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Vous le savez, Gemini est le nom du chatbot de Google ayant pris la suite de Bard, et destiné à concurrencer ChatGPT d’Open AI, on vous en parle régulièrement dans ce podcast. Et bien figurez-vous que Gemini a commencé à être déployé dans Google Messages. Mais pour l'instant, tout le monde n'y a pas accès et son influence est limitée. Pour y accéder, il faut toutefois s’assurer de remplir quelques conditions :
Tout d’abord : être inscrit au programme bêta
Ensuite, activer la technologie RCS dans les paramètres de l'app
Utiliser un compte Google personnel et être âgé de plus de 18 ans
Associer son compte à un pays pris en charge (165 pays, ceux de l'UE en sont pour l'instant exclus)
Et enfin, paramétrer son smartphone avec l'anglais comme langue principale, la seule exception étant le français puisque cette langue est disponible au Canada.
Reste à voir s’il en sera de même en France. D’ailleurs, peu de smartphones sont pour le moment compatibles. Il faut soit être équipé d'un Pixel (6 ou plus récent) ou bien d'un Samsung Galaxy S22 ou plus récent, pour pouvoir en profiter. À en croire le site spécialisé 9To5Google, qui a été en mesure de tester Gemini dans Messages, l’interface serait similaire à ce que l'on connaît déjà de Gemini… il est donc possible de lui soumettre des photos, mais les messages vocaux ne peuvent pas être envoyés. Les conversations transitent par le protocole RCS, mais ne sont pas chiffrées de bout en bout. A noter que Gemini n'est accessible qu'au sein de l'application mobile. Inutile donc de tenter de passer par la plateforme web de Google Messages. Au final, utiliser Gemini dans Messages s’avère extrêmement simple étant donné qu’il suffit simplement d’envoyer un message comme s’il s’agissait d’un contact lambda. Reste à voir si ce chatbot révolutionnera les usages, ou si sa présence dans l’application Messages ne sera qu’un gadget parmi d’autres.
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Décidément, on n’arrête plus OpenAI… Après ChatGPT, puis la génération de vidéo avec son tout nouvel outil Sora, le leader de l’intelligence artificielle annonce avoir créé un modèle capable de générer et même d'imiter des voix. La plateforme, baptisée Voice Engine, ne demande rien d’exceptionnel en termes de commande. Il suffit simplement de décrire à l’écrit les consignes que vous souhaitez voir appliquer par l’IA, et le résultat à obtenir. Ensuite, ajouter un échantillon audio de seulement 15 secondes pour générer une voix naturelle qui se rapproche de très près de celle de l'orateur d'origine. OpenAI promet que son outil est capable de créer je cite « des voix émouvantes et réalistes », et cela en moins de deux ans puisque l'entreprise indique avoir entamé le développement de Voice Engine à la fin de l'année 2022. Open AI précise aussi que le modèle alimente déjà les voix prédéfinies dans son API de synthèse vocale ainsi que ChatGPT Voice.
Comme pour le générateur de vidéo Sora, OpenAI se veut prudente quant au déploiement de Voice Engine, je cite « en raison du potentiel d'utilisation abusive de la voix synthétique ». La fonctionnalité n'est donc pas disponible auprès du grand public actuellement et la société n'est d'ailleurs pas certaine aujourd'hui de lancer à terme une version accessible à tous, qu'elle soit gratuite ou payante. Parmi les différentes applications possibles, la capacité du service à générer des voix naturelles et chargées d'émotions s'est montrée bien utile pour l'entreprise de technologie éducative Age of Learning, qui a eu recours à Voice Engine pour générer du contenu voix off préscénarisé. Autre aspect important : la traduction de contenus, notamment de vidéos et de podcasts, permettant aux entreprises et aux créateurs de toucher un public beaucoup plus large, voir même mondial. Sur ce point, OpenAI précise que Voice Engine préserve l'accent du locuteur d'origine lorsqu'il est utilisé pour la traduction. Générer une voix en anglais à partir de l'échantillon audio d'un orateur français produit par exemple une voix anglaise avec un accent français. Reste à voir si, à défaut d’être proposé au grand public, Voice Engine sera mis à disposition d’autres entreprises et organisations.
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Après de nombreux reports et un changement de nom, la plateforme de SVOD Max (anciennement HBO Max) arrive enfin en France, avec un lancement prévu aux alentours du mois de juillet, juste avant les jeux olympiques. Lancé en 2020 aux États-Unis, le service de streaming était attendu en Europe dès 2021. Si une première vague de pays a pu en profiter, ce n’était pas le cas de la France. Entre temps, Warner Bros a fusionné avec Discovery, puis a annoncé le développement et le lancement d'une plateforme plus globale couvrant plus en profondeur le vaste catalogue de l'entreprise.
L’annonce du lancement de Max en France a été faite fin mars, lors du festival Séries Mania de Lille, mais pas que, puisque l’Espagne, le Portugal et l’Europe centrale y auront aussi accès dès le 21 mai. Plus précisément, la France, la Pologne, les Pays-Bas et la Belgique pourront en profiter juste avant le début des Jeux olympiques de Paris 2024, sans qu’aucune date précise n’ait été communiquée pour l’instant, même si cela devrait être en juillet.
Si Warner Bros Discovery (WBD) insiste autant sur le fait que Max sera lancé avant le début des Jeux olympiques de Paris 2024 dans 25 pays européens différents, ce n'est pas pour rien. Par l'intermédiaire d'Eurosport, Max permettra à ses abonnés de suivre l'intégralité des épreuves. Le contenu dédié à Paris 2024, sera d'ailleurs intégré dans toutes les formules d'abonnement. Un bon moyen d'attirer les curieux et les adeptes de sport, pour ensuite leur proposer le reste du catalogue. Et Warner mise visiblement beaucoup sur le sport puisqu'au-delà des JO, une option sport permettra aux abonnés Max de suivre les tournois du Grand Chelem de tennis, les 24 heures du Mans, les trois Grands Tours en cyclisme, le Tour de France Femmes ou encore différentes épreuves de sport d'hiver.
Pour le reste du contenu, les abonnés retrouveront les séries HBO tels que The Last of Us, Game of Thrones, ou encore Succession pour ne citer que celles-ci. Mais pour s'intégrer au mieux au marché déjà bien saturé par Netflix, Amazon Prime, Disney+ ou encore Paramount +, deux programmes Max Originals ont été réalisés en France : Une Amie Dévouée et l'adaptation du livre Vivre Avec Nos Morts. Côté du cinéma, Warner Bros c’est bien entendu, Matrix, Harry Potter, The Dark Knight ou encore A Star is Born. Concernant les chaînes linéaires, les abonnés français auront aussi accès à CNN International, Warner TV, Eurosport, Cartoon Network, TLC ou encore Discovery Channel. Pour conclure, Warner Bros Discovery a dévoilé les différentes formules d'abonnement accessibles au lancement, sans communiquer sur les tarifs… Une offre basic avec publicité, où seuls deux appareils pourront streamer en simultanés du contenu en Full HD ; l’offre standard qui en plus des performances offertes par l’offre basic permettra de télécharger 30 contenus pour les visionner hors connexion ; et enfin l’offre premium avec 4 écrans en simultanés, du contenu en 4K avec Dolby Atmos et 100 contenus téléchargeables.
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Cela fait maintenant un an qu’OpenAI a sorti GPT-4 son plus puissant modèle de langage, que l’on peut retrouver dans la version payante de ChatGPT. Pour fêter ce premier anniversaire, l’entreprise dirigée par Sam Altman s’apprêterait à sortir la version suivante de son outil, GPT 5 ! D’après des informations obtenues par Business Insider, ce ne serait plus qu’une affaire de semaines d’après plusieurs sources, cherchant toutes à rester anonymes. Plusieurs partenaires de l’entreprise ont même pu essayer les nouveautés proposées par ChatGPT 5 en avant-première, à condition bien sûr de ne rien dévoiler au grand public.
Un des responsables ayant pu mettre la main sur l’outil a tout de même affirmé que GPT 5 était « vraiment bon » et même « sensiblement meilleur » que la génération actuelle de ChatGPT. Business Insider affirme que ce modèle permettrait « d’exécuter des tâches de manières autonomes » sans que l’on sache exactement à quoi cela fait référence et comment cela se traduira concrètement. Si aucune date officielle de sortie n’a été communiquée par OpenAI, il semblerait que GPT 5 soit encore en phase d’entraînement.
Histoire de faire monter la température, un ingénieur de chez OpenAI a publié un message cryptique sur X mi-mars, affirmant que l’année 2023-2024 aura été je cite « la plus lente en termes d’évolution de l’intelligence artificielle », fin de citation suggérant que les années à venir seront donc beaucoup plus agitées dans le domaine. L’ingénieur fait partie de l’équipe dédiée au « superalignement » chez OpenAI, soit celle qui s’assure que les systèmes d’intelligence artificielle soient justement alignés avec les valeurs humaines et agissent en conformité avec celles-ci. De quoi donner quelques pistes quant aux nouveautés que l’entreprise prépare, et surtout nourrir l’imagination d’internet avant officialisation.
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L'industrie du jeu vidéo en France a connu une année 2023 exceptionnelle, avec une croissance très élevée, et cela, en dépit d’un contexte économique mondial difficile marqué par une forte inflation. Ce qui fait dire à de nombreux observateurs que ces bons résultats placent la France en tant que l’un des marchés les plus dynamiques du continent.
Le jeu vidéo français a donc généré un chiffre d'affaires record de plus de 6,064 milliards d'euros en 2023, avec une croissance remarquable de quasiment 10% sur un an et de 9% depuis 2020, comme le révèle le Syndicat des Éditeurs de logiciels de loisirs. Il s’agit de l’association qui représente les éditeurs de jeux vidéo en France. Que ce soit sur console, PC ou mobile, chaque secteur a joué un rôle crucial pour propulser le marché français en avant. À lui seul, l'écosystème console a dépassé les 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires (soit plus de la moitié de la valeur totale de l’industrie vidéoludique française). Cela représente une hausse de plus de 24% par rapport à 2022.
Juste derrière, on retrouve, surprise, le marché mobile avec un chiffre d’affaires de près d’un milliard et demi d’euro, affichant une croissance de quasiment 5% par rapport à 2022. L'écosystème PC est quant à lui en baisse avec (-8,5%), pour un chiffre d’affaires de 1,4 milliard d’euros. Dans le détail, le hardware (donc les équipements) a grimpé de 16% en 2023, grâce aux ventes de consoles, en hausse de +72% comparée à l’année précédente. Les ventes d'accessoires ont également fortement progressé en 2023, que ce soit sur consoles (+18%) ou sur PC (+22%). Concernant les ventes de jeux, donc le software, elles poursuivent leur croissance +7% sur consoles et +6% sur PC, dans la grande majorité des jeux dématérialisés.
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En moins de deux ans, l’IA générative a conquis de nombreux secteurs, notamment celui de la musique. Si cette industrie exploite des technologies qui reposent sur l'IA depuis de longues années, certains modèles de langage permettent désormais de créer du contenu sur mesure, y compris des musiques et des paroles, sans aucune connaissance technique en matière de musique. L’IA peut également recopier la voix des artistes sur des morceaux déjà existants ou en concevoir de nouveaux, et c'est justement sur ce point que l’Etat du Tennessee au Etats-Unis, a décidé de légiférer avec la loi ELVIS, pour « Ensuring Likeness Voice and Image Security Act ».
Cette nouvelle législation est en réalité une version actualisée de la loi sur le droit à l'image des artistes dans l'État. Le texte inclut maintenant je cite « des protections pour les auteurs-compositeurs, les interprètes et les professionnels de l'industrie musicale contre l'utilisation abusive de l'intelligence artificielle ». Concrètement, les artistes sont protégés si leur contenu, leur image ou leur voix sont reproduits par une IA. Et le fait que tout cela vienne du Tennessee n’est pas si surprenant. En effet, l’Etat est réputé pour la puissance de son industrie musicale, country et blues. La ville de Nashville a notamment servi de tremplin à plusieurs grandes stars mondiales comme Elvis Presley, Dolly Parton, ou encore Taylor Swift. Plus de 61 000 emplois sur le territoire sont en lien avec cette industrie, tandis que le Tennessee accueille plus de 4 500 salles de concert.
L'IA générative, et surtout la vitesse à laquelle elle évolue, pose de nombreuses questions sur le plan juridique et la propriété intellectuelle. Les modèles sont en effet formés sur de vastes quantités de données, souvent protégées par le droit d'auteur. Depuis plusieurs mois, les artistes et auteurs sont de plus en plus nombreux à porter plainte contre les entreprises qui développent ces IA, mais pour l’heure, aucune législation n'encadre réellement l'utilisation de cette technologie dans la musique. Si l'Union européenne progresse dans ce domaine avec l'AI Act, celui-ci ne devrait entrer en vigueur qu'en 2025. Aux Etats-Unis, certains législateurs font pression pour qu'une réglementation voie rapidement le jour, sans réelle avancée de la part du Congrès sur la question.
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En janvier, Neuralink, la société d'Elon Musk, a annoncé avoir réalisé son premier test d'implant sur un humain. Pour rappel, l'entreprise fondée en 2016 s'est donnée pour objectif de développer des interfaces homme-machine permettant aux utilisateurs de contrôler mentalement des ordinateurs, des prothèses ou des smartphones. Quelques semaines plus tard, le PDG assure désormais que le patient est en bonne santé et qu'il peut contrôler le curseur de la souris d'un ordinateur. En témoigne une vidéo de 9 minutes publiée sur X.com où le patient en question, Noland Arbaugh joue aux échecs sur un écran en compagnie d'un ingénieur de Neuralink.
Visiblement, le patient n'a aucune complication. Il a décrit l'intervention chirurgicale comme étant « facile »... Pour rappel, une incision est pratiquée au niveau du cuir chevelu afin de placer l'implant, constitué d'un réseau d'électrodes, dans le crâne. Cet implant envoie ensuite des signaux neuronaux à l’appareil contrôlé. Arbaugh explique qu'avant de pouvoir manipuler le curseur, il a dû apprendre à faire la distinction entre « les mouvements imaginés et tentés ». Je le cite "par exemple, j'ai essayé de déplacer ma main droite vers la gauche, vers la droite, l'avant et l'arrière. Désormais, je peux imaginer intuitivement le mouvement du curseur" fin de citation. Le patient explique également être capable de jouer à différents jeux tout au long de la nuit, même si la batterie de l'implant était épuisée au bout de huit heures.
Aussi prometteuse soit-elle, cette technologie vise dans le futur à traiter plusieurs handicaps comme la paralysie, la cécité et même certaines maladies mentales comme la dépression. D'après Elon Musk, il s’agit d’améliorer les capacités humaines grâce aux machines pour éviter que l’humanité ne soit dépassée par l’intelligence artificielle (IA). Mais Neuralink n'est pas la seule entreprise à développer de tels appareils. Paradromics, Precision Neuroscience et Synchron sont également de la partie. Ceci dit, l'entreprise d'Elon Musk est la seule à tester sa technologie sur des humains avec des implants placés directement dans leur cerveau, sans câbles vers les machines. Reste donc à voir quelle sera la prochaine étape pour Neuralink et surtout si le patient ne développera pas de complications plus tard à cause de l'implant.
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L’entreprise Cisco vient sans doute de marquer l'histoire des télécommunications en atteignant une vitesse de transfert de données de 800 Gbit/s sur le câble transatlantique Amitié, avec l’aide de Microsoft. A noter que ce câble, long de 6 234 kilomètres, relie Bordeaux à Boston, dans le Massachusetts. Un exploit qui fera sans doute les affaires des services cloud et d'intelligence artificielle dans le monde.
Il est vrai qu’on n’en parle pas beaucoup, mais les câbles sous-marins sont essentiels pour connecter le monde et échanger des données, puisque c’est tout simplement 90% du trafic international qui passent par ces câbles. Celui qui relie la France aux États-Unis, nommé Amitié, intègre une technologie SDM (Space Division Multiplexing) qui comprend 16 paires de fibres, ce qui rappelons-le est supérieur aux câbles traditionnels et même au fameux câble Dunant de Google et ses 12 paires de fibres. En partie opéré par Cisco, Amitié relie les États-Unis, le Royaume-Uni et la France et fait partie intégrante du réseau mondial de Microsoft. Et puis quand même, une transmission de 800 Gbit/s, c’est quand même 8 millions d'appels audio sur la plateforme Webex en simultané, ou encore une vitesse qui permet de télécharger quasiment 8 copies de Red Dead Redemption 2 en même temps en moins d’une seconde.
En tout cas, pour Cisco, ce succès à 800 Gbit/s démontre le potentiel d'amélioration de la capacité du réseau internet au niveau mondial, à l'heure où la demande est toujours plus forte. Pour Jamie Gaudette, directeur général de l'ingénierie des réseaux cloud de Microsoft, cet essai « démontre qu’il existe une technologie commerciale pour les câbles sous-marins, et nous pouvons contribuer à la transformation numérique des personnes, des organisations et des industries du monde entier ».
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Vous le savez, les data centers sont indispensables aujourd’hui pour absolument tout ce qui touche à internet. Entre les hébergements de site internet, les plateformes de streaming, les jeux vidéo en ligne, et bien entendu l’intelligence artificielle, bref, c’est là où toutes les données œuvrant au bon fonctionnement de ce genre de service sont entreposées. Vous le savez également, Microsoft est l'un des géants de ce secteur, avec des centaines de data centers dans le monde. D’ailleurs, le GAFAM compte en construire un en France.
Sauf que construire une telle infrastructure en France, et bien c’est compliqué, notamment car il faut artificialiser le sol, ce qui n’est jamais une bonne chose pour la nature. D’ailleurs, ce principe est strictement encadré par la loi « Climat et Résilience » du 22 août 2021. Ainsi, Microsoft s’est tourné vers un espace déjà bâti pour y installer son futur data center à Chartres-de-Bretagne, au sud de Rennes. Là-bas, la société PSA a libéré une partie de son complexe industriel faute de production. Cet espace inutilisé va donc être récupéré par Microsoft pour accueillir jusqu'à trois centres de données. En tout cas, pour l’instant, les discussions avec la mairie semblent bien engagées. Pour le géant américain, il s'agit d'un projet assez important, qui pourrait lui coûter plusieurs milliards d'euros, les informations du journal le Télégramme.
Pour la ville de Chartres-de-Bretagne, l’implantation de Microsoft représente un véritable atout pour l’économie du territoire et son attractivité. Sauf que Microsoft n'est pas le premier géant américain à s'intéresser aux anciennes parcelles de PSA. Amazon avait déjà tenté sa chance, sans succès en 2021. Le géant du commerce en ligne s’était retrouvé face à un interlocuteur implacable : la Métropole rennaise, propriétaire d'une partie des terrains concernés, et qui a déjà sa propre vision de l'avenir du site, en souhaitant y implanter des entreprises soucieuses des enjeux environnementaux.
Data center en environnement, on ne peut pas dire que ce soit véritablement compatible, même si Microsoft multiplie les initiatives et recherches ces dernières années pour limiter l’impact de la consommation de ses infrastructures sur la nature. D’ailleurs, les détracteurs du projet de Microsoft ajoutent qu’il y a aussi un enjeu de souveraineté nationale. Car en laissant une entreprise américaine s’implanter en France, cela signifierait que les données des français pourraient être consultées hors des frontières françaises. En effet, les États-Unis ont le droit de consulter les données traitées par leurs entreprises, même à l'étranger. D’après les informations du Télégramme, Rennes métropole et la Région Bretagne ne seraient pas hyper emballées à l’idée de laisser Microsoft s’implanter sur leur territoire, malgré les opportunités de développement économique. Reste à savoir si Microsoft saura trouver les mots justes pour convaincre les élus.
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Nord : une antenne 5G SFR à 30 mètres d’une maison ?
Le déploiement de la 5G est désormais inexorable en France. À mesure que les installations se multiplient, certains opérateurs entendent bien imposer leurs conditions pour rester compétitif sur ce marché, au détriment de la tranquillité de certains villages. C’est le cas dans le Pas-de-Calais, à Bonningues-lès-Ardres plus précisément, où la construction d'une antenne 5G à proximité immédiate de certaines résidences fait débat. L'une des habitantes se lèvera bientôt chaque matin avec une « vue sur pylône », ce qui insurge bon nombre d’habitant.
Les résidents du village redoutent surtout que l'installation de cette antenne relais 5G de 45 mètres de hauteur fasse plonger la valeur immobilière des propriétés, jusqu'à 30 000 euros pour l'habitante la plus proche du pylône. Si l’on parle là des préoccupations esthétiques, il faut aussi prendre en compte les risques pour la santé des humains et des animaux. Et certains riverains sont très en colère. Catherine Hardy, la propriétaire de la maison, revenait d’un séjour au Royaume-Uni quand elle a découvert le permis de construire installer en face de chez elle. Si elle prévoit de faire des recours en justice, ces derniers seront délicats à traiter, puisque l'antenne est construite sur le terrain d'un propriétaire privé, qui n'a pas été si difficile à convaincre visiblement, puisqu’il touchera (j’ai envie de dire) seulement 1 000 euros chaque année pour l’exploitation de son terrain.
Ce qui est intéressant ici, et qui change de certaines situations extrêmes, c'est que les habitants ne sont pas tous totalement opposés à l'installation de l'antenne 5G. Certains ne font en réalité que critiquer son emplacement, beaucoup trop proche des habitations. Désormais, tous les regards se tournent vers SFR. Si des solutions alternatives ont été proposées, l'opérateur les a refusés, préférant son emplacement actuel. Pour Salvatore Tuttolomondo, délégué régional Hauts de France chez Altice France (la maison-mère de SFR), il est regrettable qu'un terrain d'entente n'ait pu être trouvé, mais estime que les riverains n'ont pas à craindre d'éventuels effets néfastes des ondes émises par l'antenne. Je cite « les habitants devraient plutôt s'interroger sur les ondes à l'intérieur de leur maison », visant ainsi le Wi-Fi et le micro-ondes comme exemples. Pas sûr que cela puisse réussisse à calmer la colère des villageois.
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