Emissions Spéciales

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Emissions Spéciales episodes

  • Les cent ans de Charlie Parker : E comme Earl Hines
    E comme Earl Hines
     
    En 1928, Earl Hines intègre comme pianiste le second Hot Five de Louis Armstrong. En décembre 1942, il engage dans son orchestre-pépinière Charlie Parker, Dizzy Gillespie, mais aussi une certaine Sarah Vaughan ainsi que Billy Eckstine qui, par la suite, emmènera tout ce beau monde avec lui parce que l'orchestre ne sonnait pas suffisamment bop. Il n'empêche que Charlie Parker s'est bien plus épanoui chez Earl Hines que dans l'orchestre de Jay McShann où il avait fait ses premières armes à Kansas City. C'est d'ailleurs à cette même époque, en 1943, que lui et Dizzy Gillespie font le bœuf tous les lundis soir au Minton's, ce club new-yorkais qui est resté dans l'histoire comme le premier grand QG du be-bop.

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    4 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : D comme Dizzy Gillespie
    D comme Dizzy Gillespie."Quand il a commencé à jouer, mon corps s'est mis à trembler, mes jambes se sont transformées en choucroute"... C'est ainsi que Dizzy Gillespie évoque sa première rencontre avec Charlie Parker en 1939, à Kansas City, alors que le trompettiste tournait avec avec le big band de Cab Calloway. Les deux compères se retrouveront dans les orchestres de Earl Hines et Billy Eckstine avant de fixer ensemble, en février et mai 1945, les premiers témoignages du be-bop, de Groovin' High à Salt Peanuts, tout en se produisant dans le mythique Three Deuces de la 52e Rue. Un séjour californien compliqué, en 1946, mettra fin à ce binôme d'exception, mais les deux musiciens resteront toujours très liés, Gillespie n'hésitant pas à décrire son ami comme le "deuxième battement de son cœur"...

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    5 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : C comme Cherokee
    C comme Cherokee.
    Il y eut, certes, Billie's Bounce, Now's The Time, Hot House... Mais la vraie "rampe de lancement" de Charlie Parker, pour reprendre les mots du regretté Alain Tercinet, c'est Cherokee, composé par Ray Noble, un Anglais émigré aux States qui avait eu l'idée de cet air indien de pacotille. Bird le transforme en chevauchée fantastique. Il en accélère la vitesse d'exécution, jusqu'à utiliser les hauteurs de la structure harmonique comme base d'une nouvelle ligne mélodique. C'est en 1942 qu'a lieu cette transformation, notamment lors d'une fameuse nuit au Monroe's, à New-York. Il ne restera plus qu'à graver ce Cherokee façon be-bop sous un nouveau nom. Ce sera chose faite en novembre 1945 sous le titre Koko. À ne pas confondre avec le Ko-Ko de Duke Ellington...

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    5 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : B comme Be Bop
    B comme Be-Bop Aux côtés de Dizzy Gillespie, Thelonious Monk et Kenny Clarke, Charlie Parker a personnifié le be-bop, cette révolution harmonique qui s'empare de la 52e Rue au mitan des années 40. Les beboppers sont des réfractaires. Réfractaires à une certaine routine propre aux grands orchestres swing. Réfractaires, aussi, à une société blanche qui a codifié à sa manière le jazz au risque parfois de l'affadir. Les temps sont troublés. L'Amérique entre en guerre, des émeutes éclatent à Harlem, les musiciens décrètent une grève des enregistrements. Le be-bop naît ainsi presque secrètement, en-dehors de toute exploitation commerciale immédiate, revendiquant une façon d'être et un langage propre sans pour autant renier les anciens. Surtout lorsqu'ils ont pour noms Coleman Hawkins, Lester Young ou encore Roy Eldridge. 

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    4 min
  • Les cent ans de Charlie Parker : A comme Art Tatum
    A comme Art Tatum. Voir New-York et survivre. Après avoir vivoté de Kansas City à Chicago, le tout jeune Charlie Parker prend le bus pour Big Apple en 1939. En attendant son affiliation officielle au syndicat des musiciens, il trouve un job de plongeur dans un restaurant de Harlem, le Jimmy's Chicken Chack, où un certain Malcolm X fera lui aussi la vaisselle quelques années plus tard. En attendant, la vedette des lieux, c'est le pianiste Art Tatum. Depuis les cuisines, Bird assiste bouche-bée aux légendaires cascades du maître sur son clavier. Il est bluffé par sa virtuosité et la sophistication de ses accords. Lorsqu'il repart à Kansas City fin 1939, ce n'est plus le même Charlie Parker... "Je rêve de jouer un jour à l'alto les phrases de la main droite de Tatum", aurait-il dit à l'un de ses amis.

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    5 min
  • L'événement Wynton Marsalis























    Le trompettiste Wynton Marsalis est l'un des plus grands ambassadeurs du jazz à travers le monde ! Une voix qu'on écoute toujours avec beaucoup d'attention, tant il incarne l'esprit de cette musique, il connaît son histoire et oeuvre quotidiennement pour son rayonnement, notamment à la tête du Jazz at Lincoln Center. Ne manquez pas à 17h30, l'entretien exclusif qu'il accorde par téléphone à Sébastien Vidal, en direct de son confinement new-yorkais.






















     
    (c) UNE : Piper Ferguson

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    12 min
  • Hommage au pionnier Tony Allen

    Triste 1er mai !
    On pleure la disparition d'un batteur de légende, Tony Allen, à l'âge de 79 ans.
    Il y a bien sûr son association historique avec Fela Kuti, qui donna naissance à l'afrobeat.
    Durant sa jeunesse à Lagos, Tony Allen s'est d'abord fortement pris de passion pour le jazz, la musique qu'il entendait à la radio. Et ses premiers modèles se nommaient Gene Krupa et Art Blakey. 
    Il y a trois ans, il avait d'ailleurs rendu hommage au leader des Jazz Messengers à travers un EP passionnant paru chez Blue Note.
    Tony Allen est resté actif jusqu'à la fin. Il y a un mois à peine, il sortait l'album Rejoice, une session enregistrée il y a dix ans avec le regretté Hugh Masekela.
    Tony s'était raconté dans Portrait in Jazz, en novembre 2015, au micro de Laure Albernhe.
    On réécoute à 19h, cette émission en sa belle compagnie.
    (Et à 20h, on rediffuse son concert du 19 juillet 2017 au Nice Jazz Festival, à l'époque justement de son projet autour d'Art Blakey).
     
    (c) Christian Ducasse
     

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    51 min
  • Les cent ans de Boris Vian : Miles Davis
    Une relaxation parfaite, un phrasé ahurissant. Un phrasé sinueux, coupé de repos qui ne vous surprennent que pour vous détendre plus (physiquement) et vous exciter du même coup (intellectuellement)… Une sonorité curieuse, assez nue et dépouillée, presque sans vibrato, absolument calme… Une sonorité de dominicain, un sens de la structure rythmique plutôt sensationnel. « Now’s the Time » ne donne pas une idée complète des possibilités de Miles : vous pouvez aussi l’écouter dans quelques-uns de ces morceaux casse-cou qu’il exécute avec son petit camarade Charlie Parker ; vous ne serez pas déçu. Il n’a l’air de rien, comme ça, il reste presque toujours dans un registre moyen, mais quand il a envie de faire l’acrobate, il peut aussi… Il grimpe bien haut et il tricote bien vite… c’est beaucoup plus facile à analyser au ralenti.
    Boris Vian, Jazz News, no 5, mai 1949.
    (Musique : Charlie Parker & Miles Davis – Now’s The Time)

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    2 min
  • Les cent ans de Boris Vian : Hugues Panassié
    Je suis obligé de parler encore de Hugues Panassié – ne criez pas au parti pris, c'est tout de même un critique de jazz, un gars qui en tâte, et tout. Toutes les fois que Panassié dit du mal du bibope, il reste dans le vague. Et toutes les fois qu'il parle (brièvement) d'un musicien bibope, il en dit du bien (Miles Davis, Charlie Parker, etc...). C'est marrant non ? Il condamne en général une musique qu'il approuve un peu, en particulier… et dans le vague, bien sûr.
     
    Boris Vian, Jazz Hot, Mars 1949
    in Chroniques de Jazz chez 10/18

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    2 min
  • Les cent ans de Boris Vian : Cocaïne
    La meilleure du mois est née des caprices de la traduction et provient de notre confrère Jazz Magazine (que nous prions de prendre cette remarque avec enjouement et gaîté comme nous le fîmes nous-mêmes). C'est à propos de l'arrestation de Billie Holiday ; et ce bon Combat a reproduit mot pour mot la phrase la plus pataphysique de l'année :
    « On a trouvé sur McKay de la cocaïne et un revolver. Tous deux furent déclarés comme venant de s'adonner aux narcotiques par un docteur de la police ».
    De la cocaïne qui prend de la cocaïne, à la rigueur, ça confirme le proverbe : on est jamais si bien servi que par soi-même ; mais un revolver qui se drogue, c'est un bel exemple de remords tardif. Il est vrai qu'un revolver a une âme, comme un canon. »
     
    Boris Vian, Jazz Hot, Mai 1956in Chroniques de Jazz chez 10/18 
    (musique : Billie Holiday – Lady Sings The Blues)

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    2 min

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