Psychiatrie Internationale

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By Dr Michaël SikoravScienceMedicineHealth & Fitness
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Psychiatrie Internationale episodes

  • Trouble bipolaire : les risques de la maladie comptent aussi

    Dans cet échange de juillet 2024 avec Clara, je mets en regard les effets indésirables des traitements et les conséquences possibles du trouble bipolaire. Je pars de situations personnelles et de ce que je rencontre en consultation.

    Ce que la maladie peut coûter

    On parle du travail, de l’entourage, des addictions, de la santé physique et des difficultés financières. Je m’appuie sur ces exemples pour expliquer mon raisonnement en bénéfices et risques. Il ne s’agit pas de décrire le parcours de chaque personne atteinte de trouble bipolaire.

    Décider selon la situation

    Je reviens sur la gravité et la fréquence des épisodes, puis Clara pose la question des jeunes adultes quand l’évolution reste incertaine. Je précise qu’il ne s’agit pas de dire qu’un médicament ne doit jamais être arrêté. La discussion porte sur ce qu’on met dans la balance, pour une personne et une situation données.

    Parce que parler des effets secondaires des traitements ne suffit pas.

    Repères de lecture – maladie et traitements

    La méta-analyse déjà citée compare la mortalité de populations avec et sans trouble bipolaire. Elle repose sur des données observationnelles et exclut les essais randomisés. Elle ne mesure donc pas le bénéfice-risque d’un médicament. Un risque relatif de suicide ne permet pas de déduire directement la proportion de patients qui décèdent de suicide.

    Les récits personnels et les exemples de cet échange ne permettent pas de chiffrer le risque d’une personne ni de décider, à eux seuls, de prendre ou d’arrêter un traitement. Les affirmations sur les traitements, la grossesse ou les autres risques demandent des preuves propres à chaque situation. Aucune consigne individuelle ne doit être déduite de cette discussion.

    Littérature scientifique – mortalité et trouble bipolaire

    All-cause and cause-specific mortality among people with bipolar disorder: a large-scale systematic review and meta-analysis – Mortalité globale et par cause chez les personnes présentant un trouble bipolaire : revue systématique et méta-analyse de grande ampleur. Molecular Psychiatry, 2023. Cette synthèse distingue les différentes causes de décès ; elle documente le fardeau évoqué sans comparer directement les bénéfices et les risques des traitements.

    À lire aussi

    Abonnés payants : Trouble bipolaire : l’aire sous la courbe des symptômes



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    16 min
  • Ritaline, lithium : quand avoir peur devient dangereux

    Pourquoi certains traitements psychiatriques font-ils plus peur que les risques qu’ils cherchent à prévenir ? À partir de deux situations cliniques, je compare la Ritaline, le méthylphénidate, le lithium, le Tercian et la paroxétine sous l’angle du bénéfice-risque. Dans cet épisode, je reviens d’abord sur un patient présentant des dépressions répétées et des périodes d’activation faisant fortement évoquer un trouble bipolaire, et sur la question du lithium face aux antidépresseurs. Je parle ensuite d’un enfant avec un TDAH sévère, du diagnostic clinique du TDAH, de la Ritaline et du méthylphénidate, mais aussi du recours au Tercian, à l’Atarax ou simplement à l’attente lorsque les médecins ou les familles ont peur des psychostimulants. La question centrale est simple : en psychiatrie, comment comparer correctement le risque d’un médicament avec le risque de ne pas traiter, de traiter trop tard ou d’utiliser une alternative moins adaptée ? On parle de TDAH, Ritaline, méthylphénidate, trouble bipolaire, lithium, Tercian, cyamémazine, paroxétine, effets secondaires, diagnostic et bénéfice-risque. Retrouvez plus de contenu sur le blog.



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    24 min
  • Accéder à un psychiatre : merci pour votre confiance

    Après le retour de ma femme de congé maternité, on a rouvert quelques créneaux de consultation. Ils se sont remplis en quelques jours. Et parmi les nouveaux patients, certaines familles arrivaient de très loin, après plusieurs heures de voiture. Je raconte ce que ces premiers rendez-vous m’ont fait voir de l’accès aux soins psychiatriques.

    Trouver un psychiatre ne règle pas tout

    Ces familles n’étaient pas venues seulement parce qu’il manquait un psychiatre près de chez elles. Elles cherchaient quelqu’un qui se sente de gérer les traitements de leur enfant. Je reviens sur la crainte des représailles, les prescriptions hors AMM et les questions de remboursement. Et sur une distinction qui compte quand je parle de mes patients : de quelle population est-ce qu’on parle, et avec quelle gravité ?

    Merci pour votre confiance

    Cette vidéo est aussi un remerciement. La chaîne venait de passer les 1 000 abonnés. Merci à ceux qui prennent le temps d’écouter, à l’association qui a orienté ces familles et aux médecins qui m’écrivent pour discuter de situations difficiles. Ce travail me passionne, même s’il n’est pas toujours reconnu. Et je reste preneur des critiques.

    Un simple remerciement

    À lire aussi

    Pénurie en psychiatrie : ressources et priorités d’accès (article payant)

    Accès aux soins en Mayenne : récit d’un psychiatre



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    14 min
  • Hyperthymie : définition, signes et différences avec le TDAH et l’hypomanie

    Et si une énergie débordante, une activité psychomotrice constante et des périodes d’obsessions n’étaient pas un TDAH, de l’autisme ou une hypomanie ? Il existe un autre concept, beaucoup moins connu : le tempérament hyperthymique. Dans cette vidéo, on parle d’hyperthymie, de TDAH, d’hypomanie, de cyclothymie et de trouble bipolaire. Mais surtout, on essaie de comprendre pourquoi le fonctionnement habituel d’une personne compte bien plus que les symptômes observés à un instant donné.

    Comment différencier un tempérament stable d’un épisode thymique ? Pourquoi une personne très énergique peut-elle donner l’impression d’être hypomane ? Jusqu’où existe-t-il un chevauchement avec le TDAH ? Et pourquoi les classifications psychiatriques ne suffisent-elles pas toujours à raconter toute l’histoire clinique ? On revient également sur les tempéraments affectifs décrits par Akiskal et sur leur place – ou leur absence – dans les classifications actuelles.

    N’hésitez pas à faire vos commentaires !

    Hyperthymie : définition et principales caractéristiques

    L’hyperthymie ou le tempérament hyperthymique désigne un mode de fonctionnement stable caractérisé par :

    une énergie élevée, une humeur volontiers positive

    une grande sociabilité, de l’optimisme

    de la confiance en soi, beaucoup d’idées

    et une activité soutenue

    Les patients ont aussi tendance à :

    dormir peu – sans être fatigués pour autant. Pensez 4 à 5 heures par nuit

    multiplier les projets plus ou moins productifs

    prendre des risques – professionnels et financiers notamment

    rester constamment en mouvement – et la frontière avec le TDAH est parfois mince

    La définition est toujours un peu problématique, mais on considère qu’il ne s’agit pas d’une maladie : le tempérament hyperthymique est le fonctionnement habituel d’une personne, avec des avantages et des inconvénients.

    Il faut distinguer l’hyperthymie de l’hypomanie et du trouble bipolaire. Dans l’hyperthymie, cette énergie est celle de base et peut rester la même pendant des années. Une hypomanie correspond au contraire à une modification épisodique par rapport au fonctionnement habituel, avec une augmentation de l’énergie mais aussi de l’activité et d’autres symptômes thymiques associés. Le tempérament hyperthymique a historiquement été rattaché au « spectre bipolaire », mais il ne suffit pas à poser un diagnostic de trouble bipolaire et cette association avec la bipolarité est toujours discutée.

    La distinction entre hyperthymie et TDAH n’est pas évidente non plus face à l’activité permanente, l’impatience, la multiplication des centres d’intérêt ou la difficulté à supporter l’ennui. Ces ressemblances phénoménologiques ne veulent pourtant pas dire qu’il s’agit du même phénomène, et c’est là qu’on utilise la trajectoire longitudinale de la présentation. Autrement dit, on ne fait pas qu’une capture d’écran le jour où on voit le patient. On repart du début.

    L’histoire développementale, la présence de symptômes attentionnels persistants, le caractère épisodique ou stable des fluctuations et surtout le fonctionnement habituel de la personne sont essentiels pour interpréter correctement ces symptômes. Les tempéraments affectifs apportent ainsi une dimension supplémentaire à l’évaluation clinique, au-delà de la simple application de critères diagnostiques à un instant t. Le problème est dans tout le DSM.À lire aussi – le diagnostic différentiel entre TDAH et trouble bipolaire

    TDAH ou trouble bipolaire ?

    Je suis psychiatre, bipolaire et j’ai failli tout perdre

    Tempérament et diagnostic



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    12 min
  • Schizophrénie : critique d’une fiche de révision infirmière

    Avec Clara, je commente une fiche de révision sur la schizophrénie partagée sur LinkedIn. On la reprend ligne par ligne : diagnostic, « passage à l’acte » et hospitalisation. Je critique les formulations du document et ce qu’elles peuvent faire comprendre aux étudiants infirmiers.

    Noms des médicaments et catégories utilisées

    Une grande partie de l’échange porte sur les noms commerciaux, les DCI et les catégories de médicaments. On passe des neuroleptiques aux benzodiazépines, puis aux termes « antidépresseur » et « régulateur de l’humeur ». Clara et moi ne sommes pas toujours d’accord sur la façon d’apprendre ces bases.

    Proches, autonomie et suivi somatique

    La fin porte sur la place des proches, le travail et les mesures de protection juridique. On revient aussi sur les passages consacrés au suivi somatique et aux effets indésirables. La provenance de cette image reste incertaine : dans la vidéo, on se demande jusqu’au bout si la fiche est authentique.

    Une modeste critique, avec ma femme.

    À lire aussi

    Neuroleptiques injectables : fiche de sécurité et urgences (article payant)

    Prescriptions hors AMM et soins : questions-réponses (3)



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    23 min
  • Dépressions récurrentes et lithium : questions-réponses (7)

    Avec Clara, on reprend les questions des lecteurs sur les dépressions qui reviennent, les variations de l’humeur et les traitements. On commence par une situation où l’histoire familiale, la saisonnalité et plusieurs prescriptions compliquent la question du diagnostic. On parle ensuite du TDAH et du trouble bipolaire chez les jeunes.

    Lithium, quétiapine et effets ressentis

    Plusieurs questions portent sur le lithium : dosages sanguins, reins et traitement qui ne suffit pas à équilibrer l’humeur. On revient aussi sur la lamotrigine, le valproate, la sédation, la faim sous quétiapine et la difficulté à distinguer une akathisie d’un état mixte.

    Isolement, contention et limites d’un avis à distance

    La fin de l’échange porte sur les réactions aux traitements chez les enfants, l’isolement et la contention à l’hôpital. On reprend le cas d’une adolescente, puis les questions que soulèvent les prescriptions et leurs effets indésirables. Je termine sur mes doutes et sur ce qu’on ne peut pas trancher à partir d’une question, sans connaître la personne ni son dossier.

    On est arrivé au bout des questions, n’hésitez pas à les poser ici.

    À lire aussi

    Lamotrigine, lithium : résultats de prévention des rechutes (article payant)

    Dépression : diagnostic, traitements et dépression résistante



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    50 min
  • Dépression adolescente : les profs, l’école et moi

    Je pars d’un témoignage vu sur LinkedIn pour revenir sur ma propre scolarité. Je raconte mes absences, mes difficultés à cette époque et ce que je vivais comme des épisodes dépressifs. Au collège puis au lycée, ces difficultés ont souvent été lues comme un manque de travail.

    Quand l’école ne voit que les notes

    Je reviens sur le redoublement, les échanges avec mes parents et les enseignants, puis la commission d’appel où j’ai dû défendre mon passage en seconde. Je raconte aussi l’arrivée dans un autre lycée, les adultes qui ont été plus compréhensifs et les excuses reçues bien plus tard.

    Ce que je reproche, et à qui

    Je parle de ces rencontres précises et du pouvoir que certains adultes avaient sur mon parcours. Je dis aussi que tous les enseignants ne sont pas visés. Le parallèle avec la médecine vient de là : quand on décide pour quelqu’un, on peut l’aider, mais on peut aussi l’empêcher d’avancer. Je termine sur la place qu’on laisse à ceux qui racontent ce qu’ils ont vécu.

    Une histoire vraie !

    À lire aussi – dépression et parole des patients

    Dépression adolescente, sexisme et stigmatisation (article payant)

    Psychiatrie : injustice sociale et limites des traitements



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    19 min
  • Psychiatrie de guerre : consulter dans un système saturé

    Ma femme n’a rien dit !

    Des personnes me disent qu’elles aimeraient m’avoir comme psychiatre. Je raconte donc l’autre côté du cabinet : mes consultations, souvent courtes, et le choix de voir davantage de patients. Clara explique aussi son rythme. Cette vidéo rapporte notre pratique en juin 2024.

    La demande de soins et les arbitrages au cabinet

    Je parle des familles qui cherchent un rendez-vous, des patients déjà passés par plusieurs traitements et du coût des psychothérapies. Je défends le choix que je fais entre une heure avec un patient et plusieurs consultations. Le récit est situé : je décris ce que je vois et les contraintes auxquelles je me heurte.

    Des traitements, mais aussi de la confiance

    Je reviens sur l’opposition entre médicaments et psychothérapie. Vers la fin, j’insiste sur la confiance, la rassurance, l’alliance et la recherche détaillée des effets indésirables. Le coup de gueule se termine par un avertissement : ne nous idéalisez pas.

    À lire aussi – l’accès aux consultations

    Un autre retour de pratique sur les familles qui cherchent une consultation.

    Ces deux compléments sont postérieurs à cette vidéo. Le billet du 4 juillet 2024 est un bref remerciement accompagné d’une vidéo, accessible à tous. Celui du 26 juillet 2024 poursuit la discussion sur les ressources et les priorités d’accès ; il est réservé aux abonnés payants.

    * Accès aux soins psychiatriques : trajets et confiance

    * Pénurie en psychiatrie : ressources et priorités d’accès

    Point de vigilance scientifique – temps de consultation et choix de soins

    Cette vidéo raconte mon fonctionnement au cabinet en juin 2024. La durée d’une consultation ne suffit pas à mesurer sa qualité. Mon expérience ne constitue pas un audit des CMP ni une vérification des chiffres cités sur l’accès aux soins, le coût des prises en charge ou la non-réponse aux traitements.

    Dans le trouble bipolaire, les recommandations NICE prévoient une place pour des psychothérapies structurées, aux côtés des traitements médicamenteux. Elles demandent aussi une évaluation et une surveillance lors d’un traitement par lithium. Un cas raconté ici ne permet pas de choisir un traitement pour quelqu’un d’autre. Les passages sur le froid et les images biologiques ne constituent pas un protocole de soins.

    Sources et repères – trouble bipolaire et suivi des traitements

    * Bipolar disorder: assessment and management – Trouble bipolaire : évaluation et prise en chargeNICE, CG185. Recommandations marquées 2014, version actuelle consultée en 2026, §§ 1.7.1–1.7.4 et 1.10.14–1.10.21. Repère britannique ; ne documente pas l’accès réel aux soins en France ni les situations racontées.



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    15 min
  • Médecin et patient psychiatrique : mon expérience de la discrimination

    Je raconte un passage aux urgences alors que j’étais parti à un congrès sans ma quétiapine. Après avoir reçu du Loxapac, je me retrouve avec des difficultés à parler qui font craindre un AVC. Je reviens sur l’angoisse de ce moment, les échanges avec le neurologue et l’intervention de Clara, ma femme.

    La défiance envers un médecin qui est aussi patient

    D’après ce que la psychiatre de garde a rapporté à Clara, le neurologue se méfiait de moi parce que je me prescrivais mes propres traitements. Je raconte pourquoi j’ai vécu cette prise en charge comme une discrimination liée à mon statut de patient psychiatrique. Je parle aussi de ce qui s’est passé après avoir finalement reçu du Lepticur, notamment des trous de mémoire que je rapporte dans la vidéo.

    D’autres difficultés aux urgences et au travail

    Je donne ensuite deux autres exemples : le recours à une évaluation psychiatrique lors d’une consultation pour une douleur aiguë, puis un recrutement à l’hôpital refusé après une discussion sur les gardes et le repos. Je précise qu’à l’époque, je parlais d’épilepsie pour expliquer mes limites. Ces expériences m’amènent à une question : si je rencontre ces difficultés en étant médecin, qu’est-ce que ça donne pour les autres patients ?

    À lire aussi – abonnés payants : Médecin avec un handicap : merci à ceux qui m’ont soutenu

    Pour un autre versant de cette double identité de patient et de psychiatre, vous pouvez lire « Stigmatisation en psychiatrie ».

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    6 min

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Psychiatrie clinique, psychopharmacologie, neurosciences et lecture critique de la littérature scientifique. Par le Dr Michael Sikorav, psychiatre

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