L’invité des matinales / Euthanasie : désormais, comment la société civile peut-elle agir ?
Régis PASSERIEUX, haut fonctionnaire, ancien dirigeant du Parti Socialiste, président de l’Institut pour la refondation publique
Au lendemain de l’adoption au Parlement de la loi sur l’aide à mourir, un nouveau chapitre s’ouvre pour les opposants à l’euthanasie, à la fois vigilants et mobilisés. Recours, actions en justice, nouveau texte de loi, tous les moyens sont envisagés. Au minimum, le Conseil constitutionnel sera saisi par le Premier ministre Sébastien Lecornu et le président du Sénat Gérard Larcher. D’autres parlementaires en ont également l'intention. Le Conseil constitutionnel, qui devrait rendre sa décision autour de la mi-août, peut en théorie censurer tout ou partie du texte. Mais son auteur, le député Olivier Falorni, dit n'avoir « absolument aucune crainte ». Hier, le représentant des évêques de France, Mgr Jordy, dénonçait une « violence institutionnelle » et un « débat démocratique volé ». Haut fonctionnaire, ancien membre du bureau national du Parti Socialiste, Régis Passerieux a aussi officié dans le privé en accompagnant plusieurs grandes entreprises françaises dans leur développement international, en particulier en Chine. Après avoir quitté le Parti Socialiste, il crée le mouvement Refondation, porteur des valeurs du personnalisme dans la sphère publique, et depuis deux ans, il préside l’Institut pour la Refondation Publique, qui vise à une transformation profonde des méthodes de gestion de l’Etat et du secteur public. Que signifie le bien commun face à la rhétorique de l’extension infinie des droits, laquelle inspirée par le matérialisme et le consumérisme, dévore tout sur son passage, y compris les sujets les plus graves comme la mort et le sens de la vie ?
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