Emissions Spéciales

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Emissions Spéciales episodes

  • Les cent ans de Charlie Parker : Z comme Zawinul
    Z comme Zawinul
     
    Le pianiste Joe Zawinul n'a jamais oublié les heures mythiques qu'il a passées au Birdland, ce club ne-yorkais de la 52e Rue ainsi baptisé en l'honneur de Charlie Parker. Il en fera l'un des titres les plus connus du groupe de jazz rock Weather Report qu'il animait avec Wayne Shorter. Birdland est joué pour la première fois sur l'album Heavy Weather, sorti en 1977, avec notamment une intro de basse hypnotique de Jaco Pastorius. Depuis 2018, ce morceau figure au sein du baccalauréat en option musique. Il a aussi été repris par Quincy Jones dans son album Back on the Block ainsi que par le groupe Manhattan Transfer, avec des paroles co-écrites notamment par le légendaire vocaliste Jon Hendricks.

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    7 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : Y comme Yardbird
    Y comme Yardbird
     
    Yardbird, c'est le "bleu" dans l'armée. Ou alors le "tire-au-flanc". Celui qui est de corvée. Charlie Parker a acquis ce surnom au début de sa carrière dans l'orchestre de Jay McShann. Sa forme abrégée, « Bird », lui restera associée tout au long de sa vie, allant jusqu'à inspirer les titres de certaines de ses compositions comme Yardbird Suite ou Ornithology. Jay McShann a pourtant donné une autre explication à ce surnom qui serait lié à la nourriture préférée de Parker. "Donnez-moi ce Yardbird ! ", disait-il souvent lorsqu'il commandait un menu au restaurant. Le critique Ira Gitler rappelle de son côté que "yard " signifie "cour " et que c'est justement en passant par la cour que le tout jeune Charlie Parker se glissait dans les clubs à Kansas City.

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    4 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : X comme Xanax
    X comme Xanax
     
    Réduire l'angoisse, augmenter la paranoïa... Si le Xanax a ainsi sévi chez pas mal de rappeurs à l'instar du LSD dans les années psyché, la génération Charlie Parker, elle, eut droit au phénobarbital, ce barbiturique utilisé notamment pour les troubles du sommeil, ou alors comme sédatif pour soulager des symptômes d'anxiété. Bird en avala six comprimés pour tenir debout lors de sa déchirante version de Lover Man en juillet 1946. Sa dépendance aux médicaments fut cependant moins notable que pour d'autres musiciens, à l'instar de Bud Powell, assommé par le largactil, ou encore Thelonious Monk qui se faisait prescrire des doses massives de thorazine, un autre puissant neuroleptique. En ce qui concerne Charlie Parker, les addictions à la drogue, à l'alcool et au tabac furent bien plus dévastatrices.

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    4 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : W comme West Coast
    W comme West Coast
     
    La 52e Rue à New York avait une arrière-cour côté West Coast: le Billy Berg's de Los Angeles, un club immunisé contre toute ségrégation sociale. C'est plus précisément Dizzy Gillespie qui part le premier à la conquête de l'Ouest lorsqu'il est engagé en décembre 1945 avec Bird à ses côtés. Le pianiste Al Haig, le contrebassiste Ray Brown et le batteur Stan Levey complètent le quintet. Le vibraphoniste Milt Jackson et le saxophoniste californien Lucky Thompson ont également été requis pour remplacer Parker au cas ce dernier, déjà réputé pour son comportement erratique, serait manquant. Malgré un accueil mitigé du public, le bop gagne rapidement la Côte Ouest. Parker et Gillespie enregistreront même une séance à Hollywood pour l'armée américaine ainsi qu'une autre avec Slim Gaillard.

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    4 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : V comme Vitesse
    V comme Vitesse
     
    L'intelligence dans le mouvement, mais aussi la vitesse dans la musique de Charlie Parker. Certains ont parlé de salves de feu, d'autres, d'échappées solitaires. Un soir dans un studio de radio, raconte l'historien et critique Nat Hentoff, un musicien saisit un enregistrement de Bird sur 78 tours et le fit tourner sur le plateau à 33 tours. "Maintenant écoute, disait-il, la vitesse est assez lente pour que tu saisisses tout ce que Bird est en train de faire, pour que tu puisses entendre comment il développe et met en forme ses idées "... "C'est une mitraillette mais qui n'est pas agressive ", explique pour sa part le saxophoniste Olivier Témime cité par Franck Médioni. Et il ajoute: "Il égrène les accords, c'est l'un des premiers qui joue vertical, et cela reste toujours mélodique. Même dans les improvisations les plus échevelées."

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    4 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : U comme Ultime
    U comme Ultime
     
    Dans la nuit du 4 au 5 mars 1955, après un concert raté au Birdland, Charlie Parker envisage l'heure ultime. Il dit au contrebassiste Charles Mingus : "Je vais partir quelque part où je n'embêterai plus personne". Au saxophoniste Sonny Stitt, il confie qu'il lui remettra bientôt "les clefs du royaume ". Quelques jours plus tard, il se rend à l'hôtel Stanhope de la 5e Avenue chez la baronne Pannonica de Kœnigswarter, l'amie et la mécène des musiciens dont Thelonious Monk sera aussi très proche. Bird est malade, vidé par l'alcool, la drogue, les ulcères. Il ne veut pas se faire hospitaliser. Le 12 mars, toujours chez la baronne, il regarde un show télévisé où des jongleurs ratent leur numéro. Il rit, il tousse et il meurt. Pneumonie lobaire, dira le médecin qui estime son âge à 53 ans. Il n'en avait que 34.

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    5 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : T comme Toronto
    T comme Toronto
    Ce 15 mai 1953, au Massey Hall de Toronto, au Canada, Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Bud Powell, Charles Mingus et Max Roach entrent dans la légende. Ce sont les membres de la New Jazz Society qui les ont réunis pour ce concert d'anthologie même si le public était quelque peu clairsemé ce soir-là et que les musiciens n'ont jamais touché leurs cachets. Du coup, c'est Mingus qui confisquera les bandes pour les sortir sur son propre label. Perdido, Salt Peanuts... La grâce est au rendez-vous. Elle a des airs de testament. C'est la dernière fois que Parker et Gillespie jouent ensemble, mais pour le trompettiste la soirée finit mal car au même moment son boxeur noir préféré, Jersey Joe Walcott, sur lequel il avait parié gros, vient de faire mettre KO par Rocky Marciano, et cela dès le premier round.

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    11 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : S comme Saxophone
    S comme Saxophone
     
    Pour le journaliste et historien Franck Médioni, le triomphe de Charlie Parker est aussi celui du saxophone alto. Dans sa biographie parue en début d'année, il relève que le musicien a d'abord joué avec un Selmer doré, puis un King argenté avec son nom gravé sur le pavillon de l'instrument. Charlie Parker en sortira une sonorité immédiatement identifiable: mate, incisive, tranchante... Un son ultra-puissant, surtout, en utilisant les anches les plus dures possibles. D'après un autre saxophoniste, Lee Konitz, Parker les brûlait pour qu'elles soient rigidifiées de telle sorte qu'aucun autre musicien ne pouvait sortir un son sur le sax de Bird. Autre particularité, pas de vibrato, ou alors très discret, à peine plus expressif dans les ballades. 

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    5 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : R comme Ross Russel
    R comme Ross Russel
     
    Il a attendu son heure, Ross Russel, patron de Dial Records. Car c'est d'abord pour le label Guild que sont gravés en mai 1945 les premiers exploits bop de Charlie Parker et Dizzy Gillespie. En novembre, c'est Savoy Records qui prend le relais avec la première session de Bird sous son nom. Entre-temps, Ross Russel, qui a d'abord été disquaire sur Hollywood Boulevard, a pu créer son label. Résultat: la séance californienne de mars 1946 -celle de A Night in Tunisia et Ornithology -puis la fameuse session Lover Man de juillet 46 dont Parker, alors dans un état lamentable, aurait voulu à jamais gommer l'existence. Ross Russel consacrera par ailleurs au saxophoniste une célèbre biographie, Bird Lives. Il a aussi été manager d'un terrain de golf à Boston et conférencier en Afrique du Sud.

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    5 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : Q comme Quintet
    Q comme Quintet
     
    Charlie Parker revient à New-York en avril 1947 après une triste escapade californienne ponctuée avec plus de bonheur par une séance avec Erroll Garner. Rien de mieux qu'un quintette pour le relancer, surtout dans ce qui va devenir, d'après la formule de Jacques Réda, la "formation parkerienne classique, celle où la connivence des partenaires et leurs qualités de solistes se trouvent avec l'alto dans le meilleur rapport d'équilibre ". Trois membres de la séance-studio de novembre 45 sont à nouveau là: Miles Davis à la trompette et à la direction musicale, Max Roach à la batterie et Tommy Potter à la contrebasse. Nouveau venu au piano, Duke Jordan, parfois remplacé par Bud Powell ou John Lewis. De cette période datent d'autres joyaux comme Parker's Mood, Embraceable You et Scrapple from the Apple.

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    4 min

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