Nous sommes le 5 février 1649. René Descartes, mathématicien, physicien et philosophe français, qui va marquer l’histoire de la pensée avec, notamment son « Discours de la méthode », écrit dans une lettre qu’il adresse à Morus : « La principale raison qui, selon moi, peut nous persuader que les bêtes sont privées de raison, est que , bien que parmi celles d’une même espèce les unes soient plus parfaites que les autres, comme dans les hommes, ce qui se remarque particulièrement dans les chevaux et dans les chiens, dont les uns ont plus de disposition que les autres à retenir ce qu’on l’on apprend, et bien qu’elles nous fassent toutes connaître clairement leur mouvement naturel de colère, de crainte, de faim et d’autres semblables, ou par la voix, ou par d’autres mouvements du corps, on n’a point cependant observé encore qu’aucun animal fût parvenu à ce degré de perfection d’user d’un véritable langage (…) ce que l’on peut prendre pour la véritable différence entre l’homme et la bête. Je passe, pour abréger, les autres raisons qui ôtent la pensée aux bêtes… » Huit siècles plus tôt, le théologien irlandais, Jean Scot Erigène, prétendait, lui que les animaux avaient une âme… Mais pour le philosophe français, les bêtes ne sont que des machines, des mécanismes. C’est l’histoire du chien que nous allons parcourir aujourd’hui. Avec nous : Laurent Testot, journaliste. « Homo Canis, une histoire des chiens et de l’humanité » ; Payot.
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