13h20 : Raphaël : La peinture au sommet
Nous sommes le 06 avril 1520, à Rome.
Le peintre des « vierges à l'enfant » n'est plus.
Celui qu'aucun autre, selon le futur Casanova, ne surpassera dans la beauté des figures, Raphaël, à seulement 37 ans, entre dans la légende.
Entouré d'honneur et après des funérailles grandioses au Vatican, son corps sera confié au Panthéon.
Trente ans plus tard, en 1550, lorsqu'il publie ses « Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes », Giorgio Vasari attribue à la volonté divine la naissance et les qualités exceptionnelles de l'artiste, il écrit :
« On vit clairement dans la personne, non moins excellente que gracieuse, de Raphaël à quel point le Ciel peut parfois se montrer généreux et bienveillant, en mettant - ou pour mieux dire - en déposant et accumulant en un seul individu les richesses infinies ou les trésors de ses innombrables grâces, qui sont de rares dons qu'Il ne distribue cependant que de temps à autre, et encore à des personnes différentes. »
500 ans après sa mort, partons sur les traces précoces de Raphaël
Invitée : Anne Hustache, historienne de l'art
14 heures : La profondeur de(s) champ(s) ou Le cinéma selon Jean-Jacques Andrien (1/3)
De son « Pays de Herve » natal jusqu'à l'Australie, en passant par la Tunisie, Jean-Jacques Andrien n'a cessé de filmer les paysages, la terre et ceux qui la peuplent.
Naviguant subtilement du particulier à l'universel, de l'individuel au collectif, ce cinéaste belge, aussi précieux que rare (5 long-métrages et 2 courts en 40 ans), s'est attaché à dessiner une cartographie physique et mentale de ses personnages et de leur univers.
En plus d'un travail discret mais soutenu de producteur pour d'autres cinéastes, Jean-Jacques Andrien propose, avec ses propres films, un travail attachant (à la photographie particulièrement soignée) tant à travers des fictions (« Le fils d'Amr est mort », « Le grand paysage d'Alexis Droeven », « Australia ») que des documentaires (« Mémoires », « Il a plu sur le grand paysage »).
Comme l'écrivait Freddy Buache (ex-conservateur de la Cinémathèque Suisse) :« Andrien prend à Dreyer cette force tranquille qui permet de composer une image à la fois solide comme la charpente d'un clocher d'autrefois et fragile comme une fleur printanière. »
Dans ce premier épisode réalisé par Jean-Louis Dupont , il sera question de l'enfance de Jean-Jacques Andrien et sa formation à l'INSSAS