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À l’hôpital Georges-Pompidou, à Paris, la radiothérapie entre dans une nouvelle ère. Fini le temps où les médecins passaient des heures à dessiner à la main chaque organe sur les images d’un scanner. Désormais, l’intelligence artificielle s’invite dans le protocole, en assistant les équipes médicales dans cette tâche aussi cruciale que chronophage.
Avant chaque traitement par rayons, les praticiens doivent identifier la tumeur et les zones à préserver, image par image. Une tâche complexe, réalisée manuellement depuis des décennies. Mais depuis peu, un outil numérique automatise l’analyse, en segmentant les scanners en quelques minutes à peine. L’IA repère les organes, isole la tumeur, et propose un modèle prêt à être relu et validé. Le médecin garde bien entendu la main. La machine ne décide rien seule : elle fait office de super-assistant. « En trois minutes, tout est déjà contouré », explique le professeur Jean-Emmanuel Bibault, oncologue et enseignant à l’université Paris-Cité. Chaque organe – cœur, poumons, moelle – apparaît dans une couleur distincte. Autrefois, ce travail nécessitait plusieurs heures, avec un balayage patient par patient, coupe par coupe.
Aujourd’hui, l’automatisation allège cette phase technique et redonne du temps aux consultations. « Ce logiciel nous a changé la vie », résume le professeur Bibault.
Florence, 63 ans, en traitement pour un cancer du poumon, se dit rassurée : « Je fais confiance à l’équipe, pas à une machine. Mais si elle peut aider, tant mieux. » Le système agit comme un interne : il propose un brouillon, que le médecin valide ou corrige. Demain, ces outils pourraient aller plus loin : aider à calculer les doses, affiner les plans thérapeutiques. Une avancée prometteuse, mais qui ne doit pas masquer les inégalités. L’OMS alerte : ces technologies restent hors de portée de nombreux pays en développement. Une révolution, oui — mais à condition qu’elle soit partagée.
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Nouveau chapitre dans l’opération « Endgame », la vaste offensive internationale contre l’écosystème des cybercriminels. Cette fois, c’est AVCheck, un service utilisé pour tester et perfectionner des malwares, qui vient de tomber. Le FBI, en coopération avec les autorités néerlandaises et finlandaises, a mené un coup de filet visant l’un des outils les plus prisés des pirates pour échapper aux radars des antivirus.
Depuis des années, AVCheck permettait aux hackers de soumettre leurs malwares à une batterie de tests, simulant leur détection par les principaux moteurs de cybersécurité. Objectif : affiner le code malveillant jusqu’à le rendre indétectable. Ce passage obligé avant chaque attaque, notamment les campagnes de rançongiciels, faisait d’AVCheck un maillon essentiel de la chaîne criminelle. En démantelant cette plateforme, les enquêteurs ont mis à jour tout un réseau de serveurs, adresses mail et noms de domaine utilisés pour opérer ce service dans l’ombre. Résultat : plusieurs serveurs saisis, quatre noms de domaine désactivés, et dans le sillage, deux autres services similaires — Cryptor.biz et Crypt.guru — également mis hors service.
Cette action s’inscrit dans la stratégie globale de l’opération Endgame, lancée par Europol en mai 2024 avec le soutien d’une quinzaine de pays et des États-Unis. Son objectif : frapper les infrastructures techniques utilisées en amont des attaques, bien avant que les ransomwares ne frappent les victimes. En mai, une première vague avait déjà visé les « droppers », ces programmes qui ouvrent la porte aux malwares. Bilan : des centaines de serveurs saisis, des milliers de domaines neutralisés, et plusieurs arrestations à la clé. Dernier succès en date : le démantèlement de DanaBot, un malware-as-a-service responsable de plus de 300 000 infections et de 45 millions d’euros de pertes à l’échelle mondiale. Endgame, plus qu’un nom de code, est en train de devenir le cauchemar organisé du cybercrime.
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La guerre des assistants vocaux est entrée dans une nouvelle phase. Apple tente tant bien que mal de moderniser Siri, pendant qu’OpenAI, de son côté, déploie une stratégie ambitieuse pour imposer ChatGPT comme l’assistant numérique de référence, y compris… sur les iPhones.
C’est un document interne d’OpenAI, intitulé « ChatGPT: H1 2025 Strategy », qui a levé le voile sur cette offensive. Révélé dans le cadre de l’enquête antitrust contre Google, ce plan stratégique décrit la création d’un "super-assistant" : une intelligence artificielle ultra-polyvalente, capable aussi bien de gérer les petites corvées du quotidien que de vous assister sur des tâches complexes comme le codage, la planification de voyages ou la prise de rendez-vous avec un avocat. Avec sa mémoire évolutive, sa capacité à se souvenir de vos préférences, et ses interactions avec des plateformes tierces via son module Operator, ChatGPT vise à devenir un compagnon numérique personnalisé, présent sur le web, les applications, par email, téléphone et même au sein de services comme… Siri.
Car oui, ChatGPT est déjà intégré dans iOS 18, sous forme d’un soutien ponctuel à Siri. Mais pour OpenAI, ce n’est qu’un début. L’entreprise veut que les utilisateurs puissent le choisir comme assistant par défaut, que ce soit sur iOS, Android ou Windows. Un appel direct à Apple, Google et Microsoft, que l’on accuse ici de verrouiller l’accès aux assistants concurrents. Et ce n’est pas tout : OpenAI réclame également que les moteurs de recherche ouvrent leurs index à tous les assistants IA, pour garantir une véritable concurrence.
Pendant ce temps, Apple semble en plein questionnement. La refonte de Siri est en cours, avec une équipe réorganisée et un nouveau projet interne baptisé « Knowledge ». Mais malgré des avancées notables, la firme à la pomme peine à rattraper le retard. Un signe révélateur : OpenAI vient d’acquérir une startup dirigée par un ancien designer d’Apple, renforçant encore l’ergonomie et l’intégration de ChatGPT. L’avenir nous dira si Siri parviendra à résister… ou s’il devra bientôt céder sa place.
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Et si un jour vous pouviez contrôler votre musique ou répondre à un appel… simplement en bougeant les lèvres ou en esquissant un sourire ? Ce n’est plus de la science-fiction. Apple vient de décrocher un brevet qui pourrait bien transformer notre manière d’interagir avec ses appareils.
La technologie décrite porte un nom un peu barbare : « détecteur de gestes silencieux de la peau ». Derrière cette appellation, une prouesse technologique : l’utilisation de capteurs laser ultra-miniaturisés, semblables à ceux de Face ID, capables de capter des micro-vibrations musculaires. Grâce à un système optique de pointe, l’interférométrie à auto-mélange, ces capteurs détectent les moindres contractions du visage : un mouvement de lèvres, un murmure, une tension de la mâchoire… Concrètement, cela signifie que sans prononcer un mot à haute voix, vous pourriez changer de morceau, valider une action ou envoyer une commande, simplement en murmurant ou en faisant un geste facial subtil. Une technologie pensée pour plus de discrétion et de naturel, dans les transports, au bureau, ou partout où parler devient délicat.
Et Apple ne compte pas limiter cette innovation à ses seuls AirPods. Le brevet mentionne également des lunettes connectées, laissant entrevoir un futur où nos objets portables répondraient littéralement à nos expressions faciales. Cerise sur le gâteau : cette technologie pourrait aussi renforcer la sécurité. Les micro-mouvements du visage étant propres à chaque individu, ils pourraient servir de vérification biométrique, empêchant toute commande non autorisée. Reste à savoir si ce brevet verra réellement le jour. Apple en dépose des centaines chaque année. Mais cette idée, à la croisée du confort, de la confidentialité et de l’innovation, donne un bel aperçu de la direction que pourrait prendre l’interface homme-machine de demain.
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C’est une arrivée que beaucoup attendaient : Photoshop est désormais disponible sur Android. Après un premier lancement sur iOS en février, Adobe déploie enfin sa célèbre application de retouche sur le Play Store. Et bonne nouvelle : elle est gratuite pendant toute la phase de bêta. Mais attention, pas question ici de transposer l’usine à gaz de la version desktop. L’idée, c’est plutôt de proposer une version allégée mais puissante, pensée pour une utilisation tactile. Un outil de création nomade, capable d’aller bien au-delà des applis de retouche simplifiées qu’on connaît trop bien.
Les calques sont là, les masques aussi, ainsi que tous les indispensables : outils de sélection, fusion, réglages avancés. Les utilisateurs retrouvent le pinceau de correction, le tampon de duplication, ou encore la sélection par pression — baptisée « Tap Select » — qui permet de remplacer en un geste un élément de l’image. Le tout, dans une interface adaptée aux écrans de smartphone. Mais ce qui change vraiment la donne, c’est l’intelligence artificielle embarquée. Le moteur Firefly d’Adobe permet un remplissage génératif, autrement dit : ajouter ou modifier une image à partir d’un simple texte. Une chaise ici, un nuage là, et voilà. De quoi créer sans perdre de temps dans les menus.
Enfin, Photoshop sur Android s’accompagne d’un accès à des ressources gratuites issues d’Adobe Stock, pour enrichir ses projets en mobilité. L’application nécessite Android 11 minimum et 6 Go de RAM (8 recommandés). Et Adobe promet déjà des mises à jour régulières, nourries par les retours des utilisateurs. En bref, Photoshop sur Android, ce n’est plus un rêve, c’est une version solide, prometteuse, et surtout accessible dès maintenant… tant que la bêta est ouverte.
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On les installe souvent en un clic, sans trop y penser. Les extensions pour Chrome, Firefox ou Edge sont devenues des outils du quotidien. Mais derrière leur promesse de nous simplifier la vie, certaines cachent des pratiques douteuses : collecte abusive de données, arnaques à l’affiliation, voire logiciels malveillants. C’est pour faire la lumière sur ces risques que la société de cybersécurité LayerX vient de lancer un tout nouveau site : ExtensionPedia. Un nom qui claque et une ambition claire : devenir le Wikipédia des extensions.
Dans une publication récente, LayerX présente cette plateforme comme une base de données dédiée à l’analyse des risques liés aux extensions de navigateur. On y retrouve les plugins les plus populaires, classés par catégories — intelligence artificielle, gestion de mots de passe, VPN, traduction, productivité... Plus de 200 000 extensions y sont référencées, avec une évaluation basée sur différents critères de sécurité et de confidentialité.
ExtensionPedia propose notamment un score de risque global, une analyse des permissions demandées, et une estimation de la réputation de chaque extension. Une initiative louable, surtout face à l’opacité de certaines boutiques officielles. Mais la vraie question reste : les utilisateurs auront-ils le réflexe d’aller vérifier chaque extension avant de l’installer ? Rien n’est moins sûr. Car si l’outil est riche, il est aussi technique — et pourrait décourager les moins initiés. Reste à voir si cette plateforme saura s’imposer dans les habitudes numériques. En attendant, elle est d’ores et déjà accessible gratuitement en ligne. Pour les plus prudents, c’est sans doute un nouvel allié de poids.
https://layerxsecurity.com/extensions/
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La Nintendo Switch 2 est officiellement disponible depuis début juin en France… Et déjà, certains n’ont pas attendu pour en découvrir les moindres rouages. La chaîne YouTube ProModding a publié une première vidéo de démontage de la console, dévoilant ses entrailles avec un luxe de détails, en attendant le verdict très attendu des experts en réparabilité d’iFixit.
Verdict préliminaire ? La Switch 2 semble relativement facile à démonter. Quelques vis bien cachées, des loquets planqués sous les autocollants, et un peu de doigté pour déconnecter les nappes, mais un utilisateur aguerri peut la démonter en 15 minutes. Attention toutefois : l’opération annule la garantie constructeur, et la réparabilité n’évolue pas franchement par rapport à la première Switch.
Malgré un démontage avant tout descriptif, le technicien de ProModding partage quelques observations notables. Les nouveaux Joy-Con, par exemple, tiennent mieux que les anciens… tout en conservant un léger jeu. La pâte thermique, elle, semble identique à celle utilisée dans la première génération. En revanche, la béquille arrière inquiète : jugée trop fragile, elle présenterait un « risque élevé de casse », notamment si l’on tente de la déployer d’un seul côté. En bonus, la vidéo dévoile également un gros plan de la nouvelle puce custom signée Nvidia, véritable cœur de la machine. Une plongée rare et rapide dans l’architecture de cette console à peine sortie. Mais pour une vraie évaluation de la réparabilité, il faudra patienter. iFixit devrait publier son analyse complète dans les prochains jours. Rappelons que la Switch première du nom avait vu sa note de réparabilité chuter de 8 à 4 sur 10, pénalisée par les défauts récurrents des Joy-Con.
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Retour sur une affaire aussi discrète que troublante, qui en dit long sur les failles – parfois béantes – des grandes agences de renseignement. Pendant des années, la CIA a utilisé des sites Internet aux allures inoffensives comme canaux de communication secrets avec ses informateurs étrangers. Mais la méthode, aussi ingénieuse que risquée, a fini par coûter très cher.
Parmi ces sites : une plateforme dédiée à Star Wars, un blog sur les sports extrêmes, un autre sur la musique brésilienne… L’idée ? Utiliser des interfaces anodines pour permettre à des sources humaines de se connecter à un réseau sécurisé via une simple manipulation, comme entrer un mot de passe dans une barre de recherche. Le procédé a fonctionné… jusqu’à ce qu’il ne soit détecté par les services iraniens au début des années 2010. Résultat : le réseau tombe, et en Chine, plus d’une vingtaine d’agents ou informateurs de la CIA sont arrêtés ou exécutés entre 2011 et 2012. Un fiasco que l’agence américaine s’est bien gardée d’ébruiter.
Mais plus de dix ans plus tard, l’affaire rebondit. C’est un chercheur brésilien indépendant, Ciro Santilli, qui relance les investigations. Passionné d’espionnage, de politique chinoise et de cybersécurité, il remonte la piste grâce à des outils publics : Wayback Machine, viewdns.info, et même des bots Tor pour contourner les restrictions. Il découvre d’autres sites liés au même réseau, et révèle que des pays comme la France, l’Allemagne ou l’Espagne ont également été concernés. Santilli en tire une conclusion claire : ces canaux secrets révèlent les priorités géopolitiques de la CIA à l’époque, avec en tête, sans surprise, le Moyen-Orient. Il s’interroge aussi sur des pratiques plus récentes, évoquant des fermes à trolls financées par l’agence pour tenter de déstabiliser le régime chinois.
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Elon Musk l’assure : fini les distractions, l’heure est venue de se recentrer pleinement sur ses entreprises, et surtout sur SpaceX. Officiellement en retrait des questions gouvernementales, le milliardaire américain veut accélérer la cadence et faire entrer sa société — déjà valorisée à près de 350 milliards de dollars — dans une nouvelle ère.
Première priorité : Starlink, la constellation de satellites internet. Musk promet une montée en puissance spectaculaire avec la fabrication de 5 000 satellites V3 par an, puis 10 000 à terme. Leurs performances seront démultipliées : des vitesses de téléchargement jusqu’à 1 térabit par seconde, soit dix fois plus que les modèles actuels. Mais qui dit puissance dit taille : chaque satellite aura la taille… d’un Boeing 737. Impossible à lancer avec une Falcon 9 : seul Starship, la méga-fusée maison, pourra les mettre en orbite. Et c’est justement sur Starship que se concentrent les efforts. Malgré plusieurs essais infructueux, Musk garde le cap. Il promet une avancée majeure dans les prochains mois : la récupération du second étage du vaisseau, après le succès partiel du booster Super Heavy. Une capacité cruciale pour rendre Starship entièrement réutilisable. Objectif final ? Réutiliser une fusée en seulement une heure, avec un retour d’orbite en 5 à 6 minutes, un ravitaillement express de 30 minutes… et un nouveau décollage dans la foulée.
Autre défi technique : le transfert d’ergols en orbite, prévu pour 2026, indispensable pour viser la Lune ou Mars. Car la mission lunaire Artemis, dans laquelle Starship joue le rôle d’alunisseur, est toujours fixée à 2027… pour l’instant. Mais Elon Musk regarde plus loin. Mars reste son obsession. Il prévoit d’y envoyer des milliers de Starship, chargés de matériel, d’infrastructures, et bientôt… d’humains. Le grand plan ? Une production de masse, avec 1 000 Starship par an, et un premier envoi de cinq fusées dès 2026, contenant des robots humanoïdes Optimus, développés par Tesla. Un rêve fou ? Peut-être. Mais si l’on se fie à l’obsession et aux moyens déployés, l’ère spatiale façon Musk est bel et bien lancée.
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Dans le grand bal mondial de l’intelligence artificielle, la Chine avance à pas mesurés, mais assurés. Et l’un de ses fers de lance, DeepSeek, vient de marquer un nouveau point. La start-up, déjà repérée pour ses choix techniques efficaces et peu coûteux, vient de publier une mise à jour de son modèle de raisonnement sur la plateforme Hugging Face, haut lieu du partage de modèles IA. Nom de code : R1-0528.
Une mise à jour qualifiée de « mineure » par ses créateurs. Mais dans les faits, les testeurs parlent de progrès sensibles, notamment sur la logique complexe et la génération de code. Sur des bancs d’essai comme LiveCodeBench, le modèle DeepSeek se hisse désormais juste derrière les modèles o4-mini et o3 d’OpenAI. Un résultat plus qu’honorable. Là où R1-0528 brille, c’est dans son raisonnement structuré. Il applique désormais la méthode dite de la "chaîne de pensée" : une démarche plus rigoureuse, où chaque étape de réflexion est explicitée avant de parvenir à une conclusion. Cette capacité à détailler son raisonnement améliore nettement la qualité des réponses, tout comme la cohérence des textes générés, débarrassés des bizarreries que l’on retrouvait parfois dans les versions précédentes.
Autre évolution remarquée : la gestion des contextes longs. Avec une capacité d’attention jusqu’à 128 000 tokens, R1-0528 peut suivre un fil complexe pendant plus de 30 minutes. C’est une avancée cruciale pour les tâches qui demandent de la concentration sur la durée. Le revers de la médaille ? Un temps de réponse un peu plus long, mais jugé acceptable compte tenu des gains en précision. Côté architecture, DeepSeek reste fidèle à son modèle Mixture-of-Experts : 685 milliards de paramètres, dont seulement 37 milliards activés en simultané. Résultat : un modèle colossal, mais économe en ressources. Le coût d'entraînement du modèle R1 originel ? Moins de 6 millions de dollars. Une prouesse quand on sait que d'autres modèles similaires dépassent allègrement les centaines de millions. Enfin, DeepSeek reste fidèle à sa politique d’ouverture : le modèle est publié sous licence MIT, libre d’usage, même commercial. De quoi séduire développeurs indépendants et start-up, avec un accès simplifié via Hugging Face. Discrète mais redoutablement efficace, la Chine confirme qu’elle ne compte pas rester spectatrice de la révolution IA.
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