KTO Radio / La Foi prise au Mot

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KTO Radio / La Foi prise au Mot episodes

  • Indifférence et athéisme
    Selon certains sondages, moins de la moitié des Français croiraient en l’existence de Dieu, au point que l’athéisme semble s’imposer comme une norme. Habituellement, la sécularisation est pointée du doigt comme la source de ce phénomène. Mais que signifie être athée aujourd’hui ? Si traditionnellement l’athéisme s’accompagnait d’un rejet des religions, il semble que ce soit moins le cas aujourd’hui. L’hostilité parfois virulente semble avoir fait place à une indifférence critique vis-à-vis de la question religieuse. D’où vient cette indifférence ? Et comment le chrétien est-il censé s’adresser à celui ou celle qui ne manifeste même plus d’intérêt pour le message de l’Evangile ? « Il nous faut mettre en lien le dogme avec le vécu humain, souligner le caractère proprement existentiel de la voie chrétienne », défend Thomas Remy, professeur en religion et étudiant en théologie à l’Université de Louvain (Belgique). « On compte beaucoup plus sur l’expérience humaine qui découvre sa richesse et sa profondeur proprement divine. C’est cela le mystère de l’incarnation : en tout homme on retrouve une trace du divin », renchérit Paul Valadier, jésuite et Professeur au Centre Sèvres à Paris.
    53 min
  • Thérèse d’Avila
    Le nom de Thérèse d’Avila évoque chez certains des images contrastées. D’un côté, la sainte religieuse, austère, vêtue de noir, réformatrice, qui impose une règle de fer à ses soeurs carmélites, à l’image d’une Espagne corsetée où sévit l’Inquisition. De l’autre, la mystique avec ses excès, ses épanchements et même ses excentricités. Pourtant, rien n’est plus éloigné de la personne que fût Thérèse de Jésus. « C’est quelqu’un de très drôle ! Quand on lit son autobiographie, on a vraiment l’impression de lire un road movie spirituel ! », s’amuse Christine Rancé, auteure d’un essai biographique sur la sainte. « Thérèse a vécu une large partie de sa vie avec l’épée de Damoclès de l’Inquisition au-dessus de sa tête. Il y a une vraie revendication chez elle : que les femmes soient reconnues comme des sujets spirituels à part entière » analyse, de son côté, Geneviève Fabry, professeur de langue espagnole à Louvain (Belgique). Une personnalité drôle, subversive, en avance sur son temps, assurément moderne, autant d’aspects de sainte Thérèse que Régis Burnet propose de découvrir en compagnie de ses deux invitées.
    53 min
  • Thérèse d’Avila
    Le nom de Thérèse d’Avila évoque chez certains des images contrastées. D’un côté, la sainte religieuse, austère, vêtue de noir, réformatrice, qui impose une règle de fer à ses soeurs carmélites, à l’image d’une Espagne corsetée où sévit l’Inquisition. De l’autre, la mystique avec ses excès, ses épanchements et même ses excentricités. Pourtant, rien n’est plus éloigné de la personne que fût Thérèse de Jésus. « C’est quelqu’un de très drôle ! Quand on lit son autobiographie, on a vraiment l’impression de lire un road movie spirituel ! », s’amuse Christine Rancé, auteure d’un essai biographique sur la sainte. « Thérèse a vécu une large partie de sa vie avec l’épée de Damoclès de l’Inquisition au-dessus de sa tête. Il y a une vraie revendication chez elle : que les femmes soient reconnues comme des sujets spirituels à part entière » analyse, de son côté, Geneviève Fabry, professeur de langue espagnole à Louvain (Belgique). Une personnalité drôle, subversive, en avance sur son temps, assurément moderne, autant d’aspects de sainte Thérèse que Régis Burnet propose de découvrir en compagnie de ses deux invitées.
    53 min
  • Thérèse d’Avila
    Le nom de Thérèse d’Avila évoque chez certains des images contrastées. D’un côté, la sainte religieuse, austère, vêtue de noir, réformatrice, qui impose une règle de fer à ses soeurs carmélites, à l’image d’une Espagne corsetée où sévit l’Inquisition. De l’autre, la mystique avec ses excès, ses épanchements et même ses excentricités. Pourtant, rien n’est plus éloigné de la personne que fût Thérèse de Jésus. « C’est quelqu’un de très drôle ! Quand on lit son autobiographie, on a vraiment l’impression de lire un road movie spirituel ! », s’amuse Christine Rancé, auteure d’un essai biographique sur la sainte. « Thérèse a vécu une large partie de sa vie avec l’épée de Damoclès de l’Inquisition au-dessus de sa tête. Il y a une vraie revendication chez elle : que les femmes soient reconnues comme des sujets spirituels à part entière » analyse, de son côté, Geneviève Fabry, professeur de langue espagnole à Louvain (Belgique). Une personnalité drôle, subversive, en avance sur son temps, assurément moderne, autant d’aspects de sainte Thérèse que Régis Burnet propose de découvrir en compagnie de ses deux invitées.
    53 min
  • Transmission.
    La rentrée est là et l’on voit souvent fleurir les mêmes questions : vais-je inscrire mon enfant au catéchisme ? Devrais-je me former en théologie ? Intégrer un groupe d’adultes chrétiens ? Depuis plusieurs années, on entend souvent dire que la transmission est en « panne », que le catéchisme est devenu inutile et dépassé. A bien des égards les mots « mission » ou « évangélisation » sont devenus presque tabous, suspectés d’être les signes d’un prosélytisme agressif... Avec ses deux invités, Régis Burnet revient sur le sens profond ce que signifie "transmettre" pour un chrétien. « Je pense que n’importe quel catéchiste vous dira qu’il a énormément reçu des personnes qu’il accompagne », témoigne Annick Raya, formatrice en catéchèse dans le canton de Vaud, en Suisse. « La catéchèse ne veut pas uniformiser ou standardiser, nous dit le pape. Elle veut permettre une rencontre personnelle et intime pour chacun », renchérit Henri Derroitte, professeur de théologie pratique à l’Université Catholique de Louvain.
    52 min
  • La Messe
    Sur les parvis ou dans les sacristies, certains parlent de « messe Paul VI » ou de « rite tridentin » tandis que d’autres préfèrent volontiers évoquer la « forme ordinaire » ou la « forme extraordinaire ». A l’heure où les querelles liturgiques semblent resurgir, La Foi Prise au Mot propose de revenir aux fondamentaux de la liturgie catholique. Quels sont les véritables enjeux de la célébration eucharistique ? Comment comprendre les différents gestes et paroles prononcés ? « La liturgie est un cheminement, chaque pas est important et ne se comprend qu’en fonction de l’ensemble », explique le Père Jean-Baptiste Nadler, prêtre de la communauté de l’Emmanuel et curé à Vannes. « La messe se vit par le corps et engage toute notre sensibilité et nos affects. C’est à la fois un lieu de profonde communion, mais aussi de tensions », renchérit le Père Louis-Marie Chauvet, professeur émérite spécialiste de la théologie des sacrements.
    53 min
  • Les Actes des Apôtres
    Situés à la suite des Évangiles, les Actes nous font suivre les pas des apôtres en mission, propageant la parole de Dieu. Ils décrivent également la naissance des premières communautés chrétiennes, aussi bien parmi les Juifs que les païens, qui se constituent petit à petit en authentiques foyers de foi. Ce livre fait également état de difficultés internes au christianisme naissant : « j’entends souvent opposer Pierre et Paul, je pense qu’il s’agit d’une erreur. L’un est sans doute plus intellectuel que l’autre, mais tous les deux brûlent du même esprit », nuance Marie-Noëlle Thabut, bibliste. Narrant la naissance même de l’Église, les Actes des Apôtres constituent un témoignage précieux de ce qui constitue le coeur même de la foi : « ce livre nous raconte la continuité complète de la promesse faite à Israël, dans la radicale nouveauté de Dieu. Dieu agit et de manifeste constamment de manière inattendue », souligne de son côté Odile Flichy, exégète du Nouveau Testament.
    53 min
  • L’Église et le XIXe siècle
    Le concile Vatican II est parfois vilipendé comme un moment de rupture avec la Tradition multi-séculaire de l’Église, en particulier avec l’héritage du concile de Trente. Mais est-ce vraiment avec ce concile du XVIe siècle que Vatican II entend rompre, si tant est qu’il y ait réellement rupture ? « A bien des égards, Vatican I opère de nombreux changements sans le dire, là où Vatican II change peu de choses, mais en le disant », explique Jean-Pascal Gay, Professeur d’histoire religieuse à l’Université Catholique de Louvain. « En un sens, c’est aussi le XIXe siècle qui a inventé la Tradition », précise-t-il. Si rupture il y a eu, celle-ci semble donc s’amorcer bien avant le concile de Vatican II. « On mesure mal le traumatisme qu’a été la Révolution française et à quel point celle-ci a polarisé toute une part de l’Église contre la modernité », explique à son tour Frédéric Gugelot, Professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Reims. L’insistance sur la Tradition comme refus du monde moderne serait donc également un héritage de ce XIXe siècle. Pour autant, il serait réducteur de décrire cette période de l’Église comme s’inscrivant dans un simple refus du monde moderne. « C’est un temps qui est marqué par un passage d’une religion de la prescription, à une religion où le fidèle est invité à constituer sa propre foi. » A la fois moderne et anti-moderne, le XIXe siècle semble occuper une place centrale, quoi que mal connue, y compris dans l’histoire contemporaine de l’Église.
    52 min
  • Marie, modèle de toutes les femmes?
    Cette semaine, la Foi Prise au Mot vous propose d’aborder la figure de Marie, mais d’une manière un peu différente, en nous demandant si celle-ci peut ou doit véritablement faire office de modèle pour toutes les femmes. Une certaine image de Marie, perçue à bien des égards aujourd’hui comme péjorative est souvent véhiculée : une femme souvent idéalisée par les hommes, se soumettant à l’ange ainsi qu’à son mari, qui reste discrète, voire silencieuse et médite pieusement sur tout ce qu’elle a vu. Cette image pourrait d’ailleurs se résumer en deux mots : soumission et silence. Mais est-ce vraiment ainsi qu’est décrit le personnage de Marie dans le Nouveau Testament ? « Marie ne restait pas là, assise, les bras croisés, à regarder Jésus ! Son silence signifie qu’elle reçoit le Mystère, qu’elle en possède l’intelligence. » affirme Soeur Marie-Madeleine Caseau, prieure des Bénédictines au Monastère Sainte-Bathilde de Vanves. « C’est une figure qui nous dit quelque chose sur ce que c’est de croire en dépit des épreuves et de la souffrance, sur ce qu’est le véritable cheminement humain de la foi » ajoute Agnès von Kirchbach, pasteure de l’Église protestante unie de France. Retrouvez la suite de cet échange dans ce nouveau numéro de la Foi Prise au Mot.
    53 min
  • Le déluge
    Cette semaine, La Foi Prise au mot explore les péripéties de l’épisode du Déluge tel que décrit dans la Seconde Épître de Pierre : « Dieu n’a pas épargné non plus l’Ancien Monde, mais il préserva, lors du déluge dont il submergea le monde des impies, Noé, le huitième des survivants, lui qui proclamait la justice ». Ce récit biblique soulève de nombreuses questions intrigantes. Pourquoi Dieu a-t-il choisi de détruire une partie de sa création tout en préservant Noé et sa famille ? Quel est le message véhiculé par l’histoire de Noé ? Par ailleurs, les recherches archéologiques ont depuis plusieurs décennies mis en évidence l’existence de récits très fréquents de déluge dans le Proche-Orient ancien, remontant bien avant la rédaction de la Bible. Cette émission sera l’occasion de nous interroger sur l’influence qu’on pu avoir ces légendes anciennes sur la rédaction des livres bibliques. Si le déluge n’est donc pas un récit historique, il ne cesse pour autant de nous parler. « C’est très probablement un motif qui est né d’une relation de l’homme au milieu naturel dans lequel il vivait. » explique Ilaria Calini, Assyriologue et Archéologue. Au-delà d’un rapport à la nature, ce passage de la Genèse semble également décrire plusieurs états de l’humanité, voir même d’humanités tout court. « Il y a un avant qui est celui des origines où les durées de règnes et de vie sont exponentielles et un après qui nous fait entrer dans notre condition humaine. » explique cette fois Stéphanie Anthonioz, Bibliste, spécialiste du récit du déluge. Retrouvez la suite des explications de nos invitées, dans ce nouveau numéro de la Foi Prise au Mot.
    54 min

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Dans un style simple et direct, des spécialistes, universitaires ou prêtres, dialoguent avec Régis Burnet, bibliste, en apportant des réponses aux questions que nous pouvons nous poser sur la foi, la…

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