13h20 : La galanterie : bien plus qu'une affaire mondaine ?
Nous sommes au début du dix-neuvième siècle.
Dans ses « Causeries du lundi », Sainte-Beuve, critique et écrivain français, s'intéresse à une personnalité dix-septième siècle, le Chevalier de Méré, représentant du courant galant.
Il écrit :
« Vous êtes-vous jamais demandé quelle nuance précise il y a entre l'honnête homme et le galant homme ?
Le chevalier va vous le dire.
Un galant homme a de certains agréments qu'un honnête homme n'a pas toujours ; mais un honnête homme en a de bien profonds, quoiqu'il s'empresse moins dans le monde.
On n'est jamais tout-à-fait honnête homme que les dames ne s'en soient mêlées ; cela est encore plus vrai du galant homme.
Cette dernière qualité plaît surtout dans la jeunesse ; prenez garde qu'elle ne passe avec elle aussi, comme une fleur ou comme un songe.
Le véritable galant homme ne devrait être qu'un honnête homme un peu plus brillant, ou plus enjoué qu'à son ordinaire, un honnête homme dans sa fleur. »
Comment la galanterie, idéal social de distinction sous l'Ancien Régime, est-elle devenue un sujet de polémique qui défraie régulièrement la chronique ?
Traversons les siècles ...
Invité : Alain Viala, professeur émérite à l'université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 et à l'université d'Oxford.
« La galanterie - Une mythologie française. » aux éditions Seuil, coll. La couleur des idées.
14 heures : Il y a 50 ans : Woodstock, bien plus qu'un festival de musique, une ode au lâcher prise
« On pataugeait tous ensemble. Woodstock était devenu une immense porcherie, un bourbier. Tout le monde se bousculait, on glissait les uns contre les autres, comme dans un parc pour enfant. On n'avait plus qu'à oublier ce qu'on avait imaginé et à vivre dans l'instant. Et ça, c'était une sacrée expérience* » dira Susan Cole, festivalière.
Retour ce lundi sur un événement qui a marqué l'histoire de la musique populaire : il y a presque 50 ans avait lieu le festival de Woodstock.
Le vendredi 15 aout 1969, une petite ferme de la commune de Bethel, dans l'état de New York, voit débarquer près d'un demi-million de jeunes pour trois jours de paix et de musique, 3 jours qui ont marqué l'histoire du rock et de sa contre-culture, 3 jours de pluie, de boue, de vivre ensemble, de retards, d'improvisation, d'adaptation, bref, trois jours à part.
Pour nous faire revivre ce festival, pour nous faire entendre sa voix et sa musique, Jonathan Remy a rencontré Hugues Warin, du service éducatif du PointCulture et professeur de jazz au conservatoire de Bruxelles.
*Extrait de « Woodstock, 3 jours de paix et de musique » (Mike Evans et Paul Kingsbury) paru aux Editions de La Martinière.