Nous sommes en 1898, à Vienne, au Palais de la Sécession. Le Sécession, c’est ce mouvement de renouveau des formes artistiques qui s’épanouit en Autriche et ailleurs en Europe sous différentes appellations, comme Art Nouveau ou Jugendstil. Depuis l’année précédente, le mouvement organise régulièrement des expositions et c’est au cours de l’une d’entre elles que le belge Fernand Khnopff, figure de proue du symbolisme, va accéder à une dimension réellement internationale. Fernand Khnopff que le poète Emile Verhaeren avait décrit en « clergyman en train de devenir dandy ». Figure énigmatique comme il est communément admis de le présenter, mais aussi paradoxal, égotique, solitaire et mondain. Sculpteur, poète, photographe, le créateur a mené une vie de démiurge dans un Bruxelles qui, au tournant des 19e et 20e siècles, était un phare de la vie culturelle. Une œuvre qui suscite l’admiration de ses contemporains mais qui , après sa mort en 1921, entrera dans une longue période d’oubli. Si depuis quelques années, elle a fait l’objet de quelques expositions prestigieuses, son auteur n’a pas livré toute sa part de mystère. Partons sur les traces du maître du symbole : Fernand Khnopff… Invité : Joël Goffin, historien de l’art. Sujets traités : Fernand Khnopff, Autriche, Art Nouveau, Jugendstil, symbolisme, Emile Verhaeren, Sculpteur, poète, photographe,exposition, maître
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