Petit détour par le yi quan
Le dacheng quan, appelé à l'origine yi quan, fut fondé par Wang Xiangzhai (1885-1963), qui chercha à capter la quintessence de plusieurs boxes chinoises — xingyiquan, taijiquan, baguazhang — en y mêlant physiologie et mécanique, la posture de l'arbre pour socle. Combiner ces sources traditionnelles et les théories scientifiques relevait, dans les années 1930-1940, d'une démarche visionnaire ; ma propre recherche allant dans ce sens, ce détour s'imposait. Pourtant ce n'est pas l'art qui m'inspire, mais l'itinéraire du fondateur : non le résultat, mais le processus qui y mène. Quel intérêt à être « déposé » au sommet sans avoir éprouvé le chemin ? Cette liste de principes — interdépendance du mouvement et de l'immobilité, force unitaire dans les trois dimensions et six directions, liaison entre intention, force, forme, qi et esprit — pourrait sans peine être attribuée à un expert en taijiquan. Les fondements du yi quan m'ont été transmis par Jan Kallenbach, lors d'un séjour en Chine.