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Le 28 juin 2025, Antoine Gainot était l'invité de Mike Borowski, pour le Journal des Controverses de Géopolitique Profonde !
Antoine Gainot est éditorialiste à la revue « Front populaire », fondée par Michel Onfray. Il y développe une critique des enjeux contemporains en France et en Europe, défendant la souveraineté populaire et remettant en question les dogmes dominants.
Souveraineté sans identité : l’illusion technocratique
La droite française est divisée. Les souverainistes défendent le contrôle des lois, des frontières, de la monnaie. Les identitaires estiment que la France a perdu son visage. Dans son pamphlet « Merde », Antoine Gainot rejette les euphémismes et dénonce une trahison. Pour lui, sans fondement culturel, la souveraineté est vide. Reprendre le pouvoir à Bruxelles ou à l’OTAN est vital, mais insuffisant : si l’identité est détruite, la France, même libre, reste méconnaissable.
Le souverainisme gestionnaire croit qu’un État-nation suffit à restaurer l’ordre, mais ignore la décomposition culturelle. On évoque industrie, Constitution, production, en évitant les sujets sensibles. Cette approche technocratique déconnecte l’outil de son essence. La souveraineté devient un appareil sans âme. Le gaullisme authentique était enraciné ; son imitation actuelle n’est qu’une bureaucratie conservatrice.
Identité sans souveraineté : la résistance impuissante
L’approche identitaire tombe souvent dans un romantisme stérile. Pleurer la France éternelle sans moyens pour la défendre mène à l’impuissance. Une identité sans État fort devient une mémoire effacée. Les frontières s’effacent, l’école est livrée à ceux qui rejettent notre histoire, et la culture se dissout dans le multiculturalisme. Il faut passer de la nostalgie à l’action, et reconstruire une force politique.
Antoine Gainot montre l’échec du clivage entre identité et souveraineté. L’une ne peut survivre sans l’autre. Il faut élever les murs et réchauffer le foyer. La droite doit cesser les luttes internes pour choisir un combat unifié. Sinon, le système globaliste continuera d’avancer. Seule une synthèse permettra la survie nationale : souveraineté enracinée et identité vivante.
Une refondation ou la soumission
Le mythe du retour du général de Gaulle ne suffit plus. Le temps réclame de nouvelles figures issues du peuple, prêtes à affronter le réel sans langue de bois. Ce ne sont plus les discours, mais les actes qui comptent : restaurer l’autorité, stopper l’immigration massive, réinvestir l’école et les médias, reconstruire une esthétique française. Cette radicalité assumée est la voie de l’avenir.
L’opposition entre culture française et européenne est trompeuse. L’Europe est une civilisation fragmentée. La France possède un style propre et n’a pas à se fondre dans un récit continental flou. Le combat est ici : une France souveraine et fidèle à elle-même. L’union des forces lucides est urgente.
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Le 27 juin à 2025, Nicolas Stoquer recevait Pascal Cauchy et Hilaire de Crémiers pour La Grande Émission sur Géopolitique Profonde.
Pascal Cauchy est historien, maître de conférences à Sciences Po, spécialiste de l’histoire politique contemporaine et du monde post-soviétique. Il a publié La Russie, un exemple pour la France de demain et collabore à des revues comme Communisme.
Hilaire de Crémiers est essayiste, éditeur et militant monarchiste. Fondateur de Politique Magazine, il défend une vision royaliste et catholique de la France, qu’il oppose à une République qu’il juge destructrice de l’ordre naturel, social et spirituel.
La France humiliée, Macron en chef d’orchestre
L’humiliation française n’est plus une anomalie : elle est devenue méthode. Emmanuel Macron a installé la France dans une posture de soumission constante. À chaque sommet, il incarne une puissance marginalisée, en quête d’attention. Donald Trump l’a ridiculisé, Vladimir Poutine l’a ignoré, les dirigeants africains l’évitent. Macron ne tranche jamais, il s’incline, comme s’il assumait cette décadence.
Ce déclin dépasse la sphère diplomatique : c’est un effondrement civilisationnel. La France a renoncé à son autonomie énergétique, livré sa souveraineté à Bruxelles, à l’OTAN et aux multinationales. Elle ne pense plus pour elle-même. Macron n’est pas un chef, mais l’administrateur souriant de la chute.
La Russie, du chaos au redressement souverain
À l’opposé, la Russie post-soviétique offre un contraste saisissant. Après avoir été pillée et fragmentée, elle a connu un sursaut. Vladimir Poutine n’a pas cherché à plaire : il a restauré l’État, réarmé le pays, redonné une cohésion. Il a rétabli l’autorité, relancé l’économie, et redonné à son peuple une fierté perdue.
Ce redressement repose sur une vision souverainiste : indépendance politique, contrôle des ressources, affirmation géopolitique. Malgré sanctions et isolement, la Russie s’est imposée à nouveau sur la scène mondiale. Elle a affronté les rapports de force, sans fuir le réel. Ce retour à la puissance tranche avec le suivisme occidental.
Restaurer la France exige de rompre avec le modèle Macron
Sortir de l’humiliation n’exige pas une réforme cosmétique, mais une refondation stratégique. Il faut rompre avec le vassalisme euro-atlantique, réaffirmer une souveraineté intégrale : monétaire, industrielle, énergétique, géopolitique. Il ne s’agit pas d’imiter Moscou, mais de retrouver une voie propre vers la puissance.
Ce sursaut passe par un rejet de l’esprit macronien : un mélange de cynisme technocratique et d’alignement servile. La renaissance ne viendra pas de ceux qui méprisent la France. Il faut en finir avec la repentance, le consensus stérile, le culte du soft power. L’histoire ne respecte que les nations qui se respectent. Le redressement commencera par une reconquête du réel, un sursaut de volonté et de verticalité politique.
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Le 27 juin 2025, Mike Borowski vous donnait rendez-vous sur la chaîne Géopolitique Profonde.
Trump face à l’État profond américain
Donald Trump s’était hissé au sommet du pouvoir en promettant de “drainer le marais” de Washington. Ce slogan, percutant et rassembleur, visait directement l’État profond, cette structure informelle faite de hauts fonctionnaires, de réseaux de renseignement et de groupes d’intérêts qui orientent la stratégie nationale sans contrôle démocratique.
Pourtant, une fois élu, Trump a nommé des figures de cet appareil : Mike Pompeo à la CIA puis aux Affaires étrangères, John Bolton à la sécurité nationale. Deux représentants du bellicisme néoconservateur. Trump ne s’est pas opposé à l’État profond, il l’a intégré, voire servi.
Ses décisions en politique étrangère l’ont confirmé : assassinat du général iranien Qassem Soleimani, reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, soutien à l’Arabie Saoudite. Autant de choix alignés sur les intérêts du complexe militaro-industriel et des cercles d’influence pro-israéliens. Derrière l’anti-establishment affiché, sa politique a consolidé la domination géopolitique de l’État profond.
L’AIPAC, bras armé d’une influence étrangère
L’AIPAC, lobby pro-israélien à Washington, dépasse le simple groupe de pression. Doté d’un puissant réseau de donateurs, d’experts et de relais politiques, il façonne la politique étrangère américaine au service d’Israël. Aucun président ne semble lui échapper, pas même Trump.
Ce dernier a multiplié les gestes géopolitiques en faveur d’Israël : reconnaissance du Golan, retrait de l’accord sur le nucléaire iranien, accords d’Abraham. Autant de mesures qui illustrent une dépendance stratégique. Trump n’a pas défendu une ligne souverainiste, mais validé un agenda dicté par l’AIPAC.
François Asselineau note même que Trump n’aurait pas été informé d’une attaque israélienne contre l’Iran. Ce constat souligne l’existence d’un pouvoir parallèle, dans lequel l’AIPAC joue un rôle central. Le président américain devient un exécutant, non un décideur.
Un double jeu stratégique orchestré
Trump manie la rupture de ton, les effets d’annonce et le brouillage stratégique. Il donne l’illusion de combattre l’establishment, tout en négociant avec les puissants lobbies. Il critique les “guerres éternelles”, mais exacerbe les tensions avec l’Iran. Il dénonce l’État profond, mais s’entoure de ses figures clés.
Israël est au cœur de cette ambiguïté : Trump se proclame “meilleur ami” d’Israël tout en jurant défendre “l’Amérique d’abord”. Mais chaque geste envers Netanyahou, chaque sanction contre ses ennemis, trahit une subordination stratégique.
Quand il déclare que “les États-Unis ont sauvé Israël, et maintenant ils sauveront aussi Netanyahou”, il ne scelle pas une alliance : il acte une inversion. Ce n’est plus Washington qui dirige. C’est Tel-Aviv.
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Le 27 juin 2025, Marc-Gabriel Draghi, Thierry Meyssan et le Colonel Jacques Hogard étaient les invités de La Matinale, animée par Nicolas Stoquer sur Géopolitique Profonde.
Marc Gabriel Draghi est un juriste français spécialisé en histoire du droit. Il est l’auteur de « Le règne des marchands du temple », « Le grand reset en marche ! » et « La Grande Narration : Vers la mort des Nations. » Il alerte sur les dérives du Forum économique mondial, qu’il voit comme une domination élitiste.
Thierry Meyssan est un écrivain et journaliste, président-fondateur du Réseau Voltaire. Il s’est fait connaître avec “L’Effroyable Imposture”, qui remet en question la version officielle des attentats du 11 septembre 2001.
Le Colonel Jacques Hogard est un ancien officier supérieur de l’armée française, spécialiste des opérations extérieures. Il critique la politique étrangère occidentale et a publié notamment « La guerre en Ukraine », « L’Europe est morte à Pristina » et « Les larmes de l’honneur ».
Trump frappe, Israël encaisse
Le 21 juin, Donald Trump a lancé une frappe contre les sites nucléaires iraniens, contournant la Charte de l’ONU. Fordo a été visé, Bouchehr épargnée. L’évacuation préalable d’équipements iraniens laisse penser à une coordination : Téhéran aurait été prévenu.
Trump désamorce l’enjeu nucléaire sans guerre ouverte, mais prive surtout Netanyahou d’un prétexte de confrontation. Israël perd son levier stratégique. En frappant à sa place, Trump casse la doctrine de guerre israélienne.
L’Amérique impose sa ligne, Israël déraille
Israël vacille. Netanyahou est publiquement contredit par Washington, notamment par JD Vance qui rejette l’idée de bombarder Fordo. Steve Bannon évoque une possible Troisième Guerre mondiale, révélant les tensions internes américaines.
Trump remporte son pari : huit heures après la frappe, l’Iran réagit. Missiles Fatah-1, Dôme de fer débordé, destruction partielle de Tel-Aviv. Israël encaisse. Le Pentagone laisse les lanceurs iraniens intacts, révélant une volonté de ne pas bloquer la riposte.
Désinformation, divisions, dérive nucléaire
Dans un climat de confusion, Trump impose sa ligne dure. Macron est isolé, Netanyahou fragilisé. Karin Kneissl affirme que Netanyahou frappe pour éviter la prison. Son gouvernement, influencé par les kahanistes comme Ben Gvir, envisage l’Option Samson : une riposte nucléaire si Israël est acculé.
Clinton confirme : Netanyahou veut la guerre pour rester au pouvoir. Trump, influencé par le Deep State (Lindsey Graham), n’a pas évité la guerre Israël-Iran. Il l’a différée. L’Iran reste opérationnel. Israël perd l’initiative. Le monde, suspendu à chaque frappe, redoute une apocalypse nucléaire.
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Le 26 juin 2025, Alexandre Bazainville, Yohan Pawer et Bruno Moneroe étaient les invités de Mike Borowski, sur GPTV !
Alexandre Bazainville est une influenceuse française engagée sur les questions de genre et d’identité. Connue pour ses critiques des idéologies progressistes, elle défend une vision conservatrice et souverainiste de la société dans les médias alternatifs.
Yohan Pawer est militant et fondateur du Collectif Éros, opposé à l’idéologie woke et à l’extrême gauche. Très actif en ligne, il mène une guerre idéologique contre les courants dominants dans les sphères éducatives et médiatiques.
Bruno Moneroe, chanteur et auteur-compositeur révélé par Nouvelle Star, est un artiste catholique et conservateur. Il utilise sa notoriété pour défendre des valeurs traditionnelles et s’opposer à la pensée dominante dans un discours anti-woke assumé.
Le LGBTisme, outil de subversion culturelle
Le mouvement LGBT, loin d’être une simple revendication de droits, s’inscrit dans une rupture avec les fondements civilisationnels. Derrière la lutte pour l’égalité se cache une stratégie métapolitique visant à dissoudre les repères : famille, hiérarchie, identité sexuelle. Ses origines intellectuelles, marquées par les influences post-soixante-huitardes, ont posé l’hétérosexualité comme oppression et la famille comme cellule fasciste.
Ce discours a infiltré les universités, ONG, médias et institutions. Par la victimisation et la culpabilisation, le lobby LGBT a imposé une inversion des normes : glorification de la confusion, rejet de la stabilité, apologie de l’exception. Cette idéologie devient un instrument d’ingénierie sociale fracturant l’ordre naturel.
Macron, bras armé du progressisme destructeur
L’élection de Macron marque l’alignement total de l’État sur les dogmes LGBT. Formé dans les réseaux mondialistes, il fusionne ultra-libéralisme économique et sociétal. Sous sa présidence, la PMA sans père est promue, la critique du genre criminalisée, les associations queer sursubventionnées.
L’État profond appuie cette mutation via ses relais judiciaires, médiatiques et administratifs. La dissidence est assimilée à de la haine, la norme est inversée, et la transition de genre devient un critère idéologique. Macron incarne une rupture civilisationnelle au service du progressisme disruptif.
L’école comme champ de bataille de l’innocence
L’éducation nationale devient un outil central de cette subversion. Les drag queens interviennent en école primaire sous couvert d’inclusivité, exposant les enfants à des messages sexuels et identitaires confus. Cette stratégie vise à perturber la construction psychique dès le plus jeune âge.
Le mariage pour tous a ouvert la voie à cette déconstruction. L’indifférenciation sexuelle devient la norme, et la parentalité traditionnelle est marginalisée. L’enfant devient l’objet d’une reprogrammation politique.
Le rejet croissant des homosexuels face au LGBTisme militant
De nombreux homosexuels rejettent l’idéologie LGBT qui les réduit à une identité victimisée et militante. Ils dénoncent une instrumentalisation de leur cause au profit d’une surenchère identitaire et idéologique, qui nie la biologie et fracture les repères naturels.
Ce rejet traduit un refus du relativisme radical imposé par des élites qui exploitent les luttes passées pour bâtir un nouvel ordre mondial.
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Le 26 juin 2025, Mickaël Lelièvre tendait le micro de GPTV Investigation dans les rues de France : Israël, Iran, guerre mondiale, soumission à Washington… et si les Français voyaient plus clair que leurs dirigeants ?
Une guerre mondiale ? Les Français n’ont plus de doutes
Dans la rue, le constat était brutal : la guerre n’apparaissait plus comme un scénario lointain. Le conflit entre Israël et l’Iran agissait comme un catalyseur : le moindre dérapage pouvait provoquer un embrasement mondial. La menace d’une troisième guerre mondiale était perçue avec gravité, sans dramatisation. Ce n’était plus une peur irrationnelle mais une hypothèse crédible.
L’inquiétude était générale. Peu de confiance dans la capacité des dirigeants à désamorcer le conflit. Les États-Unis soufflaient sur les braises, Israël ripostait violemment, l’Iran menaçait toute une région. La France, pourtant militairement en retrait, serait immédiatement touchée : inflation, risques terroristes, crise migratoire. Les Français le sentaient : cette guerre ne resterait pas “là-bas”.
Un rejet clair de l’alignement français
Le rejet de la politique étrangère française était net. “On suit comme des larbins”, disait un passant. L’alignement sur les États-Unis et Israël était vécu comme une trahison. Pour beaucoup, la France n’avait plus de voix propre, plus de diplomatie indépendante, seulement une obéissance à l’OTAN et Washington.
“Pas un euro, pas un soldat” : une phrase récurrente, perçue comme une ligne rouge. Les Français refusaient tout engagement militaire, encore marqués par les fiascos en Irak, Afghanistan ou Libye. Ces guerres menées au nom des “valeurs” avaient semé chaos, exode et attentats. Plus personne n’y croyait.
Macron, le chaos comme stratégie ?
Une idée dérangeante circulait : Emmanuel Macron pourrait tirer profit d’un grand conflit. Impopulaire, il aurait intérêt à instaurer un état d’urgence durable, à museler l’opposition, voire suspendre les élections de 2027.
Certains parlaient de complotisme, d’autres de lucidité. L’histoire récente montrait que le pouvoir aimait les crises. Macron, vu comme froid et calculateur, pourrait miser sur le chaos pour prolonger sa mainmise. “Un Zelensky à la française”, disait un témoin. “Macron, c’est l’épouvantail national et international”, ajoutait un autre. Le malaise était réel, et profondément politique.
Une population en rupture avec le récit officiel
La défiance envers les médias était totale. Les Français interrogés ne croyaient plus à l’objectivité journalistique. Ils voyaient une presse alignée, partisane, excessive dans la défense d’Israël, silencieuse sur d’autres exactions. Les mots “propagande” et “manipulation” revenaient sans cesse. Il ne s’agissait plus de simple méfiance, mais d’un rejet radical.
Cette rupture s’accompagnait d’une mémoire vivace : Seconde Guerre mondiale, guerres “préventives”, mensonges officiels. Les Français ne voulaient plus être dupes. Les méthodes, discours et profiteurs restaient les mêmes. Car pour eux, la guerre était avant tout un business. “Toujours les mêmes qui en profitent”, résumait un passant. Une lucidité forgée par l’Histoire, qui criait : plus jamais ça.
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Le 26 juin 2025, Nicolas Stoquer dévoilait comment Von der Leyen transforme l’Union européenne en machine de guerre verte sous tutelle de l’OTAN et du chantage trumpien, sur GPTV.
L’Europe s’offre une guerre comme relance économique
Ursula von der Leyen ne parle plus de paix, elle programme une guerre. Devant le Parlement européen, elle annonce un réarmement massif de 650 milliards d’euros. Elle sourit. L’instant est glaçant. Les élites européennes brandissent la menace de guerre non comme un danger à éviter, mais comme une opportunité stratégique. La logique industrielle prime : le complexe militaro-industriel l’emporte sur la diplomatie. Von der Leyen, bras levés, incarne cette bascule.
Ce réflexe martial rappelle celui observé pendant la crise du Covid : à l’époque, Bruxelles se ruait sur des milliards de doses vaccinales dans un processus opaque et lucratif. Aujourd’hui, c’est le spectre d’une guerre qui justifie une relance militariste. Peu importe la menace, pourvu qu’elle ouvre des marchés. Guerre contre les virus hier, guerre contre les Russes demain : dans les deux cas, des flux d’argent public irriguant les géants industriels.
Trump, parrain géopolitique de l’OTAN
Au sommet de l’UE, Donald Trump n’a pas usé de diplomatie mais de chantage. L’Espagne, accusée de sous-financer l’OTAN, devient sa cible. Il lance une menace limpide : « Ce que l’Espagne a fait est terrible. L’économie pourrait être détruite. » Puis, comme un capo humiliant un sous-fifre : « On va lui faire cracher le double. Par le commerce. » Ce n’est plus une alliance, mais un racket. Les États-Unis imposent leur vision stratégique comme extorsion planifiée.
Face à cette pression, les dirigeants européens ne bronchent pas. Ils ricanent, s’inclinent, cherchent comment payer. L’OTAN devient un instrument de pression économique. Les États ne sont plus partenaires mais débiteurs. Par peur d’un affaiblissement commercial, tous finiront par céder. L’Europe a non seulement perdu sa voix diplomatique, mais aussi sa souveraineté budgétaire, au profit d’une domination transatlantique sans réciprocité.
Une économie de guerre repeinte en vert
L’Union européenne maquille sa fuite militariste d’un vernis écologique. Le Cadre de transparence renforcé (CFR), en vigueur depuis fin 2024, impose de rendre publiques les émissions de CO₂ des armées. Détail en apparence, mais révélateur : les forces armées, jusqu’alors exemptées, représentaient jusqu’à 5,5 % des émissions mondiales, autant que le trafic aérien et maritime international.
La suite semble écrite : munitions écologiques, bombes neutres, tanks solaires et arsenaux bas carbone. Cette absurdité cache une stratégie destructrice. Verdir la guerre n’en change pas la nature. Sous ce vernis climatique, l’économie de l’armement poursuit sa trajectoire mortifère, sourde aux logiques de paix comme aux exigences environnementales. Cynisme ultime : faire la guerre proprement devient l’idéal bureaucratique d’une Europe en déshérence morale.
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Le 26 juin 2025, Oskar Freysinger, Nikola Mirkovic et Jean Pierre Petit étaient les invités de La Matinale de Géopolitique Profonde, animée par Nicolas Stoquer !
Oskar Freysinger est un homme politique suisse, ancien vice-président de l’UDC et ex-parlementaire. Il fut aussi Secrétaire d’État. Il se consacre désormais à l’écriture, à la traduction et à l’analyse géopolitique.
Nikola Mirkovic est auteur, diplômé de l’European Business School. Président de l’association Ouest-Est, il a mené des missions humanitaires au Donbass, au Kosovo et en Métochie. Il intervient régulièrement dans les médias pour ses analyses géopolitiques.
Jean-Pierre Petit, physicien et ancien chercheur au CNRS, s’est tourné vers des sujets mêlant science, géopolitique et contre-information. Il critique le complexe militaro-industriel et les manipulations autour des armes secrètes comme la MHD. Il dénonce les mensonges d’État, les opérations sous faux drapeau, la guerre technologique et la désinformation.
L’Europe, satellite humilié d’un empire américain déclinant
Le sommet de l’OTAN a révélé l’alignement total des dirigeants européens sur Washington, sans stratégie ni souveraineté. L’Europe apparaît comme un protectorat américain, dépendante politiquement, militairement, technologiquement. L’arrogance de l’Amérique trumpienne illustre la brutalité d’un empire qui ne tolère plus l’autonomie diplomatique de ses vassaux.
L’humiliation est constante : la France n’a plus la liberté d’ouvrir le dialogue avec la Russie ou l’Iran. Les choix économiques, stratégiques ou commerciaux répondent aux intérêts américains. L’industrie, les données, les technologies européennes sont captives des GAFAM.
Une élite européenne complice et traîtresse
Cette aliénation découle aussi d’une collaboration active des élites européennes. En France, la classe dirigeante sacrifie l’intérêt national au mondialisme. Recherche, défense, énergie : tout est bradé. La souveraineté est devenue un mot tabou.
Jean-Pierre Petit, ignoré en France mais respecté ailleurs, incarne ce rejet du génie national. Pionnier des vols hypersoniques sans onde de choc, il représente ce que la France refuse de voir. Pendant que d’autres puissances exploitent ses travaux, la France choisit l’oubli.
Jean-Pierre Petit et les armes de demain
Petit modélise, propose, construit des visions. Sa théorie Janus offre une lecture nouvelle des phénomènes extrêmes. Il anticipe des conflits où les armes hypersoniques remplaceront le nucléaire comme facteur stratégique. Sa vision est celle d’un avenir où les ruptures scientifiques dictent la puissance.
Tandis que la France s’accroche à des paradigmes dépassés, d’autres investissent dans ces technologies de rupture. Refuser de soutenir des esprits comme Petit, ce n’est pas une erreur, c’est un sabotage civilisationnel. L’Europe pourrait redevenir une puissance par la science. Elle choisit la soumission par ignorance.
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Le 25 juin 2025, Géopolitique Profonde vous proposait un entretien exclusif entre Vladimir Soloviev et Xavier Moreau.
Vladimir Soloviev, né à Moscou, est l’un des journalistes les plus influents de la télévision russe. Docteur en économie, polyglotte, ex-professeur aux États-Unis, il anime Le Soir avec Vladimir Soloviev sur Rossiya-1 et Soloviev Live. Il défend avec force les positions russes sur la scène internationale.
Xavier Moreau est un analyste français diplômé de Saint-Cyr, ex-officier parachutiste et titulaire d’un DEA de Paris IV. Installé à Moscou depuis 24 ans, il dirige LinkIT Vostok et a fondé le centre Stratpol. Il est l’auteur de « Nouvelle Grande Russie » et « Pourquoi la Russie a gagné ? ».
Vladimir Soloviev, figure d’un clash culturel
Pour Soloviev, l’Occident ne comprend ni l’humour ni la vision russe. Il juge cette incompréhension volontaire : caricaturer l’adversaire permet de ne pas l’écouter. Cette fracture se cristallise dans la guerre en Ukraine, qu’il considère comme la suite logique d’un abandon du Donbass et d’un virage extrémiste de l’Ukraine soutenu par l’Europe.
Dans sa vision, cette guerre n’est ni une erreur ni une surprise, mais une réponse à une menace ignorée. Elle aurait même dû avoir lieu plus tôt. Pas de doute pour lui : la Russie a agi par nécessité, pas par idéologie.
Une critique brutale des systèmes occidentaux
Soloviev étend sa critique à l’Occident. Il décrit une démocratie d’apparence, notamment en France, où les scandales et les manipulations électorales orientent le pouvoir. Selon lui, Macron est le produit d’un scénario préétabli, non d’un choix libre.
Il dénonce une Europe coupée de ses repères, citant le mariage homosexuel comme symbole de rupture avec ses racines. Pour lui, il ne s’agit pas de progrès, mais de déconstruction. Dans ce climat, il dénonce aussi les contradictions : des pays accusant d’antisémitisme tout en soutenant des figures antisémites en Ukraine.
Une autre vision du monde
Soloviev défend un monde multipolaire, où l’Occident n’impose plus seul ses règles. La Russie, selon lui, ne cherche pas à dominer, mais à exister avec ses priorités et ses alliances, notamment avec les BRICS ou la Chine. Ce n’est pas un isolement, mais un repositionnement stratégique.
Il valorise des figures comme Donald Trump, perçu comme un briseur de normes, opposé à des dirigeants européens jugés dociles. À l’opposé, Vladimir Poutine est présenté comme un président stratégique, enraciné, guidé par une mission historique. Soloviev insiste : ce n’est pas un tyran, mais un homme de devoir.
Ce discours frappe fort, ne cherche pas l’adhésion mais la compréhension : la Russie, aujourd’hui, ne parle plus le même langage que l’Occident.
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Le 25 juin 2025, Nicolas Stoquer vous donnait rendez-vous pour traiter un sujet d’actualité, sur Géopolitique Profonde.
Trump remet en cause l’article 5 de l’OTAN avant le sommet de La Haye
À bord d’Air Force One, en route vers le sommet du 24 juin, Donald Trump suscitait déjà des remous diplomatiques. Il évoquait l’article 5 — pilier de la solidarité atlantique — estimant qu’il peut « se définir de plusieurs façons ».
Ses propos faisaient renaître l’ambiguïté entre Washington et ses alliés européens : l’engagement militaire automatique, socle de la dissuasion collective, était mis en doute avant même l’ouverture. En rappelant que les États‑Unis ne se sont jamais engagés à intervenir systématiquement, Trump soulignait que l’article 5 n’est pas une garantie absolue.
Les autres membres de l’Alliance se retrouvaient face à une posture déroutante : adopter une ligne ferme ou s’adapter à un président en position de force, posant les bases d’un éventuel retrait ou d’une redéfinition du pacte.
Avant‑sommet, le budget retient toute l’attention
Trump plaçait d’emblée la question budgétaire au cœur du sommet. Il exigeait que chaque pays consacre 5 % de son PIB à la défense d’ici 2035. Cette annonce introduisait un climat de marchandage et une pression explicite : sans effort budgétaire, la protection américaine pourrait diminuer.
Derrière cette exigence, c’est une mise à l’épreuve stratégique : qui paie reste protégé, les autres s’exposent à l’isolement. Ce bras de fer met les alliés européens dans une posture délicate : se conformer ou risquer la dilution de l’assurance sécuritaire offerte par l’OTAN.
Communication chirurgicale, exclusion de Zelensky anticipée
Trump soignait chaque détail de sa communication. Il préparait sa mise en scène : figure centrale du sommet, prétendant au Nobel, médiateur international, rival de Netanyahou, instigateur d’un cessez-le-feu Iran‑Israël. Il orchestrait son image via Truth Social, publiant notamment un message privé du Premier ministre néerlandais Mark Rutte, saluant son rôle face à l’Iran.
Parallèlement, la gestion de la présence de Volodymyr Zelensky envoyait un signal fort. Invité avant et après, mais absent de la session centrale, le président ukrainien semblait symboliquement mis à l’écart. Ce choix apparaissait comme un rappel à l’ordre : priorité aux puissances décisives et à la diplomatie pragmatique.
Trump, en amont même des discussions officielles, imposait ainsi son tempo et ses thèmes : défense conditionnelle, redistribution des charges et affirmation personnelle. Ce sommet s’annonçait déjà tendu, marqué par les rapports de force plus que par l’unité.
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