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Qui n’a jamais paniqué en entendant un bruit suspect surgir de son moteur en roulant ? D’ailleurs, ce genre de frayeur est sans doute encore plus préoccupant quand le véhicule est censé être équipé de capteurs permettant justement de détecter le moindre dysfonctionnement, comme la pression des pneus ou autre. Pour pallier ce genre de problème, la société américaine V2M (pour vehicle-to-maintenance en anglais) a développé un système qui permet d’identifier le problème d’un véhicule juste en analysant le bruit émis.
Pour ce faire, il est nécessaire de placer deux modules de détection électroacoustique à l'avant et à l'arrière du véhicule. Ces modules enregistrent tous les bruits suspects émis par le véhicule et les transforment en signaux numériques. Ces signaux sont ensuite envoyés sur le serveur de la société, où ils sont analysés par une intelligence artificielle capable de reconnaître tous les problèmes potentiels pouvant être rencontrés par le véhicule. Une fois le problème identifié, le conducteur est dirigé vers le garage le plus proche grâce à une application dédiée.
À noter que les alertes du système peuvent également être envoyées sur le tableau de bord du véhicule pour plus de facilité, ainsi qu’au constructeur et à la concession ayant vendu le véhicule défaillant. Dans le détail, le système est capable de détecter l'usure des roulements, des joints, ainsi que des galets de distribution en fin de course et des problèmes de tension sur les courroies. Cependant, l’IA utilisée par V2M doit encore apprendre à identifier les bruits suspects liés aux suspensions. En somme, tous les véhicules peuvent être équipés de cette technologie, qu’ils soient diesel ou essence ou bien électrique ou hydrogène. La société a d'ailleurs testé son prototype sur une Tesla et Ferrari, deux marques qui pourraient à l’avenir intégrer ce système.
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Cette semaine sort au Japon un nouveau manga intitulé Cyberpunk : Peach John. Rien d’étonnant jusque-là, sauf que cet ouvrage n’est pas comme les autres, il a été entièrement créé par une Intelligence Artificielle, à savoir le programme Midjourney, suscitant ainsi des inquiétudes sur les droits d'auteur et l'emploi dans l'industrie du manga. D'autres programmes similaires comme Stable Diffusion ou DALL-E 2 ont également été utilisés.
L'auteur du manga, Rootport, a déclaré que son histoire de science-fiction d'une centaine de pages avait été réalisée en six semaines seulement. Sans l’aide de l’IA, il aurait sans doute fallu plusieurs longs mois pour aboutir à un tel résultat. Qu’à cela ne tienne, Rootport n’a eu qu’à entrer des mots-clé tels que "cheveux roses", "garçon asiatique" et "blouson", pour que la machine crée des images en moins d’une minute. À noter toutefois que de multiples tentatives ont été nécessaires pour obtenir un résultat satisfaisant, étant donné que le visage du héros n’était pas le même d’une case à l’autre d’après les dires de Rootport.
Entièrement en couleur, ce manga peu conventionnel suscite déjà du débat avant même sa publication. De son côté, son auteur considère que les générateurs d'images utilisant l'IA ont je cite "ouvert la voie à des personnes sans talent artistique", à condition qu'elles aient de bonnes histoires à raconter. D’après lui, il y a une certaine satisfaction à voir ses instructions textuelles donner naissance à des images. Toutefois, il admet que cela ne peut pas être aussi satisfaisant que de dessiner soi-même. À noter que le programme utilisé, Midjourney, a connu un succès mondial rapide avec ses créations fantastiques, parfois absurdes, voire effrayantes, mais souvent étonnamment sophistiquées, ce qui amène de nombreux artistes à s'interroger sur leur métier.
En effet, certaines personnes craignent que cette technologie nuise à l'emploi des jeunes mangakas. En janvier, la plateforme de streaming Netflix avait été critiquée pour avoir diffusé un dessin animé japonais avec des décors générés par une IA. De son côté, Satoshi Kurihara, professeur à l'université Keio de Tokyo et qui a lui-même publié un manga assisté par IA en 2020, estime qu'un jour les assistants des mangakas pourraient être remplacés par des machines. À ce jour, la plupart des grands éditeurs japonais ne veulent pas s’exprimer sur l'impact futur de l'IA sur l'industrie du manga. Ceci dit, Rootport doute que les mangas créés à 100% par une IA deviennent incontournables, mais ne pense pas non plus que les mangas réalisés sans aucune IA continueront à dominer le marché.
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Une équipe de scientifiques de l’université américaine John Hopkins, travaillent actuellement sur la conception d’un « bio-ordinateur », dont le fonctionnement reposerait sur des cellules de cerveau humain cultivées in vitro. Une approche pour le moins originale, que certains ne manqueront pas de qualifier de science-fiction, mais qui pourrait bel et bien révolutionner l’informatique. Ceci dit, mettre au moins ce genre de technologie suppose de surmonter un grand nombre de défis, mais aussi de définir les contours éthiques d’une telle avancée.
C’est dans la revue Frontiers In Science que cette idée a été dévoilée au grand public. Pour les chercheurs, il s’agit d’une « nouvelle frontière pour la bio-informatique », avec comme objectif final de créer des « processeurs » biologiques, animés par un réseau aussi complexe que les cellules de cerveau humain. À noter que cette idée ne sort pas de nulle part. Les chercheurs s’appuient sur plus de dix ans de recherche dite « organoïde », un mot désignant, je cite des structures cellulaires en trois dimensions cultivées à partir de cellules-souches qui forment in fine des organes miniatures » fin de citation. Comme l’explique le site 01net que je cite, « les organoïdes ont d’ores et déjà mille applications en biologie comme en médecine : ils permettent aux scientifiques d’étudier le comportement d’un organe hors du corps humain, de limiter les expérimentations animales lors de développement de médicaments [et] contribuent aussi à la recherche contre le cancer et les maladies rares » fin de citation.
D’après les chercheurs, créer un cerveau miniature aurait de multiples avantages comparé aux puces en silicium que l’on utilise actuellement. Je cite, « les cerveaux humains sont plus lents que les machines pour traiter des informations simples, telles que les mathématiques, mais ils surpassent de loin les machines dans le traitement d’informations complexes » fin de citation. Autre avantage, ils consomment beaucoup moins d’énergie. Pour résumer la pensée des chercheurs, un cerveau humain aurait des performances proches d’un ordinateur, tout en consommant moins d’énergie. Mais avant que leur invention aboutisse, les chercheurs devront relever plusieurs défis.
Tout d’abord, cultiver des organoïdes complexes, car à cette heure, ceux obtenus par l’université américaine ne comportent que 100 000 cellules, soit trois millions de fois moins qu’un cerveau humain. Il faudra aussi doter ces organoïdes de système vasculaire afin d’irriguer les cellules pour éviter que les tissus se nécrosent. Et enfin, réussir à capter et à enregistrer les réponses de ce « processeur » biologique. Sur ce point, les scientifiques planchent sur des réseaux de microélectrodes qui entoureraient l’organoïde afin d’analyser la réponse des cellules. Enfin, il sera sans doute nécessaire de connecter ces organoïdes d’une manière ou d’une autre à des IA capables de décortiquer la somme d’info produite, et entreposer ces données dans des data centers. Autant dire que les premiers « ordinateurs biologiques » ne sont pas pour demain.
ACTU :
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Les mois passent et TikTok s’impose petit à petit comme le réseau social numéro un dans le monde, pas seulement auprès des adolescents, mais aussi pour les 25-55 ans. Si pour l’heure les internautes plébiscitent toujours Netflix comme plateforme principale pour se divertir, la donne pourrait changer très rapidement au profit du réseau social chinois, au grand désarroi des gouvernements occidentaux, sur fond de guerre économique et culturelle entre les Etats-Unis et ses alliés, et la Chine.
Quand on dit que TikTok est le réseau social numéro un au monde, ce n’est pas pour rien ! Si l’application est connue pour être LA plateforme préférée des ados, il semblerait que les 25-55 ans succombent eux aussi aux charmes des vidéos courtes et virales, comme ce fut le cas pour Vine il y a quelques années. Selon les projections de l'agence Insider Intelligence, les utilisateurs de plus de 18 ans devraient passer en moyenne 58 minutes par jour en 2023 à regarder les vidéos suggérées par l’application ! C’est 10 minutes de plus que pour YouTube, et seulement 4 minutes de moins que Netflix avec ses 62 minutes, mais qui est plus que jamais menacée par le tsunami TikTok.
Face à cela, comment réagissent les autres réseaux sociaux pour ne pas se laisser distancer ? De son côté, YouTube s’acharne toujours à booster ses Shorts (directement inspirés des Reels d'Instagram et Facebook) malgré un manque d’intérêt évident de la part des internautes. En parlant d’Insta et Facebook, aucune nouveauté à se mettre sous la dent… tout comme du côté de Twitter, actuellement occupé à promouvoir sa formule payante Twitter Blue, et éviter la fuite de ses utilisateurs vers d’autres plateformes depuis son rachat par Elon Musk. Une situation qui fait très clairement les affaires de TikTok qui, sans rien faire et juste en s’appuyant sur sa formule à succès de vidéos courtes et virales, capte toujours plus d’audience.
Cette mainmise de TikTok sur les réseaux sociaux inquiète de plus en plus en Europe et aux États-Unis, où l’utilisation de l’application a été formellement interdite pour des dizaines de milliers de fonctionnaires. Côté américain, l’option de purement et simplement interdire TikTok est très sérieusement envisagée… de nombreux élus pointant du doigt la question des données personnelles récoltées par ByteDance, et transférées ensuite en Chine. Si une telle décision venait à être prise outre-Atlantique, il y a fort à parier que l’Union Européenne se pencherait sur la question pour les mêmes motifs.
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Cela fait des mois que l’on en parle, les Etats-Unis veulent relocaliser l’industrie des semi-conducteurs sur leur territoire afin de ne plus dépendre de Taiwan ou de la Chine. Pour ce faire, le gouvernement de Joe Biden a annoncé une enveloppe de plusieurs milliards de dollars destinés à aider les entreprises qui souhaiteraient participer à cet effort national, un programme qui porte le nom de Chips Act. Et après plusieurs semaines d’attente, on sait désormais quelles seront les 5 conditions à remplir pour pouvoir toucher une partie des 53 milliards de dollars promis.
Premièrement, les candidats devront créer des écosystèmes de fournisseurs, de clients et d'organismes de formation de la main-d'œuvre. Bref, une vraie filière viable, et non pas des usines à gaz. Ensuite, les bénéficiaires devront je cite « protéger l’argent du contribuable », la somme octroyée à chacun d’entre eux provenant de fonds publics. Comprenez par-là que le gouvernement pourra garder un œil sur là où l’argent sera dépensé. Troisième condition : embaucher de la main d’œuvre qualifiée et diversifiée. Autrement dit, ne pas faire travailler les salariés au rabais et surtout faire émerger des experts. Quatrième point : un engagement à soutenir les partenaires et alliés des Etats-Unis en cas de perturbation du secteur. En clair, Washington souhaite mettre au point une chaîne d’approvisionnement mondiale pour les Etats-Unis et ses alliés, afin de collaborer sur les technologies du futur. Et pour finir, les bénéficiaires devront créer des opportunités pour les sociétés appartenant à des minorités, à des vétérans de guerre, à des femmes et à des petites entreprises.
Plus précisément, ce sont 40 milliards de dollars qui seront alloués aux producteurs de semi-conducteurs. Pour Gina Raimondo, secrétaire d’état au commerce que je cite « la mise en œuvre du Chips Act [permettra aux Etats-Unis de devenir] la première destination au monde où de nouvelles architectures de puces de pointe pourront être inventées » fin de citation. Dans un communiqué, le département du Commerce explique que les premières demandes faites par les entreprises pour toucher des subventions seront acceptées dès le 31 mars.
Les premiers financements seront destinés, je cite, « aux demandes pour des projets de construction, d'expansion ou de modernisation d'installations commerciales pour la production de semi-conducteurs de pointe » fin de citation. Pour le moment, les subventions pourront aller jusqu’à 3 milliards de dollars par projet, mais sans doute pas plus. Le Chips Act ne devrait pas bénéficier qu’aux entreprises américaines, étant donné que les sociétés issues de pays alliés pourront également faire des demandes pour produire des puces depuis les États-Unis. À ce jour, 75 % de la production mondiale de semi-conducteurs est issue de pays est-asiatiques, particulièrement de la Corée du Sud et de Taïwan, contre seulement 10 % pour les États-Unis, un chiffre qui ne cesse de baisser depuis les années 90.
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C’est une invention avec laquelle Elon Musk promettait de révolutionner la médecine, voire même de faire disparaître certaines maladies et handicaps… La puce Neuralink à implanter dans le cerveau des humains était censée combattre Alzheimer, mettre fin à Parkinson et redonner l’usage de certaines parties du corps à des handicapés. Finalement, il se trouve que l’autorité sanitaire américaine ne l’entend pas de cette oreille. Pour la Food and Drug administration, Neuralink n’a pas le droit de passer aux tests sur les humains, la faute à de trop nombreux problèmes.
Dans une enquête menée par l’agence de presse Reuters, on apprend que Neuralink ne recevra pas de sitôt l’autorisation de procéder à des tests sur des humains. C’est donc un sacré revers pour Elon Musk, qui depuis 2019, affirmait sans relâche que sa société avait toutes les cartes en main pour passer l’étape de la Food and Drug administration, et ainsi débuter sa phase de test sur les humains. Selon un document interne à Neuralink datant de la fin d’année dernière, la date du 7 mars avait été cochée comme date potentielle d’une approbation de la FDA. Problème, l’organisme américain a pointé plusieurs dizaines de problèmes à régler avant cela !
Concrètement, beaucoup de difficultés signalées seraient minimes, mais certaines seraient en revanche beaucoup plus problématiques. D’après Reuters, la batterie au lithium censée alimenter les puces inquiète sur les conséquences en cas de panne. Le cerveau pourrait-il être endommagé par le courant ? Les fils ultra fins du dispositif pourraient-ils représenter un autre danger s’ils venaient à se déplacer dans le cerveau ? Et enfin, quel serait le protocole pour retirer les puces et surtout de le faire sans dommages ? Quoiqu’il en soit, ce rejet de la FDA ne veut pas dire que le projet de Neuralink est mort et enterré. Mais avant d’espérer quoi que ce soit, l’entreprise devra tout d’abord régler les problèmes mentionnés, ainsi que montrer patte blanche dans deux enquêtes : sur les risques de transports d’agents pathogènes dangereux dans un premier temps, et sur le bien-être des animaux de laboratoire ensuite. D’après Reuters, ce dernier point serait particulièrement problématique. Neuralink aurait en effet négligé le bien-être des singes et des cochons qui lui servent de cobaye, sans doute trop préoccupé à tenter d’obtenir l’autorisation de faire des tests sur les humains.
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C’était un concept voué à révolutionner la consommation (et par la même occasion à mettre de nombreux employés de caisse au chômage), les magasins Amazon Go peineraient à trouver du succès. Une défiance qui pousserait le GAFAM à reconsidérer cette offre de service où il suffisait simplement d’entrer, de faire ses courses et de sortir sans payer à la caisse. Grâce à un compte client sur l’App Amazon et à un smartphone, le compte bancaire était automatiquement débité.
Dès le premier avril prochain, 8 magasins Amazon Go fermeront définitivement leurs portes aux Etats-Unis. N’y voyez aucun poisson d’avril, car quand on parle d’argent, Amazon est on ne peut plus sérieux. Tout cela s’inscrit dans la logique de réduction des coûts du groupe post-pandémie. Si l’on peut y voir un signe de fébrilité de la part du GAFAM à propos de cette tentative infructueuse de révolutionner les commerces locaux, le groupe préfère parler « d’optimisation » en resserrant son offre à 20 magasins seulement. Les magasins concernés par une fermeture se trouvent donc à Seattle, siège historique de l’entreprise, ainsi qu’à New York et San Francisco.
Ces fermetures vont-elles entraîner de nouveaux renvois au sein d’Amazon ? Visiblement non, à en croire la communication officielle qui prévoirait de reclasser les employés de ses magasins Amazon Go. Pour rappel, le GAFAM avait annoncé en début d’année plus de 18 000 suppressions d’emplois pour faire face à une grosse baisse d’activité. Si Amazon domine le commerce en ligne, la société n'arrive pas à s'imposer dans le secteur des magasins physiques, ce qui est un peu ironique et cocasse comme constat. Du côté des supermarchés Amazon Fresh, l’idée d’ouvrir de nouveaux points de vente a été abandonnée, les autres fermant leurs portes au compte goutte. Finalement, seule la filiale Whole Foods Market, très bien installée dans l’esprit des consommateurs américains et rachetée par Amazon pour 12 milliards d'euros en 2017, connaît aujourd’hui une certaine croissance.
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Les entreprises de la tech portent de plus en plus d’intérêt au metaverse, au point qu’une entreprise comme Meta vient d’ouvrir plusieurs écoles dédiées à ce monde virtuel et à ses métiers en France ! En collaboration avec Simplon.co, une start-up spécialisée dans les métiers du numérique, cette formation en alternance consacrée au metaverse devrait permettre aux étudiants de devenir développeurs en réalité virtuelle (VR) et en réalité augmentée (AR) pour des entreprises de la tech.
Chez Meta, on estime, je cite qu’il « est important pour nous, fabricant de technologies comme les casques de réalité virtuelle, de développer un environnement de spécialistes et d’experts pour agrandir le secteur » fin de citation. De son côté, Véronique Saubot, la directrice générale de Simplon.co, assure que ses écoles sont indépendantes face au géant du numérique. Je cite, « les alternants développent des applications et des logiciels applicables en dehors de Meta » fin de citation. D’ailleurs, si vous avez déjà entendu parler de Simplon.co, alors vous savez sans doute que ce réseau d’écoles collabore aussi avec Microsoft, ce qui garantit une certaine indépendance étant donné qu’elle ne compte pas une seule entreprise partenaire uniquement.
Concrètement, la formation ouverte en collaboration avec Meta compte moins d’une vingtaine d’étudiants par promotion, et est financée à la fois par le GAFAM, mais aussi Pôle Emploi et la région d’implantation de l’école, en l’occurrence Auvergne Rhône-Alpes dans ce cas précis. En clair, cette formation est entièrement gratuite pour les étudiants, et se découpe en deux phases : tout d’abord une formation intensive de 6 mois, puis alternance dans les entreprises qui les ont choisies. Au terme du cursus, l’école délivre un diplôme certifié par l’État, de concepteur développeur spécialisé en technologies immersives (réalité virtuelle, augmentée et mixte).
Concrètement, ouvrir des écoles spécialisées dans ce genre de domaine permet à Simplon.co de répondre à la demande des entreprises sur les métiers émergents liés au metaverse. D’après Pôle emploi que je cite, « grâce au metaverse, nous pourrions entraîner des personnes venant de tous horizons aux métiers du futur. Nous l’avons déjà fait pour former des aides-soignantes, des pharmaciens ou des spécialistes dédiés à l’industrie » fin de citation. Du côté de Meta, je cite, « les élèves de l’académie du metaverse pourront être embauchés chez nous comme dans n’importe quelle entreprise » fin de citation. En 2022, l’entreprise américaine déclarait que d’ici 2030, plus d’un million d’emplois seront occupés par le metaverse… avant de procéder à de nombreux renvois dus à des difficultés financières dernièrement.
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Visiblement, l’intelligence artificielle inquiète l’ensemble de la planète, même la Chine. Enfin, il convient de préciser que ce sont les IA non-chinoises qui font peur au gouvernement de Xi Jinping, notamment ChatGPT, dont l’utilisation a déjà été interdite par les entreprises technologiques du pays. Et il semblerait que ce ne soit qu’une question de temps avant que le grand public en soit privé.
Dans le détail, ChatGPT n’est pas officiellement interdit pour le grand public en Chine, mais plutôt indisponible. Dès lors, nombreux sont les internautes à utiliser des applications tierces, prouvant ainsi d’après le média Nikkei Asia que l’IA a des adeptes. Dans le monde, ce sont en effet 100 millions d'utilisateurs qui se connectent régulièrement, pour ne pas dire quotidiennement afin d’éprouver les limites de cette technologie et explorer toutes les possibilités qui leur sont offertes. Ainsi, le robot conversationnel est utilisé par les internautes chinois grâce à des VPN, pourtant illégaux dans le pays, ou encore par des versions copiées, développées par des tiers, comme je vous le disais.
Et clairement, nombreux sont les internautes chinois à être étonnés par la liberté des réponses de ChatGPT. Le quotidien Daily China, affilié au gouvernement, déplore pour sa part, je cite que « les réponses de l’IA sont toujours en cohérence avec la propagande américaine [dénonçant au passage un outil servant] les intérêts géopolitiques des États-Unis ». Un discours pour le coup en cohérence avec celui des autorités chinoises qui ont récemment ordonné à Tencent, propriétaire du réseau social WeChat, utilisés par plus d’1,3 milliard de personnes chaque mois, ainsi que Ant Group, filiale d’Alibaba, de ne pas utiliser les services d’OpenAI.
Selon Nikkei Asia, cette interdiction aux entreprises d’utiliser ChatGPT n’était pas réellement nécessaire, puisque d’après le média, la plupart des géants du numérique chinois ne comptaient pas utiliser les services d’Open AI, sa maison mère. De son côté, Baidu a annoncé développer son propre ChatGPT, tout comme NetEase, spécialiste du jeu vidéo. Pour ces IA alternatives, la Chine demande aux entreprises de leur fournir un rapport sur leur fonctionnement avant de lancer pleinement leur service.
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Ça ne vous aura pas échappé, TikTok est LE réseau social du moment avec des millions d’utilisateurs quotidiens, notamment les adolescents et les jeunes adultes. Ceci dit, il semblerait que les personnalités politiques aient elles aussi succombées à cette tendance, au point que la Commission européenne a interdit fin février à ses 32 000 employés l’usage de cette application, et ceci pour des raisons bien précises, notamment diplomatiques.
Les 32 000 employés de la Commission européenne ont donc jusqu’au 15 mars pour supprimer cette application de leur téléphone. Passé cette date, l’accès à certains outils professionnels leur sera refusé. Si l’on peut se demander pourquoi l’instance européenne change se montre si sévère contre cette application-là en particulier, et bien c’est tout simplement par peur d’espionnage. En effet, les entreprises chinoises comme la maison mère de TikTok sont accusées depuis plusieurs années de transmettre des données personnelles au gouvernement de Xi Jinping, et cela depuis n’importe quel pays du monde. Un risque pour la vie privée des utilisateurs, mais aussi une menace bien réelle pour la sécurité nationale de chaque pays si des fonctionnaires et politiques de haut rang utilisent le réseau social.
Concrètement, la méfiance des institutions envers TikTok n’est pas injustifiée. ByteDance, la maison mère de TikTok, possède en effet un historique douteux sur la question des données personnelles. L’entreprise a en effet reconnu avoir transmis des données d'utilisateurs européens vers la Chine en 2020. Révélation suivie deux ans plus tard par une affaire d'espionnage de journalistes du magazine Forbes, qui enquêtaient alors sur l'application. La décision de la Commission européenne n’est pas passée inaperçue du côté de TikTok, en déclarant je cite, « nous [la] croyons erronée et fondée sur des idées fausses ». Une réaction qui prête à sourire malgré le sérieux de la situation.
À noter que la Commission n’est pas la seule à se méfier de TikTok. Le Parlement européen s’intéresse pour sa part à toutes les éventuelles violations concernant les données liées à TikTok. Ses futures recommandations pourraient avoir un impact important au niveau des États membres eux-mêmes, qui pourraient être invités à suivre le mouvement et donc limiter, voire interdire TikTok. Côté américain, le Congrès et de nombreux états ont déjà proscrit à leurs employés l'utilisation de cette application.
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