
Sign up to save your podcasts
Or


On parle souvent des microplastiques pour leurs effets visibles : plages polluées, poissons contaminés, déchets flottants. Mais une nouvelle étude suggère une menace plus discrète… et peut-être plus grave encore. Ces fragments minuscules pourraient aussi perturber le climat. Des chercheurs venus de Chine, de Hong Kong, du Pakistan et des Émirats arabes unis ont publié leurs travaux dans le Journal of Hazardous Materials: Plastics. Leur conclusion est claire : les microplastiques, ces particules de moins de cinq millimètres, altèrent la capacité des océans à absorber le dioxyde de carbone. Or cette absorption est essentielle : c’est l’un des mécanismes clés qui permet à la planète de réguler sa température.
Le contexte est inquiétant. Selon l’ONU, la production mondiale de plastique dépasse aujourd’hui 400 millions de tonnes par an. La moitié concerne des objets à usage unique, et moins de 10 % sont recyclés. Sans changement majeur, cette production pourrait tripler d’ici 2060. Résultat : des microplastiques partout. Dans les grands fonds marins, l’eau douce, l’air, les sols, jusque sur la glace arctique. Pour comprendre leur impact réel, l’équipe a analysé 89 études scientifiques. Et le tableau se précise. Les microplastiques perturbent la vie marine et affaiblissent ce que les spécialistes appellent la « pompe biologique à carbone » : ce processus naturel par lequel le phytoplancton capte le CO₂ via la photosynthèse, puis l’envoie vers les profondeurs océaniques. Problème : ces particules réduisent la photosynthèse du phytoplancton et modifient le métabolisme du zooplancton.
Autre effet pervers : en se dégradant, certains plastiques libèrent eux-mêmes des gaz à effet de serre. Et autour de ces fragments se développe une « plastisphère », un écosystème microbien encore mal connu, qui pourrait accentuer ces déséquilibres. À long terme, les chercheurs redoutent un enchaînement : océans plus chauds, plus acides, perte de biodiversité… et, derrière, des menaces directes pour la pêche, la sécurité alimentaire et les communautés côtières.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
By Choses à Savoir5
11 ratings
On parle souvent des microplastiques pour leurs effets visibles : plages polluées, poissons contaminés, déchets flottants. Mais une nouvelle étude suggère une menace plus discrète… et peut-être plus grave encore. Ces fragments minuscules pourraient aussi perturber le climat. Des chercheurs venus de Chine, de Hong Kong, du Pakistan et des Émirats arabes unis ont publié leurs travaux dans le Journal of Hazardous Materials: Plastics. Leur conclusion est claire : les microplastiques, ces particules de moins de cinq millimètres, altèrent la capacité des océans à absorber le dioxyde de carbone. Or cette absorption est essentielle : c’est l’un des mécanismes clés qui permet à la planète de réguler sa température.
Le contexte est inquiétant. Selon l’ONU, la production mondiale de plastique dépasse aujourd’hui 400 millions de tonnes par an. La moitié concerne des objets à usage unique, et moins de 10 % sont recyclés. Sans changement majeur, cette production pourrait tripler d’ici 2060. Résultat : des microplastiques partout. Dans les grands fonds marins, l’eau douce, l’air, les sols, jusque sur la glace arctique. Pour comprendre leur impact réel, l’équipe a analysé 89 études scientifiques. Et le tableau se précise. Les microplastiques perturbent la vie marine et affaiblissent ce que les spécialistes appellent la « pompe biologique à carbone » : ce processus naturel par lequel le phytoplancton capte le CO₂ via la photosynthèse, puis l’envoie vers les profondeurs océaniques. Problème : ces particules réduisent la photosynthèse du phytoplancton et modifient le métabolisme du zooplancton.
Autre effet pervers : en se dégradant, certains plastiques libèrent eux-mêmes des gaz à effet de serre. Et autour de ces fragments se développe une « plastisphère », un écosystème microbien encore mal connu, qui pourrait accentuer ces déséquilibres. À long terme, les chercheurs redoutent un enchaînement : océans plus chauds, plus acides, perte de biodiversité… et, derrière, des menaces directes pour la pêche, la sécurité alimentaire et les communautés côtières.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

75 Listeners

338 Listeners

23 Listeners

21 Listeners

21 Listeners

15 Listeners

21 Listeners

6 Listeners

6 Listeners

8 Listeners

8 Listeners

6 Listeners

4 Listeners

2 Listeners

4 Listeners

6 Listeners

155 Listeners

7 Listeners

5 Listeners

3 Listeners

3 Listeners

2 Listeners

2 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

2 Listeners