
Sign up to save your podcasts
Or


Deux jours de consultations en Mayenne
Deux jours au cabinet en Mayenne. Je raconte plusieurs situations où les patients se heurtent aux urgences, aux délais de rendez-vous ou à la difficulté de trouver un médecin traitant. Des éléments ont été modifiés pour préserver l’anonymat des personnes concernées.
Quand quelqu’un souffre et ne trouve pas de soignant, on l’oriente où ? Je parle de ce que les patients me rapportent et des démarches qu’on essaie de faire. Il y a aussi mes limites de psychiatre face à des problèmes qui débordent la consultation.
La Sécu et la suite du cabinet
Je reviens sur mes échanges avec la Sécu, la place de l’assistant médical et mes inquiétudes pour la suite de mon activité. Ça rejoint les questions des patients : qui va les suivre, et où aller si le cabinet ferme ? Je raconte ces démarches et ces inquiétudes telles qu’elles se présentaient alors.
Un exemple de situations que je rencontre au cabinet.
Quelques éléments sont évidemment changés à chaque fois pour qu’on ne reconnaisse pas les concernés.
À lire aussi
CPAM et trouble bipolaire : préserver ma stabilité (article payant)
Accès aux soins psychiatriques : trajets et confiance
Cette histoire n'est plus la mienne.
C'est aussi celle des milliers de patients concernés.
J'espère qu'elle fera un peu le tour des réseaux. Je pense qu'elle mérite d'être entendue.
Je pars d’un cas clinique hypothétique : une patiente raconte qu’elle aurait subi un viol pendant son hospitalisation. Je reprends ce que son dossier pourrait indiquer les jours précédents et suivants. La question, c’est ce qu’on fait de sa parole et de son consentement dans ce scénario.
Écouter le récit et relire le dossier
Ce cas imaginaire me fait revenir sur la crainte de l’hospitalisation et sur ma place de médecin quand je la propose. Je critique aussi le mot « immature » employé pour décrire la patiente dans ce scénario. Je m’interroge sur mon propre regard et sur les situations que j’aurais pu laisser passer.
TDAH : des recommandations et l’accès aux soins
Je passe ensuite aux recommandations sur le TDAH chez l’enfant et à mon avis sur ce qu’elles permettent en pratique. Je parle des médicaments disponibles, des ruptures d’approvisionnement et des difficultés d’accès aux thérapies. Je reviens sur le décalage que je perçois entre les annonces et ce que vivent les personnes concernées. La fin revient au cas hypothétique et aux questions qu’il laisse ouvertes.
Dans cet univers parallèle où ça déconne complètement, j’espère que je n’ai pas laissé passer l’irrattrapable sans m’en rendre compte.
À lire aussi
Hospitalisation sous contrainte : limites d’une étude (article payant)
Accès aux soins en Mayenne : récit d’un psychiatre
Discussion du rapport sorti par l’IGAS sur la situation de Toulouse, suite aux évènements indésirables graves qui ont eu lieu là-bas fin 2023.
Le ministre de la santé avait je rappelle "saisi l’Inspection générale des affaires sociales pour qu’elle lance une mission sur la situation de la psychiatrie dans le département de la Haute-Garonne".
Rapport de l’IGAS sur les événements graves aux urgences de Purpan – juillet 2024
À mon avis, on se paye complètement notre tronche.
À lire aussi – abonnés payants : Hôpitaux de Mayenne, fraude et études : les nouvelles du 10 février 2025
Pour poursuivre la recherche sur la metformine : « Metformine et antipsychotiques : les études clés », puis « Metformine : questions ».
La question bonus:
Le patient, alors que les doses sont en train de diminuer, se plaint de douleurs testiculaires lancinantes fluctuantes, à type d’étau
Il n’y a aucun signe physique
Quel est votre diagnostic ?
Abonnez-vous à Psychiatrie Internationale pour recevoir les articles gratuits.
S’abonner à l’édition complète
Vous lisez l’édition gratuite de Psychiatrie Internationale. Accédez aux articles, vidéos, discussions et lives réservés aux abonnés payants.
Vous avez accès à l’édition complète de Psychiatrie Internationale. Merci pour votre confiance et votre soutien.
À lire aussi – abonnés payants : Autisme et psychotropes : la metformine face à la prise de poids
Critique d’un podcast sur les inhibiteurs de la VMAT2, utilisés pour la dyskinésie tardive, et dont la promotion est faite par les “pontes” de psychopharmacologie d’une façon pas très élégante.
Pour prolonger la critique de cette promotion par celle des échelles de dépistage associées, lire : Hey, une nouvelle échelle.
Débusquer les conflits d'intérêt dans les interventions des médecins c'est tout un art qu'il faut maîtriser - les intervenants ne le feront pas à notre place.Lien vers le podcast mentionné: NEI Podcast E226 – Symptoms Speak: Engaging Patients in the Tardive Dyskinesia Conversation
Littérature scientifique – valbénazine et dyskinésie tardive
* KINECT 3: A Phase 3 Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled Trial of Valbenazine for Tardive Dyskinesia – KINECT 3 : essai de phase 3 randomisé en double aveugle contre placebo de la valbénazine dans la dyskinésie tardive. Cet essai mesure les mouvements anormaux sur six semaines ; cette durée précise aide à situer les données cliniques derrière la discussion.
Merci de lire Psychiatrie Internationale ! Ce post est public, n’hésitez pas à le partager
Petit coup de pompe après avoir vu un pote médecin hier. J’ai revu un ancien interne qui m’avait donné envie de mieux bosser. Il était brillant, doutait beaucoup, et m’avait déjà remis à ma place quand je pensais avoir les idées claires sur le poids et les psychotropes. Dans cette vidéo, je repense à ces médecins qui m’ont appris des choses en psychiatrie, parfois simplement en les regardant mener un entretien.
Bien soigner sans y laisser sa santé
Le retrouver m’a mis un coup au moral. Il fait maintenant des remplacements et cherche à rester loin de l’hôpital. Il veut toujours faire son boulot correctement, mais plus au détriment de sa santé. Je raconte aussi le parcours de collègues qui ont changé de direction ou perdu une partie de leur enthousiasme, avec ce décalage entre leurs efforts et ce qu’ils pouvaient réellement changer.
Ce qui me fait continuer
Je parle aussi de mes propres prises de tête, de l’énergie que j’y ai laissée et de ce qui me fait continuer : être patient avant d’être médecin. Je ne sais pas si ça changera quelque chose. Ce sont des souvenirs et des retrouvailles à mon échelle, pas un état des lieux de toute la psychiatrie. Mais voir des gens que j’admirais prendre leurs distances, ça laisse un goût amer.
À lire aussi – choisir la psychiatrie et continuer à soigner
Une réflexion ultérieure sur la formation et l’attractivité de la spécialité.
Le récit sur Maxime revient sur un parcours de soignant et sur la confiance dans le système de soins. Il est réservé aux abonnés payants.
* Pourquoi les internes fuient la psychiatrie
* Maxime : histoire d’un assistant médical
Point de vigilance – un récit personnel sur le travail en psychiatrie
Je parle de médecins que j’ai connus et de ce que leurs parcours m’ont fait ressentir. Ce récit ne mesure pas la fréquence des départs de l’hôpital et ne permet pas d’expliquer tous les choix de carrière en psychiatrie.
Le collègue dont je parle veut toujours bien faire son travail et semble aller mieux depuis qu’il a pris ses distances. Je le dis dans la vidéo : c’est à mon échelle, pas une étude épidémiologique. Mes comparaisons sur le poids des décisions institutionnelles expriment un point de vue, pas un effet mesuré.
Un aspect à ne pas négliger.
Pour un cas corrigé où la chronologie et la saisonnalité font partie du raisonnement diagnostique : Quel est votre diagnostic ?
Abonnez-vous à Psychiatrie Internationale pour recevoir les articles gratuits.
S’abonner à l’édition complète
Vous lisez l’édition gratuite de Psychiatrie Internationale. Accédez aux articles, vidéos, discussions et lives réservés aux abonnés payants.
Vous avez accès à l’édition complète de Psychiatrie Internationale. Merci pour votre confiance et votre soutien.
Je précise que je passe ma journée à prescrire des psychotropes.
Il manque le QT, on en reparlera.
Les commentaires, critiques et questions sont les bienvenus.
J’ai accueilli une étudiante en médecine au cabinet. Après cette journée, elle avait des questions sur ce qu’elle avait vu et sur les traitements des patients. On commence par le Téralène et le Tercian : pourquoi chercher à les diminuer, quels effets indésirables regarder, et quelle place je donne à l’AMM dans mon raisonnement.
Des médicaments aux autres questions de traitement
L’échange passe ensuite à la sismothérapie, à la luminothérapie et à la testostérone. Elle me demande à quoi ça sert et comment ça fonctionne. Je réponds avec les exemples dont on a parlé dans la journée, en revenant aussi sur les limites des modèles qu’on utilise pour expliquer les effets des médicaments. Et sur la façon dont je continue à me former.
Trouble bipolaire et TDAH : les questions de diagnostic
Dans la seconde partie, on revient sur le trouble bipolaire, puis sur le TDAH et la Ritaline. Qu’est-ce qu’on cherche derrière les variations d’humeur ou les difficultés de concentration ? Comment est-ce que j’articule les symptômes, les antécédents et la réponse aux traitements ? La discussion se termine sur la façon dont j’essaie de réunir les symptômes dans un même raisonnement diagnostique.
J’ai accueilli une étudiante en médecine, elle avait des questions ce midi.
À lire aussi
TDAH et bipolarité : hiérarchie diagnostique en pratique (article payant)
Tercian chez l’adulte : quelles études pour la cyamémazine ? – Un inventaire des études sur une autre phénothiazine utilisée en psychiatrie.
From the publisher's feed

85 Listeners

114 Listeners

0 Listeners

0 Listeners