Emissions Spéciales

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Emissions Spéciales episodes

  • Les cent ans de Charlie Parker : P comme Paris
    P comme Paris
     
    Le 7 mai 1949, Charlie Parker s'envole pour le premier festival international de jazz de Paris à l'initiative de Charles Delaunay et Franck Bauer. Les anciens y côtoient les modernes, à l'instar de Sidney Bechet et Miles Davis bientôt fou amoureux de Juliette Gréco. Charlie Parker, quant à lui, gardera un souvenir émerveillé de ce séjour parisien prolongé par des concerts à Marseille et Roubaix. À Pleyel, il a notamment bluffé Boris Vian. "Il a l’œil vitreux comme un zombie, écrira le poète à la trompinette, mais alors ensuite, quel déluge ! On est soufflé, ahuri "... C'est le même Boris Vian qui relate cette rencontre inopinée  au Club St-Germain entre Bird et... Jean-Paul Sartre ! "Très heureux de vous rencontrer, j'adore votre jeu", aurait lancé le saxophoniste face au pape de l'existentialisme. 

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    5 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : M comme Miles Davis
    M comme Miles DavisUn été 44. Billy Eckstine passe à St Louis avec dans son orchestre Parker, Gillespie, mais aussi un trompettiste malade qu'il faut remplacer. Le remplaçant, ce sera Miles Davis. "Je voulais être avec eux, écrira-t-il, ça se passait là où ils étaient, et ils étaient à New York." Love & Hate, admiration et mépris. Miles Davis dans tous ses états face à Charlie Parker, son génie et ses errances. Lors de la fameuse séance studio de novembre 45, il se souvient encore "des poufiasses qui traînaient, des dealers qui cherchaient Bird"... Il en oublierait presque ses premiers solos sur Now's The Time, ou alors plus tard le break d'anthologie de Parker sur A Night in Tunisia. Miles est un peu vert à l'époque mais avec lui, Bird a plus d'espace qu'avec Dizzy Gillespie. Bientôt, c'est Miles lui-même qui cherchera d'autres espaces.

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    5 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : L comme Lover Man
    L comme Lover Man
     
    Charlie Mingus avait raison: Lover Man est le morceau le plus déchirant de Charlie Parker, même s'il aurait tout donné pour effacer cette séance californienne de juillet 1946, juste avant qu'il ne mette accidentellement le feu à sa chambre d'hôtel, ce qui lui vaudra un séjour en psy à l'hôpital de Camarillo. Bird en manque, donc... Pas seulement parce que Dizzy Gillespie et Miles Davis l'ont planté là pour repartir à New-York. Son dealer attiré, Moose the Mooche, de son vrai nom Emry Bird, a été envoyé en prison. Alors il est comme fou, il voit des insectes à la place des musiciens, rate son intro, se reprend. Chorus en fragments. Howard McGee tente une diversion à la trompette, mais Parker continue à s'enfoncer. Dernières notes stridentes, chaotiques, comme des lambeaux de l'éclat d'autrefois. Et puis le silence...  

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    5 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : K comme Kansas City
    K comme Kansas City
     
    C'est là il est né... et où il repose au Lincoln Cemetery. Kansas City, terre de blues et décor de rêve pour Charlie Parker. À partir des années 20, cette ville du Midwest constitue l'un des principaux pôles musicaux avec New-York et Chicago. L'alcool y coule à flot au sous les auspices du maire, Tom Pendergast, qui n'a que faire de la Prohibition au grand bonheur des gangs qui pullulent sur fond de floraison musicale. Floraison façon Bennie Moten, Andy Kirk qui a engagé la pianiste Mary Lou Williams, et surtout Count Basie dont Charlie Parker admire le saxophoniste-vedette, Lester Young. C'est aussi à Kansas City, et après des débuts bien laborieux, que le futur héros du be-bop trouvera un premier engagement conséquent auprès du chef d'orchestre Jay McShann.

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    4 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : J comme Just Friends
    J comme Just Friends
     
    Charlie Parker cordes et âme. Lorsqu'il enregistre en novembre 1949 Charlie Parker with Strings dont Just Friends sera le morceau-phare, le saxophoniste ne s'attend pas à la tempête qui va suivre. Charles Mingus et Gerry Mulligan sont les premiers à grogner. Bird a-t-il cédé aux sirènes commerciales ? Clifford Brown et Stan Getz vont pourtant eux aussi se prêter plus tard au même type d'album. En vérité, c'est Parker lui-même, à l'écoute de la musique symphonique européenne, qui a incité Norman Granz, le patron de Clef Records, à organiser cette séance censée lui faire franchir un pas décisif dans une hiérarchie musicale où il croit occuper l'échelon le plus bas. À cette musique soyeuse et lyrique fera écho une autre séance avec cordes en 1950... Et un autre standard d'anthologie, Laura.

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    4 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : O comme Oiseau de feu
    O comme Oiseau de feu
     
    Avec ce ballet d'Igor Stravinsky, Charlie Parker eut quelques affinités. Pas seulement à cause de son surnom. Dans Bird, justement, de Clint Eastwood, il y a cette scène où Parker vient sonner à la porte de Stravinsky avant de rebrousser chemin par timidité. La rencontre entre ces deux-là a pourtant bien eu lieu en 1951, au Birdland de New York où le maestro d'origine russe était venu écouter du jazz. Ce soir-là, Parker ne s'était pas laissé démonter, allant même jusqu'à glisser dans Koko, son thème de chevet, quelques notes de L'Oiseau de feu. Stravinsky en fut tellement pantois qu'il renversa son verre sur ses voisins de table. Peut-être avait-il aussi en mémoire les mots de Claude Debussy qui avait taxé de "musique nègre" son célébrissime Sacre du Printemps. 

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    4 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : N comme Norman Granz
    N comme Norman Granz
     
    Avant de métamorphoser Ella Fitzgerald pour laquelle il va créer la marque Verve, le producteur Norman Granz a pris Charlie Parker sous son aile. Sans forcément raffoler du bebop, il voulait mettre en avant les artistes noirs et surtout les payer autant que les Blancs et en les faisant jouer dans de prestigieuses salles de concert. D'où le projet "Jazz At The Philharmonic" -ou plus simplement JATP- prolongé par la série de 78 Tours de luxe sous le titre The Jazz Scene. De quoi offrir à Parker la scène du Carnegie Hall à partir de 1947 tout en lui permettant de réaliser son rêve d'un album avec cordes. Résultat: des cachets plus élevés pour Bird et une meilleure distribution de ses disques dès lors qu'il signera sur le label Mercury dont Norman Granz pilotait le département jazz.

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    5 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : I comme Infortune
    I comme Infortune
     
    Contrairement à certains de ses partenaires comme le trompettiste Red Rodney avec lequel il fit une tournée homérique dans les États du Sud en 1949, Charlie Parker ne fut jamais arrêté pour détention de drogue. Rare coup de chance dans une destinée sous le signe de l'infortune, de la détresse et de l'autodestruction. "Bird donna davantage et reçut moins que quiconque", disait Max Roach. Interné à plusieurs reprises et contraint de mettre en gage ses instruments pour avoir sa dose d'héroïne, il ne fait les premières pages des journaux que lorsqu'il tente de se suicider en avalant de l'iode en août 1954. Quelques mois auparavant, il venait de perdre sa fille, Pree, âgée de deux ans et qui souffrait depuis sa naissance d'une malformation congénitale. Il perd alors définitivement pied.

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    4 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : H comme Humilié
    H comme Humilié
     
    Un coup de cymbale bien humiliant pour Bird, jusqu'à revenir en leitmotiv dans fameux film de Clint Eastwood. 1936. Au Reno Club de Kansas City où l'orchestre de Count Basie règne en maître, le tout jeune Charlie Parker monte sur scène à l'issue du set pour "jammer" avec les pointures de l'époque... sauf qu'il s'emmêle dans ses accords en doublant le tempo! C'était l'époque où "il marchait tout en rond pendant qu'il jouait", écrira Jack Kerouac.... Aussitôt le batteur de Count Basie, l'implacable Joe Jones, frappe sa cymbale tel un coup de gong signifiant à un candidat qu'il est éliminé. Il dévisse ensuite cette même cymbale et l'envoie valser aux pieds de l'intéressé qui doit quitter la scène sous les quolibets. "Je leur clouerai le bec", se serait alors promis Charlie Parker...

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    5 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : F comme Féminin
    F comme FémininPremière présence féminine dans la vie de Charlie Parker, Addie, sa mère aux origines indiennes qui, dans l'évocation romanesque d'Alain Gerber, sacrifie ses derniers 45 dollars de femme de ménage pour acheter à son fiston un saxo rafistolé avec des bouts d'élastique. Il y aura ensuite Rebecca Ruffin, son premier amour de jeunesse qui ressemblait à Lena Horne et qu'il épouse à 16 ans alors qu'il est déjà sous l'emprise de la drogue et de l'alcool. Mariages plus éphémères avec Géraldine Scott en 1942 et Doris Snyder en 1948. La danseuse Chan Richardson rencontrée au début des années 50, c'était autre chose... Peut-être était-elle la plus "parkérienne" de toutes, jusqu'à se remarier après la mort de son mari avec le saxophoniste Phil Woods..

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    4 min

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