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L’avortement est une intervention sanitaire courante. Elle est sans risque lorsqu’elle est pratiquée selon une méthode recommandée par l’OMS, adaptée à la durée de la grossesse et quand la personne pratiquant l’avortement a les compétences nécessaires.
Six grossesses non désirées sur 10 se terminent par un avortement provoqué. Environ 45% de l’ensemble des avortements sont non sécurisés, dont 97% ont lieu dans les pays en développement.
L’avortement non sécurisé constitue l’une des principales causes – mais évitables – de décès maternels et de morbidité. Il peut entraîner des complications physiques et mentales ainsi qu’une charge sociale et financière pour les femmes, les communautés et les systèmes de santé.
Le manque d’accès à des soins d’avortement sécurisés, en temps opportun, à un coût abordable et respectueux constitue un problème majeur de santé publique et une question de droits humains.
Caron Rahn Kim, médecin dans la prévention de l'avortement à risque dans le Département de la santé sexuelle et génésique et de la recherche à l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, revient sur l'importance d'avoir des avortements sécurisés. Elle explique que la criminalisation de l'avortement ne fait pas disparaitre ces actes médicaux et les rend juste plus dangereux.
Le docteur Denis Mukwege est un militant infatigable des droits humains. Lorsqu'il n'est pas dans la salle d'opération pour pratiquer la chirurgie réparatrice sur les femmes violées par les forces militaires dans son pays, la République démocratique du Congo, il parcourt le monde pour porter haut et fort la voix des victimes afin qu'elle obtienne justice et réparations.
Il veille à ce que la communauté internationale ne ferme plus les yeux sur le sort de ces milliers de femmes victimes des conflits, que ce soit en Ukraine, en Afghanistan, au Yémen ou encore en Syrie.
Avec Nadia Murad, sa co-lauréate du Prix Nobel de la paix 2018, il a inauguré, à Genève, le Fonds mondial pour les survivantes. Il revient sur son combat pour la dignité des victimes de violences sexuelles liées au conflit.
Interview réalisée par Alexandre Carette d'ONU Info à Genève
Au menu de l’actualité :
🔹La guerre en Ukraine pourrait entrainer 90% de la population dans la pauvreté (PNUD)
Présentation : Cristina Silveiro
Deux journalistes Florence Hainaut et Myriam Leroy étaient de passage à Genève à la fin de l’année dernière où elles ont rencontré notre collègue Alexandre Carette et présenté leur documentaire #SalePute
Alors que la Journée internationale des femmes a été célébrée le 8 mars, quoi de plus approprié que de se pencher sur la cyberviolence. Les femmes sont le groupe social qui risque le plus d'être harcelé sur l'Internet.
Des chiffres montrent que la prévalence de la violence exercée par des moyens numériques touche 73% des femmes dans le monde. Le harcèlement est donc un mécanisme de silenciation qui a trouvé un nouveau canal pour s’exprimer
Florence Hainaut et Myriam Leroy, sont journalistes belges. Elles ont toutes deux été victimes de cyberharcèlement. Elles ont décidé de raconter leur histoire mais aussi celles d’autres femmes, journalistes, politiques, blogueuses qui ont dû faire face à des campagnes de haine d’une violence ahurissante sur l'Internet, plus particulièrement sur les réseaux sociaux.
De la Finlande à la Suisse en passant par l'Autriche, la France et l'Allemagne, le film se concentre sur les conséquences personnelles et sociétales de la misogynie en ligne et explore les réponses individuelles et collectives à ces abus.
Interviews : Florence Hainaut et Myriam Leroy, journalistes belges et réalisatrices du documentaire #SalePute, interrogées par Alexandre Carette, ONU Info Genève
Présentation, production et mixage : Florence Westergard
L'OMS, l'Organisation mondiale de la santé, a calculé que 39 millions d'enfants de moins de 5 ans sont en surpoids et donc ont un plus grand risque de développer l'obésité lorsqu'ils deviennent adolescents ou adultes.
Chez les enfants entre 5 et 19 ans, 150 millions d'entre eux sont obèses, avec des conséquences sur leur santé. Chez les adultes, 600 millions sont obèses et presque 2 milliards de personnes sont en surpoids.
Dr Francesco Branca, Directeur du Département de la nutrition pour la santé et le développement à l'Organisation mondiale de santé explique que l'obésité n'est plus un problème des pays développés mais affecte tous les pays du monde.
Il revient sur les raisons principales de l'obésité comme les différences sociales mais aussi la présence du sucre dans les boissons et les aliments ainsi que la sédentarité de la population.
Au menu de l’actualité :
🔹Guerre en Ukraine : un enfant devient réfugié à presque chaque seconde (UNICEF)
🔹Guerre en Ukraine : l’OMS ne dispose pas d’informations sur les pathogènes dans les laboratoires ukrainiens
🔹Myanmar : l’ONU demande la reddition des comptes des militaires
Présentation : Cristina Silveiro
Au menu de l’actualité :
🔹 Guerre en Ukraine : le chef de l’ONU avertit des lourdes conséquences sur le système alimentaire mondial
Présentation de Cristina Silveiro
Malgré les appels répétés à réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre, les conséquences du changement climatique s’accélèrent et conduisent à une menace pour le bien-être humain et la santé de la planète.
C’est l’avertissement qu’ont lancé les experts de l’ONU sur le climat en publiant le dernier rapport du GIEC, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat.
Selon le rapport, l'Afrique est l'un des continents qui contribue le moins aux émissions de gaz à effet de serre mais elle subit de plein fouet les effets du changement climatique et ceci dans tous les secteurs du développement, de la perte de biodiversité, à la pénurie d'eau en passant par la réduction de la production agricole et la perte en vies humaines.
Edmond Totin est l’un des collaborateurs pour le volet Afrique du rapport, il revient sur quelques-uns des messages clefs du rapport.
(Extrait sonore : Edmond Totin, collaborateur pour le volet Afrique du rapport GIEC ; propos recueillis par Cristina Silveiro)
Au menu de l’actualité :
Le chef de l’ONU appelle les Etats membres à s’unir face à la violation du droit international par la Russie en Ukraine
Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme dénonce l’utilisation, en Ukraine, de bombes à sous-munitions russes qui ont tué des civils
En Somalie, l’une des pires sécheresses depuis des décennies oblige des milliers de personnes à fuir les zones arides.
Présentation : Jérôme Bernard
L’utilisation d’armes à sous-munitions dans des zones peuplées est incompatible avec les principes du droit humanitaire international régissant la conduite des hostilités, en raison de leurs effets sur de vastes zones.
Et les attaques directes contre les civils et les biens civils, ainsi que les bombardements et autres formes d’attaques indiscriminées dans les villes et les villages, sont interdites par le droit international et peuvent constituer des crimes de guerre.
Ce sont les deux rappels lancés ce vendredi aux autorités russes par le Haut-commissariat aux droits de l’homme, en raison des informations crédibles reçus du terrain en Ukraine. Des informations sur lesquelles revient Liz Throssell, porte-parole du Haut-commissariat à Genève.
(Extrait sonore : Liz Throssel, porte-parole du Haut-commissariat aux droits de l’homme à Genève; propos recueillis par Alpha Diallo)
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