L'Entretien

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L'Entretien episodes

  • Amadou Ba, Premier ministre sénégalais : "Je vais remporter la présidentielle dès le premier tour"

    Dans un entretien exclusif accordé à France 24 et RFI à Dakar, le Premier ministre sénégalais Amadou Ba se dit confiant concernant sa candidature à l'élection présidentielle du 25 février. Le candidat de l'Alliance pour la République l'assure : il va l’emporter et ce, "dès le premier tour".

    "Je voudrais vous dire que nous avons une élection très ouverte parce qu’il y a quand même vingt candidats", affirme Amadou Ba, le Premier ministre sénégalais, interrogé à Dakar par Marc Perelman (France 24) et Christophe Boisbouvier (RFI). "J’ai le privilège d’appartenir à la coalition la plus forte, la plus organisée, et il n’y pas de doute de mon point de vue que nous passerons au premier tour (...) Je pense que le 25 février, je serai élu, et dès le premier tour".

    La présidentielle au Sénégal doit se tenir le 25 février prochain. Le scrutin est néanmoins marqué par l'absence de deux grandes figures de l'opposition : Ousmane Sonko, actuellement incarcéré, et Karim Wade, dont la candidature a été invalidée par la Cour Constitutionnelle.

    13 min
  • Paris-2024 : "Nous sommes parfaitement sereins", assure le directeur exécutif des JO au CIO

    À 200 jours des Jeux olympiques à Paris, Christophe Dubi, directeur exécutif des JO au Comité international olympique (CIO) a accordé un entretien à France 24 et RFI. L’ampleur des défis sécuritaires et logistiques suscite nombre d’inquiétudes quant au bon déroulement de la compétition. Mais "au sein du mouvement olympique, nous sommes parfaitement sereins" assure Christophe Dubi. Selon lui, la préparation des Jeux de Paris constitue même "un exemple" pour les éditions suivantes. 

    13 min
  • Andry Rajoelina, président malgache sortant : "L'opposition veut confisquer la présidentielle"

    À un mois de l’élection présidentielle prévue le 16 novembre prochain, le président malgache sortant et candidat à sa propre succession, Andry Rajoelina, a accordé un entretien exclusif à France 24 et RFI, depuis Antananarivo. Il revient sur les tensions qui secouent la grande île de l'océan Indien depuis plusieurs semaines, à la veille du scrutin.

    Le président malgache sortant Andry Rajoelina, qui est candidat à sa propre succession, affirme que ses rivaux cherchent à "empêcher" la tenue du scrutin présidentiel à Madagascar, prévu le 16 novembre prochain "car ils savent pertinemment que je serai élu", affirme-t-il sur France 24 et RFI. 

    Alors que les tensions ne cessent de croître avec des manifestations quasi quotidiennes de l'opposition sur l'île, Andry Rajoelina nie vouloir empêcher ces manifestations, affirmant que ses rivaux ne souhaitent pas d’élection, mais plutôt une transition.

    Concernant sa double nationalité malgache et française qui, selon l’opposition, le disqualifie de la présidentielle du 16 novembre, Andry Rajoelina estime sur France 24 et RFI que le "débat est clos" et que la Haute cour Constitutionnelle a jugé en ce sens.  

    Le mois dernier, dix candidats de l'opposition avaient dénoncé "un coup d'Etat institutionnel" orchestré par le pouvoir, la Haute cour constitutionnelle ayant rejeté trois recours réclamant l'invalidation de la candidature de Rajoelina "pour défaut de nationalité malgache". Fin juin, des informations de presse avaient en effet révélé qu'il avait été naturalisé français en 2014.

    À lire aussiÀ Madagascar, l'opposition accuse Rajoelina de "coup d'État institutionnel" avant la présidentielle

    Sur nos antennes, le président sortant confirme avoir bien demandé la nationalité française en 2014, afin d’en faire profiter à ses enfants, mais réfute toute tentative de cacher sa nationalité française. "Je n’ai rien caché", clame-t-il, accusant l’opposition d’utiliser cet argument pour des raisons politiques.

    Quant aux accusations du président démissionnaire du Sénat, selon qui Andry Rajoelina l’a menacé de quitter son poste, il répond : "Ce ne sont pas nos méthodes". Selon lui, c’est le résultat de tensions au sein de son parti, qu’il décrit comme une "guerre fratricide".

    Enfin, pour la première fois, Andry Rajoelina revient sur les révélations de plusieurs médias européens, selon qui il a eu recours hors de tout cadre légal à des moyens d’écoute contre ses opposants. "Tout ce que nous faisons, c'est dans un cadre légal", répond-il, insistant sur la nécessité pour son pays, comme d’autres, de se doter de moyens sophistiqués, afin de se protéger des dangers intérieurs et extérieurs. "Nous n’écoutons pas nos opposants", martèle-t-il.

    Le président sortant défend son bilan, soulignant que la croissance économique dans son pays était supérieure à la moyenne africaine, tout en reconnaissant les lacunes dans la lutte contre la pauvreté et la fourniture d’eau et d’électricité.         

    13 min
  • Pour Macky Sall, "la meilleure démarche était de ne pas tenter" un troisième mandat au Sénégal

    Le président sénégalais Macky Sall a accordé une interview à France 24 et RFI en marge de la 78e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Il est revenu sur le coup d’État au Niger du 26 juillet déclarant que la solution diplomatique était privilégiée pour sortir de la crise, mais que l’option d'une intervention militaire était toujours sur la table. Concernant sa décision de renoncer à briguer un troisième mandat – après un septennat et un quinquennat – pour l'élection prévue en février 2024, il a rappelé que juridiquement, il en avait le droit, mais qu’il avait "un code d’honneur" qui l’empêchait de le faire.

    Macky Sall a refusé de se prononcer sur l’emprisonnement de l’opposant Ousmane Sonko, déclarant qu’il ne pouvait le faire au regard de la procédure judiciaire qui était toujours en cours. Mais il a insisté sur le fait que la dissolution du parti d'Ousmane Sonko, le PASTEF, était justifiée, en raison de ses appels à "l’insurrection et à la destruction de l’État".

    Enfin, Macky Sall a déclaré qu'il ne rejetait pas la possibilité d'assumer à l'avenir la responsabilité du poste de secrétaire général des Nations unies, si plusieurs pays le lui demandaient, même s'il ne considère pas que ce soit sa "vocation première".

    17 min
  • Marie-Amélie Le Fur : "Les Jeux paralympiques à Paris, une prise de conscience sur l'accessibilité"

    Marie-Amélie Le Fur, présidente du comité paralympique et sportif français s’exprime au micro de France 24 et RFI à un an de la cérémonie d’ouverture des premiers Jeux paralympiques organisés en France. L’occasion pour cette ancienne para-athlète, 9 fois médaillée aux Jeux, de faire le point sur l’organisation et les défis encore immenses qui restent à relever, notamment l'accessibilité aux transports et hébergements. Sur le plan sportif, si la situation s’améliore, les efforts à fournir restent encore très importants. Par exemple, moins de 2 % des clubs sportifs français accueillent aujourd’hui des para-athlètes.

     

    À lire aussi"Paris est un grand parcours d'obstacles" : pour les JO-2024, le défi des transports accessibles

     

    À lire aussiDu stade de France à la Tour Eiffel... Où auront lieu les compétitions des Jeux paralympiques ?

    14 min
  • Exclusif : la situation est "réversible", estime le chef de la diplomatie nigérienne
    Hassoumi Massoudou, chef de la diplomatie nigérienne et proche du président Mohamed Bazoum renversé par un coup d’État militaire le 26 juillet, a accordé un entretien exclusif à France 24 et RFI au Nigeria où il se trouve après avoir clandestinement quitté le Niger dans les jours qui ont suivi le putsch. L'occasion pour ce proche du président de revenir sur les conséquences de la crise nigérienne.
    12 min
  • Exclusif : "Mohamed Bazoum se porte bien", affirme le Premier ministre nigérien après le coup d’État

    Ouhoumoudou Mahamadou, Premier ministre du Niger dont le gouvernement a été renversé voilà quatre jours, a accordé un entretien exclusif à France 24 depuis Paris où il est arrivé le 30 juillet. Il donne des nouvelles du président élu, Mohamed Bazoum, séquestré depuis quatre jours par sa garde présidentielle. Ouhoumoudou Mahamadou revient également sur les manifestations de soutien aux militaires putschistes devant l'ambassade de France à Niamey.

    Sur le plateau de France 24, Ouhoumoudou Mahamadou, le Premier ministre du Niger, affirme que le président élu Mohamed Bazoum, séquestré depuis quatre jours par sa garde présidentielle, "se porte bien" et qu'il "a le moral" après le coup d'État militaire. "C’est un grand combattant et un syndicaliste chevronné. S’il appréhende cette situation avec optimisme, c’est qu’on peut le croire. Il espère vraiment que les choses vont évoluer dans le bon sens". 

    Après l'annonce des sanctions financières décidées par la Cédéao à l’encontre du Niger, Ouhoumoudou Mahamadou se dit "très satisfait". Pour lui, il s’agit d’une "réaction logique" de ses voisins, "parce que c’est un coup d’État gratuit, basé sur aucun élément." 

    Si les dirigeants de la Cédéao ont par ailleurs affirmé ne pas exclure un "recours à la force", Ouhoumoudou Mahamadou se dit confiant. "Je reste optimiste", affirme celui qui a été ministre des Mines dans le gouvernement de transition du Premier ministre Amadou Cheiffouen de 1991 à 1993 puis ministre des Finances entre 2011 et 2012.  

    "Je connais la fragilité du Niger", martèle-t-il. "Je connais le contexte économique et financier du Niger. C'est un pays qui ne pourra pas résister à ce genre de sanctions. Sur le plan économique, ça va être une catastrophe. Sur le plan social, ça va être une catastrophe. Parce que le Niger, c'est un pays qui compte beaucoup sur son partenariat international." 

    Interrogé sur la manifestation favorable au putsch militaire ciblant l’ambassade de France à Niamey, le Premier ministre juge qu’il ne s’agit pas "d’un événement dirigé par le peuple nigérien dans son ensemble." Avant de conclure : "Je sais que le peuple nigérien n’a aucun sentiment anti-français". 

    11 min
  • Tony Estanguet (Paris-2024) : "J'ai hâte de voir mon pays briller à l'occasion des Jeux"

    Tony Estanguet, président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques Paris-2024, fait le point pour France 24 et RFI sur la préparation de la capitale française, un an avant le début de cet événement. En matière d'infrastructures, de sécurité, de transports ou de billetterie, Paris doit encore relever de nombreux défis pour pouvoir accueillir la famille olympique à partir du 26 juillet 2024. Tony Estanguet revient également sur la cérémonie d'ouverture sur la Seine.

    15 min
  • Dmytro Kuleba : "L'Ukraine et les peuples africains paient le prix de la stratégie russe"

    Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba condamne, dans une interview accordée à France 24, les récentes frappes de la Russie sur des ports ukrainiens, après le retrait de Moscou de l'accord céréalier en mer Noire. "L'objectif de la Russie est d'aggraver la crise alimentaire mondiale, d'exporter ses propres céréales sans entrave et de gagner autant d'argent que possible", déclare-t-il, en précisant que cette stratégie contribue à financer l'effort de guerre du Kremlin.

    Dmytro Kuleba estime que les frappes russes sur le port de Reni, à la frontière avec la Roumanie, membre de l'Otan, sont un moyen pour Vladimir Poutine de "tester la réaction de l'Otan". Et pour lui, "l'Otan doit réagir de manière ferme et décisive". Il affirme que les navires russes, "où qu'ils se trouvent en mer Noire, deviennent des cibles légitimes", en réponse à l'avertissement russe selon lequel les navires civils se dirigeant vers les ports ukrainiens constituent des cibles.    

    Le ministre ukrainien des Affaires étrangères promet que l'Ukraine continuera d'essayer de relancer l'accord céréalier en mer Noire, que la Russie a refusé de prolonger. Il ajoute toutefois que si cela n'était pas possible, il faudrait mettre en place une autre voie maritime pour l'exportation des céréales ukrainiennes, ainsi que pour les envois à destination de l'Europe.

    Il juge "inacceptable" l'idée que la Pologne, la Roumanie, la Hongrie, la Slovaquie et la Bulgarie puissent bloquer les exportations agricoles de l'Ukraine au-delà de la date du 15 septembre qui avait été convenue précédemment. Ces pays ont obtenu auprès de l'UE le droit de bloquer la commercialisation de céréales ukrainiennes sur leur sol pour protéger leurs secteurs agricoles. "L'une des raisons pour lesquelles la Russie détruit nos infrastructures céréalières est de créer davantage de tensions entre l'Ukraine et ses voisins. Nous ne devrions pas jouer son jeu", assure Dmytro Kuleba, en exprimant l'espoir que la question puisse être résolue.   

    Il déclare être au courant des efforts déployés par la Russie pour exporter ses céréales via le Qatar et la Turquie. Pour lui, il serait "honteux" qu'un pays prenne part à un tel accord. Il ajoute que l'Ukraine était en contact avec toutes les parties. 

    Priver la Russie de son "pouvoir de chantage"

    Le chef de la diplomatie ukrainienne affirme que le président russe organise cette semaine un sommet Russie-Afrique afin de "blanchir sa réputation" et non dans l'intérêt du continent africain. En ce qui concerne la présence en Afrique du groupe paramilitaire Wagner, il explique que l'Ukraine dispose d'un grand nombre d'informations susceptibles d'aider les pays africains à renforcer leur sécurité.  

    Il ajoute que si l'Ukraine cherche à se procurer des missiles ATACMS à longue portée fabriqués aux États-Unis, elle en reçoit déjà du Royaume-Uni et de la France. "Il ne s'agit donc pas d'un article que nous n'avons pas. Nous avons besoin de plus, mais en principe, nous les avons". Le matériel de déminage est un "besoin très actuel". Et en ce qui concerne les avions de combat F-16, Dmytro Kuleba considère que "l'accord est conclu"  

    Il fait remarquer que si l'Ukraine disposait de F-16, elle ne dépendrait pas du chantage russe pour exporter des céréales sur les marchés mondiaux. "Le plus tôt possible, nous pourrons disposer d'un couloir pour faire baisser les prix mondiaux et priver la Russie de son pouvoir de chantage".

    14 min
  • Jean Ping : "Je ne peux pas être candidat à une élection qui est pipée d’avance"

    L’ancien candidat à la présidentielle en 2016 au Gabon, qu’il affirme avoir gagné, annonce qu’il ne sera pas candidat à l’élection prévue le 26 août 2023. "Je ne peux pas être candidat à une élection qui est pipée d’avance" affirme-t-il. Il dit que si l’élection a pour objet de réparer le pays et le sortir de ses difficultés, en respectant la vérité des urnes, il y participerait. "Mais on n’en prend pas le chemin", a-t-il ajouté.  

    Quant aux candidats de l’opposition qui veulent aller à la présidentielle, il leur souhaite simplement "bon vent". Et refuse de dire lequel ou laquelle il soutiendrait. "Je n’ai pas de préférences à donner dans ces conditions de simulacre". Il ajoute qu’il ne votera pas à l’élection, "ce serait cautionner une forfaiture".

    11 min

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