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GESTIONNAIRES EN ACTION. Les conseillers financiers reçoivent en ce moment de nombreux appels d'investisseurs qui se demandent si le temps est venu de vendre tous leurs placements à la Bourse.
Selon Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret, «il ne faut jamais tenter de changer de navire au milieu d'une tempête» et il est toujours préférable, si on veut générer de bons rendements à long terme, de ne pas tenter de synchroniser des achats et des ventes avec des objectifs à court terme.
Ce dernier ajoute que le mois d'octobre, fort positif pour les marchés boursiers nord-américains, est la preuve que ces mêmes marchés sont imprévisibles.
Vincent Fournier juge par contre que la nouvelle réalité des taux d'intérêt fait que les fonds d'obligations gouvernementales canadiennes n'offrent plus d'assez bons rendements et peuvent être remplacés par des certificats de placement garanti (CPG) ou des obligations municipales.
Le gestionnaire de portefeuille soutient également qu'il est temps de sortir les «zombies corporatifs» des portefeuilles, estimant que les bons titres se tirent habituellement beaucoup mieux d'affaire que ceux qui sont liés à des entreprises qui vivotent lors de ralentissements économiques ou de récessions.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. La Banque du Canada a relevé son taux directeur d'un demi-point de pourcentage le 26 octobre, pour le porter à 3,75%. C'est moins que ce qui était attendu par la majorité des économistes, qui tablaient sur une hausse de trois quarts de point.
Selon Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille à Fiera Capital, la Banque du Canada a choisi de ralentir la cadence des hausses de taux car elle craint un ralentissement économique trop rapide. «L'immobilier semble ralentir, tout comme les dépenses des ménages et des entreprises, et quand on regarde les prévisions de croissance du PIB pour 2023, elle est sous 1%. Tout cela a pesé dans la balance», explique-t-il.
Il concède toutefois que la Banque du Canada continue d'affirmer que l'inflation au pays était trop élevée et que d'autres hausses sont à prévoir. À son avis, la cadence importe moins que le niveau où les hausses vont s'arrêter.
Nicolas Vaugeois estime que les taux d'intérêt vont se maintenir à des niveaux élevés pendant un certain moment d'ici à ce que l'inflation soit ramenée à la cible de 2%. Tout cela fait en sorte que certaines obligations de sociétés commencent à être très intéressantes, provenant entre autres de la Banque Royale (RY, 124,70$) et de la Banque Scotia (BNS, 65,74$).
Du côté des marchés boursiers, il explique que les mauvaises performances de 2022 sont attribuables à une réévaluation liée aux taux d'intérêt plus élevés. Selon lui, la prochaine étape sera d'évaluer les bénéfices des entreprises et les risques de récession. «Si la récession est importante et que les bénéfices fléchissent, les prix des actions vont continuer de reculer. Dans un environnement où l'emploi reste fort et où les sociétés s'adaptent aux taux plus hauts, les marchés boursiers pourraient réserver de belles surprises l'an prochain», croit-il.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. Les investisseurs qui souhaitent effectuer une rotation de leur portefeuille en délaissant les titres de croissance pour acheter des titres valeur, réputés plus défensifs, auraient mieux fait d'agir de la sorte il y a un an, selon Julie Hurtubise, conseillère en placements chez Gestion de patrimoine TD.
Cette dernière prend soin de préciser que nul ne sait quand il sera trop tard pour effectuer une telle rotation, mais que plutôt que d'opter pour un titre de croissance ou un titre valeur, les investisseurs devraient analyser les données fondamentales de chaque entreprise.
Rappelons que les investisseurs qui misent sur la valeur tentent de dénicher des titres qui sont sous-évalués, alors que ceux qui préfèrent la croissance vont rechercher une forte croissance des bénéfices.
Julie Hurtubise croit qu'il existe toujours des aubaines à la Bourse, comme le titre d'Empire (EMP.A, 33,53$), qui possède entre autres la bannière IGA et qui se négocie à un ratio de 12 fois ses bénéfices des 12 derniers mois, alors que celui de l'épicier Loblaw (L, 109,41$), qui possède aussi la chaîne de pharmacies Pharmaprix, se négocie à un ratio de 18 fois.
La conseillère en placements ajoute que les secteurs plus défensifs comme ceux des biens de consommation de base, des soins de santé, des services à la collectivité et des télécommunications ont la réputation d'offrir de bons dividendes qui pourraient aider à passer à travers les épisodes boursiers les plus difficiles.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. Trois titres québécois ont, ces dernières semaines, retenu l'attention de Steve Bélisle, gestionnaire de portefeuille chez Gestion de placements Manuvie, il s'Agit de la société de services d'ingénierie WSP (WSP, 150,92$), du fabricant de simulateurs de vols et du fournisseur de services de formation CAE (CAE, 23,16$), et du transporteur ferroviaire Canadien Pacifique (CNR, 151,06$).
En premier lieu, Steve Bélisle juge que la direction de WSP a fait preuve de discipline en ne se laissant pas entraîner dans une guerre des enchères pour acquérir la société britannique RPS après une surenchère de sa rivale américaine Tetra Tek (TTEK, 129,13$ US).
WSP a procédé à une émission d'actions pour financer la transaction, et ces montant pourront servir à réaliser d'autres acquisitions, croit Steve Bélisle. Si les entreprises de la taille de RPS ne courent pas les rues, WSP devra probablement effectuer quatre ou cinq transactions pour arriver au même résultat.
En ce qui concerne CAE, le titre de l'entreprise a été malmené en Bourse récemment, ce qui fait que son évaluation est plus attrayante et pourrait constituer un bon point d'entrée, selon le gestionnaire de portefeuille.
CAE a été ennuyée par des contrats dans le secteur de la défense qui ont perdu de leur rentabilité en raison de pressions inflationnistes, mais la direction de l'entreprise soutient que la situation n'est pas généralisée à l'ensemble de ses activités.
Un autre titre qui correspond aux critères d'investissement de Steve Bélisle est celui du Canadien National, qui se négocie à une évaluation plus attrayante que celui du Canadien Pacifique, son principal concurrent au Canada.
«Le CN est dans un processus d'amélioration de son efficacité et les marchandises que l'entreprise transporte dépendent plus des produits de consommation de base que de la consommation discrétionnaire. Comme le titre est plus défensif, il résiste habituellement mieux aux faiblesses économiques», dit-il.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. Même si les marchés boursiers connaissent des jours sombres, Luc Girard, gestionnaire de portefeuille à Noël Girard Lehoux Valeurs mobilières Desjardins, juge qu'il n'y a pas encore eu de vent de panique.
«Toutefois, le pessimisme est à son paroxysme, à des niveaux que nous avons vus en février 1975, mai 1980, octobre 1990, novembre 2008 et août 2011», précise Luc Girard.
Ce dernier ajoute que les rééquilibrages trimestriels des fonds communs, fonds négociés en Bourse et autres fonds institutionnels à la fin du troisième trimestre ont pu accentuer le recul des indices boursiers, mais que ce phénomène pourrait prendre de l'ampleur à l'approche de la fin de l'année.
Luc Girard ajoute que les investisseurs patients pourraient être récompensés prochainement, puisque le S&P 500 procure de très bons rendements depuis près d'un siècle dans les années qui suivent un recul de 22% ou plus.
Il s'avance même jusqu'à dire que les investisseurs peuvent commencer à faire preuve d'optimisme en regardant déjà du côté de 2023. Il est toutefois bien conscient qu'avec le recul du dollar canadien, il devient de plus en plus coûteux d'investir aux États-Unis.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. L'indice S&P 500 est en recul de plus de 23% depuis le début de l'année et se négocie à 16 fois les bénéfices prévus des 12 prochains mois.
Toutefois, ce ratio est trompeur, selon François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille chez Giverny Capital. Selon lui, les 10 plus importantes capitalisations boursières de l'indice phare de la Bourse de New York se négocient en moyenne à un ratio de 23 fois. «Cela veut dire que les 490 autres titres se négocient en moyenne à moins de 14 fois les profits. C'est donc de ce côté que les investisseurs devraient regarder pour dénicher des occasions d'achat», croit-il.
François Rochon parle de trois entreprise qu'il possède en portefeuille qui ont subi des corrections au cours des derniers mois et qui, à son avis, peuvent être cueillis à bon prix. Il analyse le potentiel des titres du détaillant de voitures usagées CarMax (KMX, 65,16$US), qui a reculé de 24% le 29 septembre, du détaillant de produits à moins de cinq dollars FiveBelow (FIVE, 138,40$US) et du géant bancaire Bank of America (BAC, 30,66$US).
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GESTIONNAIRES EN ACTION. La Réserve fédérale américaine vient de relever son taux directeur de 75 points de base pour le porter entre 3% et 3,25%.
Ce qui a fait réagir les marchés boursiers aussi négativement à la suite de cette hausse attendue, c'est que l'on pense que la Fed pourrait relever son taux directeur jusqu'à un plafond oscillant entre 4,5% et 5% avant de commencer à lever le pied, selon Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille chez Claret.
Il précise que les hausses de taux aux États-Unis ont des effets indésirables au Canada, car ils stimulent la valeur du dollar américain par rapport à la devise canadienne. Lorsque le huard perd de la valeur, cela fait grimper les prix de tous les produits américains vendus au pays et contribue à faire augmenter l'inflation à un bien mauvais moment.
Depuis le début de l'année, le Nasdaq est en repli d'environ 30%, ce qui se compare à des replis d'environ 20% pour le S&P 500 et de 9% pour le S&P/TSX. Dans ce contexte, Vincent Fournier recommande aux investisseurs qui possèdent des liquidités de considérer les aubaines qui se présentent sur les marchés.
Nul ne sait quand les marchés boursiers toucheront un creux, mais selon le gestionnaire de portefeuille, le pire réflexe pour les investisseurs serait de tenter de prédire quand ce creux surviendra.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. Les prix des loyers devront se stabiliser pour que les banques centrales lèvent le pied sur les hausses de taux d'intérêt, croit Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille, revenu fixe international à Fiera Capital.
La Réserve fédérale américaine devrait annoncer une hausse de son taux directeur de trois quarts de points de pourcentage la semaine prochaine, ce qui le porterait entre 3% et 3,25%. Nicolas Vaugeois soutient que cette augmentation est déjà intégrée dans les marchés, tout comme des hausses de trois quarts de points et d'un demi-point respectivement en novembre et en décembre.
Tout cela fait en sorte que l'inversion de la courbe des taux d'intérêt, qui signale habituellement une récession, a gagné en ampleur. C'est-à-dire que les taux des obligations court terme ont creusé l'écart avec ceux des obligations à plus long terme.
En août, l'inflation américaine a atteint 8,3% en écart annuel, comparativement à 8,5% en juillet. Le gestionnaire de portefeuille soutient que plusieurs raisons peuvent expliquer que l'inflation met plus de temps que prévu à redescendre.
«Le marché de l'emploi est encore solide et il y a aussi des problèmes persistants du côté de la chaîne d'approvisionnement. L'un des principaux contributeurs à l'inflation a été le prix des loyers, qui compte pour près du tiers de l'indice des prix à la consommation (PCI) américain. Les hausses de taux mettent un certain temps à faire effet pour ralentir l'immobilier. Lorsque ça se produira, l'inflation devrait commencer à descendre», explique-t-il.
Selon lui, les banques centrales devraient ralentir la cadence des hausses de taux au début de 2023, pour laisser le temps à celles qui auront été mises en place cette année de produire leur plein effet.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. Le géant des magasins d'accommodation et des stations-service Alimentation Couche-Tard (ATD, 58,51$) a dévoilé des résultats financiers supérieurs aux prévisions pour le premier trimestre de son exercice 2023, principalement grâce aux bonnes marges sur la vente de carburant.
Julie Hurtubise, conseillère en placement chez Gestion de patrimoine TD, estime que la société a su bien gérer ses coûts, ce qui a eu un impact positif sur sa profitabilité.
«La société s'est adaptée aux changements de comportements des consommateurs, qui remplissent moins leur réservoir lorsqu'ils visitent les stations-service, mais qui reviennent plus souvent», dit-elle.
Elle ajoute que Couche-Tard a déployé des efforts importants pour ne pas souffrir de problèmes de chaîne d'approvisionnement pour la vente de carburant, alors que les produits vendus dans ses établissements n'ont pas subi de pénuries majeures, ce qui a permis à la société de relever ses prix au rythme de l'inflation.
Avec les risques d'une récession qui surviendrait en 2023 ou en 2024, la direction de Couche-Tard soutient que cela pourrait créer des occasions de fusions et acquisitions dans l'industrie. Selon Julie Hurtubise, le fait que l'entreprise ait mis un frein à son rachat d'action, ce qui est un signe que la direction pourrait préparer une acquisition d'envergure. «On parle beaucoup de rumeurs que Couche-Tard discuterait avec EG Group et aussi pour racheter les établissements de détail de Suncor», dit-elle.
Bien que Julie Hurtubise ne puisse pas faire de recommandation sur le titre, elle remarque que le cours cible sur un an moyen des analystes qui suivent l'entreprise est actuellement à 70,18$, selon Refinitiv, ce qui est environ 20% au-dessus de la valeur actuelle du titre.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. Depuis le début de l'année, les sous-indices de l'industrie des soins de santé ont perdu près de 11%, tant au Canada qu'aux États-Unis.
Or, selon Steve Bélisle, gestionnaire de portefeuille chez Gestion de placements Manuvie, le secteur a la réputation de bien faire lors des ralentissement économiques et des récessions, alors que la demande pour les produits du secteur est peu sensible aux cycles économiques.
Il soutient que les titres du fabricant de matériel de recherche et d'analyse de laboratoires Thermo Fisher (TMO, 550,75$US), le fabricant d'équipements médicaux Becton Dickinson (255,25$US) et le distributeur de médicaments et de matériel médical McKesson (363,83$US) sont intéressants en ce moment et présentent un bon potentiel de croissance.
Il précise que ces trois entreprises ne sont pas des pharmaceutiques, dont les résultats financiers peuvent être affectés par l'expiration de brevets sur des médicaments phares ou par des essais cliniques infructueux.
Il ajoute que les investisseurs qui veulent investir dans les soins de santé pour profiter de la faiblesse du secteur durant les huit premiers mois de l'année devraient privilégier les titres américains, puisque le marché canadien des soins de santé offre à son avis peu de titres de qualité, étant donné la présence de nombreux producteurs de cannabis dont la rentabilité reste à établir.
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Le balado Gestionnaires en action traite de l'actualité boursière avec différents gestionnaires de portefeuille.

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