Gestionnaires en action Podcast

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Gestionnaires en action Podcast episodes

  • S1E124: Bourse: attention aux pièges des marchés baissiers, dit François Rochon

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Les reculs pobservés sur les marchés boursiers depuis le début de l'année touchent pratiquement tous les secteurs de l'économie.

    Avec des reculs des valorisations quasi généralisés, François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille chez Giverny Capital, voit beaucoup plus d'occasions d'achat sur les marchés boursiers en ce moment qu'en début d'année.

    «C'est un marché baissier qui est très difficile parce que peu de titres ont résisté au courant. Si on veut acheter un titre qui a baissé, il faut en vendre un autre qui a lui aussi reculé», illustre-t-il.

    Selon lui, comme les marchés boursiers anticipent le cycle économique plusieurs mois à l'avance, les reculs subis depuis le début de l'année envoient le signal qu'un ralentissement économique pourrait survenir dès l'automne.

    François Rochon met aussi en garde les investisseurs qui seraient tentés d'investir dans des titres qui ont perdu 60%, 65%, 70% de leur valeur ou plus: «un fort recul ne signifie pas qu'une entreprise est devenue une aubaine», prévient-il.

    Citant le légendaire Benjamin Graham, le gestionnaire de portefeuille estime que les investisseurs ont deux options dans le contexte actuel: tenter de profiter des occasions qui se présentent dans le marché ou... ne rien faire et laisser passer la tempête.

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    6 min
  • S1E123: Bourse: les gagnants et perdants depuis le début de la pandémie de COVID-19

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Quelles sont les entreprises gagnantes et perdantes depuis les premiers instants de la chute des indices boursiers survenue au début de la pandémie, le 20 février 2020?

    Steve Bélisle, gestionnaire de portefeuille chez Gestion de placements Manuvie, brosse un portrait plutôt surprenant de la situation pour six industries, soit le commerce de détail, les technologies de l'information, les pharmaceutiques, le transport, les ressources naturelles et les banques canadiennes.

    «Dans le commerce de détail, dès le début de la pandémie, des titres comme Amazon (AMZN, 2 138,61$US), Shopify (SHOP.TO, 462,28$) et PayPal (PYPL, 74,29$US) étaient identifiées comme étant ceux qui allaient le plus profiter du virage vers le commerce électronique. Or, Amazon est resté stable, tandis que les titres de Shopify et de PayPal ont subi des reculs respectifs de 36% et de 37% par rapport à leur niveau du 20 février», résume-t-il.

    Steve Bélisle ajoute que les détaillants misant sur des boutiques physiques comme Kroger (KG, 54,22$US), Target (TGT, 217,27$US), Dollar Tree (DLTR, 159,19$US), Dollarama (DOL.TO, 70,54$) et Loblaw (L.TO, 113,61$) ont enregistré des rendements oscillant entre 66% et 89%.

    Du côté des titres technologiques, ceux de  Zoom Video Communications (84,97$US) et Netflix (NFLX, 174,31$US) étaient aussi prisés au début de la pandémie, mais sont actuellement en baisse de 12% et de 55% respectivement par rapport à leur niveau du 20 février 2020. Pendant ce temps, des entreprises comme Microsoft (MSFT, 255,35$US) et Alphabet (GOOGL, 2 256,88$US) ont progressé d'environ 50%, alors que des fabricants de puces comme Nvidia (NVDA, 161,75$) et Advanced Micro Devices (AMD, 87,06$US) obtenaient des rendement encore plus intéressants, dépassant parfois les 100%.

    Dans l'industrie pharmaceutique, le gestionnaire de portefeuille souligne les performances de Pfizer (PFE, 50,39$US) et d'AstraZeneca (61,45$US), en hausse de 57% et de 45% respectivement.

    Steve Bélisle juge moins surprenant que des titres de transporteurs aériens comme Air Canada (AC.TO, 20,02$) soient à des niveaux inférieurs à ceux de février 2020 (-52%). Le titre de CAE (CAE.TO, 28,18$), en baisse de 29% depuis un peu plus de deux ans, a aussi fait les frais de la pandémie. «La grande gagnante dans le secteur a été l'entreprise de transport routier TFI International (TFII.TO, 101,72$), dont le titre a plus que doublé durant la période», dit-il.

    Du côté des ressources naturelles, il juge surprenant que le secteur aurifère canadien n'ait pas profité de l'instabilité provoquée par la pandémie, mais il souligne la bonne tenue de certains titres énergétiques comme Canadian Natural Resources (CNQ.TO, 57,59$) et Tourmaline Oil (TOU.TO, 66,85$), de même que ceux du fabricant d'engrais et de fertilisants Nutrien (NTR, 124,43$) et des producteurs de métaux Teck Resources (TECK-B.TO, 46,49$) et First Quantum (FM.TO, 32,31$).

    En ce qui concerne les grandes banques candiennes, Steve Bélisle juge leur rendement moyen de 30% depuis février 2020 très respectable, alors que l'indice S&P/TSX de la Bourse de Toronto a généré un rendement de 23% durant la période.

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    6 min
  • S1E122: Bourse: le temps d'imiter Warren Buffett?

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Avec la spirale inflationniste et les hausses de taux directeur, les marchés boursiers nord-américains ont la vie dure depuis le début de l'année.

    Si le recul de l'indice américain S&P 500 est de loin supérieur à celui du S&P/TSX à Toronto, c'est en grande partie en raison de la forte pondération de ce dernier en titres énergétiques et parce que le secteur bancaire canadien a pu, à ce jour, éviter le pire, selon Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille chez Claret.

    Ce dernier précise qu'il ne faut pas oublier que le recul de 10%-12% du S&P 500 doit être vu comme une moyenne. Cela signifie que certains titres ont subi un repli beaucoup plus important, ce qui crée des occasions d'achat sur les marchés boursiers. Cela fait en sorte que les investisseurs individuels qui dorment sur des montants importants en liquidités devraient penser à les déployer, croit-il.

    En ce sens, Vincent Fournier voit d'un bon oeil la déclaration de Warren Buffett survenue le 30 avril. À ce moment, le milliardaire a dit avoir investi plus de 50 milliards de dollars américains des liquidités de Berkshire Hathaway en Bourse durant le premier trimestre. «Si ça vaut pour Warren Buffett, ça vaut aussi pour les investisseurs individuels», dit-il.

    Selon Vincent Fournier, la clé du succès réside dans la capacité des investisseurs à rééquilibrer leurs portefeuilles.

     

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    7 min
  • S1E121: Le marché obligataire connaît son pire début d'année depuis 1979

    GESTIONNAIRES EN ACTIONS. Le marché obligataire canadien a subi un recul de 10% depuis le début de l'année, et la situation est similaire aux États-Unis.

    Ces titres à revenu fixes, dont le rôle est habituellement de réduire la volatilité des portefeuilles, n'arrivent pas à tirer leur épingle du jeu même si le Nasdaq et le S&P 500 sont dans un marché baissier en ce moment, soit un recul de plus de 10% depuis leur plus récent sommet.

    Selon Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille chez Fiera Capital, il faut remonter jusqu'en 1979 pour voir le marché obligataire connaître un début d'année aussi difficile après quatre mois.

    Ce dernier estime que beaucoup de facteurs viennent affecter les rendements obligataires, dont la forte inflation et les perspectives économiques. À son avis, les hausses de taux directeur des grandes banques centrales comme la Banque du Canada sont déjà prises en compte dans le marché. La grande question est de savoir quand elles vont s'arrêter.

    Nicolas Vaugeois estime que les obligations à court terme peuvent servir de refuge en ce moment, mais que les investisseurs devraient commencer à augmenter la durée de leurs titres à revenus fixes à mesure que les hausses de taux d'intérêt se poursuivront.

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    7 min
  • S1E120: Bourse: le point sur Metro, Netflix et Tesla avec Luc Girard

    GESTIONNAIRES EN ACTION. L'épicier et pharmacien Metro (MRU, 70,27$) a dévoilé des résultats financiers relativement conformes aux prévisions au second trimestre de son exercice 2022, terminé le 12 mars, malgré des contraintes liées au variant Omicron et à la hausse de l'inflation, ainsi qu'à des problèmes de pénurie de main-d'oeuvre et de chaîne d'approvisionnement.

    Luc Girard, gestionnaire de portefeuille chez Noël Girard Lehoux Valeurs mobilières Desjardins, estime que l'entreprise a dévoilé de bons résultats dans les circonstances, mais que l'action est bien évaluée en ce moment, ce qui fait que l'entreprise devra vraiment surprendre les marchés pour qu'elle poursuive sa progression.

    Ce dernier a également commenté le dossier Netflix (NFLX, 218,22$US), qui a vu sa capitalisation boursière chuter de près de 55 milliards de dollars américains dans la seule séance du 20 avril après avoir dévoilé qu'elle avait perdu 203 000 abonnés durant le premier trimestre de 2022. À son avis, la réaction des marchés n'a pas été exagérée et le plongeon de 35% du titre le 20 avril était justifié, encore une fois pour des questions de valorisation.

    À son avis, le plongeon de 67% du titre de Netflix depuis son sommet de 700$US atteint en novembre dernier ne signifie pas encore la fin de la domination des FAANG à New York, bien que les titres qui composent l'acronyme (Meta Platforms (Facebook, FB, 188,07$US), Amazon (AMZN, 2 965,92$US), Apple (APPL, 166,42$US), Netflix et Alphabet (Google, GOOGL, 2 504,60$US) aient été sous pression récemment. Il compare la situation des FAANG à celle des Nifty Fifthy dans les années 1960-70, qui incluaient à l'époque des entreprises comme Polaroid, Avon et Johnson & Johnson (JNJ, 183,36$US)

    Luc Girard a de plus commenté les très bons résultats financiers du fabricant de voitures électriques Tesla (TSLA, 1008,78$US), estimant que le titre est aussi valorisé pour la perfection.

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    8 min
  • S1E119: Bourse: c'est inévitable que Dollarama doive s'ajuster à l'inflation

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Dollarama (DOL, 70,90$) a dévoilé cette semaine des résultats financiers supérieurs aux prévisions des analystes au quatrième trimestre de son exercice 2022 terminé le 31 janvier.

    Actionnaire de longue date de l'entreprise, François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille chez Giverny Capital, s'est dit très satisfait de ces résultats.

    Il voit aussi d'un bon oeil la décision de la direction de l'entreprise de bientôt introduire des produits à 5$. C'est la première fois depuis 2015 que l'entreprise augmente la limite supérieure des prix de ses articles jusqu'à présent fixée à 4$. Cela rapproche le modèle d'affaires du détaillant de celui de la société américaine Five Below (FIVE, 158,37$US), qui vend des produits à 5 dollars ou moins.

    Giverny Capital est aussi actionnaire de Five Below et François Rochon voit des similitudes entre les deux entreprises.

    Le dirigeant commente aussi la stratégie de Dollarama en Amérique du Sud et juge que le cours actuel du titre, qui a atteint un sommet historique de 72,37$ cette semaine, reflète déjà les prévisions de la société d'ici la fin de son exercice 2023.

     

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    6 min
  • S1E118: Bourse: BMO et la Banque TD sous la loupe de Steve Bélisle

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Les résultats trimestriels des grandes banques canadiennes ont retenu l'attention de nombreux investisseurs et Steve Bélisle, gestionnaire de portefeuille chez Gestion de placements Manuvie n'a pas fait exception à la règle.

    Il commente les récentes acquisitions américaines de deux d'entre elles: BMO et la Banque TD.

    BMO a annoncé quelques jours avant Noël qu'elle achetait Bank of the West pour un montant de 16,3 milliards de dollars américains. Steve Bélisle juge cette transaction très complémentaire aux activités que BMO possédait déjà en sol américain.

    En ce qui concerne la Banque TD, elle a annoncé à la fin du mois de février l'achat de First Horizon, présente dans le Sud-Est et sur la côte Est des États-Unis pour un montant de 13,4 milliards de dollars américains.

    Steve Bélisle juge l'acquisition de la Banque TD comporte plus de risques étant donné le passé de First Horizon, qui a frôlé la faillite lors de la crise financière de 2008-2009.

    Le gestionnaire de portefeuilles voit également d'un bon oeil le fait que les six plus importantes banques au Canada aient adhéré aux principes de l'organisme Net-Zero Banking Alliance, dont la mission est de mettre les capitaux des banques au service de la lutte contre les changements climatiques.

    Il explique aussi pourquoi les titres de BMO et de la Banque TD sont ses favoris en ce moment parmi les titres bancaires canadiens.

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    7 min
  • S1E117: Bourse: le Nasdaq entre dans un marché baisser, que faire?

    GESTIONNAIRES EN ACTION. L'indice américain Nasdaq est entré cette semaine dans un marché baissier (bear market), c'est-à-dire qu'il a reculé de plus de 20% par rapport à son plus récent sommet.

    Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille chez Claret, soutient que cela est surtout attribuable au fait que le Nasdaq regroupe beaucoup de titres technologiques, dont les profits sont anticipés cinq, dix, voire quinze ans en avance. «Lorsque les taux d'intérêt sont dans une phase d'augmentation, cela rend les bénéfices futurs moins attrayants en dollars d'aujourd'hui», dit-il.

    C'est ce qui explique à son avis pourquoi le Nasdaq a été plus affecté que les autres indices boursiers nord-américains depuis le début de l'année.

    Il recommande par ailleurs aux investisseurs de se décoller l'oeil de l'arbre et de regarder la forêt. Ceux qui seraient tentés de tout vendre pour éviter le pire ont à son avis tout intérêt à mesurer l'ampleur des précédents marchés baissiers, qui ressemblent à de petites coches sur un graphique à la hausse.

    Vincent Fournier soutient que tout investisseur doit éviter de faire l'erreur de mesurer la performance de son portefeuille sur une courte période, mais doit plutôt cibler des rendements sur cinq ou dix ans.

     

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    5 min
  • S1E116: Bourse: possible de se protéger contre la hausse des prix des denrées?

    GESTIONNAIRES EN ACTION. On a parlé beaucoup ces derniers temps de la hausse du prix du baril de pétrole et de l'once d'or, mais peu de celle des prix de nombreuses denrées comme le blé et le café.

    Nicolas Vaugeois, vice-président et gestionnaire de portefeuille, répartition globale de l’actif et stratégies alternatives chez Fiera Capital, déconseille toutefois aux investisseurs de s'aventurer dans l'achat de produits dérivés, un marché qui peut occasionner son lot d'imprévus. «C'est un secteur hautement volatil tributaire de conflits géopolitiques ou des conditions météorologiques changeantes. Le mieux pour les investisseurs est d'investir dans des entreprises agricoles ou de l'industrie de l'alimentation», croit-il.

    Le gestionnaire de portefeuille pense entre autres à des entreprises comme le fabricant de produits agricoles, d'aliments et d'ingrédients Bunge Limited (BG, 109,75$US), dont le titre s'est apprécié de plus de 15% depuis le début de l'année et de près de 40% au cours des 12 derniers mois.

    Le producteur de viandes et de produits protéinés JBS (JBSAY, 14,05$US) et le géant de l'alimentation Nestlé (NSRGY, 122,66$US) font aussi partie de ses choix.

    Nicolas Vaugeois explique aussi que la nervosité sur les marchés boursiers est encore palpable et qu'il faut surveiller attentivement le risque d'inversion de la courbe des taux d'intérêt. Lorsqu'un tel phénomène se produit, les taux des obligations à court terme dépassent ceux des obligations à long terme. Ce signal est habituellement annonciateur d'un ralentissement économique, voire d'une récession.

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    6 min
  • S1E115: Bourse: comment réagir au conflit entre la Russie et l'Ukraine?

    GESTIONNAIRES EN ACTION. Le conflit entre la Russie et l'Ukraine génère de la nervosité sur les marchés boursiers de la planète. Comment doivent réagir les investisseurs en temps de guerre?

    Luc Girard, gestionnaire de portefeuille chez Noël, Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins, estime qu'il faut savoir garder la tête froide lorsque les guerres éclatent, car si les indices boursiers peuvent chuter à court terme, la remontée peut être tout aussi rapide.

    Comme la Russie contrôle 10% de la production mondiale de pétrole, Luc Girard estime que la montée du prix du baril à New York et à Londres sera profitable pour les titres énergétiques canadiens et américains, qui ont généré d'excellents rendements depuis le début de l'année. «Petite mise en garde toutefois, tout ce qui monte vite peut redescendre vite», dit-il.

    Le gestionnaire de portefeuille soutient qu'une bonne diversification est la clé pour passer à travers la crise sans trop de heurts. Une diversification tant géographique que sectorielle.

    «Les secteurs des ressources naturelles, des financières, des industrielles, de la santé et de la consommation discrétionnaire poursuivront leur croissance. Avec la montée des taux d'intérêt à venir, le secteur des services publics aura de la difficulté à tirer son épingle du jeu», croit-il.

    Une grave erreur selon lui serait de vouloir tout vendre, car lorsque les investisseurs se retrouvent avec une encaisse importante, ils arrivent rarement à réinvestir au bon moment et ratent le rallye suivant la correction.

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