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Or


C’est un tournant stratégique pour l’État français. À peine une semaine après le déploiement de la plateforme collaborative « LaSuite » auprès des 80 000 agents de l’Assurance Maladie, la direction interministérielle du numérique, la DINUM, annonce vouloir tourner la page de Windows… au profit de Linux.
Concrètement, il s’agit d’abandonner le système d’exploitation de Microsoft, celui qui fait fonctionner la majorité des ordinateurs, pour un équivalent libre et open source, c’est-à-dire un logiciel dont le code est accessible et modifiable. L’objectif est clair : reprendre le contrôle des outils numériques, notamment pour les données sensibles comme celles de santé. Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large. Lors d’un séminaire organisé le 8 avril, ministères, opérateurs publics et acteurs privés ont été réunis pour travailler sur une ambition commune : la souveraineté numérique. Autrement dit, réduire la dépendance de l’État français aux technologies étrangères, en particulier américaines.
Parmi les premières mesures concrètes, la Caisse nationale d’Assurance maladie prévoit déjà d’équiper ses agents avec des outils français : Tchap pour la messagerie interne, Visio pour les réunions en ligne, ou encore FranceTransfert pour l’échange sécurisé de fichiers. En parallèle, la plateforme nationale des données de santé doit, elle aussi, migrer vers une infrastructure hébergée en Europe d’ici fin 2026. Mais le chantier est immense. Il ne concerne pas seulement les ordinateurs, mais aussi les réseaux, les bases de données, les logiciels collaboratifs, les antivirus, ou encore les outils d’intelligence artificielle. Bref, tout l’écosystème numérique de l’administration. D’ici l’automne, chaque ministère devra proposer une feuille de route détaillée pour réduire ses dépendances. En parallèle, l’État recense précisément les logiciels et services étrangers actuellement utilisés, afin d’identifier les points critiques. Cette stratégie traduit une prise de conscience politique. Comme l’a rappelé le ministre David Amiel, utiliser des solutions étrangères, c’est aussi dépendre de règles, de prix et de décisions qui échappent au contrôle national.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
By Choses à Savoir4.7
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C’est un tournant stratégique pour l’État français. À peine une semaine après le déploiement de la plateforme collaborative « LaSuite » auprès des 80 000 agents de l’Assurance Maladie, la direction interministérielle du numérique, la DINUM, annonce vouloir tourner la page de Windows… au profit de Linux.
Concrètement, il s’agit d’abandonner le système d’exploitation de Microsoft, celui qui fait fonctionner la majorité des ordinateurs, pour un équivalent libre et open source, c’est-à-dire un logiciel dont le code est accessible et modifiable. L’objectif est clair : reprendre le contrôle des outils numériques, notamment pour les données sensibles comme celles de santé. Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large. Lors d’un séminaire organisé le 8 avril, ministères, opérateurs publics et acteurs privés ont été réunis pour travailler sur une ambition commune : la souveraineté numérique. Autrement dit, réduire la dépendance de l’État français aux technologies étrangères, en particulier américaines.
Parmi les premières mesures concrètes, la Caisse nationale d’Assurance maladie prévoit déjà d’équiper ses agents avec des outils français : Tchap pour la messagerie interne, Visio pour les réunions en ligne, ou encore FranceTransfert pour l’échange sécurisé de fichiers. En parallèle, la plateforme nationale des données de santé doit, elle aussi, migrer vers une infrastructure hébergée en Europe d’ici fin 2026. Mais le chantier est immense. Il ne concerne pas seulement les ordinateurs, mais aussi les réseaux, les bases de données, les logiciels collaboratifs, les antivirus, ou encore les outils d’intelligence artificielle. Bref, tout l’écosystème numérique de l’administration. D’ici l’automne, chaque ministère devra proposer une feuille de route détaillée pour réduire ses dépendances. En parallèle, l’État recense précisément les logiciels et services étrangers actuellement utilisés, afin d’identifier les points critiques. Cette stratégie traduit une prise de conscience politique. Comme l’a rappelé le ministre David Amiel, utiliser des solutions étrangères, c’est aussi dépendre de règles, de prix et de décisions qui échappent au contrôle national.
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