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Aujourd'hui, on vit à l'heure cubaine dans les Matins : Manon Brimaud et Sébastien Vidal sont nos envoyés spéciaux à La Havane, où vient de s'achever, dans des conditions difficiles la 41e édition du festival Jazz Plaza, dont le directeur artistique, Roberto Fonseca, est aussi leur guide. Plongée dans une île en sursis, face à de gros durcissements de la politique d'embargo américaine, confrontée en outre à une météo exceptionnellement violente, mais où l'énergie et la foi dans la musique restent intactes. Il sera question de files d'attente, de lampes-torches… et de sushis. (Photo : Créateur : ADALBERTO ROQUE | Crédits : AFP)
On se souvient aussi aujourd'hui, jour du centenaire de sa naissance, de Mimi Perrin qui, après avoir participé au groupe vocal les Blue Stars de Blossom Dearie, avait créé en 1959 les Double Six pour lesquels elle a mis en paroles et écrit des arrangements à partir de standards de jazz. C’est ce qu’elle expliquait à la télévision française en 1965, peu de temps avant la dissolution du groupe.
Et enfin, Olivier Celik, du magazine L'Œil, nous présente la peintre surréaliste Leonora Carrington, qui sera bientôt à l'honneur au Musée du Luxembourg à Paris, et nous conseille d'aller visiter l'expo "Clément Cogitore. Ferdinandea, l’île éphémère," au MuCEM à Marseille, où on écoute TSFJAZZ en DAB+.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On s’immerge ce matin dans le dessin vibrant et coloré de Calixte Bernard. Sa première BD, Bamby, est sortie chez Tumulte éditions. Les saveurs de la cuisine camerounaise y côtoient la musique de Miles Davis, les révisions de partiels et les coups de fil au pays, le tout sous le regard surplombant des fameuses tours "choux" de Créteil. Une BD ancrée dans la France des années 90, et qui raconte le déracinement avec humour et tendresse.
Jim Britt/Michael Ochs Archives
Côté télé, on a vu pour vous le documentaire que vous propose Arte dans le cadre de sa soirée spéciale Marvin Gaye ce vendredi. Marvin Gaye, le visionnaire de la soul de Schyda Vasseghi revient sur l’évolution de la carrière musicale du prince de la soul, de ses débuts à la Motown, jusqu’aux albums mythiques des années 70-80. A l'aide d'images d'archives et une série d'entretiens de proches, de musiciens et de producteurs, le documentaire raconte comment le chanteur a su s'émanciper des carcans de la Motown pour prendre un virage plus engagé, et plus créatif. Puis comment, rongé par la drogue, il a réussi à se réinventer à Ostende, avec l'aide d'une famille belge, juste avant l'enregistrement de son ultime disque.
Et puis nous irons à Cuba ! L'île, sous pression américaine, est plus que jamais frappée par la pénurie et les coupures de courant. Mais le jazz y résonne malgré tout, à l’occasion du 41ème Festival international de jazz de la Havane, où se trouvent Manon Brimaud et Sébastien Vidal pour TSFJAZZ.
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Mercredi prochain, on va fêter à la Salle Cortot, à Paris, une salle jusque là dédiée à la musique classique, les 10 ans du label Continuo Jazz avec (entres autres) les violonistes Line Kruse & Pierre Blanchard, l’harmoniciste Olivier Ker Ourio, les saxophonistes Xavier Richardeau, Eric Séva et Pierrick Pédron, ou encore le tromboniste Daniel Zimmermann qui était dans les Matins Jazz lundi… On en parle ce matin avec le fondateur du label, Flavien Pierson.
On vous avait parlé d’un nouveau Picsou made in France avec le dessinateur et scénariste Jul il y a quelques mois. Voici un nouveau Mickey, dans les mêmes conditions, c'est-à dire un album créé par des artistes français : “Mickey et le roi des pirates”, de Joris Chamblain et Dav (Ed. Glénat). De nouvelles aventures teintées de fantastique pour Mickey reporter; qui retrouve d'autres héros créés par Walt Disney, comme ils l’étaient à l’origine, quand le génial dessinateur s’est lancé avant d’en devenir le roi incontesté, dans la grande histoire du dessin animé.
Et enfin, Léa Chauvel Lévy a lu pour nous On l'appelait Bennie Diamond, le premier roman de Michaël Dichter paru aux Éditions Les Léonides.
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Après avoir été Chet Baker il y a dix ans dans “Born to be blue”, Ethan Hawke incarne cette fois-ci le parolier américain Lorenz Hart, l'alter ego de Richard Rodgers dans les années 1930-1940, auteur de plusieurs chansons de Broadway devenue des standards de jazz. Et là aussi, c’est un personnage au creux de la vague. On guettait depuis un an la sortie en salles de"Blue Moon",de Richard Linklater… qui n'arrivera pas, puisque le film est déjà en VOD. En attendant, ce rôle vaut à son acteur principal une nomination aux Oscars.
A part ça, on s'intéresse beaucoup aux Etats-Unis ce matin : on vous parle Trump & physique quantique avec le philosophe politique Christian Salmon, on vous fait entendre la voix de l'autre Amérique, de Natalie Portman à Philip Glass, qui a annoncé la création de sa symphonie hommage à Abraham Lincoln au Trump & Kennedy Center et Dimitri Beck, de Polka Magazine,décrypte une glaçante photo du chez de la police de l'immigration américaine (et il nous rappelle aussi, ça n'a rien à voir, qu'il ne reste plus qu'un mois et demi pour découvrir l'œuvre de Denise Bellon au mahJ, à Paris).
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Mais pourquoi la musique du pianiste, chanteur et compositeur martiniquais Marius Cultier n’est pas davantage connue (et reconnue) en dehors de la Caraïbe? C’est pourtant un des artistes les plus importants du jazz antillais, qui a démocratisé le piano en Martinique.
Heureusement, il y a quelques ambassadeurs qui veillent à sa mémoire. Parmi eux, les auteurs et musiciens Georges Granville et Thierry Vaton, qui le présentent comme le père du Kreyol Jazz. Aujourd’hui, ils publient un recueil de partitions qui va nous permettre d’entrer dans le secret de sa musique. Il y a quelques années sur tsfjazz, on vous avait proposé une émission spéciale autour de Marius Cultier, avec sa fille Laïni Cultier et Mario Canonge, qu'on écoute ce matin.
“Marius Cultier, compositions”, un recueil de partitions publié par Georges Granville et Thierry Vaton aux Editions de l’AMC (Association pour le développement des musiques créoles), recueil enrichi d’une biographie du musicien disparu prématurément à l’âge de 43 ans seulement en 1985.
On a appris la disparition à 73 ans du batteur jamaïcain Sly Dunbar, considéré comme l'un des meilleurs batteurs de tous les temps tous genres confondus, qui a participé à des centaines d'albums, y compris au " Rock It" d’Herbie Hancock. Il avait enregistré avec des stars de tous les univers comme Bob Marley, Peter Tosh, Grace Jones, Bob Dylan ou les Rolling Stones, pour n’en citer quelques-uns. Mais c’est un autre musicien jamaïcain qui nous l’avait fait découvrir dans le milieu du jazz, le pianiste Monty Alexander, qui avait sollicité le duo Sly & Robbie pour revisiter à sa manière des standards comme "Moanin", "The Sidewinder", "Mercy mercy mercy", "The in crowd", etc. Et c’est franchement réjouissant.
L’album s’intitule "Monty meets Sly & Robbie" et pour saluer Sly Dunbar, on a pensé que ce serait bien d’en écouter un petit bout ce matin.
Enfin, Yaël Hirsch, deCult.News, nous parle ce matin de la mère de Georges Perec, au cœur du livre « La Disparition des choses » d'Olivia Elkaïm (Ed. Stock).
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Son trombone n'a rien de monotone! Avant son concert demain soir au New Morning (Paris), Daniel Zimmermann vient, avec son complice Pierre Durand à la guitare, nous livrer deux des ses "instantanés", ses "Snapshots", du titre de son nouvel album. C'est la session live des Matins, après les infos de 9h.
Ce matin, on part à Haïti où s’est déroulée il y a quelques jours la nouvelle édition du festival PAPJAZZ, à qui Manon Brimaud consacrera ce soir une émission spéciale de deux heures, avec plein d’extraits de concerts et aussi des rencontres avec les acteurs de cet incontournable rdv. On y entendra notamment Nadège Bellande Robertson, musicienne et chanteuse au sein du groupe Indigenous, thérapeute de son et pédagogue, ainsi que Valérie Chane Tef, pianiste, chanteuse et compositrice réunionnaise, qui voudrait qu'on parle davantage de "Kreyol Jazz".
L'émission spéciale PAPJAZZ, le festival international de jazz de Port-au-Prince, de Manon Brimaud, c'est ce soir de 21h à 23h sur TSFJAZZ.
Enfin, Olivier Celik, le rédacteur en chef du magazine d'art L'Œil nous parle ce matin de la politique culturelle de Donald Trump et nous conseille d'aller voir aux Franciscaines de Deauville l'exposition consacrée à Valérie Belin.
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Ce 23 janvier c’est l’anniversaire de la mort d’une icône de la musique, du cinéma, du théâtre… Et du combat contre la ségrégation : Paul Robeson. Son engagement auprès des communistes lui a valu d’être pourchassé sous McCarthy, privé de son passeport et d’une bonne partie de ses revenus. On écoute son biographe, l'historien américain Gerald Horne, ainsi qu'une archive de cette superbe voix de baryton qui était celle de Paul Robeson.
Egalement au programme, la musique XXL, avec la première édition du "Weekend des Orchestres" qui se tient demain et dimanche dans le cadre de la Semaine du Son de l'UNESCO. Des orchestres classiques, mais aussi des big bands et des fanfares se donnent en spectacle, un peu partout en France, afin d'encourager la pratique musicale collective. Pour le plus grand plaisir du parrain de l'évènement, André Manoukian.
Troisième volet aussi de notre feuilleton de la semaine dédié au pianiste Fred Nardin qui investit ces jours-ci le Duc des Lombards à Paris, avec son Trio [+]. Il nous raconte sa volonté de créer un trio à géométrie variable, sur lequel viennent se greffer de nombreux invités.
On se penche enfin sur l’album jazz de Flea, bassiste des Red Hot Chilli Peppers. Il a commencé par le jazz (à la trompette), s’en est éloigné, et y revient aujourd'hui avec une émotion particulière, mais non sans craintes.
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Aujourd’hui arrive à la MC93 à Bobigny le dernier volet d’une trilogie créée par l’auteur et metteur en scène Marc Lainé à La Comédie de Valence, qu’il dirige. Après “En finir avec leur histoire” et “Nos paysages mineurs”, voici donc “La Chambre de l’écrivain”, la suite et fin de ce récit d’autofiction dans lequel l’auteur met en scène son double Martin, engagé dans un spectacle autour de l’histoire de ses parents et des bouleversements sociétaux qu’ils traversent. Sur scène, six acteurs et deux violoncellistes, dont Vincent Segal, qui a composé la musique.
La Chambre de l’écrivain de Marc Lainé à la MC93 à Bobigny, du 22 au 25 janvier, puis à La Comédie de Caen les 28 et 29 janvier.
Cette année, c’est la première fois que les Nuits de la Lecture se déroulent sur 5 jours. Ça a commencé hier soir et c’est donc jusqu’à dimanche inclus avec, comme chaque année plein d’événements partout en France, dans les bibliothèques, les médiathèques, mais pas seulement. Partout, la lecture sera partageuse, de Saint Etienne à Bordeaux où on écoute TSFJAZZ en DAB+ où la librairie La Machine à lire reçoit Marie- Hélène Lafon, marraine de cette 10e édition dédiée à la thématique “Villes et campagne”. Et Marie-Hélène Lafon en connaît un bout sur le sujet, qui écrit sur sa région rurale natale. L'autre parrain, c’est Laurent Gaudé qui, est lui un rat des villes, né à Paris où il vit.
Enfin, dans notre Feuilleton des Matins, le pianiste Fred Nardin, qui s'installe au Duc des Lombards avec son Trio [+], nous parle de la direction musiciale qu'il veut lui donner.
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L’exposition "Extreme Hotel", en cours en ce moment au Pavillon Populaire à Montpellier, où on écoute TSFJAZZ en DAB+, explore le travail en couleur de Raymond Depardon, avec une sélection de 150 photos prises entre les années 60 et 2019, des photos qui nous baladent dans tous les continents et dans les remous de l’histoire. La couleur est toujours douce, savamment dosée, comme posée là par un peintre attentif aux harmonies. Il y de grands formats horizontaux, c’est une série inédite qui immortalise un voyage aux Etats-Unis et il y aussi des formats verticaux, idéaux pour les couvertures de magazines qui, contrairement à l'intérieur des pages en noir et blanc, sont donc en couleur. Un format inventé par les Japonais comme nous l'explque ce matin le photographe dans les salles de cette expo à voir jusqu'en avril.
Dimitri Beck de Polka Magazine, qui commente l'actu en photo comme chaque semaine, a choisi aujourd'hui l'image ci-dessus, signée Pierre Lavie, pour évoquer la situation tendue à Minneapolis.
C’est le retour de Fred Nardin au Duc des Lombards, où il est comme chez lui, pour une nouvelle série de concerts avec son Trio [+], comme il l’avait fait déjà en septembre dernier. Trois soirées consécutives, donc, qui débutent demain, c’est déjà presque complet pour tous les sets jusqu’à samedi, avec de nombreux invités. Mais le socle, c’est donc le trio du pianiste, avec Romain Sarron à la batterie et Victor Nyberg à la contrebasse, une bande de vieux copains.
Le trio [+] du pianiste Fred Nardin s’installe donc à partir de demain et jusqu’à samedi au DDL à Paris, c’est notre Feuilleton des Matins.
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C’est LA voix de la bossa nova, celle qui est devenue une star planétaire en interprétant "The girl from Ipanema" sur l’album "Getz / Gilberto". Le Gilberto du titre, à l’origine c’est le nom de son mari, Joao Gilberto, le guitariste et chanteur qui a inventé la bossa nova avec Antonio Carlos Jobim et Vinicius de Moraes. Pendant des mois, il s’est enfermé avec sa guitare pour trouver le jeu juste, le rythme juste, le ton juste pour interpréter les chansons écrites par ses deux compères. A ce génial trio donc, s’est greffée la très discrète et très timide Astrud, 19 ans lorsqu'elle a épousé Joao Gilberto à qui elle s’est vite rendue indispensable, sur un plan affectif, psychologique et aussi artistique. Il était donc tout naturel que, lorsqu'il est allé enregistrer aux Etats Unis avec le saxophoniste Stan Getz, il ait demandé à sa jeune épouse de le rejoindre. C’est là qu’elle a enregistré pour la première fois : "Joao savait que je pouvais chanter parce qu’on avait l’habitude de chanter ensemble à la maison et quelques jours avant d’enregistrer The girl from Ipanema il a pensé que ce serait une bonne idée que j’enregistre la version anglaise parce qu’il ne parlait pas anglais, contrairement à moi." La chanson est devenue un tube… sans la voix de Joao en portugais, qui n’avait pas été gardée pour le single, avant d’etre rétablie sur la version de l’album.
Mais il était trop tard, Astrud Gilberto était devenue plus connue que son mari, qui l’a très mal supporté. Si sa carrière de chanteuse s’est envolée, le couple de celle qui est devenue la reine de la bossa nova a volé en éclats, et tout ça… pour 120 dollars, qui est le pauvre cachet qui lui a été accordé pour l'enregistrement de l’album.
Cette histoire, et de nombreuses autres, on les découvre dans ce film réalisé par Antoine Baldassari, “The Girl from Ipanema / Astrud Gilberto, reine de la bossa nova” qu’on peut visionner jusqu’en aout sur la plateforme ArteTV.
Au cimetière de Chasselay, dit “Tata de Chasselay”, grâce à des villageois qui qui n’avaient jusque là jamais vu d’hommes noirs, 196 dépouilles de les tirailleurs dits « sénégalais » ont pu trouver une sépulture. L'autrice et metteuse en scène Eva Doumbia a imaginé, à partir de nombreuses recherches (elle a travaillé quatre ans sur l’écriture de ce spectacle) une œuvre polyphonique où les récits des combattants se mêlent à ceux de ces villageois. Un spectacle auquel Eva Dumbia a désiré mêler de la musique en invitant un joueur de kora et un pianiste à se joindre sur scène aux comédien·nes.
"Chasselay et autres massacres", c’est jusqu’à la fin de la semaine au Théâtre Public de Montreuil. Un spectacle qui partira ensuite en tournée et passera les 19 et 20 mars CDN de Normandie-Rouen ainsi que les 6 et 7 mai au Théâtre de la Croix-Rousse (Lyon)
Et enfin, qui est ce “Furcy, né libre” à qui Abd Al Malik consacre un film sorti au cinéma la semaine et qui comptabilise déjà plus de 100 000 spectateurs. Il s’agit de Furcy Madeleine né esclave en 1786 sur l’île Bourbon (actuelle île de La Réunion), un homme qui a découvert à l’âge de 31 ans que sa mère, Madeleine, une Indienne originaire de Chandernagor, avait été affranchie trois ans après sa naissance. Donc, selon le droit de l’époque, son fils aurait dû être libre puisqu’il n’était plus le fils d’une esclave mais d’une femme libre. Pourtant, son propriétaire a refusé de reconnaître ce statut et l’a maintenu en esclavage un grande partie de son existence.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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