13H20 : Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV : maltraité de l'histoire ?
Nous sommes dans les années 1640-1650.
A la cour de France, tout le monde sait que Philippe, le frère de Louis XIV, aime se travestir en femme.
François-Timoléon, abbé de Choisy, lui-même grand amateur du travestissement en témoignera plus tard, dans ses Mémoires :
« On m'habillait en fille toutes les fois que le petit Monsieur venait au logis, et il y venait au moins deux ou trois fois la semaine.
J'avais les oreilles percées, des diamants, des mouches et toutes les autres petites afféteries auxquelles on s'accoutume fort aisément et dont on se défait fort difficilement.
Monsieur, qui aimait tout cela, me faisait toujours cent amitiés.
Dès qu'il arrivait, suivi des nièces du cardinal Mazarin, et de quelques filles de la Reine, on le mettait à la toilette, on le coiffait (...).
On lui ôtait son justaucorps, pour lui mettre des manteaux de femme et des jupes (...)
Quand Monsieur était habillé et paré, on jouait à la petite prime (c'était le jeu à la mode) et sur les sept heures on apportait la collation... »
Et voilà, l'une des raisons pour lesquelles Philippe d'Orléans va traverser les siècles, précédé d'une réputation d'homosexuel oisif, sans ambition, écervelé : en un mot , un bouffon.
Mais qui était réellement le frère du Roi-Soleil ?
Vaut-il mieux que cette trouble réputation ?
Tentons de voir plus clair sous l'épaisse couche du fiel de ses détracteurs...
Invitée : Elisabetta Lurgo, docteure en histoire « Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV » paru aux éditions Perrin
14 heures : Jacques Brel
Le 9 octobre 1978, Jacques Brel meurt à Bobigny, près de Paris terrassé par un cancer à l'âge de 49 ans. Considéré comme l'un des plus grands auteurs, compositeurs et interprètes , Jacques Brel aura vendu plus de 25 millions d'albums : «Ne me quitte pas» à «Quand on n'a que l'Amour», en passant par «Ces Gens-là», ont révolutionné la chanson française. Jacques Brel a aussi imposé un style particulier dans le cinéma et le théâtre .
On écoute Jacques Brel à travers des archives sonores de la Sonuma