Patricia Bosshard est violoniste et compositrice suisse, née à Orbe en 1965. Elle a suivi ses études de violon classique en Suisse puis à Montréal, suivies d'une licence dʹenseignement de rythmique Jaques-Dalcroze à Genève avec un 1er prix de création; elle ira ensuite étudier lʹélectroacoustique et la composition pendant 5 ans dans la classe de Reiner Boech, toujours à Genève. De retour en terre vaudoise, elle suivra des cours d'improvisation et des ateliers à l'EJMA, l'Ecole de jazz et de musiques actuelles à Lausanne, puis repart vers Lyon se perfectionner dans la classe de Claire Bernard. Au-delà de ce cursus académique assez atypique, il y a chez Patricia Bosshard une passion inextinguible pour l'évolution acoustique ou électronique du son du violon et du quatuor à cordes; un besoin de recherche et d'expérimentation permanent qui va l'emmener aux USA, partout en Europe et surtout auprès de celles et ceux qui aiment partager ses explorations. En 2007, elle fonde avec le vidéaste Nicolas Wintsch la Compagnie Dynamo pour des spectacles de vidéo, voltige et son. Elle est aussi lʹauteur des jingles des stations du métro M2 que les Lausannois connaissent bien. Elle compose régulièrement de la musique pour le théâtre, notamment avec la Cie STT, qui sera sélectionnée meilleure musique de scène à Paris en 2012. Le travail actuel de Patricia Bosshard repose toujours sur lʹimprovisation, la composition, lʹimage et la mise en espace du son, lʹacoustique et lʹélectronique.
Une série d'Ivor Malherbe.
Les projets en route en 2026 : "Les Aubes". La recherche est la clef, la musique est acoustique et électronique avec un thème : la lumière qui apparait. Où se trouve la limite entre improvisation et interprétation ? Avoir le privilège de pouvoir préparer la musique avec les musiciens a un prix. Lorsqu'il s'agit d'occuper l'espace urbain, le collectif " Les topophoniques" proposent des balades sonores à Lausanne. Déformer la cathédrale avec Nicolas Wintsch, vidéaste, c'est possible et en musique... Et tant qu'à innover, si l'archet du violon pouvait donner encore plus d'informations à traiter pour les transmuer en musique, en paramètres qui transforment la musique ? L'archet augmenté existe, il mesure les mouvements, les pressions, Patricia Bosshard a travaillé avec. Quant au violon, il a une vie acoustique et une vie électronique.