience d’interne, puis on reprend ce que j’aurais fait autrement avec du recul.
Responsabilité, alliance et alternatives
La discussion passe ensuite par les moyens du secteur psychiatrique, les démarches administratives et la relation avec les patients. On parle de la difficulté à envoyer un patient aux urgences, de l’alliance dans le suivi et des alternatives qu’on voudrait pouvoir proposer. Qui décide ? À quel moment ? Avec quelles autres possibilités ?
Pour prolonger la question par une lecture commentée, vous pouvez lire « La fin de l’hospitalisation sous contrainte ? »
Psychiatrie Internationale est une publication soutenue par ses lecteurs, sans conflit d’intérêt avec les laboratoires pharmaceutiques.
Peut-on rester stable plusieurs années sous quétiapine ? On part de cette question pour parler de la durée des traitements, de leurs effets indésirables et de ce qu’on peut vraiment attendre des études.
Quétiapine au long cours : stabilité et tolérance
Sommeil, rythme de vie, perte d’efficacité et formes à libération immédiate ou prolongée : on revient sur les questions posées en direct. La lamotrigine, la clozapine et la prégabaline font aussi partie de l’échange.
Diagnostics et choix des traitements
Dépression résistante, trouble bipolaire, trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et troubles du spectre de l’autisme (TSA) : on discute ce que ces diagnostics apportent, et les difficultés qu’ils posent dans la pratique.
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Aussi disponible sur YouTube avec le chat:
https://youtube.com/live/94z5aE06BcI?feature=share
À lire aussi – quétiapine dans la durée
* Quétiapine : arrêt, sevrage, perte de poids et alternatives
* Réduire la quétiapine dans le trouble bipolaire : un cas
Quétiapine : arrêt et perte de poids – L’article écrit consacré à l’arrêt du traitement et à ses effets.
Point de vigilance scientifique
Il existe bien un essai d’entretien sur l’association quétiapine + lithium ou divalproate, contrairement à l’absence d’études évoquée dans le direct. Il retrouve moins de récidives chez des patients bipolaires de type I déjà stabilisés et ayant toléré l’association. Ça ne permet pas de promettre le même résultat à tous les patients, ni de conclure sur dix ans de traitement.
Les cohortes finlandaises de 2018 et 2023 portent sur les hospitalisations. La première retrouve une association modeste sous quétiapine ; la seconde ne retrouve pas de baisse des admissions psychiatriques. Ces études observationnelles ne mesurent pas toute la qualité de vie et ne règlent pas à elles seules la question de l’efficacité pour une personne donnée.
Pour les comprimés de quétiapine à libération prolongée (LP), le résumé des caractéristiques du produit prévoit une prise entière : ils ne doivent être ni divisés, ni mâchés, ni écrasés. La formulation du comprimé personnel évoqué dans le direct n’est pas établie.
La lamotrigine expose à des éruptions cutanées graves. Le résumé des caractéristiques de Lamictal rapporte environ un cas pour 1 000 dans les essais chez les patients bipolaires. Ce n’est pas un risque uniforme. Après une interruption, la reprise doit être réévaluée selon la durée de l’arrêt et les traitements associés ; un nombre fixe de jours ne suffit pas.
Les prises de position générales sur le TDAH et l’autisme restent des opinions exprimées dans ce direct. Elles ne constituent pas une validation scientifique de chaque affirmation sur ces diagnostics.
Littérature scientifique – traitements et réhospitalisation dans le trouble bipolaire
* Real-world Effectiveness of Pharmacologic Treatments for the Prevention of Rehospitalization in a Finnish Nationwide Cohort of Patients With Bipolar Disorder – Traitements pharmacologiques et prévention des réhospitalisations dans le trouble bipolaire : cohorte nationale finlandaise en conditions réelles.JAMA Psychiatry, 2018. Cette cohorte compare plusieurs traitements sur les réhospitalisations au fil des années ; son caractère observationnel distingue ces données des essais randomisés. Suivi moyen de 7,2 ans chez 18 018 patients ; limites liées aux indications et au critère d’hospitalisation. Un erratum de 2022 corrige les figures 1 et 2.
* Maintenance treatment for patients with bipolar I disorder: results from a north american study of quetiapine in combination with lithium or divalproex (trial 127) – Traitement d’entretien du trouble bipolaire de type I : essai nord-américain de la quétiapine associée au lithium ou au divalproate.American Journal of Psychiatry, 2009. Parmi 628 patients stabilisés randomisés, les récidives sont moins fréquentes avec la poursuite de la quétiapine qu’avec son remplacement par un placebo, tout en poursuivant lithium ou divalproate. Population sélectionnée et financement industriel : cette référence complète les cohortes sans garantir une efficacité durable pour chacun.
* Real-world effectiveness of pharmacological treatments for bipolar disorder: register-based national cohort study – Efficacité des traitements du trouble bipolaire en pratique courante : cohorte nationale fondée sur des registres.The British Journal of Psychiatry, 2023. Cette cohorte de 60 045 personnes ne retrouve pas de baisse des admissions psychiatriques sous quétiapine et retrouve davantage d’admissions somatiques associées à son utilisation. Les biais résiduels et l’absence de données sur tous les symptômes limitent l’interprétation ; cette étude complète la référence de 2018.
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