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Or


GESTIONNAIRES EN ACTION. On blâme souvent les entreprises qui dorment sur des dizaines de milliards de dollars en liquidités. On n'a qu'à penser aux géants de la technologie Alphabet, Apple et Microsoft, de même qu'à Berkshire Hathaway, dont les liquidités dépassent les 100 milliards de dollars américains.
Si les actionnaires se montrent parfois impatients envers les dirigeants d'entreprises qui dorment sur de tels trésors, la situation est très différente en temps de crise, rappelle François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille chez Giverny Capital.
Ce dernier est d'avis que les entreprises qui mettent un frein à leurs programmes de rachat d'actions dans l'objectif de préserver leurs liquidités prennent la bonne décision, même s'il serait beaucoup moins onéreux de racheter des titres en ce moment qu'en début d'année, alors que les indices voguaient de record en record.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. Manuvie a profité des récents creux boursiers pour faire le plein de quelques titres, dont Couche-Tard, Savaria et United Health Care, raconte Steve Bélisle, gestionnaire de portefeuille chez Gestion de placements Manuvie.
Ce dernier ajoute que la société a profité des récentes bonnes performances de certains titres dits défensifs comme ceux de Fortis, Verizon, Wal-Mart et Medtronic.
Répondant à une question d'un internaute, M. Bélisle croit qu'il est très risqué d'investir dans les titres des pétrolières, même si le prix de l'or noir n'a jamais été aussi bas depuis 2002. Il recommande pour le moment d'éviter les secteurs cycliques.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. Sur l'ensemble de la semaine, le Dow Jones a grimpé de 11,3%, le Nasdaq de 10,6% et le S&P 500 de 12,1%, doit-on en déduire que les marchés boursiers anticipent déjà la fin de la crise de la COVID-19?
Hélène Paradis, vice-présidente et conseillère en placement chez Gestion de patrimoine TD, soutient que la récente remontée des indices boursiers est attribuable à la fin d’un épisode de panique. Elle estime que les marchés tablent pour le moment sur la fin des périodes de confinement aux États-Unis et au Canada en mai, ce qui est un scénario très optimiste.
Selon elle, il est toutefois encore beaucoup trop tôt pour crier victoire, car un autre vrai test commencera la semaine prochaine avec le début de la saison des résultats financiers du premier trimestre de l’exercice 2020. C’est à ce moment que l’on pourra commencer à mesurer l’ampleur des dommages provoqués par la crise sanitaire attribuable à la pandémie de COVID-19.
D’ici à ce que les rendements fondamentaux des entreprises reviennent à la normale, Mme Paradis dit miser sur les titres boursiers qui nagent dans les liquidités et qui continueront à verser des dividendes jusqu’à ce que la crise sanitaire soit chose du passé.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. Une part du rebond boursier survenu à la fin mars peut être attribuable au rééquilibrage des fonds communs, croit Luc Girard, gestionnaire de portefeuille chez Noël Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins.
«Par exemple, si on prend un fonds équilibré qui contient 50% d'actions et 50% de titres à revenus fixes. Avec la récente chute boursière, il peut se retrouver avec un ratio de 45% en actions et de 55% en titres à revenus fixes. Pour se conformer à son ratio de 50%-50%, les gestionnaires se doivent d'acheter des actions pour rééquilibrer le tout avant la fin de chaque trimestre», explique-t-il.
Il est donc encore trop tôt, à son avis, pour parler de rebond durable des marchés boursiers, même si les indices se maintiennent au-dessus des creux atteints le 23 mars.
Bien qu'il soit impossible de prévoir si le creux boursier a déjà été atteint ou s'il est à venir, M. Girard fait le parallèle entre la présente crise boursière et celle de la grippe espagnole en 1918-1919, de même qu'avec le krach de 1987.
Pour les investisseurs qui ont des capitaux à déployer pour profiter au maximum d'un éventuel rebond durable, il préconise une stratégie d'investissement en trois phases égales: la première dès à présent, la seconde quand les nouveaux cas de COVID-19 auront plafonné aux États-Unis, et la troisième quand il n'y aura plus de nouveaux cas.
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Le balado Gestionnaires en action traite de l'actualité boursière avec différents gestionnaires de portefeuille.

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