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Or
C’est au Texas que s’est installée, ces dernières années, une véritable armée de data centers. Meta, Microsoft, Amazon, Digital Realty, mais aussi des géants du bitcoin : plus de 150 centres de données fonctionnent déjà dans l’État, et des dizaines de projets supplémentaires sont en cours. Leur rôle ? Faire tourner l’intelligence artificielle, stocker et traiter des quantités astronomiques de données. Mais derrière cette révolution numérique se cache une consommation d’eau colossale.
Selon Economic Times, deux immenses data centers de San Antonio ont englouti à eux seuls plus de 1,7 milliard de litres d’eau en 2023 et 2024. L’équivalent de la consommation annuelle de près de 2 300 foyers ! Et ce n’est qu’un début : d’après le Houston Advanced Research Center, la consommation totale des data centers texans atteindra 185 milliards de litres dès 2025, soit l’équivalent de ce que boivent chaque année 1,3 million de Texans. Pire encore : avec la multiplication des projets, ce chiffre pourrait grimper à 1 510 milliards de litres en 2030. Certains sites géants absorbent déjà jusqu’à 17 millions de litres d’eau par jour.
Le paradoxe, c’est que cette explosion se produit alors que le Texas subit des sécheresses à répétition. Dans plusieurs comtés, les habitants doivent réduire drastiquement leur usage domestique : à San Marcos, par exemple, la consigne est claire, pas plus de cinq minutes sous la douche. Pendant que les familles comptent les minutes d’eau courante, les data centers, eux, ne subissent aucune restriction. Car l’eau est indispensable au refroidissement des machines, surtout sous la chaleur écrasante du Texas. Et contrairement à d’autres usages, celle-ci ne peut pas être recyclée : elle s’évapore et disparaît purement et simplement. Si les prévisions se confirment, l’IA et les data centers pourraient représenter près de 7 % de la consommation totale en eau de l’État d’ici 2030. Une perspective qui interroge : au moment où la population se serre la ceinture, la soif du numérique risque bien de tarir les ressources naturelles.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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C’est au Texas que s’est installée, ces dernières années, une véritable armée de data centers. Meta, Microsoft, Amazon, Digital Realty, mais aussi des géants du bitcoin : plus de 150 centres de données fonctionnent déjà dans l’État, et des dizaines de projets supplémentaires sont en cours. Leur rôle ? Faire tourner l’intelligence artificielle, stocker et traiter des quantités astronomiques de données. Mais derrière cette révolution numérique se cache une consommation d’eau colossale.
Selon Economic Times, deux immenses data centers de San Antonio ont englouti à eux seuls plus de 1,7 milliard de litres d’eau en 2023 et 2024. L’équivalent de la consommation annuelle de près de 2 300 foyers ! Et ce n’est qu’un début : d’après le Houston Advanced Research Center, la consommation totale des data centers texans atteindra 185 milliards de litres dès 2025, soit l’équivalent de ce que boivent chaque année 1,3 million de Texans. Pire encore : avec la multiplication des projets, ce chiffre pourrait grimper à 1 510 milliards de litres en 2030. Certains sites géants absorbent déjà jusqu’à 17 millions de litres d’eau par jour.
Le paradoxe, c’est que cette explosion se produit alors que le Texas subit des sécheresses à répétition. Dans plusieurs comtés, les habitants doivent réduire drastiquement leur usage domestique : à San Marcos, par exemple, la consigne est claire, pas plus de cinq minutes sous la douche. Pendant que les familles comptent les minutes d’eau courante, les data centers, eux, ne subissent aucune restriction. Car l’eau est indispensable au refroidissement des machines, surtout sous la chaleur écrasante du Texas. Et contrairement à d’autres usages, celle-ci ne peut pas être recyclée : elle s’évapore et disparaît purement et simplement. Si les prévisions se confirment, l’IA et les data centers pourraient représenter près de 7 % de la consommation totale en eau de l’État d’ici 2030. Une perspective qui interroge : au moment où la population se serre la ceinture, la soif du numérique risque bien de tarir les ressources naturelles.
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