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En Suisse, un jeune sur cinq est obligé de travailler pour financer ses études ou sa formation professionnelle. Certaines étudiantes vont même jusqu'à la prostitution. Sans aides de l'Etat, ni de leurs parents, ces étudiants et apprentis doivent conjuguer entre la précarité économique et leur formation parfois compromise par le manque d'argent. Des situations qui révèlent les failles d'un système d'aide publique menaçant certains d'exclusion.
Les scandales alimentaires ont secoué l'été, avec une porcherie vaudoise dans le viseur. En France, de la viande de cheval vendue pour du boeuf, et d'insoutenables images d'abattoirs et d'animaux maltraités, ont suscité une onde de choc. La viande a mal à son image. Mais comment fonctionne en Suisse la filière de la viande ? De l'étable à l'assiette, voyage dans un univers sous haute tension.
C'est la rengaine de l'automne : comme chaque année depuis 20 ans, les primes maladie vont encore augmenter. La Suisse continue de s'enliser dans ses dépenses de santé. Or il est une piste que personne n'ose aborder pour faire des économies : la dernière année de vie d'un assuré coûte en moyenne aussi cher que toutes les années précédentes cumulées ! Parler argent en fin de vie, le débat est tabou mais urgent, d'autant plus que de nouveaux traitements, efficaces mais hors de prix, risquent à l'avenir d'alourdir encore la facture.
69 ans après la création de l’AVS et 32 ans après celle du 2è pilier, le problème de la pauvreté des personnes à la retraite n’est toujours pas réglé. Pire, il s’aggrave. Selon certaines estimations, un retraité sur cinq se débrouille aujourd’hui comme il peut pour ne pas sombrer en dessous du minimum vital. Leur quotidien est fait de petites et grosses batailles pour boucler les fins de mois. Ils ont surmonté un tabou typiquement helvétique, la stigmatisation de la pauvreté, pour témoigner face à la caméra.
Faut-il avoir peur de ce que l'on mange ? Les messages de santé publique nous le rabâchent, pour être en forme il faut manger sain. Sauf qu'aujourd'hui manger sain c'est manger sans : sans graisse, sans sucre, sans sel, sans viande, sans gluten, sans manger même parfois. Des modes alimentaires souvent inutiles, coûteuses, parfois dangereuses. Au mieux on s'en sort avec quelques carences, au pire les plus fragiles peuvent en mourir. Faut-il se méfier des modes d'avantage que des produits ?
Le suicide du grand chef Benoît Violier, en janvier 2016, a jeté la stupeur auprès de ses pairs en Suisse romande. On ne connait pas les vraies raisons de cette tragédie, mais une chose est sûre: la vie d'un grand chef est soumise à une pression inouïe. Entre l'exigence que les guides gastronomiques et les clients imposent aux grandes tables, les contraintes économiques et un complexe général de perfectionnisme, il faut de solides épaules pour résister au stress en cuisine.
Le nombre de Suissesses converties à l’Islam a quintuplé ces 15 dernières années. En fait, plus l’Islam est décrié en occident, plus il séduit. Certaines femmes y trouvent un cadre de vie très structurant ou l’aboutissement d’une quête spirituelle. D’autres, souvent les plus jeunes, vont adhérer à un islam rigoriste prônant une pratique stricte. Une tendance jugée inquiétante, en particulier depuis la création de l’Etat islamique.
Et si un jour, votre patron était Chinois ? A quelle sauce seriez-vous mangé, quand on sait que le respect des droits syndicaux n'est pas la première vertu de l'Etat communiste. Fiction ? Non ! Les Chinois investissent massivement en Suisse et en Europe. Syngenta, Swissport, et d'autres fleurons de notre économie sont passés en mains chinoises. Et comment ça se passe ? Au-delà des préjugés, enquête sur ces nouveaux managers, débarqués de l'Empire du Milieu au pays du chocolat et des coucous.
A Neuchâtel, il y a de bonnes et de mauvaises nouvelles. La bonne : les recettes fiscales sont meilleures qu'à Fribourg, Berne ou que dans le Jura. La mauvaise : les dépenses sont largement supérieures à la moyenne suisse. Car Neuchâtel est le canton de tous les records en matière d'impôts, de chômage, d'aide sociale, de divorces, de familles monoparentales. Et si Neuchâtel, le mal loti de la Suisse romande, préfigurait une crise économique qui finira aussi par atteindre tous les cantons ?
La Suisse fait partie des mauvais élèves européens en matière de don d'organes. L'année dernière, 75 patients sont décédés, faute d'avoir pu être greffés à temps. Pire, le nombre de donneurs a même baissé, alors que l'Espagne, le Portugal ou la Croatie affichent jusqu'à trois fois plus de donneurs. Comment expliquer ce phénomène? Les Suisses seraient-ils sans coeur ? La réponse est bien plus complexe.
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