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Claudine Tiercelin
Métaphysique et philosophie de la connaissance
Année 2023-2024
Colloque - Pascal intempestif : Le tremblement de l'espérance selon Pascal
Intervenant(s)
Pierre Lyraud, professeur adjoint à l'Université de Montréal
Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.
Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.
Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.
À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.
Participants
Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut
Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris
Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen
Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3
Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse
Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre
Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine
Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal
Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes
Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours
Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)
Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris
Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL
Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2
Claudine Tiercelin
Métaphysique et philosophie de la connaissance
Année 2023-2024
Colloque - Pascal intempestif : Le pari pascalien : de la rationalité en situation d'incertitude à l'irrationalisme volontariste
Intervenant(s)
Jean-Baptiste Guillon, Maître de conférences, Collège de France
Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.
Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.
Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.
À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.
Participants
Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut
Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris
Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen
Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3
Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse
Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre
Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine
Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal
Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes
Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours
Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)
Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris
Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL
Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2
Claudine Tiercelin
Métaphysique et philosophie de la connaissance
Année 2023-2024
Colloque - Pascal intempestif : Jeux de langage dans quelques raisonnements pascaliens
Intervenant(s)
Jean-Pierre Cléro, professeur émérite à l'Université de Rouen
Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.
Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.
Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.
À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.
Participants
Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut
Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris
Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen
Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3
Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse
Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre
Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine
Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal
Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes
Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours
Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)
Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris
Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL
Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2
Claudine Tiercelin
Métaphysique et philosophie de la connaissance
Année 2023-2024
Colloque - Pascal intempestif : Rationalité et espérance
Intervenant(s)
Mikael Cozic, professeur à l'Université Lyon 3
Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.
Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.
Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.
À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.
Participants
Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut
Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris
Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen
Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3
Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse
Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre
Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine
Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal
Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes
Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours
Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)
Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris
Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL
Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2
Claudine Tiercelin
Métaphysique et philosophie de la connaissance
Année 2023-2024
Colloque - Pascal intempestif : Expériences cruciales et preuves par l'absurde
Intervenant(s)
Sophie Roux, professeur à l'École normale supérieure (ENS- PSL)
Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.
Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.
Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.
À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.
Participants
Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut
Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris
Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen
Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3
Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse
Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre
Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine
Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal
Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes
Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours
Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)
Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris
Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL
Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2
Claudine Tiercelin
Métaphysique et philosophie de la connaissance
Année 2023-2024
Colloque - Pascal intempestif : « Ny substance, ny accident » : le statut ontologique de l'espace et du vide
Intervenant(s)
Jean-Pascal Anfray, maître de conférences HDR à l'École normale supérieure (ENS- PSL)
Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.
Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.
Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.
À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.
Participants
Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut
Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris
Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen
Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3
Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse
Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre
Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine
Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal
Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes
Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours
Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)
Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris
Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL
Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2
Claudine Tiercelin
Métaphysique et philosophie de la connaissance
Année 2023-2024
Colloque - Pascal intempestif : La foi
Intervenant(s)
Cyrille Michon, professeur à l'Université de Nantes
Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.
Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.
Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.
À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.
Participants
Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut
Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris
Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen
Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3
Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse
Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre
Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine
Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal
Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes
Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours
Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)
Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris
Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL
Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2
Claudine Tiercelin
Métaphysique et philosophie de la connaissance
Année 2023-2024
Colloque - Pascal intempestif - Pascal : sans histoire
Intervenant(s)
Laurence Plazenet, professeur à l'Université Clermont Auvergne. Directrice du Centre international Blaise Pascal (IHRIM, UMR 5317). Présidente de la Société des Amis de Port-Royal
Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.
Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.
Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.
À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.
Participants
Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut
Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris
Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen
Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3
Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse
Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre
Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine
Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal
Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes
Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours
Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)
Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris
Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL
Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2
Claudine Tiercelin
Métaphysique et philosophie de la connaissance
Année 2023-2024
Colloque - Pascal intempestif : Pascal chez les philosophes en 2023
Intervenant(s)
Claudine Tiercelin
Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.
Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.
Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.
À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.
Participants
Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut
Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris
Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen
Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3
Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse
Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal
Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre
Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine
Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal
Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes
Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours
Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)
Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris
Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL
Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2
Claudine Tiercelin
Métaphysique et philosophie de la connaissance
Année 2022-2023
Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : Some Thoughts on Virtual and Augmented Reality
Intervenant(s)
Alexander Fisher, University of Cambridge
Résumé
This paper considers the ethical significance of self-involving imagination, where we imagine ourselves as others. This form of imagination occurs in taking on personal ideals, in simulation of others' mental states, and when we imagine ourselves as characters in acting or in videogames and virtual reality. The ethical concern is that the imaginer might be morally corrupted as troubling attitudes taken on in imagination leak into their actual psychology. This worry is heightened for interactive media as imagined attitudes play a significant role in motivating action, hence more plausibly might start to influence us outside of the imaginative context.
I note two mechanisms which serve to prevent leakage of immoral attitudes, dampening this ethical concern. First, we often face heightened imaginative resistance to taking on immoral mental states. This prevents us even imagining holding certain immoral attitudes. Second, whilst we generally passively quarantine our attitudes to the imaginative context, in morally charged cases we also more actively quarantine – we take on immoral attitudes in imagination but are consciously careful not to acquire them in reality. This pair of guarding mechanisms help prevent our becoming morally corrupted through self-involving imagination.
Présentation
Virtual Reality technology affords its users a strongly immersive and interactive experience of computer-generated environments, through a dedicated headset. With Augmented Reality devices, 3D computer-generated imagery is projected onto physical space, thereby "augmenting" the user's surroundings with an overlay of virtual entities. These "Extended Reality" (XR) technologies are likely to become a part of our everyday life in the near future. They also raise a host of fascinating issues, which have increasingly been discussed in the recent philosophical literature. This international conference will investigate the metaphysical and epistemological questions raised by XR technologies.
Le colloque est intégralement en anglais et a eu lieu les 5 et 6 juin au Collège de France
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Dans ses cours et séminaires au Collège de France, Claudine Tiercelin a examiné plusieurs problèmes métaphysiques fondamentaux : le statut des « espèces naturelles » et de l'essentialisme…

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