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Elon Musk continue d’explorer les frontières du possible avec Neuralink, l’une de ses nombreuses entreprises. Après son implant cérébral N1, conçu pour permettre aux personnes paralysées de contrôler un ordinateur par la pensée, il s’attaque désormais à la cécité avec son nouveau projet, Blindsight.
L’objectif ? Redonner une forme de vision aux personnes totalement aveugles, à condition que leur cortex visuel soit intact. Blindsight fonctionne grâce à un réseau de microélectrodes implanté directement dans le cerveau. Ces capteurs stimulent les neurones en interprétant des images captées par une caméra externe. Selon Neuralink, cette technologie pourrait permettre aux patients de percevoir des formes et des objets, même si, dans un premier temps, la résolution resterait limitée. Elon Musk compare ce rendu aux graphismes rudimentaires des jeux Atari, mais promet une évolution vers une vision surpassant même l’œil humain, avec des capacités en infrarouge ou ultraviolet dignes d’un personnage de science-fiction.
Le 30 mars, le milliardaire a annoncé que des tests sur des primates avaient donné des résultats encourageants, affirmant vouloir poser un premier implant sur un patient humain d’ici la fin de l’année. Mais cette annonce suscite autant d’enthousiasme que de scepticisme. Les essais de l’implant N1 sur des singes ont été critiqués pour leur manque d’éthique, et certains experts doutent de la viabilité scientifique de l’approche de Neuralink. Une étude de l’université de Washington souligne notamment que la technologie ne fonctionne pas comme prévu, les électrodes n’étant pas capables de générer des “pixels” de vision comme le suppose l’entreprise. Alors, révolution médicale ou illusion futuriste ? Si Neuralink parvient à prouver l’efficacité de son implant sur l’homme, cela marquera un tournant majeur. Mais pour l’instant, les promesses restent suspendues à des résultats concrets.
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C’est officiel ! Après des mois de rumeurs et d’analyses, Nintendo lève enfin le voile sur sa nouvelle console. La Nintendo Switch 2 débarquera le 5 juin 2025, avec une ambition claire : poursuivre l’héritage d’une machine vendue à 150 millions d’exemplaires, rien de moins que la troisième console la plus populaire de tous les temps.
Mais qui dit nouvelle génération dit aussi hausse de prix. La version de base sera commercialisée à 469,99€, et un pack incluant Mario Kart World en version numérique grimpera à 509,99€. Les précommandes ouvriront dès le 8 avril. La Nintendo Switch 2 se dote d’un écran de 7,9 pouces, affichant du 1080p en 120 images/seconde avec compatibilité HDR. Une avancée notable pour une console hybride. Côté connectique, deux ports USB-C font leur apparition, et l’espace de stockage interne grimpe à 256 Go, avec une lecture plus rapide. Petite contrainte toutefois : seuls les cartes microSD Express seront compatibles.
Le nouveau dock permet de jouer sur un téléviseur en Ultra HD 4K (2160p), une première pour une console Nintendo. Il intègre aussi un ventilateur, conçu pour assurer des performances optimales. Grande nouveauté : la fonction GameChat, qui permet de discuter avec d’autres joueurs directement depuis la console grâce à un micro intégré avec réduction de bruit. Autre innovation, les joy-con magnétiques, offrant une prise en main améliorée et un mode souris pour certains jeux. Un bouton C dédié au chat fait aussi son apparition. Bonne nouvelle pour les joueurs : la Nintendo Switch 2 sera rétrocompatible avec la plupart des jeux de la première génération. Autrement dit, vous pourrez relancer votre Breath of the Wild sans souci. Mais bien sûr, de nouveaux titres exclusifs arrivent, à commencer par Mario Kart World, un jeu plus ouvert et jouable jusqu’à 24 joueurs.
Parmi les autres jeux annoncés :
Elden Ring, Street Fighter 6, FC 25, Hogwarts Legacy (avec contrôle de la baguette via les joy-con), Cyberpunk 2077, Final Fantasy VII Remake, Borderlands 4 et Civilization VII.
À l’image des consoles concurrentes, Nintendo proposera des mises à jour optimisées pour ses anciens titres. Zelda Breath of the Wild et Tears of the Kingdom profiteront ainsi d’un meilleur framerate, du HDR et d’une meilleure résolution. En clair, Nintendo frappe fort avec cette Switch 2, en améliorant l’expérience sans révolutionner sa formule gagnante. Reste à voir si le public répondra présent…
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Ubisoft, géant du jeu vidéo français, navigue en eaux troubles. Entre chute de sa valeur boursière, retards de production, ventes en berne et un procès pour harcèlement, l’éditeur a traversé une période critique. L’échec commercial de Star Wars Outlaws, lancé l’an dernier, a symbolisé ces difficultés. Heureusement, Ubisoft a pu s’appuyer sur ses licences phares, comme Assassin’s Creed, pour attirer un acteur majeur de l’industrie : Tencent.
Depuis plusieurs mois, des rumeurs circulaient sur un rapprochement entre Ubisoft et le géant chinois. Elles se confirment aujourd’hui avec l’annonce d’un investissement massif de Tencent, qui prend une participation de 10 % au capital et 25 % dans une nouvelle entité regroupant les équipes de développement des plus grandes franchises. Yves Guillemot, cofondateur et PDG d’Ubisoft, salue une étape clé : « Cette alliance marque un tournant dans notre transformation. Elle nous permettra d’être plus agiles et ambitieux. »
L’objectif ? Améliorer la qualité des jeux solo et accélérer le développement des expériences multijoueur, avec une publication plus régulière de contenus. Un souffle financier bienvenu pour Ubisoft, qui pourra aussi se concentrer sur d’autres licences comme Ghost Recon et The Division. Pour Tencent, cet investissement s’inscrit dans sa stratégie d’expansion à l’international. Le président du groupe, Martin Lau, affiche son enthousiasme : « Nous avons confiance en la vision créative d’Ubisoft. Nous voyons un énorme potentiel pour développer ces franchises sur le long terme et offrir de nouvelles expériences aux joueurs. » Cette alliance pourrait bien permettre à Ubisoft de conquérir le marché asiatique, un territoire clé dans l’industrie du jeu vidéo.
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Depuis plusieurs années, les smartphones ont remplacé les tickets papier dans les transports en commun. À Toulouse, plus de 150 000 validations mensuelles se font déjà via l’application Tisséo. Mais depuis le 17 mars, une nouveauté vient bousculer les habitudes : les voyageurs peuvent désormais acheter leurs titres de transport… en cryptomonnaie. Tisséo devient ainsi le premier opérateur européen à intégrer cette solution. « Nous expérimentons une nouvelle option pour les détenteurs de cryptomonnaies, désireux d’utiliser les dernières technologies sans compromis sur la qualité de service », explique Sacha Briand, adjoint au maire de Toulouse et membre du comité syndical de Tisséo Collectivités.
Concrètement, les usagers peuvent payer leur pass 10 trajets, abonnement 31 jours, ticket Planète et ticket Événement via Bitcoin, Ethereum et d’autres Altcoins, en plus du paiement classique par carte bancaire. Pour l’instant, cette option est réservée aux utilisateurs Android. Si la municipalité vante une avancée technologique, l’initiative fait débat. Certains saluent un pari audacieux sur l’avenir, mais d’autres dénoncent une décision contestable : « Payer en crypto pour un service public, c’est normaliser un système financier instable et énergivore », critique un usager sur X. D’autres jugent cette innovation peu prioritaire : « On aimerait surtout un réseau fiable et fonctionnel, avant de penser aux gadgets », ironise un utilisateur.
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Le géant de l’intelligence artificielle frappe encore fort ! Fin Mars, ChatGPT s’est enrichi d’une nouvelle fonctionnalité de génération d’images, suscitant un engouement immédiat. Mais derrière ces avancées spectaculaires, OpenAI brûle des milliards et reste très loin de la rentabilité. Selon Bloomberg, qui s’est procuré des informations sur les finances d’OpenAI, la société de Sam Altman dépense bien plus qu’elle ne gagne. Entre les puces IA hors de prix, les data centers et des salaires généreux, la start-up voit son cash fondre à vue d’œil. Résultat : pas de trésorerie positive avant 2029.
D’ici là, l’entreprise espère atteindre un chiffre d’affaires colossal de 125 milliards de dollars. Mais aujourd’hui, elle en est encore loin : 3,7 milliards attendus en 2024, avec un triplement prévu en 2025 pour atteindre 11,6 milliards. OpenAI joue sur le long terme, avec des investisseurs prêts à suivre. Fin 2023, la société affichait une valorisation astronomique de 157 milliards de dollars, après plusieurs levées de fonds majeures. Alors, simple retard à l’allumage ou bulle financière ? Si OpenAI parvient à rentabiliser ses innovations et à réduire ses coûts, son pari pourrait être gagnant. Mais en attendant, l’IA a un prix… et il se compte en milliards !
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Myawaddy. Ce nom ne dit sans doute rien à la plupart des Français. Pourtant, cette ville frontalière de la Birmanie s'est imposée comme le cœur battant d’une industrie florissante : l’arnaque en ligne à l’échelle mondiale. Là-bas, d’immenses centres de cyberfraude sont dirigés par des seigneurs de guerre, exploitant des milliers de travailleurs forcés pour escroquer des victimes à travers le monde. Le documentariste chinois Wu Dong, qui enquête sur place, décrit un système bien rodé où ces travailleurs, souvent recrutés sous de faux prétextes ou kidnappés, sont contraints d’opérer des fraudes sophistiquées. Si la Chine reste la principale cible, l’Europe et l’Occident sont désormais dans le viseur, selon Courrier International.
L’affaire a pris une dimension médiatique début janvier, lorsque Wang Xing, un acteur chinois, a été attiré par une fausse offre de tournage en Thaïlande. Une fois sur place, il est enlevé, clandestinement transporté à Myawaddy et forcé de travailler dans l’un de ces centres. Son sauvetage rapide, grâce à la police thaïlandaise alertée par sa compagne, reste une exception. Pendant ce temps, 174 familles chinoises cherchent toujours désespérément leurs proches disparus dans des circonstances similaires. Face au scandale, le colonel Saw Chit Thu, commandant d’une milice locale, a menacé d’exécuter les trafiquants d’êtres humains. Non pas par souci de justice, mais par crainte que l’affaire ne perturbe ce commerce lucratif sous contrôle des chefs de guerre locaux.
Si ces fraudes existaient déjà, elles ont pris une ampleur inédite. Les centres de Myawaddy recrutent désormais des diplômés en master et doctorat pour concevoir des escroqueries hautement ciblées. Et avec l’essor de l’intelligence artificielle, les techniques de fraude atteignent un niveau effrayant. Imaginez : un parent reçoit un appel vidéo de son enfant demandant de l’aide. Sa voix, ses intonations, son visage sont parfaitement identiques… sauf qu’il ne s’agit que d’une imposture générée par IA. Cette montée en puissance exige des cybercriminels de plus en plus qualifiés. À son apogée, Myawaddy comptait 70 complexes, employant des milliers de personnes. Aujourd’hui, une dizaine de centres imposants subsistent, soigneusement isolés des zones habitées, le long de la rivière frontalière, prêts à être évacués en cas de danger.
Mais derrière ces criminels, il y a des histoires humaines. Dans son enquête, Wu Dong révèle une dualité troublante : certains escrocs pratiquent le hameçonnage sentimental le jour et envoient de tendres messages à leurs propres compagnes le soir. Un autre exemple frappant : un garçon de 16 ans, issu d’une famille pauvre du Jiangxi, d’abord recruté pour faire de la contrebande, s’est formé seul aux techniques de phishing. Son rêve ? Trouver une famille aimante et un “grand frère” pour le guider. Et plus surprenant encore : beaucoup d’arnaqueurs sont croyants. Ils prient Bouddha, visitent les temples et envoient des dons à leurs villages natals, tout en ruinant des familles à l’autre bout du monde. Ce paradoxe en dit long sur la réalité derrière cette industrie : une misère économique qui pousse à voir la fraude comme un simple moyen de survie. Tant que la pauvreté et le manque de perspectives domineront, Myawaddy restera la capitale mondiale de la cyberfraude.
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Imaginez un monde où, plutôt que de passer des heures sur un logiciel complexe comme Photoshop, il vous suffit de décrire vos modifications en quelques mots pour voir une image se transformer instantanément. C’est ce que propose désormais Grok 3, une fonction d’édition d’image alimentée par l’intelligence artificielle.
Grâce à cet outil, ajouter ou retirer des éléments, changer le style visuel ou même transformer une photo en peinture à l'huile devient aussi simple que de rédiger une phrase. Par exemple, on peut demander à Grok de supprimer un lama d’une photo de groupe – et en quelques secondes, l’IA exécute la tâche à la perfection, offrant même deux versions possibles pour choisir la meilleure. Grok 3 se distingue par sa simplicité d’utilisation, permettant à tout le monde, sans compétence technique, de modifier des images. Cette annonce arrive juste après que Google ait déployé une fonction similaire avec Gemini 2.0 Flash, qui a fait polémique en permettant de retirer des filigranes sur des images protégées par des droits d'auteur.
La question se pose donc : Grok souffre-t-il du même problème ? Lors de tests, l’IA a exécuté la commande sans broncher, contrairement à d’autres modèles comme Claude 3.7 Sonnet ou GPT-4o, qui refusent ce type de manipulation. La position de Grok sur la manipulation d’images protégées reste floue, et cette fonctionnalité est actuellement disponible uniquement via la version de Grok sur X.com.
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Et si votre assistant vocal voyait ce que vous voyez ? C’est désormais une réalité avec Gemini Live, la dernière avancée de Google en matière d’intelligence artificielle. Souvenez-vous, il y a un an, lors de la conférence Google I/O 2024, l’entreprise présentait le Projet Astra : une IA capable d’analyser son environnement grâce à la caméra du smartphone. Aujourd’hui, cette technologie est déployée et déjà repérée par certains utilisateurs.
Grâce à Gemini Live, Google pousse encore plus loin l’interaction homme-machine. L’IA peut désormais analyser en temps réel ce qui apparaît à l’écran ou ce qui est filmé par la caméra du téléphone. Une fonction qui change la donne : il suffit de pointer son smartphone vers un objet inconnu pour obtenir instantanément des informations précises. Vous avez une application que vous ne comprenez pas ? Montrez-la à Gemini, et il vous guidera. Besoin d’aide pour un problème technique ? L’IA vous explique directement en observant votre écran.
C’est un utilisateur de smartphone Xiaomi qui a eu la surprise de découvrir cette nouvelle fonctionnalité et de la partager sur Reddit, captures d’écran et vidéo à l’appui. On le voit utiliser Gemini Live pour analyser son écran d’accueil et obtenir des explications sur ses notifications et ses widgets. Un aperçu concret du futur des assistants virtuels ! Pour l’instant, cette innovation est uniquement disponible pour les abonnés du plan Google One AI Premium, facturé 21,99 euros par mois. Un moyen pour Google de monétiser son IA tout en testant ses avancées auprès d’un public restreint avant un déploiement plus large.
Avec cette mise à jour, Google rattrape son retard sur OpenAI et Amazon. ChatGPT propose depuis plusieurs mois une Live Camera similaire, et Alexa+, le futur assistant d’Amazon, intégrera lui aussi une vision en direct via les écrans connectés. À quand un assistant intégré dans des lunettes connectées, capable de voir et d’interagir avec le monde sans même sortir son smartphone ? Google pose les bases d’une intelligence artificielle plus immersive et intuitive, où l’utilisateur n’a plus besoin de taper une requête, mais simplement de montrer. Un pas de plus vers un futur où l’IA ne sera plus seulement une voix, mais un véritable compagnon numérique capable de voir et comprendre notre environnement.
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Il ne respire pas. Il ne ressent rien. Et pourtant, certains utilisateurs confient à ChatGPT des pans entiers de leur vie. Ce phénomène, loin d’être anecdotique, est désormais mesuré dans une étude conjointe entre OpenAI et le MIT, explorant l’impact émotionnel de l’intelligence artificielle sur ses utilisateurs. L’étude, intitulée Investigating Affective Use and Emotional Well-being on ChatGPT, repose sur 3 millions de conversations analysées, 4 076 utilisateurs interrogés et un essai contrôlé randomisé sur 981 participants. Son premier enseignement ? La majorité des utilisateurs restent pragmatiques, voyant en ChatGPT un simple outil. Mais une minorité développe une véritable relation émotionnelle avec l’IA.
Les chercheurs ont mis au point un modèle d’analyse, EmoClassifiersV1, pour identifier les signes d’attachement émotionnel dans les échanges. Résultat : les utilisateurs intensifs affichent jusqu’à deux fois plus de marqueurs affectifs que les autres. Certains confient même à ChatGPT des informations qu’ils ne partageraient pas avec un humain. 10 % des usagers le considèrent comme un "ami", ressentant un manque en son absence. Une forme d’anthropomorphisme extrême, qui rappelle les dérives déjà observées sur des plateformes comme Replika ou Character.AI.
Depuis 2024, ChatGPT intègre un mode vocal avancé, rendant les conversations plus naturelles. Les interactions vocales génèrent jusqu’à dix fois plus de marqueurs émotionnels que les échanges textuels. Une expérience contrôlée sur 28 jours et 1 445 heures de dialogues a confirmé cette tendance : plus la voix est expressive, plus l’attachement est fort. Paradoxalement, ces utilisateurs présentent de meilleurs scores de bien-être émotionnel… mais aussi un risque accru de solitude et de dépendance.
Trois profils d’utilisateurs identifiés
L’étude distingue trois groupes :
-Ceux dont l’attachement diminue avec le temps.
-Ceux qui gardent une distance constante.
-Une minorité dont le lien émotionnel s’intensifie.
Les chercheurs pointent un facteur clé : la solitude. Les participants les plus isolés au début de l’étude étaient aussi ceux qui développaient le plus d’attachement à ChatGPT, recherchant du soutien et de l’empathie. Mais un piège se dessine : plus l’usage est fréquent, plus la socialisation diminue, renforçant potentiellement l’isolement. Alors, compagnon réconfortant ou cercle vicieux ? L’étude laisse la question ouverte, mais une chose est sûre : le rapport des humains aux IA ne fait que commencer à se redéfinir.
Etude : https://cdn.openai.com/papers/15987609-5f71-433c-9972-e91131f399a1/openai-affective-use-study.pdf
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Un salarié remercié, un code secret, et une entreprise paralysée en un instant. Ce scénario digne d’un thriller informatique est pourtant bien réel. Il s’est déroulé chez Eaton Corp, géant américain de la gestion d’énergie, où Davis Lu, développeur chevronné, a orchestré une vengeance numérique aussi méticuleuse qu’implacable.
Tout commence en 2018, quand l’entreprise annonce une réorganisation stratégique, comprenez des licenciements en cascade. Lu, fidèle employé depuis plus de dix ans, voit venir le couperet. Plutôt que de protester, il code en silence. Pendant plusieurs semaines, il développe un kill switch : un programme capable de bloquer les serveurs de l’entreprise en cas de départ forcé. Son script ultime, nommé IsDLEnabledinAD, agit comme une bombe à retardement : tant que son compte est actif, rien ne se passe. Mais dès qu’il disparaît du système, tout bascule.
Le 9 septembre 2019, le couperet tombe : Davis Lu est licencié. Quelques instants plus tard, les collaborateurs sont bloqués, les serveurs deviennent inaccessibles, les opérations sont paralysées. Un chaos total, orchestré par un simple bout de code. Eaton tente de réagir, mais le mal est fait. Très vite, le FBI entre en jeu et remonte jusqu’au responsable. Ses identifiants sont liés au serveur de lancement, son historique de navigation montre des recherches sur l’escalade de privilèges et la suppression massive de fichiers. Tout prouve une attaque préméditée. Début mars 2025, le verdict tombe : Davis Lu est inculpé pour sabotage informatique et risque jusqu’à dix ans de prison. L’entreprise parle de pertes s’élevant à plusieurs centaines de milliers de dollars, mais la défense conteste, évoquant un préjudice limité à 5 000 dollars.
Alors, simple acte criminel ou révolte technologique ? Car au-delà du procès, l’affaire Davis Lu rappelle d’autres formes de résistance face au progrès perçu comme une menace. Du mouvement ouvrier des Luddites au XIXe siècle, qui s’attaquait aux métiers à tisser mécaniques, au groupe CLODO dans les années 80, qui voyait l’informatisation comme un outil de répression, ce type de sabotage soulève une question fondamentale : quand la technologie décide du sort des salariés, ceux-ci peuvent-ils un jour décider légitimement de la retourner contre leurs employeurs ?
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