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GESTIONNAIRES EN ACTION. Un nouveau titre de dette a fait son apparition au Canada cet été et il pourrait provoquer de grands bouleversements dans le secteur des actions privilégiées au pays, croit Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille chez Claret.
M. Fournier note que la Banque Royale, la CIBC et la Banque Nationale ont procédé à des émissions de billets de capital à recours limité (limited recourse capital notes) cet été. Selon lui, cette nouvelle catégorie de titre de dette, autorisée par le Bureau du surintendant des institutions financières, a le potentiel de remplacer à terme les émissions d'actions privilégiées, boudées depuis quelques années en raison des faibles taux d'intérêt au pays.
Il précise que les grandes banques canadiennes pourraient procéder à des émissions de billets de capital à recours limité totalisant 16,7 milliards de dollars au cours des prochaines années. Si cet argent devait servir au rachat d'actions privilégiées, cela forcerait les fonds communs d'actions privilégiées à redéployer ce capital dans un marché peu liquide.
Cela provoquerait un déséquilibre entre l'offre et la demande et ferait grimper la valeur des actions privilégiées de manière significative.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. Qui dit début du quatrième trimestre dit approche de la saison des résultats financiers des entreprises pour le troisième trimestre.
Luc Girard, gestionnaire de portefeuille chez Noël Girard Lehoux Valeurs mobilières Desjardins, anticipe un recul des bénéfices qui sera moins prononcé qu'au deuxième trimestre, mais qui sera bien présent.
Selon lui, on prévoit une baisse de 26% des bénéfices des entreprises américaines membres du S&P 500 au troisième trimestre par rapport aux résultats de l'an dernier à la même période, alors que le recul devrait être de 17% au quatrième trimestre.
M. Girard réitère que les marchés ne sont qu'à une bonne nouvelle (un vaccin contre la COVID-19) de repartir à la hausse. Il soutient que d'ici là, les secteurs de la technologie et de la santé continueront d'offrir de bonnes performances.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. La société montréalaise spécialisée dans les solutions de paiement en ligne Nuvei a réalisé une entrée en Bourse fracassante le 18 septembre, obtenant un montant total de 805 millions de dollars américains, soit un peu plus d'un milliard de dollars en devise canadienne. Mais est-ce que la société constitue un bon investissement à long terme?
Steve Bélisle, gestionnaire de portefeuille chez Gestion de placements Manuvie, n'a pas hésité à sauter dans le bateau Nuvei, expliquant que la société présente des marges de 25% à 30% sur son bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA), que l'on traduit par EBITDA en anglais, tout en générant de bons flux de trésorerie.
Il estime que Nuvei n'aura aucun mal à tirer son épingle du jeu dans une industrie dominée par des géants mondiaux comme Amazon, Magento, Shopify ou Stripe, alors que son seul véritable concurrent serait la société néerlandaise Adyen. Le secret derrière son succès est sa présence dans le jeu en ligne et dans les services financiers.
Il explique également les différences des modèles d'affaires de Nuvei et d'une autre entreprise montréalaise présente dans l'industrie des solutions de paiement, Lightspeed, bien que Manuvie ne possède pas d'actions de cette dernière.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. Cette semaine, la Réserve fédérale américaine (Fed) a abaissé ses prévisions de croissance économique pour 2021, 2022, et 2023, ce qui a semblé freiner les ardeurs des indices boursiers américains.
Hélène Paradis, vice-présidente et conseillère en placement chez Gestion de patrimoine TD, explique ce à quoi il faut s'attendre du côté de la Bourse dans un contexte de lente reprise économique.
Au Canada, elle aime bien le titre de CGI, qui possède d'abondantes liquidités pour poursuivre sa stratégie de croissance par acquisitions.
Du côté américain, elle conseille de surveiller le titre d'American Tower, spécialiste des équipements de télécommunications pour les opérateurs de téléphonie mobile, particulièrement parce que l'entreprise est très bien positionnée du côté de la 5G.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. La récente correction du Nasdaq a permis de purger certains excès, soutient Nicolas Vaugeois, vice-président et gestionnaire de portefeuille, répartition globale de l’actif et stratégies alternatives chez Fiera Capital.
M. Vaugeois note que les fractionnement d'actions annoncés chez Tesla et Apple ces dernières semaines ont clairement montré un excès d'enthousiasme des investisseurs. Les titres des deux sociétés ont connu de fortes progressions après les annonces, alors qu'à la base, un fractionnement des actions ne crée aucune valeur.
À plus long terme, Fiera Capital anticipe que les investisseurs se tourneront davantage vers les secteurs «valeurs» comme celui des financières. La société est davantage favorable aux actions canadiennes qu'à celles des États-Unis.
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Dollarama a dévoilé cette semaine des résultats financiers supérieurs aux prévisions pour le deuxième trimestre de son exercice 2021 terminé le 2 août.
Les résultats ont plu à François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille chez Giverny Capital et actionnaire du détaillant de produits à bas prix.
M. Rochon se dit particulièrement satisfait de la progression des ventes de magasins comparables de 5,4% malgré le confinement et les charges liées aux normes sanitaires résultant de la pandémie de COVID-19.
Il estime que les investisseurs ont raison d'être préoccupés par la vigueur des ventes d'articles pour la fête d'Halloween, mais que les actionnaires qui ont une vision à long terme ne devraient pas s'en inquiéter outre mesure.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. Avec les taux d'intérêt qui sont proches de zéro et qui vont y rester pour encore longtemps, les investisseurs devraient-ils fuir les obligations et autres titres à revenu fixe comme la peste?
Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille chez Claret, prévient qu'il est très difficile de trouver des titres à revenu fixe qui répondent aux trois objectifs d'investissement pour lesquels ils ont été créés, soit protéger le capital, générer des liquidités et offrir une protection en cas de chute des marchés boursiers.
Comme la valeur des obligations augmente lorsque les taux d'intérêt diminuent, le seul moyen pour ces dernières de prendre de la valeur serait que les taux descendent en territoire négatif (comme c'est le cas depuis plusieurs mois dans certains pays d'Europe et d'Asie), ce qui n'est pas souhaitable.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. Le S&P 500 a retrouvé son sommet historique d'avant la pandémie de COVID-19 cette semaine. Du 19 février au 23 mars, en 33 jours, l'indice aura perdu environ 35% de sa valeur. C'est donc dire que l'indice principal de la Bourse de New York a commencé à paver le chemin vers un nouveau marché haussier depuis ce temps, mettant fin à ce qui est à ce jour le plus court marché baissier de son histoire.
Pourtant, la pandémie est loin d'être terminée. Pourquoi l'indice américain a-t-il effectué un rebond aussi rapide? Luc Girard, gestionnaire de portefeuille chez Noël, Girard Lehoux Valeurs mobilières Desjardins, considère que le marché boursier américain est l'exception qui confirme la règle, grâce à une poignée de titres technologiques et de soins de santé. Ailleurs dans le monde, les principaux indices sont loin de leur retour au sommet.
M. Girard croit également que la poursuite du rebond des marchés boursiers américains devra venir d'autres secteurs que ceux de la technologie et de la santé, et anticipe une rotation sectorielle des investissements vers des secteurs plus cycliques à mesure que l'économie récupérera.
Il prévient aussi les investisseurs des dangers d'un excès de confiance, car il est encore possible qu'une deuxième vague de cas de COVID-19 vienne paralyser l'économie cet automne, ce qui aurait aussi un impact sur les indices boursiers.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. Alors que tous les yeux sont tournés vers la remontée des indices américains depuis le creux du 23 mars, qu'en est-il de la Bourse canadienne?
Existe-t-il des occasions d'achat à Bay Street? Steve Bélisle, gestionnaire de portefeuille chez Gestion de placements Manuvie, parle de trois titres qui constituent selon lui de bonnes occasions en ce moment: ATS Automation, Colliers International et Morneau Shepell.
Le balado a été enregistré le mardi 11 août et le lendemain, le titre d'ATS Automation, entreprise ontarienne qui aide les entreprises avec l'automatisation de leurs usines ou de leurs lieux de travail, terminait la séance sur un gain de plus de 13% après le dévoilement de bons résultats trimestriels. Jeudi, le titre a toutefois perdu une partie de ces gains, retraitant de 1,69%.
M. Bélisle aime le titre de Colliers International, qui offre de nombreux services à une multitude de clients en immobilier commercial.
Le gestionnaire souligne également la résilience du titre du spécialiste des ressources humaines Morneau Shepell depuis le début de la pandémie de COVID-19.
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GESTIONNAIRES EN ACTION. Le prix de l'once d'or a dépassé pour la première fois le seuil symbolique des 2000$US l'once cette semaine.
Même si la valeur du précieux métal s'est appréciée d'environ 35% depuis le début de l'année, l'entreprise de gestion de portefeuille Giverny Capital évite toujours d'investir dans le secteur. François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille de l'entreprise, explique pourquoi.
Il raconte aussi que le rebond des marchés américains depuis la fin mars signifie que la Bourse anticipe une reprise économique au cours des prochains mois. Il précise toutefois que le S&P 500 pourrait en ce moment se diviser en deux parties, soit le S&P 5 et le S&P 495... En effet, la bonne performance relative de l'indice depuis le début de la crise est surtout attribuable aux entreprises technologiques Microsoft, Apple, Amazon, Facebook et Alphabet (Google). Or, à son avis, ces cinq entreprises, bien qu'exceptionnelles, ne pourront pas tirer l'indice vers le haut éternellement.
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Le balado Gestionnaires en action traite de l'actualité boursière avec différents gestionnaires de portefeuille.

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