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Dans une décision publiée au Journal Officiel le 31 janvier 2024, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a officiellement autorisé Microsoft à héberger les données de santé des Français, le tout géré par Health Data Hub, la plateforme des données de santé (PDS), qui, sous forme de Groupements d'Intérêt Public (GIP), assure un accès uniforme, sécurisé et transparent à ces informations pour améliorer la prise en charge des patients. Pour autant, la décision de la CNIL ne semble pas vraiment aller dans le sens de la préférence nationale au niveau économique.
Concrètement, la CNIL a approuvé la création d'un data center pour les données de santé appelé EMC2, basé sur un traitement automatisé de données personnelles et géré par l'Agence européenne des médicaments. Mais en théorie, les données de santé françaises devraient théoriquement être hébergées chez un fournisseur SecNumCloud qualifié, soit un visa de sécurité délivré par l'ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information) aux acteurs justifiant d'un niveau de protection suffisamment élevé pour gérer des données sensibles. Et en France, la police de la cybersécurité n'a attribué ce label qu'à cinq sociétés : Secure Temple, Oodrive, Outscale, Wordline et OVH, qui sont toutes des sociétés françaises... Pas Microsoft... même si l'entreprise tente, avec Orange et Capgemini, de l'obtenir pour 2025.
Cette décision d'attribuer cet hébergement à Microsoft fait débat. Outre le choix de l'entreprise, l'accord prévoit que ces données de santé soient confiées à l'entreprise de Bill Gates pour trois ans, le temps d'achever la transition du hub de données de santé vers une solution plus locale. La durée du contrat était initialement prévue pour 10 ans. Si la qualité du cloud Azure de Microsoft est incontestable, il faut savoir que les lois américaines portant sur l'international s'appliquent également aux données de santé dans d'autres pays, en l'occurrence la France.
Ceci dit, comme l'indique la CNIL, Microsoft a été sélectionnée par défaut car "après concertation, il n'existerait aucun prestataire français proposant un hébergement répondant aux exigences techniques et fonctionnelles du projet". Sauf qu'apparemment, plusieurs hébergeurs français n'ont même pas été conviées aux discussions avec la CNIL ! Ainsi, ils sont désormais nombreux à demander l'annulation pure et simple de la décision de la CNIL, et exige que la France dispose de son propre écosystème de stockage de données certifiées.
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Bard va bientôt changer de nom ! C'est en tout cas ce que nous apprend un document ayant fuité sur le réseau social X, qui annonce une mise à jour dont la sortie est prévue le 7 février. Dans le détail, il s'avère que le chatbot de Google sera renommé, prenant ainsi le nom du modèle de langage Gemini. Et ce n'est pas tout...
En fait, Google s'inspire largement d'Open AI... Tout comme ChatGPT Plus, une version payante plus puissante, Gemini Advanced, devrait arriver sous peu. Celle-ci bénéficiera de la version Ultra 1 du modèle de langage, qui devrait je cite "rendre le chatbot beaucoup plus capable d'accomplir des tâches très complexes telles que le codage, le raisonnement logique, le suivi d'instructions nuancées et la collaboration créative » fin de citation. Pour l'heure, aucune indication sur le prix de ce service n'a été rendue publique.
Gemini Advanced sera dans un premier temps optimisé pour les échanges en anglais puis pourra être utilisé ensuite dans environ 150 pays à travers le monde. Et comme chez Google, une annonce en amène souvent une autre, il faut savoir que Google proposera une application dédiée à Gemini sur son PlayStore. Cette dernière sera dans un premier temps disponible en anglais, japonais et coréen. Des langues supplémentaires devraient être disponibles au fil du temps. Seul bémol, cette application n'est pas destinée, à son lancement, à être accessible dans la plupart des pays du continent Européen. Elle ne sera ainsi pas dispo ni en France, ni même au Royaume-Uni ou en Suisse, et encore moins dans les pays de la Zone Euro.
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La 21e Journée pour un Internet plus sûr, Safer Internet Day en anglais, a lieu ce mardi 6 février. Mais plus qu'une simple journée, cet événement aura lieu tout au long de février et mars. Depuis sa création en 2004, cette Journée vise à enseigner non seulement aux jeunes, mais aussi à leurs parents et aux enseignants qui les encadrent, les bons comportements à adopter pour une utilisation saine d'Internet. L'événement de cette année promeut non seulement les bons comportements en ligne, mais demande également de réfléchir à notre maîtrise des outils numériques et à leur impact sur l'environnement.
Pour l'historique, cet événement a été lancé par la Commission européenne il y a 20 ans et a lieu chaque mois de février. Célébré dans plus de 150 pays, c'est devenu un véritable succès qui contribue à un « meilleur Internet ». La mission du Safer Internet Day est donc de promouvoir les meilleures pratiques dans l'utilisation d'Internet. Mais alors, comment ? Et bien en fournissant aux jeunes et à leur entourage les clés et les outils pour utiliser les médias numériques de manière responsable et bienveillante.
Cette année, le thème est donc « Connecté et engagé. L’objectif est de faire prendre conscience de la responsabilité de chacun sur Internet à travers trois résolutions que vous pourrez choisir et appliquer sur les réseaux sociaux. Il s’agit de promouvoir la bienveillance en ligne et d’être conscient de l’impact du numérique sur l’environnement. Le programme est divisé en trois domaines : - Apprivoisez l'algorithme, donc prendre le contrôle de sa vie numérique et ne pas se laisser piéger par un écran ou dirigé vers du contenu inutile.
-Le meilleur, c'est moi, donc devenir un ambassadeur attentionné en étant respectueux et en ayant le courage de signaler le cyberharcèlement et les discours de haine.
-Mon Impact : je gère, donc reconnaître l'impact du numérique sur l'environnement et apprendre à adapter son usage. L'événement sera également décliné sous forme d'ateliers pédagogiques dans les établissements scolaires, où les jeunes seront encouragés à prendre la parole, avec également des conférences et des actions de sensibilisation, à retrouver sur la carte de France interactive sur le site d'Internet Sans Crainte, dont le lien est dans la description de cet épisode.
Internet Sans Crainte : https://www.internetsanscrainte.fr/sid
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Chez Google, on connaît évidemment T-Rex Game, un jeu conçu pour être accessible sur le navigateur Chrome en cas d'accès Internet interrompu. Mais outre celui-ci, Google vous permet de jouer à toute une variété de jeux classiques. Pas besoin de télécharger quoique ce soit, ou bien de s'inscrire au service car tout est accessible depuis le navigateur. C'est notamment le cas de Pac-Man, disponible en version arcade simplement en tapant le nom du jeu dans la barre de recherche. Une fenêtre de jeu s'affiche alors et vous n'avez qu'à cliquer sur "play". Aucun délai, vous pouvez immédiatement en profiter, et découvrir ou redécouvrir ce jeu mythique. D'ailleurs, vous pouvez facilement trouver d'autres jeux dit Google Doodle mis en ligne ces dernières années.
Dans le détail, les doodles sont des modifications spéciales et temporaires apportées au logo Google sur la page d'accueil, donnant parfois lieu à des jeux basés sur des événements ou des dates anniversaires. Parmi tous les autres jeux disponibles, il y a notamment le « solitaire » ou bien le morpion, accessible en tapant « tic tac toe ». Pour les plus sportifs, vous apprécierez sans doute "basketball 2012" qui vous permet de jouer à un mini jeu de basket assez addictif, il faut bien l'avouer, tout comme « Football 2012 ». Autre jeu culte, le fameux « Quickdraw », une sorte de Dessinez, c'est Gagné, où le but est de dessiner les objets demandés et de les faire deviner à l'IA.
Evidemment, des jeux en accès libre sur Google, il y en a à la pelle. On peut aussi citer Celebrating Pétanque, Hurdles 2012, Scoville, Slalom Canoe 2012, Loteria et Pizza, ce dernier mettant les joueurs au défi de couper leur pizza en fonction du nombre de parts requis. Pour retrouver tous les jeux interactifs proposés par Google dans le cadre des événements Doodles, rendez-vous sur le lien dans la description de cet épisode.
Répertoire des jeux Doodle de Google : https://doodles.google/search/?form_tags=interactive%20game
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Si de nombreux outils de génération d’images utilisant l’intelligence artificielle ont récemment vu le jour et connaissent souvent un grand succès, les outils similaires pour la vidéo sont un peu plus rares et beaucoup moins convaincants. C'est donc pour répondre à cette problématique qu'une équipe de chercheurs, dont certains travaillent pour le compte de Google Research, s'est attelée à mettre au point Lumiere, un nouveau modèle d'IA pour la génération vidéo.
Plutôt que d'assembler des séquences d'images individuelles, Lumière forme des vidéos entières en un seul processus, gérant simultanément le placement des objets et leur mouvement. Je cite les propos des chercheurs qui ont travaillé sur cette IA, "l’architecture Space-Time U-Net génère toute la durée de la vidéo en une seule fois, par le biais d'un seul passage dans le modèle. Cela contraste avec les modèles vidéo existants qui synthétisent des images clés distantes suivies d'une super-résolution temporelle" fin de citation. Dans le détail, Lumiere peut générer 80 images à une fréquence de 16 images par seconde, ce qui correspond à une séquence finale de 5 secondes. On est bien loin d'un long métrage, mais cette durée est conforme à la plupart des solutions existantes actuellement. Pour info, la résolution pour Lumiere est 1 024 x 1 024 pixels.
Si ces caractéristiques sont intéressantes, reste à savoir comment générer ces vidéos. Et bien vous pouvez simplement soumettre un prompt, une phrase descriptive à Lumiere. Comme pour les générateurs d’images traditionnels, il s’agit d’une simple description de ce que vous souhaitez comme rendu. L'IA peut également générer la vidéo à partir d'une image que vous lui soumettez. Et troisième possibilité enfin, ce modèle génère non seulement des vidéos, mais aussi, plus rarement, peut éditer et animer des vidéos existantes ou remplir des zones spécifiques ! Attention, Lumière est encore un projet de recherche et ne peut pas être testé pour le moment. Pour plus d'info sur le sujet, le lien de l'article présentant Lumiere par Google Research est dans le description de cet épisode.
Lumiere par Google Research : https://arxiv.org/pdf/2401.12945.pdf
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Galaxy AI a été développé dans le plus grand secret et n’a fait l’objet d’aucune fuite jusqu’à son annonce au CES de Las Vegas en janvier. L'IA rassemble toute une variété d'outils visant à simplifier la vie quotidienne. Si la promesse est globalement tenue, il y a quand même quelques inconvénients.
Tout d'abord, Galaxy AI permet la traduction instantanée. Dans le premier cas, il s’agit en réalité de conversations téléphoniques. Le fonctionnement est simple : une fois l'interlocuteur en ligne, il suffit d'appuyer sur le bouton « appeler l'assistant » et de sélectionner le type de communication souhaité (message vocal ou message écrit). Les phrases prononcées par l'un des interlocuteurs sont traduites dans l'autre langue et vice versa. Une transcription apparaîtra brièvement sur l'écran, mais disparaîtra à la fin de l'appel. Pour l'heure, treize langues sont prises en charge, et d'autres devraient être ajoutées dans les mois à venir. D'ailleurs, l'ensemble du processus est géré localement sur le smartphone, et rien n'est envoyé au serveur en ligne.
Galaxy AI permet aussi de rechercher des infos grâce à une image ou une capture d'écran. Cette technologie, si elle a été initialement développée pour les smartphones Pixel de Google, fait désormais les beaux jours de Samsung. En fait, il s'agit d'une extension de Google Lens assez populaire. En appuyant longuement sur le bas de l'écran, on peut entourer un objet ou du texte, ce qui déclenche une recherche sur internet. Ceci dit, on ne peut pas rechercher de visages humains et encore moins traiter des informations bancaires.
Autre point intéressant, Samsung dispose d'un assistant de transcription assez impressionnant, permettant de transcrire des enregistrements audio. A noter que le texte peut également être traduit dans l'une des langues disponibles. Et si jamais vous ne souhaitez pas relire l'intégralité de la transcription, il est possible de créer un résumé plus ou moins détaillé. En fait, la transcription fonctionne très bien lorsque les conditions d’enregistrement sont bonnes. Dans un environnement bruyant ou peu adapté, certains mots peuvent être mal compris.
En ce qui concerne la retouche d'image, Samsung donne accès à la génération AI via l'application Galerie pour modifier les photos. Pour ce faire, vous devez quand même consentir au transfert de vos images vers le cloud, car le traitement en local n'est pas possible. Mais plutôt que de s'appuyer sur le mécanisme de prompt à la DALL.E, ici on parle plutôt d'un logiciel de retouche d'image classique. Ceci dit, après avoir redressé votre photo, vous pouvez ajouter un arrière-plan manquant, supprimer des objets ou du texte et même l'agrandir ou le réduire... l'IA se charge d'intégrer harmonieusement les changements et de générer l'arrière-plan, et le moins que je puisse dire, c'est que tout fonctionne bien.
Galaxy AI est définitivement une technologie innovante et évolutive. Même si vous pouvez l'utiliser tel quel, Samsung devra à coup sûr apporter quelques améliorations et ajouter des fonctionnalités supplémentaires afin de contourner certains freins qui en font aujourd'hui une IA pas forcément indispensable pour les utilisateurs.
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Si vous avez joué un jour à Pokémon dans votre vie, alors il vous sera impossible de ne pas voir la ressemblance troublante entre la licence japonaise et Palworld, le nouveau jeu vidéo qui cartonne en ce début d'année. Des similitudes qui ont forcément été remarquées par The Pokemon Company, la société dépositaire de tous les droits en ce qui concerne Pokémon. D'ailleurs, cette dernière a la réputation d'être assez agressive dans la défense de sa propriété intellectuelle, mais n'a pour l'heure engagé aucun avocat.
De son côté, Pocketpair, le studio derrière Palworld, décrit leur jeu comme plus proche de Ark Survival que de Pokémon. Le gameplay, qui consiste à attraper des monstres et à gagner des points d'expérience pour ces derniers ainsi que des attaques, n'est effectivement pas inconnu des joueurs. Il serait cependant réducteur de réduire Palword à une simple copie de la légendaire licence japonaise. Car en plus de ce que je viens de vous décrire, il faut aussi ajouter des éléments de survie, d'artisanat, de culture des ressources, sans oublier, des armes à feu ! Ce que l'on ne retrouve évidemment pas dans les jeux Pokémon classiques.
Il convient tout de même d'avouer que même si l'on adore Pokémon, la société japonaise n'a pas fait beaucoup d'efforts pour renouveler sa licence, sans doute porté par le succès de ces derniers titres. Une faille dont a sans doute profité Palworld. Dans un communiqué, la société Pokémon a simplement déclaré qu'elle avait "reçu de nombreux rapports concernant la sortie d'un jeu d'une autre société en janvier 2024 et qu'aucune autorisation n'a été accordée pour la propriété intellectuelle Pokémon dans ce jeu. Nous enquêterons et prendrons les mesures appropriées lorsque la propriété intellectuelle de Pokémon n'est pas respectée " fin de citation. Ceci dit, on peut aisément se douter que malgré toutes les ressemblances listées, les développeurs de Palworld ont déjà pris leurs précautions pour éviter tout procès. A voir comment la situation évoluera.
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Microsoft, la plus grande entreprise mondiale en termes de capitalisation boursière, verra le cours de son action augmenter de 7 % en 2024, lui conférant une valorisation de plus de 3 000 milliards de dollars, ce qui lui permettra de dépasser Apple. Cette tendance devrait se poursuivre au cours des cinq prochaines années, portée par les récents succès de Microsoft, notamment dans le domaine de l'intelligence artificielle générative. Cependant, un autre acteur pourrait entrer dans la danse de la suprématie boursière des entreprises de la tech.
Grâce à son investissement dans OpenAI, à l'origine de ChatGPT, Microsoft a une longueur d'avance dans le domaine de l'intelligence artificielle. Les investisseurs estiment que cette technologie donnera au GAFAM un avantage considérable, en particulier dans le domaine du cloud computing, où il est en concurrence avec Amazon et Alphabet. Avec des applications comme Outlook qui utilisent l'IA pour rédiger des e-mails, et l'arrivée de Copilot et de son édition professionnelle, la stratégie de diversification de Microsoft du cloud jusqu'au jeux vidéo devient plus convaincante que la dépendance d'Apple à l'iPhone. Ceci dit, pour certains observateurs, la compétition entre Apple et Microsoft pourrait se transformer en une bataille pour la deuxième place.
En effet, les performances impressionnantes de Nvidia ont attiré l'attention. L'activité de la société américaine valorisée à 1500 milliards de dollars est tirée vers le haut par ses puces, qui sont considérées comme le cœur de la révolution de l'IA. De son côté, Apple est confrontée à un certain nombre de défis, notamment en Chine, où les ventes d'iPhone s'effondrent et que Huawei prend de l'importance. Si Apple a réussi à intégrer l’intelligence artificielle dans ses produits, l’entreprise se trouve à la croisée des chemins et sait que ses projets d’IA sont attendus. Qu'à cela ne tienne, Microsoft semble avoir une longueur d'avance sur tout le monde, sachant que sa valorisation en bourse a augmenté de 57 % l'année dernière. La société qui alimente Windows a actuellement la valorisation la plus élevée au monde, dépassant Apple, et est plébiscité par les analystes de Wall Street qui lui prédisent un avenir bien plus radieux qu'Apple.
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Si la French Tech traverse une période compliquée avec l’éclatement de la bulle des financements, l’écosystème peut encore compter sur quelques succès indéniables. L'un d'entre eux n'est autre que Urgentime, lancée par un duo français, et dont le produit connaît un succès fou aux Etats-Unis. Leurs noms : Jovien Chappex et Anthony Tabuyo. Le nom de leur invention : Urgentime.
Concrètement, il s'agit d'un outil permettant aux services d'urgence comme le Samu (15) ou les pompiers (18), d'envoyer un lien de connexion vers le téléphone de l'appelant. En cliquant dessus, le service téléphonique aura le contrôle de la caméra du smartphone et pourra donc observer directement la victime afin de donner les conseils les plus appropriés en matière de premiers secours. Pour l'historique, cet outil a été utilisé pour la toute première fois par le SAMU en 2019 et a gagné en popularité avec les années, au point qu'un quart de ces services utilisent désormais Urgentime.
Et ils ne sont pas les seuls à l'avoir intégré dans leur quotidien, car Urgentime a depuis connu un grand succès en Suisse, où elle équipe désormais un tiers de tous les centres d'appels d'urgence, ainsi qu'aux Etats-Unis. Outre Atlantique, il existe actuellement 900 standards joignable au fameux numéro « 911 » qui en sont équipés. Je cite le duo : « avec cette solution, nous pouvons sauver 1 vie sur 10 qui n'auraient pas été sauvées dans d'autres circonstances. Nous n’abandonnerons donc pas tant que tous les centres d’appels d’urgence n'en seront pas dotés » fin de citation. Un objectif très ambitieux mais nécessaire, et qui semble plutôt bien parti pour se réaliser à l'avenir, au moins en France et pourquoi pas en Europe, voire aux Etats-Unis.
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Actuellement, il est difficile de savoir si une IA a été entraînée ou non à l'aide de données protégées par le droit d'auteur, avec ou sans l'accord des créateurs. Alors que les géants de la tech s'estiment en droit de le faire, d'autres entreprises tentent d'emprunter une voie plus « équitable » envers les artistes, soit en respectant les droits de la licence sous laquelle leur œuvre est enregistrée, soit en puisant la matière pour entraîner leur IA, exclusivement dans le domaine public ou en choisissant des contenus libre de droit. Mais comment reconnaître les IA qui respectent ces principes ?
À cette question, Fairly Trained tente d'apporter une réponse. La mission de cette organisation à but non lucratif est de contrôler les données utilisées par les entreprises pour entraîner une IA. Toute société réussissant à obtenir le label Fairly Trained, peut donc se distinguer de la concurrence aux yeux des utilisateurs en leur assurant que leur IA a été entraînée dans le respect du droit d'auteur. Cela permet surtout aux usagers d'utiliser des des outils qui correspondent à leurs valeurs. À ce jour, neuf IA, dont huit spécialisées dans l’audio et une dans la génération d'images, ont obtenu cette certification. Liste et le lien vers chaque outil est dans la description de cet épisode.
Pour l'historique, les gens derrière Fairly Trained ne viennent pas de nulle part. On y trouve notamment Maria Pallante, PDG de l'Association of American Publishers (AAP), Tom Gruber, co-fondateur de Siri, et Max Richter, compositeur et pianiste admiré par Sam Altman, le PDG d'OpenAI. Le créateur de l'organisation, Ed Newton-Rex, était pour sa part chargé du développement de Stable Audio au sein de Stability AI, la société derrière Stable Diffusion, avant de quitter son poste en novembre 2023. D'ailleurs, si Ed Newton a quitté son travail, c'est notamment parce que je cite : son ancien employeur « exploitait les créateurs » en utilisant leur travail sans leur accord. « Tant que les entreprises innovantes en matière d'IA diront : « Oui, c'est une utilisation équitable, nous pouvons prendre ce que nous voulons », je pense qu'il y aura une guerre entre les deux camps.
Ceci dit, un tel label est-il vraiment utile ? Une chose est sûre, ce ne sont certainement pas Stable Diffusion ou ChatGPT qui vont chercher à l'obtenir vu leur position dominante sur le marché de l'IA. Si des batailles juridiques ont lieu dans le monde entier en ce moment même au sujet du droit d'auteur et de l'IA, il faudra certainement une action politique plus forte que la loi européenne sur l’IA pour changer les choses. Ceci dit, Ed Newton-Rex précise je cite : « Il existe un système gagnant-gagnant qui fonctionne pour tout le monde. Et c'est exactement ce que ce label tente de prouver » fin de citation.
Les IA certifiées :
Beatoven.AI ;
Boomy, qui a eu quelques désaccords avec Spotify l'année dernière ;
BRIA AI ;
Endel
LifeScore, que l'on retrouve dans l'application Zen de Deezer ;
Rightsify ;
Somms.ai ;
Soundful ;
Tuney.
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