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Le 5 septembre 2025 à 19h, Paul-Marie Coûteaux était l’invité du Monde Réel animé par Nicolas Stoquer, sur Géopolitique Profonde.
Paul-Marie Coûteaux, directeur du Nouveau conservateur, est un homme politique et essayiste français. Ancien diplomate, il est l’un des principaux théoriciens du souverainisme en France.
La droite identitaire et la fracture avec les souverainistes
La droite identitaire atlantiste s’appuie sur une loyauté assumée à l’Empire américain. Elle valorise l’OTAN, promeut une civilisation occidentale unifiée autour de Washington, défend une majorité blanche chrétienne, rejette l’islam et soutient Israël. Bien qu’elle critique Bruxelles, elle soutient l’UE dès lors qu’elle renforce l’axe atlantiste.
Son influence repose sur un ancrage médiatique massif, soutenu par des moyens financiers importants. Les figures de ce courant dominent les plateaux télévisés et les journaux, imposant leur vision dans l’espace public. Cependant, l’échec d’Éric Zemmour a exposé les limites de cette stratégie : forte visibilité culturelle, mais incapacité à transformer cette notoriété en victoire électorale. Malgré des réseaux actifs et des appuis puissants, elle se heurte à un plafond de verre institutionnel.
Le gaullisme souverainiste
En rupture avec cette logique, le courant gaulliste souverainiste rejette l’hégémonie américaine, qu’il voit à travers le prisme de la domination militaire et culturelle. Il conçoit la France comme une puissance autonome, indépendante dans sa diplomatie, attachée à l’équilibre mondial.
Sa vision de l’Europe se fonde sur une alliance des nations de l’Atlantique à la Russie, contre la supranationalité bruxelloise, perçue comme une perte de souveraineté au profit d’intérêts étrangers. Il se distingue aussi par sa fidélité à la politique arabe et méditerranéenne du général de Gaulle, et rejette les tropismes sionistes dominants.
Exclu des grands médias, ce courant s’est tourné vers internet et les réseaux sociaux comme canaux de contre-influence. Le rejet du traité constitutionnel européen en 2005 reste son fait d’armes emblématique, démontrant sa capacité à mobiliser au-delà des structures classiques. Malgré son isolement institutionnel, il s’appuie sur un enracinement populaire profond.
Une fracture géopolitique structurante
L’opposition entre ces deux droites révèle une ligne de fracture géopolitique majeure. D’un côté, la droite atlantiste s’inscrit dans l’ordre occidental dominé par Washington et Tel-Aviv, misant sur l’OTAN et l’uniformisation culturelle. De l’autre, le gaullisme souverainiste défend une France indépendante, puissance d’équilibre en rupture avec toute logique de bloc.
Cette opposition dépasse la France. Partout, les souverainismes affrontent les logiques impériales de l’atlantisme. Tandis que les premiers prônent l’émancipation nationale, les seconds assurent la continuité du système mondial libéral et militarisé.
En France, cette tension façonne le débat politique plus durablement que les clivages sociaux. Si les atlantistes contrôlent institutions et médias, les souverainistes s’appuient sur une légitimité populaire souterraine, qui resurgit lors de moments clés. Cette fracture constitue la ligne de front stratégique du pays pour les années à venir.
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Le 5 septembre 2025 à 12h30, Mike Borowski était en direct sur Géopolitique Profonde pour aborder un sujet extrêmement épineux.
Décès en série de candidats AfD en Allemagne
À quelques jours d’un scrutin local, une vague de décès frappe l’AfD en Allemagne : six à sept candidats meurent en un temps record. Officiellement, il s’agirait de causes naturelles ou de suicide, mais l’accumulation interroge même les plus prudents. Une telle concentration, limitée à un seul parti, défie les probabilités et sème le trouble.
Les conséquences sont immédiates : campagnes perturbées, retraits de candidatures, bulletins à réimprimer. Pour les soutiens de l’AfD, cette série d’événements bénéficie clairement au système, affaiblissant le principal mouvement anti-Bruxelles.
L’AfD reste le seul grand parti allemand à prôner la sortie de l’UE et à rejeter l’euro. Ce positionnement radical la place en opposition frontale avec l’architecture politique allemande. Que plusieurs de ses candidats disparaissent juste avant un scrutin revêt donc une dimension symbolique forte.
La coïncidence temporelle entre les décès et l’élection alimente l’idée d’un ciblage politique. Le récit dominant se fragilise : pour une part croissante de l’opinion, les adversaires du projet européen n’ont plus l’occasion de défendre leurs idées devant les urnes.
La thèse d’un verrouillage politique européen
L’hypothèse d’un verrouillage se renforce. Certains y voient une opération discrète pour neutraliser une menace croissante. Le calendrier — l’été, juste avant le vote — renforce cette suspicion.
Dans une Europe secouée par les crises, les mouvements appelant à rompre avec Bruxelles deviennent gênants pour les élites. Pour ceux qui pensent que la démocratie est vidée de son sens, ces morts ne sont plus des accidents, mais des signaux : contester le système aurait désormais un prix.
Ce soupçon dépasse les frontières allemandes. En France, il résonne auprès de figures comme François Asselineau et Florian Philippot, qui partagent avec l’AfD un discours de rupture totale avec l’Union européenne.
Tous deux rejettent toute réforme interne et appellent à une sortie immédiate. Leur isolement médiatique et institutionnel, notamment pour Asselineau, renforce l’idée qu’ils sont exposés à une menace plus large.
Le spectre d’une contagion en France
L’inquiétude monte en France. Certains craignent que la série allemande ne se répète. Les soutiens de Philippot et Asselineau évoquent un risque pour leurs leaders, jugés trop dangereux pour le système. Leur faible visibilité médiatique est perçue comme une première étape de marginalisation avant une possible exclusion plus brutale.
Dans un contexte où contester l’UE est souvent caricaturé, l’élimination physique devient une crainte crédible. L’affaire allemande est interprétée comme un avertissement adressé aux souverainistes de toute l’Europe.
Dès lors, la politique prend une dimension existentielle : sortir de l’Union européenne ne serait plus seulement un choix idéologique, mais un risque personnel. Le soupçon de complot s’impose dans la narration souverainiste, transformant les décès allemands en alerte pour tout le continent.
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Le 5 septembre 2025 à 7h, Marc-Gabriel Draghi, Stéphane Bonnard et Thierry Meyssan étaient les invités de Nicolas Stoquer, en direct de La Matinale de Géopolitique Profonde.
Marc-Gabriel Draghi est un juriste français spécialiste de l’histoire du droit. Il a publié plusieurs ouvrages sur le capitalisme et la monnaie, dont « Le règne des marchands du temple » et « La Grande Narration ». Il dénonce le Forum économique mondial comme un projet de domination mondialiste.
Stéphane Bonnard est un expert en géopolitique et en armement, ancien du SGDN. Il anime la chaîne « Réinformation sur le Monde ».
Thierry Meyssan est écrivain et journaliste. Fondateur du Réseau Voltaire, il est connu pour « L’Effroyable Imposture », qui remet en cause la version officielle des attentats du 11 septembre 2001.
Escalade assumée des Européens
Vingt-six capitales européennes officialisent une présence militaire multiforme pour verrouiller un cessez-le-feu en Ukraine. Ce dispositif, sous couvert de « réassurance », s’apparente à une coercition intégrale, terrestre, aérienne, navale et cyber, destinée à dissuader Moscou et encadrer Kiev.
Les responsables jurent ne pas vouloir la guerre, tout en préparant déploiements, bases et règles d’engagement opaques. Le 4 septembre à Paris, l’Europe s’auto-mandate gardienne d’un ordre qu’elle peine à financer et brandit de nouvelles sanctions contre la Russie. Elle transforme le front gelé en protectorate occidental, misant sur une résignation de Moscou.
Les nuances nationales masquent mal la cohérence stratégique : même ceux qui refusent d’envoyer des troupes, comme l’Italie, contribuent par des formations, des infrastructures et de la surveillance. Le tout sous bannière « cessez-le-feu ».
Résultat : une coalition apparemment hétérogène, mais unie dans la stratégie et le secret. L’opacité planifiée sert une logique de confrontation maîtrisée, non de désescalade.
Paris veut arrimer Washington à sa croisade
L’objectif européen : obtenir l’implication des États-Unis dans l’architecture de garanties. Un dispositif « prêt » est présenté à Washington, qui temporise sur l’envoi de troupes. L’Europe veut créer un fait accompli et forcer l’allié à s’engager.
Sans les États-Unis, la force de « réassurance » reste fragile. Le discours sur la paix masque une montée en puissance militaire, vendue comme stabilisatrice. L’arsenal inclut missiles longue portée, couloirs aériens sécurisés, contrôle des corridors critiques : un dispositif défensif en apparence, offensif dans ses effets.
Opacité stratégique et impasse des moyens
Le secret tactique masque une contradiction : garantir la paix tout en préparant une riposte rapide en cas d’incident. L’échafaudage militaire suppose des ressources que les Européens ne veulent pas assumer seuls, d’où la pression sur les sanctions et le soutien américain.
Kiev reste dépendante d’une aide massive, devenue système. Les flux d’armement créent des intérêts et un statu quo où la guerre rapporte plus que la paix. L’Occident supervise, forme et sanctionne, sans générer les conditions d’un règlement durable.
Ce cessez-le-feu sous perfusion militaire fabrique un protectorate instable, appuyé sur une dissuasion nucléaire que personne ne souhaite incarner. Cette stratégie institutionnalise une impasse dangereuse pour l’Europe entière.
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Le 4 septembre 2025 à 19h, Jean Stiegler et Ludovic Malot étaient les invités de Mike Borowski, en direct sur Géopolitique Profonde.
Jean Stiegler est auteur et conférencier catholique, ostéopathe de formation, connu pour ses livres sur les apparitions du Christ à Dozulé, notamment Le Journal de Madeleine (2024).
Ludovic Malot, spécialiste en théologie et en histoire des religions, est reconnu pour ses analyses sur les bouleversements politiques et spirituels, et pour ses ouvrages liant élites mondialistes et déclin civilisationnel.
Architecture du pouvoir contemporain
La « bête à dix cornes » symbolise un agencement de forces : finance, normes extraterritoriales, technologies de contrôle, médias et influence culturelle. Ce système progresse sans directoire unique mais par standards imposés, verrouillage logistique et maîtrise des données. Emmanuel Macron agit dans cette logique : continuité institutionnelle, intégration industrielle, diplomatie de crise, et stratégie duale civil-défense. Il privilégie un leadership d’ingénierie axé sur l’énergie, le numérique et la sécurité, loin d’un complot unifié. Le pouvoir opère via sanctions financières, algorithmes, standards juridiques, capteurs et plateformes. Macron s’inscrit dans cette méthode : coalitions techniques, économie de guerre, efficacité opérationnelle et outils tangibles.
Chaînes d’escalade et effets en Europe
Au Moyen-Orient, les conflits suivent un cycle : frappes ciblées, ripostes balistiques, cyberattaques, tensions énergétiques. Les États-Unis soutiennent Israël, l’Iran active ses relais. La guerre ne relève pas d’une prophétie mais d’escalades mal contenues. L’Europe subit : volatilité pétrolière, chaînes logistiques perturbées, stress industriel, menaces terroristes. Macron pousse l’autonomie stratégique, renforce la défense et cherche la désescalade via canaux régionaux et leviers concrets : contrôle des armements, couloirs humanitaires, régulation financière.
Trois vecteurs majeurs touchent l’Europe : 1) Énergie : hausse des prix, arbitrages budgétaires. 2) Sécurité : attentats, campagnes d’influence, cyberattaques. 3) Logistique : pénuries, goulets portuaires, coûts élevés. La réponse française mêle résilience civile, posture de force, coordination européenne, gestion des stocks et diplomatie discrète. La guerre est vue comme un gradient à maîtriser, pas un choc total.
Institutions françaises et horizons de pouvoir
La destitution présidentielle reste exceptionnelle et encadrée juridiquement. Le mandat de Macron court jusqu’en 2027 ; les crises affectent surtout le gouvernement ou le Parlement. Le remplacement présidentiel est strictement défini. Le débat politique passe par les urnes, non par le mythe ou la diabolisation.
L’appel spirituel reste individuel. La sécurité nucléaire repose sur des chaînes de commandement fiables. Les récits apocalyptiques n’ont pas de portée opérationnelle. Macron agit dans un cadre profane : normes, capacités, diplomatie. La sortie de crise passe par les institutions, la résilience et la responsabilité.
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Le 4 septembre 2025 à 17h, Mike Borowski est allé recueillir les réponses des gilets jaunes à la provocation présidentielle sur la rentrée sociale chaude, et leurs mots résonnaient comme un avertissement, pour GPTV Investigation.
Les réactions face à la provocation présidentielle
Que répondre à Emmanuel Macron, qui affirmait que cela fait huit ans qu’on lui promet une rentrée sociale chaude ? Les gilets jaunes réunis à Paris ont vu dans cette déclaration un mépris évident pour les Français. Leur message est clair : cette rentrée sera différente. Pour eux, la colère est toujours présente, et la mobilisation de septembre le prouve. Derrière cette phrase présidentielle, ils perçoivent une tentative de minimiser une situation sociale qu’ils jugent explosive.
Selon eux, Macron cherche à balayer la contestation en la tournant en dérision. Pourtant, la crise économique, le sentiment d’abandon et la défiance politique alimentent une colère profonde. Le président, en isolant sa parole, ne ferait que révéler son éloignement du peuple.
La contestation d’un pouvoir jugé corrompu
Les manifestants dénoncent un pouvoir corrompu, déconnecté de la réalité, centré sur ses propres intérêts. Les décisions sont perçues comme autoritaires, injustes, imposées sans concertation. Pour eux, loin d’être insignifiante, cette rentrée pourrait marquer un tournant. La contestation n’a jamais disparu : elle couvait et pourrait reprendre avec une intensité nouvelle.
Beaucoup voient dans cette stratégie présidentielle un calcul : diviser pour mieux régner. Mais cette méthode atteindrait ses limites. À force de provoquer et d’ignorer les signaux d’alerte, le pouvoir risquerait de faire l’unité des mécontentements. La rentrée pourrait ainsi cristalliser des frustrations jusqu’ici dispersées.
Une image présidentielle détériorée
Emmanuel Macron apparaît comme un président coupé de la nation, gouvernant par provocation, sourd aux réalités. Il est décrit comme alimentant la division et la haine. Cette perception va au-delà de sa personne : c’est tout un système qu’il incarnerait et qui serait rejeté.
Certains manifestants utilisent des termes forts pour qualifier une dérive qu’ils jugent autoritaire. Le président ne représenterait plus l’unité ni la stabilité, mais l’éloignement d’un pouvoir devenu étranger au pays. Cette perte de légitimité leur semble irréversible. Ce que le président pensait être une boutade pourrait bien se transformer en révélateur d’un rejet profond.
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Le 4 août 2025 à 12h30, Mike Borowski dévoilait comment la villa présidentielle de Brigitte Macron au Touquet, surévaluée par un promoteur immobilier, cachait bien plus qu’une simple plus-value.
Une villa qui échappe à toute logique immobilière
Revendue 3,6 millions d’euros, la villa Monéjan dépasse largement les standards du Touquet. En 2014, elle était estimée à 1,2 million, soit une multiplication par trois en dix ans, avec un prix au m² de 14 400 €, au-dessus de Paris. Officiellement, la rareté des biens de prestige expliquerait cette hausse. Mais l’effet de notoriété lié au statut présidentiel du couple Macron semble avoir pesé lourd. Le prix d’achat pourrait relever moins d’un critère économique que d’un symbole politique ou d’un levier d’influence.
Malgré ses atouts (250 m² habitables, jardin, deux commerces), le bien reste surévalué par rapport aux références locales. L’effet de halo médiatique a transformé la maison en objet spéculatif. Ce n’est plus un simple bien immobilier, mais un actif symbolique et politique, au croisement du privé et du pouvoir.
L’acquéreur Patrick Pawletta et ses motivations réelles
Patrick Pawletta, 76 ans, promoteur immobilier à la tête d’une société active à Arras, en est l’acheteur. Présenté comme investisseur avisé, son profil surprend : pourquoi surpayer un bien aussi exposé médiatiquement ? Son silence interroge. Ce type d’achat semble moins guidé par la rentabilité que par une logique de réseau et de prestige. Dans l’immobilier, la visibilité compte autant que l’actif. Acheter cette villa, c’est aussi investir dans une forme de proximité avec le pouvoir.
Rien ne prouve une contrepartie directe, mais la nature de la transaction évoque un placement stratégique. La maison devient un outil d’influence, un levier d’intégration dans des cercles fermés. Ce type d’opération floute les frontières entre affaires, politique et image, loin de toute logique purement patrimoniale.
Une transaction sous le signe du soupçon
Exonérée d’impôts grâce à la durée de détention, la vente illustre les privilèges de certains. Si tout semble légal, la combinaison d’une plus-value gigantesque, d’une exonération fiscale et d’un acheteur surpayant alimente les soupçons. Les redressements fiscaux passés liés à une sous-évaluation du bien renforcent cette défiance. L’affaire donne le sentiment d’un montage avantageux, où l’opération sert plusieurs intérêts croisés.
Derrière les chiffres, le scénario paraît écrit : un bien familial transformé en cash, vendu à un promoteur expérimenté dans des conditions avantageuses. Présentée comme banale, la vente évoque plutôt un échange de faveurs sous couvert de légalité. Les Macron empochent un capital important, l’acquéreur gagne en influence, et tout échappe à un contrôle rigoureux. Dans un contexte de méfiance envers les élites, ce type de transaction alimente le sentiment qu’un cercle restreint profite de règles invisibles.
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Le 4 août 2025 à 7h, Oskar Freysinger et Nikola Mirkovic étaient les invités de Nicolas Stoquer, avec un entretien exclusif entre Vladimir Zakharov et Lara Stam, dans La Matinale de Géopolitique Profonde.
Oskar Freysinger est un homme politique suisse, ancien vice-président de l’UDC et ex-député fédéral. Il fut aussi Secrétaire d’État. Aujourd’hui écrivain, traducteur et chroniqueur, il partage ses analyses politiques et géostratégiques.
Nikola Mirkovic est auteur et diplômé de l’European Business School. Président de l’association Ouest-Est, il a mené des missions humanitaires au Donbass, au Kosovo et en Métochie. Il intervient régulièrement dans les médias francophones et internationaux.
Vladimir Zakharov est diplomate russe, orientaliste et spécialiste de la Chine. Ex-conseiller au ministère russe des Affaires étrangères, il a œuvré au rapprochement Moscou-Pékin. Maître de conférences et eurasiste, il incarne une diplomatie tournée vers un ordre multipolaire fondé sur la souveraineté.
La montée en puissance du Sud global
Le défilé de Pékin célébrant la victoire de 1945 a symbolisé une nouvelle dynamique mondiale : Chine, Russie et Inde affichant puissance et cohésion tandis que l’Occident décline. L’émergence du Sud global n’est plus circonstancielle mais structurelle : ces économies, longtemps jugées périphériques, rivalisent aujourd’hui en technologie, diplomatie et infrastructures.
Ce basculement remet en cause l’ordre post-guerre froide. L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) incarne une volonté d’émancipation face aux structures dominées par l’Occident. Le modèle asiatique valorise souveraineté, non-ingérence et complémentarité des intérêts, face à un système occidental fondé sur la contrainte. Moscou et Pékin redéfinissent les équilibres internationaux dans un cadre multipolaire, refusant la domination exclusive de Washington ou Bruxelles.
L’Occident piégé par sa propre arrogance
Face à cette recomposition, l’Occident réagit par la peur et les accusations de complots. Pourtant, ce sont ses propres stratégies agressives qui ont soudé le bloc asiatique. Les sanctions, guerres par procuration et règles unilatérales ont rapproché la Russie et la Chine. L’Inde, bien que courtisée, refuse la vassalisation. L’Europe, alignée sur Washington, s’isole des marchés les plus dynamiques, affaiblissant sa position globale.
L’effondrement stratégique occidental
La diplomatie américaine a produit l’effet inverse de ce qu’elle visait : une coalition sino-russo-indienne. En cherchant à maintenir sa suprématie, elle a accéléré son isolement. L’Asie s’impose sans recours à la force, tandis que l’Occident s’enlise dans ses contradictions. L’Europe, privée d’autonomie stratégique, s’engage dans des conflits qu’elle ne peut mener. En se coupant de la Russie, en défiant la Chine et en ignorant l’Inde, elle s’exclut des grandes dynamiques du XXIe siècle. Le Sud global avance. L’Occident recule. L’histoire poursuit sa route sans lui.
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Le 3 septembre 2025 à 19h, Patrick Pasin était l’invité de La Grande Émission animée par Mike Borowski, en direct sur Géopolitique Profonde.
Patrick Pasin est un auteur, conférencier et entrepreneur français, reconnu pour ses critiques sur la géopolitique, la santé publique et la souveraineté individuelle. Son dernier ouvrage, Livre jaune n° 3 – Déconstruction de mythes, remet en cause les récits officiels autour de figures comme Darwin, Churchill, Roosevelt, Gandhi, le Dalaï-Lama et surtout Hitler, en déconstruisant des mythes perçus comme des voiles masquant des vérités cachées.
Hitler : des origines Rothschild controversées et cachées ?
Patrick Pasin s’attaque à Adolf Hitler, figure majeure du XXe siècle. L’histoire officielle le décrit comme issu d’une famille autrichienne modeste, autodidacte porté par la crise et le désespoir. Cette image d’un destin solitaire, forgé par hasard, s’est imposée comme vérité.
Une lecture alternative évoque une filiation illégitime avec la famille Rothschild, qui aurait facilité son ascension grâce à des réseaux influents. Hitler ne serait alors pas l’homme isolé de la légende, mais l’agent d’une stratégie plus vaste orchestrée par des cercles de pouvoir dissimulés.
Financement du nazisme et rôle anglo-saxon
La version dominante attribue l’essor du nazisme aux industriels allemands, séduits par le réarmement et la promesse d’ordre après Versailles. Le régime y apparaît comme une création nationale née d’un peuple humilié.
Mais une autre analyse affirme que des financements extérieurs, notamment anglo-saxons, auraient soutenu le parti nazi. Banques et industries internationales auraient participé à son ascension, inscrivant le nazisme dans une stratégie mondiale des élites financières plutôt qu’en réaction exclusivement allemande.
La fuite en Argentine
Selon l’histoire officielle, Hitler se serait suicidé en mai 1945 dans son bunker avec Eva Braun, scellant la défaite du Reich et symbolisant la victoire alliée. Ce récit, devenu pilier de la mémoire collective, laisse peu de place au doute.
Cependant, des témoignages et archives suggèrent une autre fin : Hitler aurait fui en Argentine grâce aux filières d’exfiltration déjà utilisées par d’autres dignitaires nazis. Le suicide aurait alors été une mise en scène destinée à clore le récit officiel, tandis que le chef du Reich aurait poursuivi sa vie en exil. Cette hypothèse bouleverse la vision classique de l’après-guerre et montre que la chute du nazisme pourrait avoir été moins définitive qu’enseigné.
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Le 3 septembre 2025 à 12h30, Nicolas Stoquer proposait une émission au sujet du dépôt de plainte de Natacha Rey contre Brigitte Macron, en direct sur Géopolitique Profonde.
Recours européen contre des décisions contestées
La condamnation de Natacha Rey par la cour d’appel de Caen en juin 2023, suivie du rejet de son pourvoi par la Cour de cassation en janvier 2025, est au cœur d’une bataille judiciaire. Sa défense dénonce de graves irrégularités : des propos inexistants dans ses déclarations auraient été utilisés pour la condamner, et la Cour de cassation aurait rejeté son recours en invoquant l’absence de signature d’un mémoire pourtant validé.
Un recours a été déposé le 16 mai 2025 devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), et enregistré le 22 août. Il repose sur les articles 6, 10 et 13 de la Convention européenne, relatifs au procès équitable, à la liberté d’expression et au droit à un recours effectif. L’admission du dossier ouvre la voie à un examen au fond, pouvant entraîner une révision du jugement initial en France. Pour la défense, cette étape représente déjà une victoire symbolique.
Si la CEDH constate une violation, la Cour de cassation devra revoir sa position. La défense espère ainsi faire reconnaître que des éléments sans lien avec les propos réels de Natacha Rey ont influencé sa condamnation.
Plainte pour escroquerie au jugement devant la justice française
Parallèlement, une plainte avec constitution de partie civile a été déposée en avril 2025 devant le tribunal de Paris. Elle vise à contester les conditions du procès ayant abouti à la condamnation de Natacha Rey. La plainte évoque des faits de faux, usage de faux et escroquerie au jugement en bande organisée.
La défense affirme que certains documents judiciaires auraient été utilisés de façon irrégulière, influençant l’appréciation des juges. L’objectif aurait été de discréditer la journaliste et d’affaiblir la portée de ses enquêtes. L’audience est prévue pour mai 2026.
Une pièce centrale du dossier, un constat d’huissier utilisé comme fondement de la citation directe, est particulièrement visée. La défense demande son réexamen, estimant qu’il a fortement pesé sur l’ensemble des décisions judiciaires.
Enjeux d’un double front judiciaire
Le double recours, européen et français, installe une dynamique inédite. L’admission du dossier par la CEDH renforce la position de la défense, qui accuse la justice française d’avoir jugé sur des éléments déformés.
Le rejet du pourvoi en cassation est au cœur des critiques. Si la France est reconnue fautive par la CEDH, elle devra revoir la condamnation et rétablir la plaignante dans ses droits.
L’affaire dépasse désormais la simple question de la diffamation. Elle interroge la régularité de toute une procédure et pourrait, selon son issue, devenir un précédent judiciaire majeur.
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Le 3 septembre 2025 à 7h, Finn Andreen, François Martin, Nicolas Dupont-Aignan et John de Point de Rupture étaient les invités de La Matinale animée par Nicolas Stoquer, en direct sur Géopolitique Profonde.
Finn Andreen est un entrepreneur et auteur suédois basé en France, spécialisé en géopolitique et économie. Il intervient régulièrement dans les médias pour décrypter les rapports de force mondiaux.
François Martin est géopolitologue, journaliste et essayiste. Diplômé de l’ESSEC, de l’EMBA HEC, et auditeur de l’IHEDN et de l’INHESJ, il possède 40 ans d’expérience dans le commerce international de l’alimentaire sur plus de 100 pays, et parle six langues.
Nicolas Dupont-Aignan est homme politique, ancien député de l’Essonne (1997-2024) et président de Debout la France. Candidat aux présidentielles de 2012, 2017 et 2022, il se revendique du souverainisme et critique l’UE, l’euro et l’immigration.
John est le fondateur de Point de Rupture, chaîne YouTube engagée dans le combat culturel. Il y défend la civilisation, la liberté et la transmission contre la décadence du monde moderne.
Blocage politique et effondrement financier
Le pouvoir exécutif ne parvient plus à construire de majorité pour voter le budget. Les négociations politiques échouent. Le gouvernement tient par des artifices institutionnels, sans assise parlementaire. Un changement de Premier ministre ne résoudrait rien.
La dissolution, possible mais risquée, pourrait favoriser le Rassemblement national. Pour certains, c’est un danger, pour d’autres, une opportunité historique.
Les marchés financiers s’inquiètent. Les taux d’intérêts français dépassent ceux de la Grèce ou de l’Italie. La solvabilité du pays est remise en cause, fragilisant la monnaie et alourdissant le déficit.
Le budget 2026 semble voué à l’échec. Crise politique et financière s’auto-alimentent dans une spirale dangereuse.
La tentation du chaos pour se maintenir
Le président exclut toute démission. Il cherche à tenir, quitte à franchir les lignes rouges institutionnelles. L’usage répété du 49.3 ou d’autres mesures d’exception pourrait nourrir encore la colère populaire.
L’instrumentalisation de tensions internationales pourrait lui servir de prétexte pour maintenir un état de tension politique permanent. La guerre devient un levier de pouvoir interne.
La défiance grandit. Un appel à bloquer le pays le 10 septembre circule. Le souvenir des gilets jaunes revient. Le pouvoir, retranché, fait face à une volonté de rupture plus radicale.
La colère se transforme en projet politique : destituer le président, accusé de mettre en péril la nation.
Le pari RN et l’ombre d’un renversement
Pour certains stratèges, une dissolution permettrait de transférer l’échec à un gouvernement RN, vite fragilisé par la situation budgétaire. Mais ce calcul peut se retourner contre l’Élysée en aggravant le chaos.
L’absence de majorité claire rend ce scénario explosif. Des figures de la droite classique alertent sur ce danger.
L’opinion se fracture. Une partie pense qu’un coup de force populaire est inévitable pour débloquer la situation. Le climat social devient inflammable.
Un discours progresse : celui de l’action directe, non pour réformer mais pour renverser. Le pouvoir, isolé, affronte une rue déterminée à aller au-delà de la simple contestation.
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