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Profil plus ingénieur qu’entrepreneur à la base, passage par une remise en question ultra bénéfique, personnalité introvertie et simplicité déconcertante : pénétrez dans l’univers de Rodolphe Ardant.
Rodolphe, c’est le genre de chef d’entreprise qui fait confiance et qui travaille énormément pour mériter la confiance des autres.
Il nous parle de Wozaïk, sa première expérience entrepreneuriale à la sortie de l’École Polytechnique créée avec Vincent Gire, un camarade de promo devenu ami depuis. La motivation initiale derrière Wozaïk : « on ne se voit pas prendre un boulot avec un costard, on a envie d’être les maîtres de nos actions et d’être hyper successful. »
À l’époque, leur volonté entrepreneuriale est davantage une volonté d’ingénierie, ils veulent construire des « trucs » et voir s’ils peuvent les développer sur le marché.
Leur plus grosse erreur ? « À ce moment-là, on adore développer notre solution technique, on s’éclate, mais on n’a pas de business derrière et ça nous a pris deux ans avant de s’en rendre compte. »
À la sortie d’une école prestigieuse, le jeune entrepreneur se met une pression sociale quant à la réussite et au succès. Il fait face à une grosse remise en question : qu’est-ce qu’il est en train de faire de sa vie ?
« Ça fait trois ans et demi que je ne me paye pas, que je bouffe des pâtes, que je rejoins les copains au moment du café quand on a un dîner parce que je ne peux pas payer l’addition. »
Il entame alors un long travail sur lui-même. « Je me suis fixé de mauvais objectifs. Ce qui me donne de l’énergie au quotidien c’est l’aventure humaine, notamment avec Vincent à l’époque. Cette capacité à amener des solutions face à un problème. »
Le cofondateur de Spendesk en a conscience, la connaissance de soi s’effectue en accéléré face aux crises, qu’elles soient personnelles ou professionnelles. « C’est une chance de vivre ça assez jeune, ça m’a donné une certaine confiance, une paix d’esprit par rapport à qui je voulais être et ce que je voulais faire. Toutes les pressions sociales et d’égo via l’environnement académique dans lequel j’ai évolué ont complètement disparu. »
Quel petit garçon est-il ? Celui qui résout les problèmes des autres, qui répare les jouets cassés et qui est passionné de sciences. Avec un père qui travaille à l’échelle internationale, Rodolphe bouge régulièrement entre l’Italie et la Grèce.
« Quand tu es petit, tu n’aimes pas, tu es déraciné à chaque fois. Tu crées des relations, tu détruis tout et il faut tout reconstruire. » Mais il le sait, cette capacité à s’adapter dans des nouvelles situations est une bonne qualité de l’entrepreneur.
💭 Son inspiration ? Une curiosité permanente. « Je me pose beaucoup de questions et j’en pose aussi beaucoup. Je m’inspire beaucoup des autres, je suis quelqu’un qui apprend par l’exemple. »
⚖️ Son équilibre ? Réussir à jongler entre toutes ses passions : sa famille, sa vie professionnelle, lire, marcher en montagne, etc. et à allouer du temps à chacune d’entre elles, à différents cycles bien entendu car « tout n’est pas possible en même temps. »
Les premières fois de Rodolphe Ardant, son avis sur la charge mentale des dirigeants, sa carte blanche et sa prétendante pour les 40 Nuances de Sista… Vous n’allez pas voir le temps passé avec le CEO de Spendesk.
À vos écouteurs 🎧
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Passer de start-up à scale-up en six ans, devenir la 26ème licorne française en janvier 2022, lever 260 millions d’euros depuis sa création, réussir à imposer une couleur flashy sur un marché conventionnel par nature et créer soi-même la demande du client : bienvenue dans l’aventure Spendesk et de son cofondateur Rodolphe Ardant.
💡 L’idée première de Spendesk ? Faciliter la gestion des paiements en entreprise, à la fois côté collaborateurs via des cartes virtuelles et côté équipes financières via des outils collaboratifs permettant de traiter tous les flux de l’entreprise.
Le gros enjeu du projet : convaincre les équipes financières, qui ont l’impression de perdre le contrôle. « La première personne que tu recrutes en finance dans une start-up, la plupart du temps, qu’est-ce qu’elle fait ? Elle coupe l’ensemble des cartes ! »
L’essai est transformé : de plus en plus d’utilisateurs utilisent Spendesk et les dépenses augmentent. Dès l’été suivant, leurs services deviennent payants. Vous pensez que c’est un peu trop rapide ?
« 97 % de nos utilisateurs nous ont suivi quand on a levé la gratuité »
Leur plus gros défi 👉 définir leur marché et créer la demande.
« Quand on a commencé à réfléchir, il n’y avait pas de demande. Personne n’était satisfait de la gestion des paiements en entreprise, mais personne ne cherchait réellement de solution. »
Le fossé est énorme entre la gestion financière de la vie personnelle et celle en entreprise, très bureaucratique et chronophage. Tout le monde pense « c’est comme ça, dans le contexte professionnel : j'avance de l’argent, puis je fournis un justificatif à la compta pour me faire rembourser. »
Rodolphe saisit l’opportunité, puisque « personne n’est satisfait de cette expérience-là. Les entreprises cherchaient des solutions ponctuelles, mais elles n’avaient pas mis en place la décentralisation de leurs moyens de paiement. »
Pour une équipe financière traditionnelle, tout est centralisé, tout est sous contrôle, au détriment de l’agilité des équipes opérationnelles car tout prend beaucoup de temps.
« Nos équipes financières nous le disent, elles gagnent une semaine par mois de traitement opérationnel. »
Le mauvais conseil pour un entrepreneur ? Faire une étude de marché complète et un business plan sur 5 ans. Pour Rodolphe, le focus de l’entrepreneur doit être ailleurs. « Premièrement, il faut s’assurer qu’on comprend bien le problème qu’on est en train de résoudre. Et deuxièmement, il faut construire la bonne solution pour pouvoir le faire. »
🦠 Et le covid dans tout ça ? « Dans un contexte où tu ne peux plus te rendre sur ton lieu de travail, évidemment pour nous, ça a été un accélérateur. Tu obliges les entreprises à travailler de manière décentralisée pendant cette période-là. Donc oui on a été un outil fondamental dans la relation entre la finance et les équipes opérationnelles. »
Un effectif cosmopolite, une culture d’entreprise basée sur la bienveillance et une ambition transatlantique… Écoutez, dans cette première partie, le fonctionnement de cette 26ème licorne française. Avant de découvrir l’humain derrière l’entrepreneur dans la deuxième partie.
À vos écouteurs 🎧 !
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Combien de fois avez-vous cliqué sur "j’accepte les conditions générales" sans les lire ?
Savez-vous contre quoi vos contrats d’assurance vous couvrent vraiment ?
Votre assurance a-t-elle déjà refusé de vous verser vos indemnités après un sinistre ?
Parce que nous sommes trop nombreux à signer un contrat d’assurance sans vraiment savoir ce qu’il contient vraiment, Li Cai et Jeanne Depond décident de quitter leurs jobs en 2019 pour fonder Lyanne.
Les défis à relever étaient alors légion. Et il a fallu être tenaces, patientes et ambitieuses pour arriver à lancer un MVP digne de ce nom !
Face aux deux entrepreneures :
👉 Des milliers de pages de conditions générales de nos contrats d’assurances. Jeanne les a lu. 60 000 pages pour être exact. Chapeau !
👉 Un budget de départ qui ne permettait pas de s’offrir les services d’un petit génie du code. Alors Li a appris à coder pour boostraper la première version du site. “On voulait avoir les premiers retours toute suite, il fallait tester le produit.” Bien vu !
👏 La traction est au rendez-vous. Lyanne ne tarde pas à faire les titres de presse. La machine est lancée, la startup se spécialise dans la couverture en cas de sinistre, devient l’intermédiaire entre les “petits assurés” et les mastodontes de l’industrie de l’assurance. “On est le poil à gratter des assureurs.”
Avec Li, on parle de son parcours, son premier échec entrepreneurial à Shanghai et l’importance de faire pacte d’associés ; de lever des fonds sans réseau ; des prochains combats à mener pour les “robins des bois” du monde de l’assurance.
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“Chaque fois que vous voyez une entreprise qui réussit, dites-vous que c’est parce qu’un jour quelqu’un a pris une décision courageuse” - Peter Druker
Aujourd’hui on découvre la décision courageuse de Georges Lotigier et les débuts de Vade au Japon.
Pour retrouver l’épisode complet de Georges c’est par ici 👇
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Perdre son père, être ambitieux mais feignant, s’inspirer de ses propres rêves et prioriser sa famille : écoutez l’histoire de l’altruiste entrepreneur Benjamin Gaignault !
Petit dernier d’une famille aristocrate de quatre enfants, Benjamin évolue dans un cadre de vie privilégié près de Châteauroux. Assimilés auxdits « bourges », assumer la richesse de sa famille n’est pas toujours confortable, c’est pourquoi il se crée un personnage rebelle : fier de ses racines et de vivre dans le château du village.
À 14 ans, il perd son père. Cette disparition est un point structurant de sa vie et de la personne qu’il est aujourd’hui. « On essaye de se prendre plus en main, on grandit plus vite. On a aussi plus de responsabilités pour ne pas surcharger la vie de sa mère et être un poids pour elle. Ça m’a permis de relativiser beaucoup de choses. » Depuis, ce jeune entrepreneur n’a plus peur de dire non à énormément de choses, en toute transparence.
🤔 Pourquoi l’entrepreneuriat ? L’argent et la liberté sont des drivers, et « l’entrepreneuriat est un bon moyen de hacker sa carrière, de réussir très vite et d’atteindre tel niveau de vie. » Il fait donc le choix de faire beaucoup d’efforts maintenant, pour en récolter les fruits très rapidement. « Je suis feignant dans le sens où je voulais arriver à un certain niveau de patrimoine dans un délai très court. »
Vous l’aurez compris, l’impatience est son trait de personnalité le plus irrésistible : « j’ai envie de tout croquer maintenant ! »
Bon il faut être honnête, Benjamin a aussi une grande force naturelle : il sait mettre les bonnes personnes non seulement au bon endroit, mais aussi au bon moment.
🙅🏻♂️ « Mon travail ne prendra jamais (jamais, jamais) le pas sur ma vie personnelle. »
❤️ Benjamin est catégorique, sa priorité c’est sa famille. Il ne travaille jamais le week-end, ni le soir car ce temps est dédié à sa famille, « et si je n’ai pas ça, ça ne vaut pas le coup. »
Accumuler les euros sur son compte en banque au détriment de ses proches ne l’intéresse pas. Profiter de son succès avec les autres, c’est ça qui a du sens pour lui.
Cette liberté est valable pour ses équipes également. « Il faut être cohérent du début à la fin. “À 20 h, dans les bureaux d’Ornikar, il n’y a plus personne et c’est bien normal.”
💭 Son inspiration ? Mener la vie dont il rêve, tout simplement. Sans oublier un petit challenge avec ses frères, « ça, ça me fait me lever. Faire kiffer les gens, moi avec et être libre. »
Benjamin s’applique à rester simple et garder les pieds sur terre. « Il y a eu beaucoup de travail, mais aussi de la chance » L’humilité et l’absence d’ego sont aussi, sans aucun doute, les clés de sa réussite.
🎧 La carte blanche de Benjamin Gaignault, pourquoi « Ornikar », la claque qu’il a prise avec Henri De Castries (ancien PDG d’AXA) ou encore sa candidate pour les 40 Nuances de Sista… Vous allez adorer cet échange, aussi sincère que touchant, avec le cofondateur d’Ornikar.
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Faire la une du New York Times, lever un million d’euros sans client, ni chiffre d’affaires, être convoqués à l’Élysée 8 mois après la création de son entreprise et subir 12 procès en trois ans : voici l’incroyable récit d’Ornikar et de son co-fondateur Benjamin Gaignault.
💡 La première idée de Benjamin et de son ex-associé ? Un logiciel, une sorte de « la fourchette », à destination des auto-écoles. La réponse est claire : « Vous êtes des petits branleurs d’école de commerce, l’internet et l’auto-école ça n’a rien à voir. »
Même 10 ans après, cette phrase marque Benjamin. Mais sa détermination est déjà incontestable, « c’est merveilleux s’ils pensent comme ça, 80% de leurs clients ont moins de 25 ans, on va les dégommer. »
Et ensuite ? Un million de candidats passent leur permis chaque année à raison de 2000€ dépensé par personne et 82% d’utilisateurs insatisfaits de leur expérience avec les auto-écoles classiques (en 2013).
🦾 L’objectif d’Ornikar ? Devenir la première auto-école digitale et être moins chère que les auto-écoles conventionnelles. Sur le papier, c’est alléchant n’est-ce pas ? Mais c’était sans compter sur le protectionnisme d’un secteur très réglementé :
Le gouvernement, vexé par les propos du géant médiatique américain, convoque les protagonistes d’Ornikar. « On a 25 ans, on est trop contents et c’est même le garde de l’Élysée qui nous prend en photo. Et en fait, on s’est fait engueuler comme des enfants qui avaient volé des bonbons. »
Suite à la pression des différentes assignations, de la distance géographique et de leur vision divergente, Benjamin se sépare de son associé fin 2015. Flavien Le Rendu, son actuel associé qui n‘est autre que le premier salarié de la boîte, lui redonne de l’énergie et ils reconstruisent Ornikar après cet ouragan.
Les investisseurs suivent à nouveau, mais sans donner d’argent. Ils rigolent même en lui disant : « tu verras, sans argent, on prend des bien meilleures décisions. » Si ça n’avait pas fait rire l’entrepreneur à l’époque, il comprend mieux leur message maintenant.
Première plateforme de location de véhicules à doubles commandes avec prestation d’enseignement de la conduite à titre non onéreux, rapport de force auprès du gouvernement et 4 JT en une semaine… C’est sûr, vous n’êtes pas prêts à entendre toutes les anecdotes d’Ornikar !
Une première partie détonante, où vous découvrirez l'engagement sans faille de Benjamin, sa stratégie, ses erreurs, ses claques et ses apprentissages.
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“Chaque fois que vous voyez une entreprise qui réussit, dites-vous que c’est parce qu’un jour quelqu’un a pris une décision courageuse” - Peter Druker
Aujourd’hui on découvre la décision courageuse de Elie Mélois et de ses associés lorsqu’ils ont décidé d’aller conquérir le monde avec LumApps.
Pour retrouver l’épisode complet d’Elie c’est par ici 👇
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Entrepreneur.e.s, des claques on en prend forcément au cours de sa vie, certaines nous forgent plus que d’autres. Les dirigeants du Next 40, vous partagent celles qui les ont renforcés.
Aujourd’hui, on vous propose de (re)découvrir la claque de Thibaud Hug de Larauze, le fondateur et CEO de BackMarket lorsque le recrutement tourne mal.
Pour retrouver l’épisode complet de Franck c’est par ici 👇
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Entrepreneur.e.s, des claques on en prend forcément au cours de sa vie, certaines nous forgent plus que d’autres. Les dirigeants du Next 40, vous partagent celles qui les ont renforcées.
Aujourd’hui, on vous propose de (re)découvrir la claque du fondateur de iAdvise, Julien Hervouet, lorsqu’il rencontre, au cours de sa première levée de fonds en Série B, le “boss de fin de roadshow”.
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Parce que notre démocratie est à réinventer, écoutons les idées de nos entrepreneurs, à commencer par les champions de la French Tech. Aujourd’hui, nous découvrons le sujet abordé par Elie Mélois, cofondateur et CTO de LumApps : le réchauffement climatique.
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Inspirez vous des plus grands entrepreneurs de la Tech Française.
Ils sont membres du Next40, du FT120, ont levé des millions d'euros, sont parfois valorisés des…
Chaque épisode est un concentré de leçons business pour créer son entreprise, trouver ses clients, embaucher les meilleurs talents du marché, se démarquer de ses concurrents, positionner sa marque, générer des revenus, lever des fonds, et scaler.
Il n'y a pas de recette magique pour réussir,
Pas de tuto pour devenir riche,
Pas de chemin tracé pour devenir libre,
Pas une seule voie pour être entrepreneur.
Pour réussir, il faut s'inspirer des meilleurs puis définir sa propre voie.
Au micro de trois entrepreneurs, Solène Etienne, Thomas Benzazon et Olivier Mathiot, les plus grands entrepreneurs de France partagent les clés de leur réussite d'entrepreneurs, mais aussi leurs doutes, leurs échecs, leurs ambitions.
Bienvenue dans le monde des champions de la Tech Française et de ses entrepreneurs.
Vous découvrirez que derrière les chefs d'entreprises des plus grandes startups de France il y a d'abord des hommes et des femmes qui, comme vous, ont commencé à partir d'une feuille blanche.
On espère que vous trouverez dans ces échanges de l'inspiration pour vos projets, vos entreprises et vos vies.
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