Gestionnaires en action Podcast

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Gestionnaires en action Podcast episodes

  • S1E164: Le Nasdaq dans un marché haussier? Pas si vite!

    GESTIONNAIRES EN ACTION. L'indice Nasdaq 100 est en hausse de 20% depuis le début de l'année, ce qui correspond à la définition classique d'un marché haussier.

    Julie Hurtubise, conseillère en placements à Gestion de patrimoine TD, préfère toutefois faire preuve de prudece lorsqu'elle regarde la performance de l'indice, puisque cette augmentation pourrait être de courte durée.

    Selon elle, pour que les marchés boursiers soient de retour dans un marché haussier, il faut que l'économie soit sortie de la récession, ce qui n'est pas encore chose faite.

    Avec les bonnes performances relatives des indices depuis janvier, elle préfère ne pas prendre de risque inutile dans ses portefeuilles et préfère miser sur des investissements dans des entreprises individuelles plutôt que dans des secteurs d'activité.

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    5 min
  • S1E163: Bourse: le point sur MTY, Berkshire Hathaway et M&T Bank avec François Rochon

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Groupe d'alimentation MTY (MTY, 59,99$) a dévoilé le 12 avril des résultats financiers supérieurs aux prévisions des analystes pour le premier trimestre de son exercice 2023 terminé à la fin du mois de février, ce qui n'a pas empêché son titre de reculer de 5,65% à la Bourse de Toronto durant la séance qui a suivi.

    Pourtant, MTY a dévoilé des résultats record avec des revenus qui ont plus que doublé sur un an pour atteindre 286 millions de dollars (M$).

    Les analystes sont inquiets que les deux plus récentes acquisitions de l'entreprise, BBQ Holdings et Wetzel's Pretzels, aient été effectuées en augmentant l'endettement de l'entreprise. «Le niveau de dette est peut-être un peu plus élevé que ce que j'aimerais, mais la société n'est pas en danger. Oui, les frais d'intérêt sur la dette ont passablement augmenté. Mais il s'agissait de bons résultats financiers», estime François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille à Giverny Capital.

    Ce dernier ajoute qu'il fil des ans, MTY a su démontrer qu'elle était capable d'améliorer la performance des entreprises après avoir finalisé leur acquisition et que les actionnaires en ont été récompensés.

    Actionnaire de Berkshire Hathaway (BRK.B, 318,05$US) depuis de nombreuses années, François Rochon est aussi revenu sur la semaine de son emblématique dirigeant Warren Buffett, qui a annoncé cette semaine qu'il avait augmenté ses participations dans les entreprises japonaises Mitsubishi (8058.T, 5 023 yens), Mitsui & Co (8031.T, 4 265 yens), Itochu (8001.T, 4 503 yens), Marubeni (8002.T, 1 960 yens) et Sumitomo (8053.T, 2 434 yens).

    Commentant également l'état de la situation dans le système bancaire américain, il estime que les investisseurs devraient faire preuve d'une grande prudence dans la sélection des titres du secteur. Entre autres actionnaire de M&T Bank (MTB, 116,55$US) et Bank of America (BAC, 28,56$US), il croit que les difficultés des dernières semaines sont de nature temporaire et que les investisseurs qui misent sur des entreprises de qualité dans le secteur seront récompensés.

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    7 min
  • S1E162: Bourse: les 10 commandements de l'investisseur selon Vincent Fournier

    GESTIONNAIRES EN ACTION. En cette semaine sainte, quoi de mieux que de dresser la liste des 10 commandement que devrait respecter tous les investisseurs boursiers?

    Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret, a accepté de se prêter à l'exercice et voici une liste bonne à l'année!

    1- La valeur temps de l'argent est le seul principe directeur;

    2- Entre investir et jouer, tu ne dois pas te tromper;

    3- Ne pas regarder son portefeuille à court terme;

    4- Il faut honorer le père de l'investissement, Benjamin Graham;

    5- Ton portefeuille, tu diversifieras;

    6- Ton plan, tu respecteras;

    7- Ton argent, tu feras travailler;

    8- Tu joueras cartes sur table avec ton conseiller en placements;

    9- Le rendement de ton prochain, tu ne convoiteras pas;

    10- Les occasions trop belles pour être vraies, tu éviteras.

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    7 min
  • S1E161: Taux directeurs: deux baisses anticipées d'ici la fin de l'année

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Les marchés financiers anticipent que les banques centrales américaine et canadienne procéderont à deux baisses de leur taux directeur d'ici la fin de l'année, selon Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille à Fiera Capital.

    Ce dernier précise que les marchés obligataires ont adopté cette posture après les événements survenus du côté de Silicon Valley Bank et Credit Suisse. «Nous trouvons que les marchés sont un peu trop agressifs de ce côté. Oui, on anticipe un ralentissement économique, mais on ne pense pas que les grandes banques sont aussi à risque que les banques régionales, sans oublier que l'inflation, même si elle diminue, est plus persistante que prévu», dit-il.

    Fiera Capital mise sur des banques centrales qui resteront sur les lignes de côté d'ici la fin de l'année et sur des baisses de taux qui surviendraient en 2024.

    Nicolas Vaugeois soutient que le marché obligataire offre des produits attrayants aux investisseurs à la recherche de bons rendements du côté des titres à revenu fixe, surtout dans les obligations de sociétés. Il cite entre autres des obligations de l'émetteur Paramount offrant un rendement de près de 7%. Selon lui, des titres obligataires de certaines financières de bonne qualité offrent aussi des rendements alléchants, dont la banque britannique Barclays à 11%.

     

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    6 min
  • S1E160: Bourse: l'inflation passe avant les faiblesses des banques régionales

    GESTIONNAIRES EN ACTION. La Réserve fédérale américaine (Fed) a poursuivi son resserrement monétaire le 22 mars en annonçant une hausse de son taux directeur d'un quart de point de pourcentage pour le porter entre 4,75% et 5%.

    Cette hausse, largement attendue par les marchés financiers, montre que les dirigeants de la Fed restent concentrés sur leur objectif de réduire l'inflation, même si cela devait accentuer le resserrement du crédit par les établissements bancaires.

    «C’est important de signaler aux marchés qu’il y a encore du travail à faire pour combattre l’inflation, ce qui justifie la hausse», explique Julie Hurtubise, conseillère en placements à Gestion de patrimoine TD. Cette dernière n’est donc pas surprise que le président de la Fed, Jerome Powel, ait affirmé que d’autres hausses de taux d’intérêt étaient à venir pour faire fléchir l’inflation.

    Julie Hurtubise a également réagi au discours du gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, qui s’inquiète de voir l’inflation persister au Canada, ce qui pourrait envoyer le message que la banque centrale canadienne prépare elle aussi une autre hausse de son taux directeur. Elle estime qu’une autre hausse devrait inquiéter les investisseurs.

    «Cela voudrait dire que l’inflation m’est toujours pas stabilisée, ce qui affecte les consommateurs et les entreprises. Une autre hausse de taux directeur signifierait que les données de la Banque du Canada ne correspondent plus à ses attentes et que sa stratégie devrait être révisée», dit-elle.

    D’après Julie Hurtubise, l’industrie des produits de luxe démontre entre autres une résilience assez impressionnante en ce moment malgré les soubresauts boursiers. «Les personnes qui peuvent se payer une Ferrari (RACE, 266,12$US) ou un sac Hermès (RMS.PA, 1801 euros) sont peu affectées par les hausses de taux ou les faillites des banques régionales», dit-elle, ajoutant que les titres de fabricants de semiconducteurs et de maisons aux États-Unis font aussi bien ces derniers temps.

     

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    6 min
  • S1E159: Bourse: doit-on craindre une crise financière comme en 2008-2009?

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Les déboires de Silicon Valley Bank et de Credit Suisse (CSGN, 2,02 francs suisses) sont-ils des cas isolés ou la pointe de l'iceberg?

    Selon Steve Bélisle, gestionnaire de portefeuille à Gestion de placements Manuvie, la faillite de Silicon Valley Bank est le résultat de plusieurs éléments spécifiques à l'entreprise, comme le fait que ses activités sont concentrées dans le secteur du financement de sociétés en démarrage (startups). 

    «Les dépôts provenaient surtout de startups qui, de par leur nature, procèdent à des rondes de financement avant de dépenser l'argent pour financer leurs activités. Avec la débâcle technologique de l'an dernier, l'accès au capital de ces clients a été restreint et le niveau des dépôts a vraiment beaucoup fondu», explique-t-il.

    Steve Bélisle ajoute que Silicon Valley Bank, comme toute banque, réinvestit une partie de ses dépôts dans des titres à revenus fixes. «Avec les grosses hausses de taux d'intérêt, le portefeuille de titres à revenus fixes a subi des pertes importantes. Lorsque la banque a vendu des titres à revenus fixes pour augmenter ses liquidités, elle a réalisé des pertes», dit-il.

    Il ajoute que la banque régionale, de par son statut, n'était pas soumise à une réglementation aussi sévère que celle qui est en vigueur pour les géants bancaires américains.

    D'après Steve Bélisle, la faillite de Silicon Valley Bank ne présente pas un risque de contagion pour le système bancaire canadien, dont les activités sont beaucoup plus diversifiées. Il croit toutefois que la Banque TD (TD, 79,33$), de par sa participation dans The Charles Schwab Corporation (SCHW, 57,88$US), est celle qui est la plus exposée au marché américain, sans que cela ne constitue un important problème.

    Avec la nervosité entourant la faillite de Silicon Valley Bank et d'autres banques régionales américaines, chaque mauvaise nouvelle peut provoquer une dégringolade importante en Bourse et Credit Suisse l'a appris à ses dépens cette semaine. Steve Bélisle soutient que la banque suisse éprouve beaucoup de difficultés depuis deux ans, étant entre autres empêtrée dans des scandales entourant des anomalies dans ses états financiers.

    «Credit Suisse n'avait pas besoin du prêt de plus de 50 milliards de francs suisses. Elle était assez bien capitalisée. Mais les investisseurs ne veulent pas détenir de titres de banques à problèmes», dit-il.

    Steve Bélisle explique également qu'il existe plusieurs différences fondamentales entre la crise financière de 2008-2009 et celle qui touche le secteur bancaire en ce moment. «Aux États-Unis, si on parle de qualité du capital, on en a trois fois plus qu'en 2006 ou 2007. On force aussi les banques à maintenir des niveaux de liquidités beaucoup plus importants et on a limité le risque de contagion en ne permettant plus aux grandes banques de détenir des participations dans d'autres institutions financières. Les risques systémiques sont bien moindres», conclut-il.

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    8 min
  • S1E158: Bourse: la faiblesse du dollar canadien nuit au combat contre l'inflation

    GESTIONNAIRES EN ACTION. La Banque du Canada a annoncé le 8 mars, comme prévu, qu'elle gardait son taux directeur stable à 4,5%. C'est la première fois en un an que la banque centrale canadienne ne relève pas son taux directeur.

    Pourtant, la Réserve fédérale américaine, elle, annonçait clairement que d'autres hausses de taux étaient à prévoir pour contenir une inflation plus résiliente que prévu.

    Les différents signaux envoyés par les deux institutions ont fait reculer le dollar canadien à son plus bas niveau en quatre mois par rapport à la devise américaine. Selon Luc Girard, gestionnaire de portefeuille à Noël Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins, un tel recul du huard, s'il devait se prolonger, pourrait forcer la Banque du Canada à relever son taux directeur.

    «Si le dollar canadien est trop faible, cela provoquerait une situation inflationniste au pays, puisque les importations coûteraient plus cher, ce que la Banque du Canada veut éviter le plus possible», dit-il.

    Selon lui, la mission de la banque centrale canadienne devient triple: réussir un atterrissage en douceur de l'économie tout en combattant l'inflation et en maintenant sa devise.

    Les principaux avantages de la pause annoncée par la Banque du Canada pour les investisseurs sont qu'elle donne un répit aux détenteurs d'emprunts de toutes sortes. «La faiblesse du dollar canadien est aussi bien reçue par les exportateurs et la pause signifie également que les Canadiens pourront bénéficier d'un marché obligataire très intéressant à court et moyen terme. Sans oublier que les marchés boursiers peuvent enfin espérer l'arrivée d'un nouveau cycle haussier après la récession», croit-il, rappelant que la Bourse est habituellement de trois à six mois en avance sur le cycle économique.

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    6 min
  • S1E157: Bourse: la saison des résultats, Disney et MTY sous la loupe de François Rochon

    GESTIONNAIRES EN ACTION. La saison des résultats financiers du quatrième trimestre de 2022 aux États-Unis montre clairement un ralentissement économique, selon François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille à Giverny Capital.

    Ce dernier ajoute du même coup que les investisseurs ne devraient pas dévier de leur stratégie d'investissement à long terme, même si beaucoup de sociétés ont émis des prévisions prudentes pour 2023, en raison des soubresauts économiques.

    François Rochon a aussi fait le poitn sur deux titres qu'il détient en portefeuille, soit ceux de Disney (DIS, 101,73$US) et Groupe d'alimentation MTY (MTY, 65,10$).

    Le portefeuilliste estime que la stratégie du PDG de Disney, Bob Iger, de réduire les dépenses de l'entreprise de 5,5 milliards de dollars américains, est la bonne: «Si on regarde le streaming, avec Disney+, ESPN+ et Hulu, ils sont rendus à 235 millions d'abonnés, mais malgré ça, ils perdent encore de l'argent. Il faut donc revoir la structure de ces activités», dit-il.

    Sur MTY, François Rochon voit d'un très bon oeil les acquisitions de BBQ Holdings et Wetzel's Pretzels. Il anticipe que l'entreprise sera en mesure de faire progresser ses profits de 15% en 2023.

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    7 min
  • S1E156: Bourse: ne pas oublier les titres de petite capitalisation

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Le secteur des entreprises de petites capitalisations est souvent plus volatil que celui des grandes sociétés, soutient Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille chez Claret.

    Selon lui, l'indice des petites capitalisations S&P 600 a moins reculé en 2022 que l'indice phare de la Bourse de New York, le S&P 500. «Habituellement, lors des chutes boursières, les titres de petite capitalisation sont plus affectés, mais ces derniers ont aussi tendance à grimper plus fortement lors des rebonds», dit-il.

    Cela tient au fait qu'il est plus facile de faire croître une petite entreprise qu'une autre de plus grande taille. «Les titres de petite capitalisation ont tendance à offrir de meilleures performances que ceux des grandes entreprises à long terme», ajoute-t-il.

    Pour les investisseurs qui veulent placer une partie de leurs actifs dans le secteur, Vincent Fournier soutient que de nombreux fonds négociés en Bourse répliquent l'indice canadien S&P/TSX SmallCap, de même que les indices américains S&P 600 et Russell 2000.

    «Le FNB indiciel iShares S&P/TSX Small Cap (XCS, 18,70$) fait bien le travail. Pour les marchés américains, on peut penser au FNB indiciel iShares U.S. Small Cap (XSU, 38,17$) ou le FNB indiciel iShares S&P U.S. Small-Cap (XSMH, 26,53$), qui sont couverts en dollars canadiens», dit-il.

    Le gestionnaire de portefeuille précise qu'il est moins risqué de miser sur le marché américain que sur le Canada ou sur le reste du monde. «Au Canada, il y a beaucoup de titres miniers et gaziers alors ça ajoute une couche de risque avec laquelle je ne suis pas à l'aise», explique-t-il.

    Vincent Fournier recommande d'investir dans le marché canadien en misant sur des gestionnaires de portefeuille spécialisés dans la sélection de titres de petite capitalisation.

     

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    6 min
  • S1E155: Le marché obligataire pointe toujours vers une récession

    GESTIONNAIRES EN ACTION. La Banque du Canada a annoncé le 25 janvier queles hausses de taux directeur allaient cesser pour un moment. Un peu plus de deux semaines plus tard, comment se comporte le marché obligataire?

    «Le marché obligataire avait prévu la hausse d'un quart de point à 4,5% et une pause par la suite. Par contre, les obligations à échéance de 5 et 10 ans ont vu leurs taux grimper un peu», soutient Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille à Fiera Capital.

    Cela dit, le Canada est toujours dans une situation d'inversion de la courbe des rendements obligataires, ce qui veut dire que les taux des obligations à court terme sont plus élevés que ceux des obligations à long terme.

    «Lorsqu'un tel phénomène survient, cela signale que les investisseurs préfèrent protéger leur portefeuille avec des obligations à plus longue échéance, qui sont moins affectées par les soubresauts économiques à court terme», explique Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille chez Fiera Capital.

    Essentiellement, cela envoie le signal que l'économie canadienne se dirige vers une récession, mais Nicolas Vaugeois ne peut dire quand elle frappera.

    Sans oublier que si la Banque du Canada a décrété un pause de son resserrement monétaire, cela ne veut pas dire que les taux ne seront pas de nouveau relevés. «L'inflation peut bien sûr repartir à la hausse, ce qui ferait en sorte que la Banque du Canada change son fusil d'épaule. Les pressions sur les salaires pourraient aussi forcer la main de la banque centrale», estime Nicolas Vaugeois.

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