13h15 : Camille Lemonnier « Maréchal des lettres belges » et oublié
Nous sommes en 1910, dans son essai consacré au poète Emile Verhaeren, Stefan Zweig, l'auteur de « La confusion de sentiments », consacre quelques lignes à un autre talent belge : Camille Lemonnier.
« C'est encore un héros que ce fier caractère.
Soldat du premier au dernier jour, il a lutté sans trêve, depuis quarante ans, pour la grandeur de la Belgique ; il a écrit livre sur livre, créé, travaillé, jeté des appels, renversé des barrières.
Il n'a point connu le repos jusqu'à ce que Paris et l'Europe n'attachassent plus au qualificatif ¿belge¿ la signification dédaigneuse de ¿provincial¿, jusqu'à ce qu'il devint enfin, comme jadis le nom de ¿gueux¿, d'un vocable honteux, un véritable titre d'honneur.
Intrépide, jamais découragé par l'insuccès, cet homme merveilleux a chanté son pays, les champs, les mines, les villes, ses compatriotes, les garçons et les filles au sang bouillant et prompt à la colère (...)
Avec la débauche de couleurs de son auguste ancêtre Rubens, dont la sensualité joyeuse faisait de la moindre chose une fête perpétuelle et jouissait de la vie comme d'une éternelle nouveauté, Camille Lemonnier a su peindre en prodigue toute vitalité, toute ardeur, toute abondance. »
Invité : Frédéric Saenen qui a dirigé la réédition de « La fin des bourgeois », le roman de Camille Lemonnier aux éditions Samsa .
13h45 ARCHIVE SONUMA
Contrairement à beaucoup d'auteurs les premiers pas de Michel Tournier sur la scène littéraire ont été relativement tardifs , il a 43 ans lorsqu'il publie son premier roman « Vendredi ou les limbes du pacifique en 1967 , une ouevre qui a été récompensée par le grand prix du roman de l'Académie française. On écoute Michel Tournier en 1967 au micro d'Arlette Dupont