Dans la plupart des organisations, on parle de diversité, de santé mentale, de neurodiversité… et, très souvent, la réponse passe par des processus d’accommodement individuels : formulaires, analyses de dossier, approbations, discussions RH, suivis. Des processus nécessaires, mais lourds, lents, parfois épuisants – autant pour la personne concernée que pour les gestionnaires.
La NEUROInclusion par design propose un autre chemin :
Plutôt que d’ajuster chaque personne au cas par cas, on ajuste nos systèmes humains – nos façons de collaborer, d’organiser le travail, de communiquer, de tenir nos rencontres – pour tenir compte de la neurodiversité, c’est-à-dire des différentes façons de penser, de se concentrer, de travailler et d’être.
Quand on conçoit nos systèmes pour être plus clairs, plus prévisibles et plus NEUROInclusifs dès le départ, on couvre déjà la vaste majorité des besoins humains au travail et on crée les conditions d’une véritable sécurité psychologique, d’espaces de dialogue plus courageux (brave spaces).
Résultat : on a encore besoin d’accommodements individuels pour certaines situations spécifiques, mais beaucoup moins souvent. On libère ainsi de l’espace et de l’énergie pour ce qui compte : la créativité, l’innovation et une plus grande mobilisation de l’équipe.
L’ambition, c’est de faire de cette NEUROInclusion par design une NEUROInclusion systématique et systémique = LA norme + LE standard : présente partout, dans nos pratiques quotidiennes et nos décisions. Ce qui est bénéfique pour les personnes neurodivergentes, c’est aussi bénéfique pour tout le monde.
Entrevue avec Marie-Claude Leblanc, Adm.A., directrice Québec, Programme NEUROInclusive Workforce Solutions (NWS) + Solutions main-d’œuvre NEUROInclusive (SMN).
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